Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 19:37

299138_2331324574483_1590817445_32284314_1509737732_n.jpgEn ces 31 octobre, 1er et 2 novembre, nos amis Catholiques et Orthodoxes vont célébrer La Toussaint.

 

 

Cette célébration n’a pas le même sens pour tous. Cette période festive suscite néanmoins des questions et des interrogations. Loin de répondre de façon exhaustive, nous tâcherons, cependant d'aborder 3 aspects qui doivent être présents à notre esprit.

 

 

 

 

1/ Une fête de Prière pour les morts.

Pour le protestant, attaché à la doctrine Biblique du salut par Grâce, la prière en faveur des morts n’a pas sa place. En effet, aucune base biblique ne soutien cette doctrine. Certes, nos amis Catholiques ont tenté de faire intervenir un texte deutérocanonique (intégré au canon en 1565, lors du Concile de Trente, en Italie), présent dans le deuxième livre des Maccabées, [12:45]), dans lequel les juifs sont invités à intercéder en faveurs des soldats tombés au combat. Une exégèse de ce texte, replacé dans le contexte historique, ne permet pas aisément de défendre cette idée soutenue dans le catholicisme. La Bible est claire lorsqu’elle affirme qu’Il est réservé à l'homme de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement" (Hébreux 9:27)

 

Le syncrétisme a permis qu’au fil des siècles, des coutumes païennes soient reprises dans le catholicisme. Mais qu’en est-il vraiment ?

 

2/ La fête d’Halloween.

C’est au IXème siècle après Jésus-Christ que la Toussaint est instaurée en tant que fête Catholique, adossée à la fête druidique d’Halloween. Si la Toussaint est perçue comme une période d’intercession en faveur des morts, à l’inverse, la fête d’Halloween, quant à elle, était plus une invitation faite aux être de « l’autre monde » à entrer dans le nôtre : un libre cours à la nécromancie, à l'invocation des esprits des défunts ! Le catholicisme a repris l’idée en invitant les croyants à solliciter la prière des morts en faveur des vivants. Nous sommes bien placés devant une communication à double sens.

Ce qui est paradoxal, c’est qu’avec le retour aux racines identitaires des peuples minoritaires celtiques, le catholicisme a vivement critiqué la résurgence de la fête d’Halloween, alors que la fête de la Toussaint en tire toute son inspiration. Certes, il est possible de reprocher à cette fête d'Halloween qu'elle revêt un sens commercial, mais n’en est-il pas de même pour la fête de Noël, pour laquelle le catholicisme n'apporte qu'une contestation modérée, et pour cause ! Aussi, et dans ce sens, pourquoi le commerce de bougies (remarquer qu’on peut toujours donner une interprétation à toutes choses…), n’est-il pas dénoncé avec autant de véhémence ?

 

3) Le souvenir des morts.

Enfin, un point sur lequel nous pouvons nous accorder avec le catholicisme : Le souvenir des morts. Il est appréciable, d’un point de vu culturel, qu’un temps fort du calendrier soit retenu pour se souvenir des êtres chers disparus. Leur existence, leurs actions, leurs enseignements sont tout autant de richesses à imputer au patrimoine de l’humanité. Un devoir de mémoire s’impose à nous. Cet acte personnel et collectif devrait cependant revêtir un caractère beaucoup plus culturel et citoyen que le simple fait de se retrouver en famille dans un pieux recueillement : si nous sommes les enfants de nos parents, il n’en demeure pas moins vrai que nous sommes aussi les parents de nos enfants et qu’à ce titre une responsabilité nous incombe, celle de la transmission d’un héritage lié à nos valeurs éthiques et communautaires.

