Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 13:51

Vous l’avez cminority_report.jpgertainement vu, le film « Minority Report » reprend l’idée du Concept d’Intention. L’idée phare et chère à la relativité temporelle est de répondre à la question de savoir si ce que nous pourrions faire s'il nous était donnée l'opportunité de remonter dans le temps, à l’époque où Adolphe Hitler, lorsqu'il n’était qu’un simple caporal dans l’armée allemande lors de la première guerre mondiale… et si nous avions l’occasion de supprimer un tel personnage pour qu’il ne commette pas les atrocités dont il s’est porté coupable… que ferrions-nous ?
L’anthropologue Alessandro Duranti a donc présenté le concept d’intention (à ne pas confondre avec le concept d'intentionnalité). Dans cette problématique, on s'intéresse souvent aussi au lien de causalité entre un agent et les effets des actions réalisées par cet agent.

Dans notre cas ce ne sont pas les actions en elles-mêmes qui attirent notre attention, mais l’articulation entre  l'agent et les effets dont il est la cause. Ce point de vue sur les actions est important quand on veut déterminer les agents qui sont responsables d'un certain état des choses. Afin d’identifier la pertinence de notre réflexions,  on peut se poser la question de savoir qu'est-ce qui détermine les actions réalisées. Si on fait l'hypothèse que les agents ont un comportement rationnel, ils réalisent les actions qui contribuent à satisfaire leurs intentions.

1/ La capacité de réaliser une action, (à ne pas confondre avec la compétence qui représente une connaissance nécessaire, mais qui demeure insuffisante pour la réaliser),

2/ L’opportunité dans laquelle s’inscrit cette capacité,

3/Le temps qui inscrit l’action dans une durée,

4/ Mais aussi la connaissance de soi, la croyance de l’environnement et l'intuition entrent dans cette equation. Il est possible de décliner le concept d’intention en concept d’intention direct et concept d’intention spécifique.

Appliqué aux apprentissages, cela nous conduit naturellement au concept de synchronicité (ne pas confondre avec le synchronisme) établit par le psychologue Karl JUNG  Dans les Cahiers de Psychologie jungienne, n°28, 1er trimestre 1981, nous trouvons à la page 2 cette définition de la "synchronicité". Jung écrit :

"J'emploie donc ici le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal entre eux et possédant un sens identique ou analogue. Le terme s'oppose à "synchronisme" qui désigne la simple simultanéité de deux évène­ments. La synchronicité signifie donc d'abord la simultanéité d'un certain état psychique avec un ou plusieurs événements parallèles signifiants par rapport à l’état subjectif du moment, et - éventuellement - vice-versa."

Une situation didactique est ainsi composée d’une part intersubjective qui fait coexister l’enseignant et les élèves face au savoir en jeu. Pour Duranti, comme pour Jung, cette connexion ne s’établit pas dans l’abstrait de la pensée, mais a partir d’une intersubjectivité co-opérative. Jung fait intervenir le savoir issu de l’inconscient. Il est suivi par Karl Popper (son indéterminisme s’oppose au déterminisme) et Antoine de la Garenderie qui défend l’idée des savoirs non-scientifiques (la gestion du mental) et l’intuition comme donnée de l’équation des actions. On tirera aussi profit de la pensée de Gaston Bachelard sur ce domaine.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 18:48

Le Bumidom
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Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 04:54

Il y a de nos jours comme dans les évangiles et les actes des apôtres de belles conversions qui se situent dans le contexte d'une expérience de puissance dans la vie de la personne. Nous ne sommes Pas à court d'exemples bibliques tel que le démoniaque gadaréen (Marc 5), l'aveugle (jean 9) ou encore le geôlier de Philippe (Actes 16).

