Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 14:33

undefined Bonjour à chacun ! Dans cet article, nous tenterons de répondre aux questions suivantes :

- En quoi consiste la prospérité de l’âme ?

- Comment notre âme prospère-t elle ?

- Comment cela s’opère t-il dans notre vie ?


INTRODUCTION.

En premier nous devons dire que la prospérité de l’âme n’est mentionnée que dans un seul verset de la Bible. Il s’agit de la troisième épître de Jean (Chapitre I, verset 2). Jean écrit une lettre personnelle à «Gaïus». C'est la forme grecque de Caïus, l'un des noms les plus courants du monde gréco-romain - au point qu'il était utilisé comme nos «Dupont» ou «Durand» dans les recueils juridiques latins. D’ailleurs, plusieurs Gaïus sont nommés dans le Nouveau Testament (Ac 19.29; 20.4; 1 Co 1.14; Ro 16.23). Aussi pourrions-nous dire que d’un point de vu biblique, Jean écrit à monsieur «tout le monde». Cependant, si nous revenons au contexte, mais il n'est pas possible d'identifier le destinataire de notre lettre avec l'un des autres « Gaïus » de Nouveau Testament. En effet ce Gaïus est un chrétien fortuné. C’est là la particularité du contexte. Gaïus a consacré tout ses biens au Seigneur: sa maison est toujours ouverte pour les évangélistes de passage (v. 5) qui reçoivent de lui, outre le gîte et le couvert, l'argent nécessaire à leur voyage (v. 6). Il est en quelques sortes un mécène de l’évangile Gaïus était très apprécié par l'apôtre (quatre fois, il l'appelle «bien-aimé» dans ce petit billet: vv. 1, 2, 5, 11). Un nouveau groupe de prédicateurs itinérants, peut-être sous la conduite de Démétrius (vv. 7, 12), viennent, une fois de plus, frapper à sa porte pour qu’il ouvre son portefeuille. Comme lettre de recommandation, ils apportent ce billet de Jean. Vu le nombre de faux docteurs, plus intéressés par l’argent que par l’évangile qui circulent dans les Églises, profitant de l'hospitalité des chrétiens (voir 1 Jn 4.1; 2 Jn 7), de telles lettres de recommandation devenaient indispensables ! Diotrèphe, l’un des responsables de ne veut pas les recevoir (v. 9) et, pour les empêcher d'exercer une influence sur les autres, il interdit aux membres de son Église de les accueillir, sous peine d'exclusion de la communauté. Peut-être aurait-il préféré voir l’argent de Gaïus entrer dans ses poches plutôt que dans l’œuvre de Dieu. Mais Gaïus tient tête à ce dictateur clérical (voir KUEN Alfred, Introduction au Nouveau Testament, Editions Emmaüs, page 350). Plusieurs enseignements sont à retirer de ce texte. Jean dit «Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en bonne santé, comme prospère ton âme».


Il dit à Gaïus :

· Que TU prospères. La véritable personne, ce n’est pas l’âme, mais l’esprit. Certes, la personne peut englober l’âme et le corps mais l’essence même qui fait la personne, c’est l’être intérieur, l’esprit. En d’autre mots : nous sommes un esprit qui possède une âme et habite dans un corps. Cependant, il y a une interrelation de ces trois parties.

· Avez-vous noté que Jean dit à TOUS égards. Cela signifie bien que la personne humaine est composée de plusieurs domaines non seulement ce qui fait que je suis «moi» mais aussi ce que je pense, ce que je dis, fait ou possède ! Jean englobe aussi la santé physique qui touche particulièrement le corps. Nous constatons que dans ce verset, le mot âme revêt un sens particulier. Jean dans ses écrits, utilise le mot âme dans le sens de vie. Lorsque Jésus dit en Jean 10:11 qu’il donne sa vie pour ses brebis, c’est le mot «âme» qui est employé. C’est son âme que Jésus donne pour sauver. Le mot âme, chez Jean revêt le sens particulier de la vie dans tout ce qu’elle représente : titre, position, acquisition. Chez Jean, l’âme est le principe de vie terrestre. Pour parler de la Vie Eternelle, la vie de Dieu, il emploiera le terme grec «Zoê». La prospérité de l’âme c’est donc bonheur et la satisfaction du principe de vie dans tous ce qu’il constitue. Maintenant que nous savons ce qu’est la prospérité de l’âme, il nous reste à savoir comment prospérer ?