 

Enfin, et pour conclure, que ce temps du calendrier soit l’occasion pour chacun de faire le point sur ce qu’il a réalisé et du temps qu’il lui reste pour  accomplir la volonté de Dieu dans sa vie, au regard de ce que nous dit le prophète Jérémie (29:11) :

Je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Vie d'église - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 03:37

J'écris depuis le quartier de Sainte-Thérèse, un quartier de Fort-de-France, il est 22h10, et ça chauffe bien ! Depuis quelques jours déjà, la tension montait. Beaucoup de familles, de mères, de jeunes sont stigmatisés, ici. La désespérance grandit. Début septembre, on m'appelle de toute urgence parce qu'un jeune a été signalé à la police... non parce qu'il vendait de la drogue... mais parce qu'il faisait la manche devant la librairie... pour pouvoir payer ses bouquins de lycéen !

La situation s'est dégradée ces dernières semaines. Au lieu de permettre que des initiatives de survivances soient soutenues, "la chasse aux "hors systèmes" est ouverte ! Au lieu de soutenir la Micro-Économie et le Développement Local (si ça se trouve, nos élus ne savent même pas ce que ça signifie et encore moins comment le mettre en oeuvre !) : On ne fait que passer une couche de peinture sur une économie en ruine !

"A force de trop tirer sur l'élastique, ça a fini par péter à la tête de la société"! m'a dit mon voisin.

Les situations de Hors Contrôle menaçaient, et malgré nos mises en garde et nos appels à mettre en place certains dispositifs en place, c'est la décision du laisser faire qui a été choisi.

20 mois après février 2009... qu'est-ce qu'on fait ?

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 05:44

Olivier Cheuwa sera se mardi 18 Octobre à 19 heures à l'Église de la Miséricorde297402_10150330245933591_713633590_8086087_66716114_n.jpg

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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 23:26

Dans la vie, certains moments sont marqués par des événements qui dépassent notre capacité à les supporter. Nous ne connaissons pas toujours nos limites, mais notre capacité à encaisser les épreuves peut nous conduire à un point ou plus rien n'a d'importance. Au delà de la "désespérance", nos actes et actions peuvent alors dépasser la limite, dans un sens, comme dans l'autre.

Certaines étapes de ce processus sont identifiables. 3 étapes peuvent présenter ce que j'appelle "le Triptyque de la désespérance". J’emprunte ce terme de désespérance au théologien Danois Søren Kierkegaard (la maladie à la mort).

 

 triptyque de la déseprérance

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1/ le point de Reconnaissance ou de "Recognition".

Recognition, car en effet, il ne s'agit pas seulement de reconnaître cette situation, mais d'en prendre conscience. 

Les épreuves de la vie nous conduisent parfois à un questionnement existentiel qui nous mène à un état de mal-être. Cet état va se manifester par une sensation d'oppression, de crainte contre laquelle nous pensons être impuissants. On prend conscience alors qu’il n’y a pas d’issue possible. Cela peut concerner une impasse sentimentale, une dette financière, ou une  promotion professionnelle pour laquelle on sait qu’avec toutes les années qu’on s’est donné pour obtenir ce but : on y parviendra pas. Pendant quelque temps encore, on tiendra tant bien que mal... jusqu’à ce que le verdict tombe.

 

2/ le point de rupture.

Le point de rupture est atteint dès qu’un des marqueurs apparaît de façon claire à notre esprit. Le château de cartes s'écroule ! Jusqu’alors, on savait bien qu’il n’y avait plus d’espoir, mais l’espérance pouvait encore, de façon irrationnelle, peut-être, nous faire penser qu’une main providentielle pourrait se manifester dans cette situation. Là, l’expérience de l’échec est manifesté. Douloureux, présent et pesant : rien n’a plus d’importance. Ce pourquoi on luttait depuis tellement de temps s’est définitivement envolé. Nous avons atteint le point de rupture. Cela peut être individuel, mais aussi collectif, à partir du moment où une proportion d’une population se rend compte de l’oppression dont elle est la victime.


3/ Situation de « Hors contrôle ».