Bapt--me-Sandra-08.JPGDans chaque cas, a eu une oeuvre surnaturelle vécue par l'inconverti et une participation humaine (celle de Jésus dans les deux premiers et Paul dans le dernier). Le démoniaque était dans un état désespéré. Plus rien ne pouvait être fait pour lui humainement parlant. Imaginez quelques instants que vous vous retrouvez face à lui lors d'une visite au cimetière pour fleurir une tombe. Que faire ? Est-ce que vous essayeriez de lui parler pour qu'il donne sa vie à Jésus ? Est-ce que vous lui donneriez une invitation pour le culte de l'église ? (Un homme nu qui hurle n'est pas ce qu'il y a de mieux pour vivre un culte béni !) Peut-être devant un tel homme la réaction de beaucoup serait «sauve qui peut» en sortant du cimetière en courant, et cela se comprendrait parfaitement. Il est évident que la conversion d'un homme dans un tel état catastrophique nécessitera obligatoirement une délivrance. L'aveugle-né assis près du temple à Jérusalem aurait pu se convertir sans la guérison de ses yeux, mais Jésus a dit aux disciples que son aveuglement était une occasion de voir la gloire de Dieu se manifester. Suite à sa guérison complète, l'homme témoigne et chahute les pharisiens hostiles. Avec la vue il a reçu du cran. Je crois que des larmes remplissaient ses yeux nouveaux, lorsqu'il déclara à Jésus : «Je crois, Seigneur» et qu'il l'adora. La troisième personne, un geôlier, a de toute évidence une vie tranquille. Il est de service, parfois le jour, parfois la nuit. Un soir il s'installe comme il l'avait fait depuis des années. A priori il n'est pas du tout concerné par l'évangile. Il a deux prisonniers qui sont un peu spéciaux, ni voleurs, ni assassins, simplement là parce qu'ils ont troublé l'ordre publique avec une question religieuse. Franchement, quand on est geôlier à Philippes et que la nuit arrive on s'en moque ! Il entend chanter et ferme les yeux. Tout à coup la prison se met à trembler violemment. Les portes des cellules s'ouvrent. Le geôlier qui faisait de beaux rêves se réveille, confus et paniqué. Il est certain que tous les prisonniers se sont évadés et que cela est de sa faute. Il va perdre son travail, il en est sûr, on le mettra Probablement en prison, quelle honte pour sa famille ... Son monde s'écroule, et la seule solution qu'il entrevoit est : le suicide. Mais Paul, comme un pompier qui arrive à l'heure, intervient, et la vie de cet homme est sauvée. Les choses ne pourront jamais plus être comme avant. La suite est glorieuse, Avant la fin de la nuit, lui, sa femme et tous ceux qui habitaient sous son toit ont entendu l'évangile, se sont convertis et en plus ils ont été baptisés. Pas de demi mesure avec Paul. 

I. Détourner le regard sur soi et le refixer sur Dieu LE REGARD QUI DONNE LA VIE.
Quelle est la responsabilité humaine dans les miracles et oeuvres surnaturelles bibliques, déjà cités ? Premièrement : refixer l'attention de la personne sur Dieu. Devant l'aveugle les disciples avaient des explications fondamentalement négatives, repliant la personne sur elle-même et sur le passé. Ils voyaient l'infirmité comme étant la punition de Dieu pour les péchés, soit des parents, soit de l'homme lui-même. C'est un piège dans lequel beaucoup de chrétiens tombent, celui d'essayer d'expliquer les malheurs de la vie par la présence de péchés cachés. Non seulement ils risquent de ne pas apporter de réponse au besoin de la personne, mais en outre, ils risquent de culpabiliser la personne déjà souffrante. De plus, le chrétien qui raisonne devant l'adversité de cette façon montre qu'il vit dans la mentalité de l'ancien testament où le jugement de Dieu tombait immédiatement, plutôt que dans celle du nouveau testament où Dieu est patient et réserve son jugement pour le dernier jour. Jésus a refixé l'attention, non seulement des disciples, mais également de l'aveugle, sur Dieu : «Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en Lui » (Jean 9.3). Reconduire le regard de la personne sur Dieu est essentiel pour que Dieu puisse se manifester. Quelqu'un qui passe par une épreuve pénible ne voit qu'elle. Quand on a un bouton sur le nez, on ne voit que lui en se regardant dans un miroir. Le besoin semble si grand et Dieu semble si loin. La prière est plutôt une angoisse exprimée avec un «Amen» au bout. La foi est très peu présente, car tout ce qui est vu, c'est le problème et pas le Dieu qui peut puissamment répondre. Ainsi, la première responsabilité du chrétien, c'est de détourner le regard de la personne de lui-même pour avoir les yeux sur Jésus.

