Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 13:19

Celui qui croyait au ciel 

Celui qui n'y croyait pas 
rose-reseda.jpg
Tous deux adoraient la belle 
Prisonnière des soldats 
Lequel montait à l'échelle 
Et lequel guettait en bas 
Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
Qu'importe comment s'appelle 
Cette clarté sur leur pas 
Que l'un fut de la chapelle 
Et l'autre s'y dérobât 
Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
Tous les deux étaient fidèles 
Des lèvres du coeur des bras 
Et tous les deux disaient qu'elle 
Vive et qui vivra verra 
Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat 
Fou qui songe à ses querelles 
Au coeur du commun combat 
Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
Du haut de la citadelle 
La sentinelle tira 
Par deux fois et l'un chancelle 
L'autre tombe qui mourra 
Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
Ils sont en prison Lequel 
A le plus triste grabat 
Lequel plus que l'autre gèle 
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
Un rebelle est un rebelle 
Deux sanglots font un seul glas 
Et quand vient l'aube cruelle 
Passent de vie à trépas 
Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
Répétant le nom de celle 
Qu'aucun des deux ne trompa 
Et leur sang rouge ruisselle 
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
Il coule il coule il se mêle 
À la terre qu'il aima 
Pour qu'à la saison nouvelle 
Mûrisse un raisin muscat 
Celui qui croyait au ciel 
Celui qui n'y croyait pas 
L'un court et l'autre a des ailes 
De Bretagne ou du Jura 
Et framboise ou mirabelle 
Le grillon rechantera 
Dites flûte ou violoncelle 
Le double amour qui brûla 
L'alouette et l'hirondelle 
La Rose et le Réséda
Louis ARAGON (1943)
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 21:47
Pour toutes celles et ceux qui ont ratés l'événement... Merci à Jessica pour ce bon moment passé ensemble...
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Vie d'église - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 14:40

1/ La sexualité est une très bonne chose !

Coeur.jpegLa Bible parle de manière très positive de la sexualité. L'apôtre Paul encourage les couples mariés à ne pas se priver de relations sexuelles (1 Cor. 7:5). Dans le Cantique des cantiques l'un et l'autre est invité à prendre plaisir dans la vue, le toucher, l'odeur du corps de l'autre. Le livre des Proverbes, nous invite à nous réjouir et à jouir de la sexualité !

Cependant, afin qu'elle soit épanouissante, exercée dans le respect de l'autre, la sexualité est appelée à se vivre dans un cadre précis : l'engagement public et pour la durée de la vie, d'un homme et d'une femme qui décideront de se donner exclusivement l'un à l'autre.

 

2/ La sexualité nous impacte plus que nous ne le pensons !

L’apôtre Paul, nous dit : « Si ceux qui ne sont pas mariés manquent de continence, qu'ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler. » (1 cor. 7:8-9). « Fuyez la débauche. Quel qu'autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à la débauche pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu... ?» (1 Cor. 6 :18-19).

 

La Bible nous commande : « Que le mariage soit honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les débauchés et les adultères » (Hébreux 13 :4). Cela signifie qu’il peut donc y avoir « souillure » et « débauche » au niveau sexuel.

 

3/ Qu’est-ce que la Porneïa ?

Ce terme a diversement été traduit par « fornication », « débauche » ou « impureté ». Il désigne toute dérive sexuelle. En résumé, la Bible enseigne que les relations sexuelles sont bonnes et voulues de Dieu, dans un cadre précis : celui du mariage. En dehors de ce cadre, la Bible en parle en termes de péché. Et nous nous invite à nous en abstenir.

 

Mais Pourquoi le sexe serait-il de la « débauche » hors mariage, et comme par magie, deviendrait-il bon une fois mariés ?

 

Il n'y a pas de « magie » ici, ni de décret arbitraire et sans fondement de la part de Dieu. La différence se situe :

  •  dans le lien social,
  • dans l'engagement dans la durée,
  • dans l'apprentissage de la maîtrise de soi et du respect de l'autre.

 

 

4/ La sexualité crée un lien invisible et spirituel !

Le sexe est ce qui est le plus intime en nous. Coucher ensemble crée un lien, qu'on s'en défende ou pas.