Proverbes 4 :21-22

«Que la Parole ne s'éloigne pas de tes yeux; Garde-la dans le fond de ton cœur; Car elle est la vie pour ceux qui la trouvent, Et pour tout leur corps c'est la santé ».

 

Romains 12 :2

«Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bon, agréable et parfait».

Serrez la Parole de Dieu dans votre cœur et vous verrez sa volonté s’accomplir dans votre vie à travers des promesses et par sa grande fidélité.

 

Colossiens 3:16

«Que la parole du Christ habite en vous avec sa richesse, instruisez-vous et avertissez-vous réciproquement, en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels; sous (l'inspiration de) la grâce, chantez à Dieu de tout votre cœur».

 

Satan et les contextes de ce monde créent des situations qui risquent de vous ronger l’existence. Consciemment ou inconsciemment, volontairement ou non, vous pouvez laisser agir la lassitude, l’abattement et le découragement. Dieu ne nous a pas appelé à vivre dans ces conditions. Certains pensent qu’en proclamant la parole à haute voix avec « foi » ils vont pouvoir combattre le négativisme, leur lamentation routinière et s’opposer aux vicissitudes de ce monde. En fait, ce n’est pas cela proclamer la Parole de Dieu. Ce qu’ils font, c’est simplement répéter à haute voix une information qu’ils ont reçu de la Parole. Ce genre de foi n’est pas une foi en Dieu mais une foi dans la foi (quelle qu’elle soit). Pour eux, c’est par le fait de dire que ça va marcher qu’ils se dynamisent et cela, sous couvert de la Parole de Dieu. Cette pratique est donc anti-biblique et très proche des « mantras » de persuasion que l’on trouve dans les milieux du nouvel âge et des religions orientales construites sur la pensée positive. Nous devons faire extrêmement attention dans notre approche de la Parole qui est notre maître et non pas un simple manuel de réussite social ou psychologique.En fait, la position Biblique est tout autre. La Parole dit que nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes (c’est notre Etat) mais nous avons bel et bien les pieds sur cette Terre (c’est notre position). Ainsi en tant que Chrétien, nous ne nions pas le problème par des paroles positives chassant le négativisme mais nous proclamons la Parole Vivante, vivifiante en la personne de Jésus-Christ qui Lui, est une réalité beaucoup plus pesante que notre problème. En proclamant qui Il est, je libère et rend cette même puissance active dans ma vie personnelle.Ephésiens 6:10«Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur et par sa force souveraine». L’Esprit Saint veut nous inciter et nous aider à rejeter et refuser les œuvres du diable. Néanmoins, cela ne dépend que de nous de le désirer ardemment et prendre cette décision sincère et ferme. Nous avons en Dieu le bouclier de la foi pour arrêter les flèches du malin et toutes nos pensées accusatrices.


Jacques 4:7

«Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous».

Cette résistance ne signifie pas de rester devant lui comme une digue. Le terme employé ici « anti-stasis » correspond au fait rester en face de lui dans le sens de rester à distance de lui, de ne pas le rechercher. En d’autres terme «Soumettez-vous donc à Dieu; ne vous occupez pas du diable, et il fuira loin de vous». Attention ! C’est dans un contexte de sanctification personnelle que ce passage a été écrit ; et il ne contredit pas le combat spirituel.

 

CONCLUSION.

La Vie que Dieu nous donne est merveilleuse et précieuse, mais c’est nous devons être vigilant pour qu’elle soit agréable chaque jour. Il y a un véritable combat. Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés, Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. (Romains 8:37)

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 22:23
Par Pasteur Christophe Deville - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 03:05

undefined C’est une habitude. Lorsqu’on fait passer des tests psychotechniques à des candidats à des programmes de formation, il n’est pas simplement question de mesurer les raisonnements logico-mathématiques, mais de prendre en considérations « LES » intelligences, comme le souligne Howard Gardner. Dans la revue française de pédagogie n°112 de juillet-août-septembre 2005 Anh Nguyen-Xuan aborde le sujet de la création des connaissances par analogie (pp. 64-65). Si les raisonnements analogiques représentent une grande place dans la mesure de l’intelligence, nous le devons à la psychologie cognitive qui utilise l’expérience. Nous devons préciser que c’est le Psychologie Suisse Jean Piaget qui en est le précurseur. La création des connaissances par analogie se produit a partir d’une connaissance acquise au préalable que l’on transfert à un domaine cible. On peut aussi parler de transfert de compétences.