II. Agir avec Audace : LE SAINT-ESPRIT ET MOI.
chatlion.gifLe rôle du chrétien ne s'arrête pas là. La seconde étape demande la foi et l'audace ; les expériences de puissance dans les cas du démoniaque et de l'aveugle ne sont pas souverainement tombées du ciel. Elles se sont produites lorsque Jésus a communiqué l'onction et la puissance du Saint-Esprit qui était en lui. Voilà un réel défi pour le gagneur d'âmes. C'est la différence entre attendre le miracle qui tombe souverainement, et apprendre comment libérer et communiquer la puissance de Dieu. S'il y a une vérité de la vie chrétienne plus théorique qu'acquise pour la plupart des chrétiens, c'est le fait que le Saint-Esprit demeure en nous. Une fois de plus nous souffrons d'une mentalité «ancien testament» où le Saint-Esprit descendait ponctuellement sur une personne. Le nouveau testament enseigne clairement que le Saint-Esprit demeure à l'intérieur du chrétien né de nouveau et baptisé de l'Esprit. En parlant de cette dimension divine Jean écrit : «Pour vous, l'onction que vous avez reçue de Lui demeure en vous » (1 Jean 2.27), Paul l'exprime de cette façon : «Or, à celui qui peut faire par la puissance qui agit en nous infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (Ephésiens 3.20). Une fois libérées cette onction et cette puissance qui agissent en nous peuvent produire des oeuvres surnaturelles au nom de Jésus. Pierre, en libérant cette puissance qui était en lui par le Saint-Esprit, a dit au boiteux : «Je n'ai ni argent, ni or, mais ce que j'ai, je te le donne, au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche » (Actes 3.6). Il savait ce qu'il possédait. La prière qui communique cette puissance du Saint-Esprit n'est pas celle qui dit : « Seigneur, tu vois le très grand besoin, si c'est ta volonté, pourrais-tu faire quelque chose s'il te plait, s'il te plait Seigneur. » Au contraire l'onction de l'Esprit est libérée avec l'autorité du nom de Jésus et la foi qui s'attend à une démonstration surnaturelle immédiate. Face à un inconverti, rappelons-nous que nous avons reçu le même Saint-Esprit que les premiers chrétiens. Quand un besoin prédomine sur son état d'esprit et sur sa capacité à répondre à l'évangile, une manifestation de Dieu pourrait ouvrir le cœur au salut. Les véritables signes sont à la portée de tout chrétien qui veut agir avec l'Esprit, pour toucher la vie de cette personne,

III. Prendre la situation en main.
Il y a la troisième responsabilité du chrétien dans les conversions puissantes: celle de prendre la situation en main. Que cela signifie-t-il ? Dans le cas du geôlier rappelons-nous les faits ; Silas et Paul en prison chantent et prient. Le geôlier s'endort. La prison tremble, les portes s'ouvrent, le geôlier se réveille et est sur le point de se suicider. L'œuvre de puissance s'est produite, mais pour l'instant cela n'a pas encore assuré la conversion du geôlier, bien au contraire. il est sur le point d'aller en enfer. Maintenant Paul doit passer à l'action pour gagner son âme de la même façon que Jésus a cherché l'aveugle après sa guérison pour qu'il vienne à la foi. Ce qu'il est audacieux notre apôtre Paul ! Non seulement il ne s’est pas évadé, mais maintenant il devient patron de la prison. Il est porte-paroles de tous les autres prisonniers. Le geôlier tout tremblant le fait sortir et Paul effectue une petite visite pastorale chez lui. il se fait soigner et c’est le geôlier qui le fait manger à sa table. Une fois que toute la famille est gagnée au Seigneur et qu'il en est bien assuré, Paul retourne à la prison alors qu'il était libre, mais il réclamait une libération publique par les autorités. Vous pouvez lire pour vous-même la suite. il ne suffisait pas de vivre l'expérience de puissance. Il fallait exploiter son potentiel pour la vie des inconvertis et de ceux qui ont besoin d’un miracle et pour le royaume de Dieu. La capacité de réagir, de prendre des initiatives, de s'imposer dans une situation, de la conduire jusqu'à la conversion, voilà le rôle du chrétien qui veut collaborer avec le Saint-Esprit. Combien de fois la timidité nous a freinés pour tenter un exploit. Combien de fois une personne avait-elle besoin d'être prise en charge pour l'amener à Jésus et nous n'avons pas osé ? Que nous le voulions ou non, la question de notre timidité aura des conséquences spirituelles majeures pour ceux qui nous entourent. C’est vrai, Dieu a créé des Personnes calmes, mais jamais des timides.