« Je n’ai plus rien à craindre », je n’ai plus peur de rien :  ni de la répression, ni de la prison, ni même pas de la mort ! Ma parole est libre et mes actions « libérées ». De là, je suis en mesure de prendre des risques démesurés. Camper sur une place publique pour clamer mon INDIGNATION. À l'extrême, certains perdent le contrôle et rédigent ce qu’on appelle une « HIT LIST ». Il s’agit de la liste des personnes que nous disons responsables de cette situation et que nous voulons littéralement supprimer. Les journaux sont remplis de faits divers qui relatent ces drames que celui qui n’a pas connu ce point de rupture ne comprend pas.

 

x/ Quelle issue possible ?

J’invite toutes celles et ceux qui conçoivent (dans leur tête, dans leur coeur ou par écrit) leur HIT LIST, à la remplacer par une « HELP LIST ». La HELP LIST peut tout autant être une liste des personnes qui peuvent aider, qu’une liste de personnes à aider. Au lieu de se plaindre à gauche et à droite, et d’aggraver son cas en suscitant de la médisance de la part de ceux qui ne peuvent ou ne veulent rien faire : choisissez soigneusement la liste de 4 ou 5 personnes qui, dans votre cœur, seront prêt à faire quelque chose. De l’autre côté, composer une liste de 4 ou 5 personnes pour qui vous allez vous engager à faire quelque chose. À vous de voir ce que vous pouvez faire, et veillez à discerner que le besoin de la personne soit exprimé.

J’attends vos témoignages pour dire quels auront été les effets de ces décisions...

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 14:38

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Ne manquez pas le séminaire d'inauguration cette semaine, avec Yvan Castanou

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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 00:04
La toute dernière prestation de Jotta A (Tony Viana)...
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Dimanche 11 septembre 2011 7 11 /09 /Sep /2011 04:00
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 07:20
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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 01:47

0920baggy.jpgÀ TOUS LES JEUNES qui portent leur PANTALON ou BAGGY qui pend pour Montrer leur Boxer et leurs Fesses..! Saviez-vous que cela vient de d'une pratique des prisons aux États-Unis ? C'était un INDICE pour les autres prisonniers que tu étais "DISPONIBLE".

Donc, si tu veux continuer à te promener et montrer que tu es... "Disponible", pour qu'un autre mec te prenne les fesses, ben, continue à penser que tu es cool ! En passant, en prison, ils appellent ça le "SCP" (Syndrome de la Chienne de Prison). Donc remontez vos pantalons !!

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 22:30

LE SUICIDE, la bible qu’en dit-elle ? (extrait brochure questions de société par Vincent Esterman)

320584_241379652572163_100001003911536_660631_246822_n.jpgLe suicide est un fléau de la vie moderne qui touche toutes les tranches d’âges. Que ce soit l’adolescent pour des agressions répétées à l’école, un jeune abandonné par sa copine, un homme d’affaires qui fait faillite, une femme seule qui souffre de la solitude, une personne âgée qui n’en peut plus de ses problèmes de santé…. 12000 personnes réussissent dans leurs tentatives de suicide chaque année en France.

Ces statistiques ne reflètent pas le nombre de tentatives de suicides qui échouent et cachent le fait qu’un nombre incalculable de personnes luttent à un moment ou à un autre

avec des « pensées noires » de « faire une bêtise »

 

LES RAISONS QUI POUSSENT AU SUICIDE

Hélas nous retrouvons souvent les mêmes scénarios qui poussent une personne à mettre fin à ses jours plongeant ainsi ses proches dans l’incompréhension et la douleur la plus totale.

 

Le désespoir – plus aucune issue, ni perspective d’avenir.

Nous avons deux exemples bibliques :

Saul blessé au combat et sur le point d’être capturé par ses ennemis se donne la mort. Son porteur d’armes suit son exemple – 1 Samuel 31:4,5.

Achitophel, le conseiller d’Absalom, fils rebelle du roi David. Il avait une influence considérable auprès de David et son fils – 2 Samuel 16:23.

Il est discrédité et ne trouvera soutien ni auprès de David, ni auprès d’Absalom dans leur conflit. Il se pend – 2Samuel 17:23.