Pour les plus anciens qui ont vu le film « Karaté Kid », nous pouvions voir un professeur de karaté qui demandait à son élève d’exécuter des taches de ménage telles que « nettoyer une vitre en accomplissant des mouvements circulaires avec les deux mains ». Le jeune étudiant se plaignait que son professeur ne lui enseignait pas le karaté, mais le contraignait à nettoyer sa maison. Cependant, cette technique, une fois transférée à l’art martial lui permettait ainsi de contrer les coups qu’on pouvait lui porter en effectuer les mêmes mouvements circulaires. Nous sommes, en quelque sorte devant un exemple illustré d’apprentissage par analogie.
A présent, articuler les connaissances « sources », avec les connaissances « cibles » ne consiste pas à reproduire une mimique à l’identique, mais il s’agit de la transférer en l’adaptant à une nouvelle situation. Il s’agit donc d’un croisement d’intelligences et de raisonnements qui permettra au sujet d’exécuter un contrôle interne afin d’intégrer cette nouvelle connaissance en savoir source.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 23:42
Dans ce volet, nous verrons l'importance du cadre législatif qui nous donne certaines limites d'études. Après avoir situé notre cadre d'action, nous porterons notre attention sur la réalisation de notre projet. Ce dernier vise à agir sur le terrain, en développement un pôle action. Il se positionne également sur un pôle réflexion afin de lui permettre de faire le lien, quand cela est possible.
 
I LÉGISLATION ET STRUCTURES CONFESSIONNELLES.
En abordant le sujet législatif, nous avons découvert une multitude de textes, de rapports, d'écrits qui attirent notre attention sur les rapports que peuvent entretenir notre société avec l'émergence de systèmes de pensées novateurs dans le domaine de l'insertion. Notre attention se posera donc sur l'un des derniers faits important en matière de débat parlementaire, et nous passerons, en filigrane la commission d'enquête parlementaire qui a vu le jour au mois de juin 2006.
 
1) La précipitation parlementaire.
C'est le 28 juin 2006, à l'issue d'un vote parlementaire, qu'a été approuvée la création d'une « commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs »[1]. Cet intitulé nous ferrait donc penser qu'il y a un véritable problème en la matière, puisqu'en onze ans, c'est la troisième commission portant sur ce sujet. Cette commission a telle le but de lancer des travaux de réflexions ou peut-il être pensable que les dés aient été lancés dès avant l'entrée en matière. Il nous faut revenir en arrière mais pas si loin de cette date du 28 juin, puisque c'est une semaine auparavant, le 21 juin que la commission des lois se réunit pour discuter de cette commission d'enquête. Six jours plus tard, elle est rédigée en toute hâte afin d'en inscrire le débat à la première session le lendemain, mercredi 28 juin à 10h00[2]. Quels sont les chiffres à retenir ? Ce jour-là, sur 577 députés, seulement 10 étaient présents. Cela représente donc 1,73 % de représentativité parlementaire. D'autres chiffres doivent apparaître ici. Puisqu'il s'agit de prévenir notre pays de l'influence des mouvements religieux sur les enfants, il est donc intéressant de s'interroger pour savoir en quelle proportion cette influence s'avère étendue au point qu'il faille créer cette commission, et ceci, dans la précipitation. Or ces chiffres, nous les possédons dans le rapport parlementaire de la MIVILUDES. Dans le « guide de l'agent public face aux dérives sectaires », nous pouvons lire :
 
« La DPJJ assure un suivi régulier des dossiers d’assistance éducative
concernant des mineurs suivis par les juges des enfants et présentant un
lien direct avec une problématique sectaire. Toutefois, le nombre de
dossiers de mineurs en danger est relativement faible au plan national
(une enquête a montré en 2003 que sur 54 000 dossiers d’assistance
éducative, seuls 192 présentaient un lien avec une problématique
sectaire) ».[3]
 
Nous sommes donc, selon la MIVILUDES, à un taux de 192 dossiers sensibles sur 54000 cas traités. Soit 0,36 %. La question est donc légitime de savoir s'il s'agit d'un véritable problème qu'on attaque. Lorsque les chiffres disent que 33 % d'adolescents sont victimes de la consommation de cannabis, que plus de la moitié d'entre eux ont été exposés à des images pornographiques (nous n'allons pas faire de liste exhaustive ici), nous sommes bien en droit de nous demander les raisons qui poussent à une telle prise de position en inadéquation avec la situation de terrain.
 