CONCLUSION.
J'aimerais faire 4 remarques importantes presque sans commentaires.
1. La puissance de Dieu est avant tout pour les inconvertis et pour leur découverte du salut. Ceci n'enlève rien à tout ce que le Saint-Esprit peut faire dans la vie d'un chrétien. Cependant, c'est souvent plus facile de s'attendre aux manifestations de l'Esprit pour les croyants que pour ceux qui ne sont pas du tout «initiés».
2. La puissance de Dieu ne se manifeste pas simplement, parce qu'il y a un besoin. Même au temps de Jésus, seulement ceux qui se tournaient vers lui, et ceux que Jésus avait librement approchés étaient guéris et délivrés. Le démoniaque gadaréen, malgré son état pitoyable, s'est approché de Jésus. C'est une des raisons de l'intervention de Dieu en sa faveur.
3. La guérison ne peut pas être présentée comme assurée pour chacun. Nous avons les merveilleuses promesses de la Parole de Dieu, mais nous avons également un pourcentage trop important de malades qui ne sont pas guéris surnaturellement. Evitons le piège du raisonnement occidental qui veut tout expliquer, mais qui n'est pas, capable de « produire » une solution.
4. L'inconverti, ou celui qui s’approche de Dieu est souvent très sensible à la présence de Dieu et à la puissance de l'Esprit qui vient sur lui. Laissons le goûter la réalité de Dieu.

LE SECRET : Apprendre à communiquer l'onction du Saint-Esprit à celui qui en a besoin et à exploiter le potentiel de ce que Dieu fait dans sa vie pour l'amener à la conversion.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 01:13

Cette semaine, j’ai eu le plaisir de rencontrer une personne qui occupa un poste à responsabilité pendant de nombreuses années en Martinique et qui avait démissionné de sa charge. Une personne accessible, simple et sans prétention. Je me suis alors posé la question non pas pour connaître les raisons de sa démission (comme plusieurs le faisaient), mais pour savoir pourquoi et comment cette personne sans prétention avait pu accéder à ce poste ?

 wolf-1.png

J’ai découvert qui si cette personne n’est pas très douée, elle ne faisait pas de vague et était obéissante à une autorité qui aimait « poser ses pions ». Elle a donc été victime de manipulations. La manipulation stratégique est un fléau qui fait des ravages en Martinique. Je l’ai observé dans les églises, dans les entreprises et dans les institutions. Il existe un certain « jeu politique » dans lequel certains se délectents et qui, parfois, met de côté les capacités de certaines personnes talentueuses, au profit d’intérêt de partis.

 

L'hypocrisie est l’une des plus vilaine forme de mensonge. Dans le Nouveau Testament, aucun autre péché n'est plus violemment condamné par Jésus ! Elle est un danger qui guette tout croyant et tout citoyen qui risque, peu à peu, de perdre de vue la distinction entre l'authentique et l'apparence.

 

Je me réjouis qu’on soit prêt à se dresser contre l’injustice dans le pays, mais il existe une autre injustice dénoncée dans la Bible qui est toujours acceptée dans le pays. C’est une malédiction qui couvre la nation entière. Aussi, en 2010, Je vous invite à combattre avec moi cette forme d’injustice et tout les faux-semblants afin de faire triompher le droit par la grâce de Dieu.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 00:49

briser-les-chaines.jpg« Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit parce que je n’étais pas communiste ;

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit parce que je n’étais pas syndicaliste ;

Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n’ai rien dit parce que je n’étais pas juifs ;

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n’ai rien dit parce que je n’étais pas catholique ;

Puis, ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour dire quelque chose ».

Poème écrit à Dachau et attribué au Pasteur Niemöeller, dans : Alain Houziaux (direct.),
« Où va le protestantisme ? » , Paris, Éditions Ouvrières, 2005, p. 52.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 14:11

Depuis quelques temps, il me semblait bien que le communautarisme était perçu comme quelque chose de négatif. C’est l’impression que j’avais en écoutant la radio et en lisant la presse. Cette impression est largement confirmée par la déclaration du Président de la république, selon laquelle  l’identité nationale serait un antidote au communautarisme. Cette déclaration vise à penser que le communautarisme est une maladie, ou un virus !