  • Ce lien est positif dans le mariage car il est fait dans un climat de sécurité, de confiance, d'engagement et de reconnaissance sociale, qui permet la transparence, la vulnérabilité, l'amour vrai !
  • Ce lien est négatif s'il est établi hors mariage à cause de l'absence de l'un ou de plusieurs de ces éléments. La sexualité exige la sécurité affective, c'est-à-dire la confiance absolue en l'autre, la connaissance de l'autre et l'engagement sur le long terme, parce que coucher avec l'autre, c'est s'abandonner à l'autre, c'est lui donner notre intimité la plus profonde. Ce n'est pas un jeu ou un amusement. 

 

5/ En résumé

Bien souvent, coucher ensemble, est l'expression inconsciente du désir que nous avons de nous rassurer nous-mêmes ou de l'envie égoïste du corps de l'autre. Cela n'émane pas d'un amour véritable pour l'autre. La sexualité est le couronnement qui nous attend après s'être préparés ensemble au mariage, après s'être engagés et avoir montré l'un à l'autre que nous nous aimons vraiment.

 

 

Extrait du site Atoi2voir.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 02:57

Vous êtes tous invités au

Culte de louange à

l'Eglise Evangélique de la Miséricorde ce

Dimanche 15 janvier à 10h00

Infoline au 0696 356 376

Jessica-Dorsey-2012.jpg

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Vie d'église - Communauté : Pasteurs de France
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 15:44

Biens cher(e)s fidèl(e)s,

 

2012.jpg Pour 2012, permettez-moi de vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année. Que l'atmosphère de sérénité et d'apaisement qui caractérise généralement cette période de bilan personnel favorise la détente et la réconciliation pour chacun d'entre nous.

 

Je remercie sincèrement toutes celles et ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à faire progresser la connaissance de notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ ; favorisé la communion fraternelle et participé au rétablissement du lien social de notre société en souffrance.

 

Ma prière est que votre implication, votre détermination et votre confiance dans Celui qui peut faire au delà de ce qui peut être demandé ou imaginé soient grandement récompensées.

 

Aussi, je vous donne rendez-vous de l’autre côté de l’année afin que tous ensemble nous puissions nous retrouver dans la joie de la connaissance de ce qu’Il va faire, selon son dessein bienveillant.

 

Que l'année 2012, soit une année de triomphe pour nous, pour notre famille, pour nos jeunes et pour nos connaissances. N'oublions pas qu’au-delà des enjeux personnels et certes légitimes qui nous animent, nous demeurons tous unis dans l’objectif commun de faire apparaître la Gloire de Dieu dans ce monde en nous aimant les uns les autres.

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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 14:21

Novembre-2011.jpgUne fois de plus, nos regards vont s’illuminer, nos oreilles seront bercées des mélodies d’antan et notre esprit va glisser vers le tendre souvenir de notre enfance, lorsque, à l’aube, nos mains débarrassaient frénétiquement l’emballage du cadeau qui nous attendait !

 

Cependant,

Nous arrive-t-il, à l’écho des paroles que nous entendons ou que nous chantons, de nous souvenir du sens de Noël ? Quand bien-même nous savons que Jésus n’est pas né en décembre,  ce temps de fin d’année représente un moment bien choisi pour retourner au sens de celui qui apporte cette lumière d’espérance.

 

 

Dans le livre du prophète Ésaïe, il nous est rapporté que « Le peuple qui marchait dans les ténèbres, voit une grande lumière ». Il nous est, à la suite donné 5 caractéristiques de l’enfant de la promesse qui, nous l’avons bien compris, désignent Jésus-Christ !

 

1/ Tout d’abord, il nous est dit que Jésus est MERVEILLEUX! Rappelons à notre mémoire la première fois que nous avons utilisé une technologie tellement incroyable que nous nous sommes exprimés en disant que c’était merveilleux. Je pense au téléphone portable, les écrans « tactiles », la première fois que l’être aimé nous a dit « Je t’aime » ;  et toutes ces choses qui ont marquées notre entendement !