2) En quête d'enquête.
Plus démonstratif encore. Nous pouvons découvrir des méthodes d'enquêtes tout a fait orientées. Le 23 juin 1998, un ensemble de fiches très alarmistes, évoquant de graves risques potentiels, à été envoyé à 32 Conseils Généraux sélectionnés sur la situation présumée d’enfants dans des groupes dits « sectaires ». La quasi-totalité des réponses des Conseils Généraux montrent que la situation réelle est bien loin de ce que l’Observatoire Interministériel avait évalué sur ces fiches, et que les enfants ne rencontraient pas de difficultés, étaient en bonne santé, et menaient une vie comme celle des autres enfants. De 1995 à 2006, 26 commissions d’enquête parlementaires ont été créées. Les domaines traités sont très variés : sureté industrielle, droits de l’enfant, immigration clandestine, nucléaire… parmi ces 26 commissions, 3 concernent les minorités thérapeutiques, spirituelles et religieuses (1995, 1999, 2006). Cependant, force est de constater que toute au long de cette période, aucune commission n’a été créé sur les sujets sensibles pour l’enfance : drogue, pornographie, suicide des adolescents, jeunes des banlieues, pédophilie. Il apparaît donc qu’aucun de ces sujets semblent assez sensibles au point de créer une commission.
 
Cependant, trois des associations cultuelles dont les cultes ont été interrompus par le Député Maire de Montreuil le dimanche 6 février 2005 ont décidé de porter l’affaire devant la justice. Accompagnées par la Fédération Protestante de France et la Fédération Évangélique de France qui se portent à leurs côtés parties civiles, ils dénoncent les propos du député pour qui ces gens « hurlaient comme des truies que l’on égorge ». Nous devons souligner le courage qui a été pris dans le « Compte rendu analytique officiel de la journée du 28 juin 2006 »[4] de ne pas reproduire certains de ses propos.
 
3) Les vrais problèmes.
Selon l’observatoire français des drogues et des toxicomanies, un tiers des adolescents de 17-18 ans (26 % des filles et 38 % des garçons) déclarent avoir consommé du cannabis au cours du dernier mois[5]. Concernant les jeunes enfants, la division nationale de répression des atteintes aux biens et aux personnes a observé une croissance exponentielle des signalements de détention et diffusion d’images pédopornographiques sur l’Internet qui sont passés de 300 - 400 au cours des dernières années à plus de 3000 signalements en 2004[6]. En France, 7 % des élèves âgés de onze à dix-neuf ans on fait une tentative de suicide et un tiers d’entre eux ont récidivé[7]. Les statistiques de l’Éducation Nationale ne rendent pas toujours compte de la situation. Selon Éric Debardieux, Directeur de l’Observatoire International de la violence à l’école, le racket à l’école est 210 fois plus fréquent que ce qui est déclaré officiellement. 46,3 % d’élèves se disent victimes d’un vol alors que l’Éducation en signale 0,11 %[8].
Les méthodes qui sollicitent l’intelligence existentielle sont l’actuelle cible de nombreux protagonistes, car elles font appel à une interrogation sur soi. Il s’agit beaucoup plus que de simplement communiquer une information à l’intellect qui transformerait notre méthodologie d’action. L’être dans sa totalité est pris en compte. Pendant longtemps, la médecine occidentale a découpé les patients comme un mécanicien démonte le moteur d’un véhicule, l’examine pour comprendre son fonctionnement, ses anomalies. Il tente d’y remédier. Il peut lui arriver de bidouiller et d’enfoncer une vis au marteau. S’agissant d’humain, l’ingénierie sociale est appelée à fonctionner différemment en prenant en compte tous les paramètres de ce qui fait de nous des êtres humains, si différents les uns des autres, et pourtant, si semblables. Cette complexité nous invite à aborder les problèmes sociétaux au regard de l’intelligence existentielle. Il est grand temps d’utiliser l’intelligence existentielle et tout ce qu’elle comprend, afin de s’attaquer aux vrais problèmes.
 