 




Certaines nations occidentales ont préféré utiliser le communautarisme comme levier social, plutôt que d’en souligner les possibles dérives.

 

Si le communautarisme est un crime : je suis coupable ! En effet, je dois avouer que lorsque je vivais en Angleterre, à certains moments, j’avais besoin de me retrouver avec la communauté française et j’aimais « tremper » mon croissant dans mon bol de café au lait (ce qui est dégoutant aux yeux de certains anglais). Je me souviens aussi avoir été interpellé par un « SDF » sur Piccadilly Circus : je m’approche de lui et tente de l’encourager. Celui-ci me baragouine quelque chose en anglais. De suite je me rends compte qu’il est français. À ce moment là, mon identité française EST communautarisme : Quelque chose en moi me pousse ; et je l’avoue, plus fortement que s’il avait été anglais, à l’accompagner dans les moments difficiles qu’il traversait. Au bout de quelques temps, cet homme était debout, avait son travail, son appartement, et n’a pas tardé à se marier.

 

D’un point de vue religieux, nous devons nous préserver de tout sectarisme. J’approuve Nicolas Sarkozy qui, comme Jésus, demande aux croyants de se garder de toute ostentation : « Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense » (Matthieu 6:5).

Cependant, je me demande si c’est bien de cela dont il est question ?

  

L’anticommunautarisme dont nous sommes les témoins aujourd’hui devrait éveiller notre attention, car si la République est « une et indivisible », l’ethnocentrisme français ne peut cependant pas nier les identités, les langues régionales, les cultures et communautés multiples qui créent la richesse de notre nation. Je me souviens avoir été surpris après être passé, en janvier 1996, dans une église évangélique aux Abymes. Le responsable, très engagé politiquement m’avait affirmé : « je suis d’abord Guadeloupéen ; ensuite, je suis chrétien » ! Et vous, qu’en pensez-vous ?

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 14:35

Aujourd’hui à Copenhague, près de 192 pays se sont réunis pour tenter de résoudre les difficultés que notre planète rencontre au regard du réchauffement planétaire. Comment le Chrétien, ou le croyant peut-il rester indifférent face à de tels enjeux ? N’est-il pas concerné, ou au contraire, est-il appelé à porter haut le drapeau de l’écologie ?

 

En juillet 1989, se tenait à Manille, un congrès rassemblant près de 3000 participants d'environ 170 pays qui a débouché sur ce qu’on a communément appelé « le Manifeste de Manille » (ou Lausanne II). En effet, ce congrès faisait suite à la « déclaration de Lausanne » qui s’était déroulée une quinzaine d’années auparavant. À l’époque, cette déclaration, fut la cible de certains écologistes qui y voyaient une oppression de la nature par la religion. Le manifeste traite certes de sujets sociétaux comme : « Évangile et culture », « évangélisation et responsabilité sociale », « la ville » ; mais pas de l’écologie. La lecture simple de la Bible pourrait en effet faire penser que le chrétien ne se préoccupe pas de ces choses. Surtout si on interprète le premier chapitre de la Genèse dans lequel il est demandé à Adam de « dominer » sur toute la création (Genèse 1:28). Quelle est donc cette domination ? Il est compréhensible, au regard des agissements des nations dites « chrétiennes » que certains les courants écologistes avaient de quoi être préoccupés par des pratiques qui pouvaient ne pas respecter l’environnement dans lequel chaque être humain vit. Le monde chrétien a donc fait appel à un éminent spécialiste en la personne du professeur Henri Blocher, Docteur en Théologie, qui s’est notamment distingué par la rédaction de l’ouvrage « Révélation des Origines ». Ce livre, traduit dans de nombreuses langues, traite des premiers chapitres de la Genèse. Ce sur quoi, ce passage qui parle de la domination de l’homme sur la nature a été expliqué. En effet, Lorsque Dieu demande à l’homme de dominer sur la nature, ce n’est pas dans le but d’une exploitation inconsidérée et frénétique, mais plutôt dans le sens qu’il a la responsabilité de l’organiser, de le garder : de le préserver (c’est le sens du verbe hébreu Chomèr שמר = Garder, Veiller sur). Dans ce sens, l’engagement du chrétien pour un développement durable et une écologie participative est décisif.