 

2/ Ensuite, vient l’extraordinaire révélation que notre Dieu est un CONSEILLER ! Parfois, la difficulté réside non pas dans le choix entre une bonne et une mauvaise chose, mais dans le choix entre deux options qui semblent bonnes mais qui vont nous orienter vers deux destinées opposées. Laquelle choisir ? Restons à l’écoute de Dieu, par la lecture de la Bible et dans la prière, en gardant à l’esprit que son plan pour nous est un bon plan. Il veut le meilleur ! Alors, pourquoi vouloir voler ce que Dieu veut nous donner ?

 

3/ Après, le texte nous enseigne qu’il est PUISSANT ! Oui ! Quel Dieu Puissant nous servons. Il est capable de faire au delà de ce que nous demandons ! Si le diable est puissant, sachons que Dieu est TOUT-PUISSANT. Un puissant guerrier, un héros, un défenseur. Il agira, selon sa promesse de ne jamais nous laisser tomber !

 

4/ Aussi, le texte nous enseigne que Dieu est NOTRE PÈRE ! Nous sommes de la même famille si nous avons le même Père. Ce Dieu en moi, présent par le Saint-Esprit est aussi présent en mon frère. Je dois voir Jésus en lui. Ou plus exactement, derrière cette façade imparfaite qu’il présente. Sachons regarder au delà des apparences. Sachons agir, au delà des préjugés !

 

5/ Enfin, nous apprenons que Dieu est le PRINCE DE LA PAIX. Alors que généralement, un roi est là pour conquérir des nations, le nôtre est en quête du cœur de ceux et celles qui se confient en lui. Il est celui qui apporte la PAIX, au sein de la tempête. Alors, gardons confiance, sachant que nos efforts, dans le Seigneur, ne sont pas vain.  Gardons confiance, plein d’assurance qu’il aura le mot de la fin.

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 14:23

lapin-alice.jpgMon fils vient de se révolter contre l’urgence sociale qui s’imposait à lui dans le monde social… sauter dans un bus, se presser d’aller à un rendez-vous, qu’il va manquer et se dépêcher de rentrer… sans avoir pu manger le repas tant promis, tant désiré…

 

 

 


Le sociologue Gilles FINCHELSTEIN vient de publier, en début d’année, un ouvrage dans lequel il dénonce la dictature de l’urgence. Ce sujet m’a paru trop important pour que je ne le partage pas…

 

Nous n’avons plus d’histoire, nous n’avons plus de futur, nous sommes dans un présent compacté, compressé, saturé. L’urgence, cette suractivité (choisie ou subie), touche de plus en plus de gens, tant dans le monde professionnel que dans le monde personnel. Certes, il est peut être un remède à l’ennui que certains jeunes rencontrent.

 

L’urgence, c’est « tout, plus vite » et « tout, tout de suite ». On le constate dans le monde réel, ainsi que dans le monde technologique (débit internet, four à micro-onde. Le journal télévisé : Ce n’est pas qu’une impression, mais alors que dans les années 90 on prenait encore du temps pour rester sur un sujet précis, afin de réaliser une véritable analyse, aujourd’hui, les sujets du journal se multiplient et se raccourcissent au point où on oublie le sujet précédant la seconde ou on est passé au sujet suivant.

 

L’urgence, c’est la conjonction de deux phénomènes :

1/ le culte de la vitesse et

2/ le culte de l’instant.

N’avez-vous pas remarqué que dans le monde politique, c’est la même chose ? Avant, on prenait du temps pour élaborer une loi et en discerner tous les contours. À présent, dès qu’un fait de société touche nos émotions, nos politiques s’empressent d’édicter une loi sans consulter les partenaires et les spécialistes !

 

I. Le phénomène s’observe sous 3 angles majeurs :

1/ Un angle technologique.

L’urgence, c’est Internet. La puissance du réseau, la vitesse du récit. Les nouvelles technologies sont de plus en plus rapides et se diffusent à un rythme qu’aucune précédente innovation n’a jamais connu. Régis Debray  déclare : « la quincaillerie détermine le programme » (en d’autres termes, le média imprime son rythme à la société).

2/ L’urgence, c’est le libéralisme économique (l’extension du marché a conduit à une rétraction du temps. Dès que des rumeurs boursières sont lancées, les marchés sur-réagissent dans un emballement frénétique.