 

La panique – Un acte sans préméditation face à une calamité

Le geôlier de la prison de Philippe a tenté de se tuer, lorsqu’il pensait que toutes les personnes s’étaient évadées – Actes 16:27

Il doit sa vie et son salut à Paul.

 

La culpabilité – une forme de désespoir provoquée par des remords ou l’erreur grossière.

Paul nous parle de deux tristesses. L’une selon Dieu qui conduit à la repentance et l’autre  selon le monde qui conduit à la mort – 2Corinthiens 7:9-10.

L’exemple suprême est celui de Judas Escariot qui a trahit Jésus.  Ses regrets n’ont pas conduit à la repentance mais au suicide – Matthieu 27:3-5 ; Actes 1:16-18.

 

Les voix dans la tête – la pression intérieure, de mauvais esprits qui poussent la personne à vouloir se donner la mort. Si nous pouvons constater cette réelle manifestation démoniaque chez certains, ce n’est pas pour cela qu’une délivrance est évidente. La personne devra accepter de coopérer avec le Saint-Esprit, plutôt que s’abandonner à ses pensées « noires ».

Un troupeau de pourceaux s’est suicidé sous la puissance de mauvais esprits – Marc 5:13.

 

La tentative de manipulation sentimentale

Nous n’avons pas d’exemples bibliques pour ce phénomène qui est très courant dans les ruptures sentimentales. « Si tu me quittes je me donnerai la mort et tu devras vivre avec ça toute ta vie ». Cette réaction immature n’est pas qu’une menace sans fondement. Certains sont passés à l’acte pour se venger.

 

LE SUICIDE « CHRETIEN »

Impensable mais toutefois vrai. Plus d’un chrétien face aux problèmes de la vie ont envisagé, comme la réponse de Dieu, de mettre fin à leurs jours dans l’attente que Dieu les accueillerait dans la paix.

Ceci est une grave erreur. Si Dieu est là pour aider le chrétien dans sa détresse, il n’accepte aucunement l’option du suicide.

 

L’apôtre Paul est catégorique par rapport aux conséquences pour celui qui « détruit letemple de Dieu »  – 1Corinthiens 3:16,17.

Le chrétien ne s’appartient pas à lui-même – 1Corinthiens 6:19,20.

Le diable a poussé Jésus à faire une tentative de suicide, dans une perspective que Dieu interviendrait. Jésus a repoussé le diable dans ses efforts de provoquer Dieu. On n’impose pas à Dieu notre pensée – Matthieu 4 :5-7.

 

LA REPONSE DE DIEU AU DESESPOIR

Une personne dans la Bible qui s’est trouvée au bord du gouffre était David. Il nous donne l’impression d’être sauvé du suicide in extremis. Psaume 38:1-11 « abattu au dernierpoint » v7.

Ce n’est pas la seule occasion où David s’exprime de cette façon– Psaume 31:10,11.

Cependant, avant de sauter d’une falaise, David réagit toujours spirituellement.

Psaume 38:16 ; Psaume 31:15,16 ; Psaume 42:6-9.

Quand il ne voit pas d’issue il lève les yeux et retrouve sa confiance en Dieu. Il savait que même dans la vallée de la mort le divin berger était toujours avec lui – Psaume 23:4.

 

LE SECRET DE PAUL – 2 Corinthiens 4:7-11

Il a déclaré avoir été

« pressé mais non réduit à l’extrémité, 

dans la détresse mais non dans le désespoir,

persécuté mais non abandonné,

abattu mais non perdu ».

Pourquoi Paul dans toutes ses souffrances et difficultés n’a t-il jamais été réduit à  l’extrémité, dans le désespoir, envahi du sentiment d’être abandonné et perdu ?

Parce qu’il savait que dans le vase de terre il y avait un trésor – la vie de Jésus « manifestée dans notre chair mortelle » v11.

 

C’est ce trésor en nous et la valeur que nous lui accordons qui sera toujours notre ultime protection contre le suicide.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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