 

Néanmoins, ce qui résulte de ces textes, c’est qu’il serait inapproprié de laisser la nature faire, comme c’est communément l’idée chez certains défendeurs de la nature. L’homme a un mandat sur la nature. Ce mandat doit être bienveillant. Ce n’est pas « mère nature », ou « Gaïa » qui a privilège sur l’homme, mais l’homme qui se doit d’intervenir sur son environnement.

 

Dans ce sens, ne cédons pas à la tentation d’élever l’écologie ou au détriment de l’organisation humaine. Rappelons-nous que si le livre de la Genèse place l’Homme dans un jardin d’Éden, le livre de l’apocalypse, quant à lui ne le rétablit pas dans la nature, mais le situe au sein d’une ville ; ce qui n’est pas un hasard.

Pour plus d’informations, le lecteur pourra se référer à trois sources :

·         Calvin B. DEWIT, L’environnement et le chrétien, Ed. La clairière, 1995, 158 p.

 

·         Frédéric BAUDIN, BIBLE ET ÉCOLOGIE, Protection de l’environnement et responsabilité chrétienne, Revue Réformée N° 232, 2005/2, MARS 2005 – TOME LVI.

 

·         Jochum DOUMA, Bible et écologie, Aix-en-Provence, Ed. Kerygma, 1991.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 20:02

 

 

Plusieurs croyants viennent me voir en me posant la question de savoir s’ils ont « le droit » d’utiliser l’Homéopathie. Je constate donc qu’il est important de préciser ce qu’est l’Homéopathie et, qu’en fonction de ses éléments, chacun pourra faire un meilleur choix.

 

Tout d’abord, que signifie « Homéopathie » ?

« Homéopathie vient d’un terme grec «homoion» (semblable) et «pathos» (maladie). L’idée n’est pas nouvelle. L’homéopathie repose sur 2 principaux fondements.

 

1/ le « Principe de Similitude » (similia similibus curentur). Ce principe repose sur l’idée selon laquelle « le semblable guérit le semblable ». C’est un principe philosophique et spirituel qu’Hippocrate, Paracelse (qu’on retrouve aussi dans le bouddhisme tibétain) défendait déjà, en leur époque respective. Il s’agit de développer l’idée que les maladies pouvaient être guéries par les substances, diluées, qui les avaient générées, en retournant à la source « première ». En résumé, c’est la pratique du inversée vaccin : dans le vaccin, on injecte au patient une petite dose de la maladie afin que celui si puisse développer ses défenses de façon naturelle. Pour l’homéopathie, on suppose que ces maladies (qui ne sont pas normales, dans l’ordre absolu des choses), sont issues d’une réalité ancestrale. Et en trouvant la souche source (par la dissolution ; on le verra dans notre point 2/) on obtient une substance pure capable de « curer » la maladie.

 

2/ le principe de « la dilution infinitésimale ». Si le principe de similitude est le noyau dur de l’Homéopathie, le concept de dilution infinitésimale en est son corollaire indispensable.  

Le docteur Hahnemann est le fondateur de l’Homéopathie. Dans son livre «Organon der Heilkunde», il affirme qu’ « à partir du moment on réduit l a matière à sa substance intrinsèque et pure, c’est là qu’elle présente tout son potentiel spirituel». Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est qu’il faut adhérer à l’idée selon laquelle l’énergie pure précède notre monde matériel et en est à l’origine. Un chrétien n’est pas forcément opposé à ce principe. Le souci est que Hahnemann affirmait sa théorie sur des bases qu’il empruntait à Mesmer, un de ses amis (Mesmer, le père du magnétisme [pendule, monde astral, radiesthésie, etc..]). Pour Hahnemann, la dilution « dynamiserait » le médicament tout en lui conférant un pouvoir spirituel, ce qui repose sur des conceptions proche de la magie. Hahnemann affirme que : «Les dynamisations homéopathiques sont de véritables stimulateurs des propriétés médicinales cachées dans les corps naturels (...) qui peuvent ainsi agir sur notre esprit et notre vie...»