3/ enfin il y a une lecture morale. L’urgence, c’est le dérèglement de la boussole de nos valeurs qui a provoqué le dérèglement de nos horloges. Dans une société de plus en plus individualiste, l’argent occupe une place plus importante dans la hiérarchie des valeurs (Joseph Stiglit, Le Triomphe de la cupidité).

 


II. Quels remèdes pouvons-nous apporter à ce monde en déperdition ?

 

Deux grandes options se présentent à nous :

Certains ont pris conscience de cette accélération et veulent ralentir la machine (le mouvement du slow food veut, par exemple, contrecarrer la dictature du « Fast Food ». Certes, on peut jouer sur le rythme du temps et le freiner. Cependant, ce « mouvement de la lenteur », prôné par les partisans de la décroissance, mis en œuvre récemment par les activistes de Greenpeace, apporte un remède qui pourrait s’avérer être plus grave que le mal, si on n’y prête pas attention.

 

L’autre voie pour sortir de la dictature de l’urgence est EXISTENTIELLE : elle consiste à redonner de la profondeur au temps, c’est-à-dire : à retrouver un passé et un avenir. Il faut réhabiliter l’histoire et pouvoir se projeter dans l’avenir.

En cette période de fin d’année, prenons un temps pour replacer l’essentiel au cours de l’important. Qu’ai-je vécu cette année ? Que sera demain, l’an prochain pour moi. Comment je m’imagine dans 10 ans, dans 20 ans. Ne laissons pas la dictature du l’urgence nous dicter ce que sera demain. Ne laissons pas les circonstances avoir privilège sur nous mais décidons, aujourd’hui de dominer sur les circonstances de la vie grâce à la Grande Puissance de CELUI qui agit en nous.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 20:25

caligraph.gif En Grec, le mot crise (Krisis)  signifie aussi « décision ». Nos sociétés modernes rencontrent une difficulté à voir en la situation actuelle la possibilité d'une Réforme. Et pourtant : en chinois le mot qui est traduit par "Crise" est aussi composé de deux idéogrammes signifiant à la fois « danger » et « opportunité de changement »

 

 

Dans un cas comme dans l’autre, « crise » représente « le moment opportun pour la décision », « le temps de choisir ». Aujourd'hui encore, nous vivons un moment semblable à celui de l’effondrement du système féodal en Europe, qui a ouvert la porte à la Réforme du XVIe siècle puis au Capitalisme. Mais aussi paradoxalement que cela puisse paraître, et n'en déplaise à Max Weber, l’humanisme n’a jamais été en mesure ni d'humaniser, ni de spiritualiser le capitalisme.

 

En conclusion, cette crise mondiale pourrait bien être l’occasion pour les Hommes de dépasser leur individualisme égocentrique pour accéder à un moi universel capable d’adopter une perspective existentielle plus vaste et plus globale, faisant de la solidarité l’essence même de cette humanité retrouvée.

Michel Rocard nous avait prévenu : la crise présente est profonde, bien plus profonde que ne nous le donnent à voir les soubresauts du système financier. Cependant fixons nos regard vers l'espérance d’une refonte véritable et sincère de la perspective humaine, privilégiant l’être plutôt que l’avoir, l’union plutôt que la division.


Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 19:37

299138_2331324574483_1590817445_32284314_1509737732_n.jpgEn ces 31 octobre, 1er et 2 novembre, nos amis Catholiques et Orthodoxes vont célébrer La Toussaint.

 

 

Cette célébration n’a pas le même sens pour tous. Cette période festive suscite néanmoins des questions et des interrogations. Loin de répondre de façon exhaustive, nous tâcherons, cependant d'aborder 3 aspects qui doivent être présents à notre esprit.

 

 

 

 

1/ Une fête de Prière pour les morts.

Pour le protestant, attaché à la doctrine Biblique du salut par Grâce, la prière en faveur des morts n’a pas sa place. En effet, aucune base biblique ne soutien cette doctrine. Certes, nos amis Catholiques ont tenté de faire intervenir un texte deutérocanonique (intégré au canon en 1565, lors du Concile de Trente, en Italie), présent dans le deuxième livre des Maccabées, [12:45]), dans lequel les juifs sont invités à intercéder en faveurs des soldats tombés au combat. Une exégèse de ce texte, replacé dans le contexte historique, ne permet pas aisément de défendre cette idée soutenue dans le catholicisme. La Bible est claire lorsqu’elle affirme qu’Il est réservé à l'homme de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement" (Hébreux 9:27)

 

Le syncrétisme a permis qu’au fil des siècles, des coutumes païennes soient reprises dans le catholicisme. Mais qu’en est-il vraiment ?