II PROJET.
En Martinique il existe des structures d’insertion liées aux dispositifs nationaux et régionaux, mais il existe aussi des réseaux d’entraide appuyés sur des institutions confessionnelles. Pourquoi, comment et pour quelle efficacité ? Quelle complémentarité possible ou impossible entre les deux réseaux ?
 
Notre étude s’est focalisée sur le réseau confessionnel protestant. Nous nous sommes posé plusieurs questions sur ce que peut être un travail profond mettant à profit l’utilisation des intelligences multiples :
-> Est-ce seulement le constat d'un besoin qui pousse à l’intervention ? C'est-à-dire, devons-nous céder au « progrès » technologique et au dictat du « bougisme » ?
-> Ces structures, sont elles efficaces ? Et si elles le sont, selon quels critères ? Quels sont, là encore les correcteurs à apporter dans cette course à la réussite ?
-> Sont-elles assez neutre en matière d'idéologie (et selon quels critères peuvent-elles l'être).
-> L'abandon d'un prosélytisme est-il nécessaire pour mener à bien une action sociale ?
-> Le renoncement aux convictions intimes ne produit-il pas un attiédissement de la ferveur qui en fait la force d'action ?
Ces éléments nous conduisent, à l'évidence, vers de nouveaux schémas qui, loin d'abandonner les bases équitables et les modèles de notre système laïque, en font la promotion.
 
1) Méthode d’approche et questions.
Le constat, non pas la critique, de la démarche traditionnelle ‘d’étude de marchés’ des structures protestantes d’insertion en Martinique, en cohérence avec l’histoire est :
qu’il est décrit une situation,
les besoins sont ensuite cernés,
puis on tente d’y répondre tant bien que mal, sans l’expérience, la formation ou le bilan adéquat qui validerait le précédent programme[9].
 
Cette démarche a opéré certains dommages, engendré une perte de confiance chez les masses en général et les jeunes demandeurs d'emploi en particulier. C'est le constat qui s'est fait lors d'un atelier du forum social qui se tenait à l'Université des Antilles Guyane au mois de juillet 2006. Les travailleurs sociaux présents étaient tous unanimes pour souligner cette incohérence dans leur vécu. Notre approche, foncièrement différente, vise à s’interroger sur la nécessité d’un discernement et développement des capacités, ainsi qu’une motivation des partenaires. C'est là que les recherches d'Howard Gardner sur l'intelligence existentielle à attirée notre attention. Depuis quelques années, on assiste à des choix et des budgets grandissants de la part de grandes sociétés multinationales. On hésite plus à évaluer les employés et les candidats avec des tests qui prennent en considération l’aspect émotionnel.
Ce choix est le résultat d’une prise de conscience, d’un constat. Quel est-il et comment se positionner, en tant que structure ; ce dans le respect de l’intégrité humaine.
 
En cet endroit, nous définissons le rôle de chaque institution, et répondons à la question de savoir si l’entreprise a vocation d’insertion ou bien si l’insertion est un département spécialisé qui se doit de travailler en collaboration avec l’entreprise. Un haut fonctionnaire en Martinique, proclamait, lors d'une conférence sur l'insertion en septembre 2006 que l'économie influence le social. Nous nous sommes réjouit qu'à cette conférence, étaient présents non seulement les principaux décideurs économiques et bon nombre de responsables politiques mais aussi des bénéficiaires du RMI qui ont pu assister à ces débats quelque peu restrictifs. Et c'est dans ce contexte qu'un allocataire a interpelé ces hommes de pouvoirs pour leur demander si on donnait à la dimension sociale d'influencer l'économie. Un grand silence s’est lourdement ressenti dans l'auditoire. Allait-on porter attention à un homme mal vêtu qui de surcroit ne maitrisait visiblement pas très bien la langue française ? Plus qu’un savoir, plus qu’un savoir-faire, cette réflexion se penche sur la personnalité et s’interroge sur le développement du savoir être, valeur plus que nécessaire dans les temps de croissance molle que nous traversons[10]. Plus que de paraître bien, au-delà de se sentir bien, être bien est un concept d’excellence, une quête qui passe par la découverte de notre identité personnelle et corporative[11]. L’utilisation des multiples intelligences montrent que l’insertion n’est pas que le résultat d'une communication d’une information qui s’adresserait à l’intellect .
 