 

3/ Pour ou contre ?

Dans un premier temps, ce n’est pas parce qu’une chose est invisible qu’elle n’existe pas : pensez à l’électricité ! L’opposition scientifique est donc insuffisante pour démontrer l’inefficacité de l’Homéopathie. D’ailleurs, Hahnemann lui-même affirme que ses produits n’avaient pas un effet «chimique» mais «dynamique», et que diverses forces particulières (???) agissaient sur les « médicaments ». Aussi, ce qui me gène, c’est d’élever cette découverte en dogme : de systématiser les découvertes (d’ailleurs, il existe plusieurs écoles d’homéopathie qui s’opposent entre elles : les unicistes et les homéothérapeutes, par exemple). Quelles sont les conceptions et réalités spirituelles qui se cachent derrière cette systématisation ? En effet, à partir du moment où dans certains cas, on fait appel à des « magnétiseurs », pour accroitre la source spirituelle guérissant des pilules qu’on absorbe : quant bien même il n’y aurait aucune réalité : faire appel à la force du cosmos (et quelle est-elle ? Force cosmique ou démoniaque ?) pour qu’elle intervienne dans mon corps me paraît inacceptable (je pense aux viandes sacrifiées aux idoles : l’apôtre Paul nous dit : « mangez de tout ce qui se trouve sur le marché, sans vous poser de question ; par contre, si on vous offre un repas en l’honneur d’une divinité, refusez-la » ; non qu’elle est mauvaise, mais dans la mesure ou elle représente quelque chose. Qu’est-ce qui se cache, finalement, derrière les préparations homéopathiques? Pour Hahnemann les maladies sont des «dysfonctionnements de la dynamique de l’esprit humain». Sa théorie de l’effet des médicaments dilués (la «dynamisation ») est tout à fait dans la ligne de la conception spirite: «Les substances se réduisent ainsi à leur nature la plus pure, qui est spirituelle... »

 

4/ Qu’en est-il des laboratoires ?

En consultant leurs sites internet, les laboratoires de produits d’homéopathie restent très discrets sur leur fabrication (voir laboratoires Boiron). Aussi, la plupart des patients ne sont pas en mesure de savoir si les médicaments ont été fabriqués de manière douteuse ou scientifique. Nous sommes simplement informés que «  Les matières premières utilisées en conformité avec la réglementation pharmaceutique actuelle et la tradition homéopathique. La prudence s’impose donc...

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 23:22
EUTHANASIE


Je n'ai pu m'empècher de partager un texte que vous trouverez sur le Blog de Jean Hobian :

Qu’en penser ? qu’elle position prendre ?

Un pasteur s’engage :

Croirai-je que la vie est un don de Dieu, sacré dès sa conception , et que lui seul peut la reprendre ?

Refuserai-je alors les techniques de contraception non « naturelles », les fécondations artificielles, les IVG et l’euthanasie ?

Je dirais plutôt que ces conceptions s’enracinent trop dans la philosophie grecque païenne d’Hippocrate.

Les pays protestants ne l’ont jamais partagée. Il y a longtemps que les femmes françaises se rendaient dans les pays d’accueil traditionnel, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Suisse pour des IVG et pour acheter et faire venir les moyens anticonceptionnels gérés par le planning Familial. Les Pays-Bas, la Suisse, la Suède, la Grande-Bretagne, ont déjà légalisé ou admis l’euthanasie active, ou le suicide assisté.

Le monde protestant trouve dans la lecture de la Bible l’idée que la vie que donne Dieu n’est en tous cas pas purement physiologique ou biologique. La vie que donne Dieu est un dynamisme tissé d’amour et de la chaleur de relations humaines, comme le ministère de Jésus le montre bien : vie épanouie, apaisée et digne.

C’est la vie du paralysé guéri, de la prostituée réhabilitée. Devant Dieu, l’homme ne se réduit pas à une vie physique, mais à la vie renouvelée et portée par la présence intérieure du saint Esprit.