 

2/ La fête d’Halloween.

C’est au IXème siècle après Jésus-Christ que la Toussaint est instaurée en tant que fête Catholique, adossée à la fête druidique d’Halloween. Si la Toussaint est perçue comme une période d’intercession en faveur des morts, à l’inverse, la fête d’Halloween, quant à elle, était plus une invitation faite aux être de « l’autre monde » à entrer dans le nôtre : un libre cours à la nécromancie, à l'invocation des esprits des défunts ! Le catholicisme a repris l’idée en invitant les croyants à solliciter la prière des morts en faveur des vivants. Nous sommes bien placés devant une communication à double sens.

Ce qui est paradoxal, c’est qu’avec le retour aux racines identitaires des peuples minoritaires celtiques, le catholicisme a vivement critiqué la résurgence de la fête d’Halloween, alors que la fête de la Toussaint en tire toute son inspiration. Certes, il est possible de reprocher à cette fête d'Halloween qu'elle revêt un sens commercial, mais n’en est-il pas de même pour la fête de Noël, pour laquelle le catholicisme n'apporte qu'une contestation modérée, et pour cause ! Aussi, et dans ce sens, pourquoi le commerce de bougies (remarquer qu’on peut toujours donner une interprétation à toutes choses…), n’est-il pas dénoncé avec autant de véhémence ?

 

3) Le souvenir des morts.

Enfin, un point sur lequel nous pouvons nous accorder avec le catholicisme : Le souvenir des morts. Il est appréciable, d’un point de vu culturel, qu’un temps fort du calendrier soit retenu pour se souvenir des êtres chers disparus. Leur existence, leurs actions, leurs enseignements sont tout autant de richesses à imputer au patrimoine de l’humanité. Un devoir de mémoire s’impose à nous. Cet acte personnel et collectif devrait cependant revêtir un caractère beaucoup plus culturel et citoyen que le simple fait de se retrouver en famille dans un pieux recueillement : si nous sommes les enfants de nos parents, il n’en demeure pas moins vrai que nous sommes aussi les parents de nos enfants et qu’à ce titre une responsabilité nous incombe, celle de la transmission d’un héritage lié à nos valeurs éthiques et communautaires.

 

Enfin, et pour conclure, que ce temps du calendrier soit l’occasion pour chacun de faire le point sur ce qu’il a réalisé et du temps qu’il lui reste pour  accomplir la volonté de Dieu dans sa vie, au regard de ce que nous dit le prophète Jérémie (29:11) :

Je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Vie d'église - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 03:37

J'écris depuis le quartier de Sainte-Thérèse, un quartier de Fort-de-France, il est 22h10, et ça chauffe bien ! Depuis quelques jours déjà, la tension montait. Beaucoup de familles, de mères, de jeunes sont stigmatisés, ici. La désespérance grandit. Début septembre, on m'appelle de toute urgence parce qu'un jeune a été signalé à la police... non parce qu'il vendait de la drogue... mais parce qu'il faisait la manche devant la librairie... pour pouvoir payer ses bouquins de lycéen !

La situation s'est dégradée ces dernières semaines. Au lieu de permettre que des initiatives de survivances soient soutenues, "la chasse aux "hors systèmes" est ouverte ! Au lieu de soutenir la Micro-Économie et le Développement Local (si ça se trouve, nos élus ne savent même pas ce que ça signifie et encore moins comment le mettre en oeuvre !) : On ne fait que passer une couche de peinture sur une économie en ruine !

"A force de trop tirer sur l'élastique, ça a fini par péter à la tête de la société"! m'a dit mon voisin.

Les situations de Hors Contrôle menaçaient, et malgré nos mises en garde et nos appels à mettre en place certains dispositifs en place, c'est la décision du laisser faire qui a été choisi.

20 mois après février 2009... qu'est-ce qu'on fait ?

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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