2) Moyens d’action.
Evaluer et anticiper les effets socio-économiques, politiques, juridiques et religieux d’une prise de décision. Construire des argumentaires rationnels et lisibles permettant d’aider à la prise de décision. C’est ce qui a constitué la base de notre projet. En prenant la réalisation sur le Nord Atlantique (Basse-Pointe), la proposition de Centres Polyvalents de la caraïbe sont autant d’opportunités et d’ouvertures d’esprit dans une société qui cherche son identité non seulement culturelle. Notre désir est de voir naître une toute nouvelle génération d’hommes et de femmes responsables et capables, préparés pour apporter dans la francophonie et dans le reste du monde une conception fraîche dans les relations humaines. Des hommes et des femmes parés à répondre aux exigences politiques et à apporter des correcteurs aux réalités économiques et sociétales.
 
 
3) Conclusions et propositions.
Au regard de ce travail de recherche, trois pistes ont été dégagés sur le devenir des structures confessionnelles d'insertion dans le rapport à la société. Premièrement, il s'avère que certaines structures devraient travailler à préserver leur indépendance. Pourquoi ? La pyramide de Maslow montre qu’en haut des besoins se trouve le besoin de reconnaissance. Cette reconnaissance, les bénéficiaires la trouvent au sein de ces structures qui mettent l'accent sur l'humain et sur sa dignité. Deuxièmement, certaines structures nationales où locales auraient à y gagner en efficacité en intégrant non pas des croyances mais en recentrant leur action sur les valeurs humaines universelles et intégrer un élément modérateur - neutralisateur (comme c’est le cas dans les structures confessionnelles). Enfin, il s'avère que certains dispositifs confessionnels auraient à gagner en se professionnalisant. Et là, comment ne pas tomber dans le prosélytisme, dans la récupération ? Quels contrôleurs neutres pourraient permettre une analyse juste pour tous ?
Réforme des associations, dictats institutionnels etc… ces questions montrent qu'un gros travail est à mener tant dans l'action que dans la réflexion.
En conclusion de ce travail d’investigation, nous nous proposons donc de participer à la création d'une structure d'insertion, dans la ligne de pensée d’utilisation des multiples intelligences en tendant à respecter une démocratie active dans son organisation et sa direction ainsi qu’une parité des genres et des professions. Ce projet en voie de concrétisation pressent un conseil composé de 12 membres visant à respecter les parités. Si la parité homme-femme n’a pas été réalisée (57 % sont des hommes et 43 % des femmes), notre désir, à terme est de l’atteindre de façon naturelle, sans pour autant établir une politique de cotât. Dans ce conseil d’administration, la parité est atteinte entre professionnels des secteurs (ingénierie sociale, ressources humaines, psychologie) bénévoles. Notons que les bénéficiaires sont également présents à part entière dans ce conseil d’administration. Un bon équilibre existe aussi entre intervenants confessionnels et laïques. Cette structure se positionne sur 2 axes.
Un axe «  action » qui consiste a être sur le terrain en mettant des programmes élaborés avec et pour les bénéficiaires. Un axe « réflexion » qui permet de faire le lien (non pas dans le sens psychanalytique), là où c'est possible auprès des autre structures existantes. Dans cet axe réflexion, deux pôles. Ce concept de partenariat se veut donc posséder un pôle centré sur une personne (mais pas seulement), et un pôle qui met en valeur l’horizontalité des relations (mais pas seulement). En effet, la vocation est plus d'être proactive que réactive. Cet axe « réflexion » a le désir d’anticiper les données sociétales et pas les subir. Ainsi Pour que ce partenariat, ne se transforme pas en « réseau » aux accents sectaires, toutes les forces vives sont tournées vers un idéal permettant à ce qu'il soit répondu aux besoins fondamentaux de ces acteurs – bénéficiaires. Réalisant ainsi 100% de l'objectif structurel et 100% de l'objectif humain. Ce, afin de mutualiser les compétences.
Additionner et juxtaposer les savoirs crée une connaissance, mais multiplier et croiser les savoirs entre eux, c’est acquérir la sagesse.
 


[1] Voir annexe VII, p. xxxi.
[2] Il était en effet temps de le faire, puisque la session parlementaire clôturait le 30 juin. Mais comment, dans ces circonstances, donner la possibilité à un véritable débat parlementaire ?
 