On ne peut pas dire que seul Dieu peut reprendre à sa guise la vie qu’il a donnée : Jésus ne fait jamais mourir. Jésus souligne cette présence aimante : »Ne vend-t-on pas deux moineaux pour un sou ? cependant, il n’en tombe pas un à terre, sans que votre Père le sache. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés(Matthieu 10.29). »

Certains traducteurs ont compris que c’était Dieu qui faisait tomber les cheveux des chauves et mourir les oiseaux ! ; ils ont ajouté dans le texte le mot que Jésus n’avait justement pas prononcé :  sans la « volonté » de votre Père . »Mais Jésus disait « seulement » que Dieu est le père aimant qui accompagne même les oiseaux dans leur chute.

Dans les vicissitudes et les souffrances de notre existence, dans nos drames, nos hésitations et nos chutes, Dieu nous accompagne avec amour, comme il accompagne dans leur chute les oiseaux qui ne valent pourtant qu’un sou.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 00:38

Il y a presqu'un an, nous avons fêté ensemble le centenaire de Claude Levi-Strauss. Son décès nous pousse à reprendre notre article sur ce précurseur de l'éthnologie "participante". En effet,   Tristes tropiques est un livre que tout antillais se doit de lire et méditer...

 

S'en doutait-il ? En 1955, Claude Lévi-Strauss sortait l'ouvrage qui allait transformer à tout jamais notre conception occidentale de l'autre. Redonnant sa dignité aux sociétés indigènes du Brésil central par la nouvelle perception qu'il propose. Plus que jamais, ce message est d'actualité, au regard des difficultés et différences culturelles qui semblent opposer pas seulement les nations entre-elles, mais des voisins entre eux.

 

Lévi-Strauss présente sa recherche ethnologique selon une théorie à partir de laquelle son terrain d’exploration a été réduit au seul rôle d’objet. Les questions qu'il a suscitées sont déterminées en vertu d’un intérêt propre à l’homme de son époque, mais par extension, à l’homme de notre époque. D'un point de vue universitaire, le terrain ne peut répondre que dans les termes de la théorie et dans les directions qui ont été prévues par Lévi-Strauss lui-même. Néanmoins, il existe une véritable légitimité issue de l'expérimentation elle-même. La leçon que nous pouvons tirer de cette expérience d'observation participante, est qu'il ne faudrait pas dénigrer les cadres opérationnels. Ils peuvent paraître des électrons libres, mais sont les véritables porteurs de lumières au sein d'une société sombre en quête de sens. Cependant, soyons vigilant. Si certains ethno méthodologues croient qu'il faudrait interpréter le droit des peuples comme un modus vivendi, une manière de vivre s’accommodant du « naturel » (l’homme moderne, hyper technologique serait invité à se tourner vers cette éducation traditionnelle afin d’être en harmonie avec lui-même). Il ne faut pas oublier qu'au delà du naturel, l'homme est spirituel et le "pays" dans lequel nous vivons est invité à être une nation spirituelle - ou ne pas être. Aussi, le pragmatisme observé dans certains pays, et le désir des institutions françaises de s’en inspirer afin de l’appliquer, par exemple, dans le domaine de l’éducation éveille notre attention. La tendance actuelle est de mettre l’université et le monde du travail en adéquation afin de mieux professionnaliser le monde académique. Selon nous, une telle démarche doit comporter des correctifs car nous ne devons pas imposer une culture, mais la construire ensemble, et elle ne doit pas être dictée par les exigences économiques de notre société moderner. Si les principes du « droit des peuples » ne sont que le résultat d'un modus vivendi, cela a pour effet d'en limiter la portée universelle et donne à penser qu'ils doivent être subordonnés à des principes qui s'appliquent à des individus.

Coulon introduit ce que nous pourrons appeler un principe correcteur moral qui va au delà d’une théorie de la justice et d’un principe de tolérance. Pour lui, d’avantage qu’une théorie constituée, il s’agira d’adopter une nouvelle posture (éthique) intellectuelle.


C’est dans ce sens que l’on peut établir une théorie mettant en présence le naturel et le culturel. Enfin, non pas comme une conclusion, mais comme un dépassement, nous désirons pointer du doigt les chemins empruntables pour une définition de l’éducation au sein d’une société postmoderne hyper technologique face à la recherche individuelle et existentielle toujours croissante de l’épanouissement personnel. Avec Levi-Strauss, nous sommes bien en présence de « chances » de chemins empruntables, particulièrement dans nos sociétés des Antilles Françaises.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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