[3] MILIVUDES (Ouvrage Collectif), « Guide de l'agent public face aux dérives sectaires », Éditions La documentations Françaises, Paris, 2005, p. 56.
[4] Annexe VII, p. xxxi-xxxvii.
 
[5] Voir rapport TREND Martinique « Phénomènes émergents liés aux drogues en 2004 – Tendances récentes sur le site Martinique », Fort-de-France, novembre 2005, 41 p.
 
[6] Voir rapport « Les enfants du net II – Pédo-pornographie et pédophilie sur l’internet », Paris, janvier 2005, 74 p.
 
[7] Voir le site http://www.infosuicide.org   
[8] Éric Debarbieux, « La violence à l’école, quelques orientations pour un débat scientifique mondial » in International journal of Violence and School, n°1, mai 2006, pp. 18-28.
[9] En cela, ce n'est pas vraiment différent de la démarche des dispositifs locaux ou nationaux d'insertion qui, bien souvent, à terme, sont remplacés par d'autres dispositifs sans qu'un véritable bilan ait été dressé.
[10] Au dire de certains députés européens, il semblerait qu'il y ait même une satisfaction à cette croissance molle qui aurait la fâcheuse tendance à exclure et oublier les surnuméraires.
 
[11] Ce terme qui peut apparaître pour certain comme un néologisme, est utilisé ici pour marquer une différence avec le terme « communautarisme » qui fait trop référence à la séparation et le terme « collectivisme » qui est trop « englobant ».
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 20:23

Laïcité : la religion d'état de la France ?

laicit-.jpg Bonjour à chacun !
Aujourd'hui, nous sommes sur le point d’ouvrir une porte de ré-flexions sur les structures confes-sionnelles d’insertion en Martinique et les rapports avec les institutions et les dispositifs régionaux et nationaux. 

L’idée générale qui est véhiculée est que c’est dans le cadre exclusif de la laïcité qu’une réflexion analytique peut être menée. En y regardant d’un peu plus près, qu’observons nous aux Antilles ? Au préalable, il est intéressant de noter le rayonnement musical qui émane des Antilles. Dans notre analyse globale (1)
, notre étude qui s’est posée sur 190 personnes laisse apparaître que 24 personnes étaient candidat à une formation musicale soit 12.63 % des postulants. Pourtant, il est souvent fait mention, dans les groupes réflexions économiques que la musique n’est pas un véritable métier (2). On remarque une initiative intéressante dans l’île anglophone voisine de la Dominique. Afin de palier aux dérives de la fête d’Halloween, le premier ministre de la Dominique a soutenu le projet d’un grand festival international annuel de musique. Depuis quelques années, des artistes et des chaînes de télévision du monde entier viennent célébrer cet évènement qui est devenu une source financière importante pour l’île. Les radios et télévisions françaises, les artistes français y participent en masse, mais ne possèdent pas, d’événement similaire aux Antilles Françaises. La grande différence se situe en effet dans une volonté politique. En effet, la Dominique s’est doté d’un outils. The Dominica Festivals Commission” (DFC), est une division ministérielle : “a Division of the National Development Corporation” (NDC). Sa responsabilité est la promotion, le marché et l’organisation du carnaval et du «World Creole Music Festival» d’octobre novembre. Cette division a pour mission de créer une atmosphère propre à l’organisation d’évènements qu’on hésite pas à classer dans la catégorie de l’industrie. Dans sa charte relationnel avec l’état, il est expressément dit que :

« The DFC is expected to maintain a very close working relationship with the Cultural Division and the National Cultural Council. That relationship is necessary to provide the continued development support for the performing arts» (3).

 

« Il est attendu, de la par de la DFC qu’elle maintienne une très proche collaboration avec la Division National Culturelle. Cette relation est nécessaire pour pourvoir à un support en continuité dans le développement des représentations artistiques ».

 

Quel artiste musicien n’aurait pas rêvé d’un tel support qui lui apporterait une reconnaissance tant sur le plan professionnel qu’existentiel. Mais la législation française est toute autre. Or, c’est ce même dictat de séparation qui intervient dans le cadre des structures confessionnelles d’insertion. En effet, il est communément admis que, selon la loi de 1905, la laïcité signifie la séparation des Églises et de l’Etat. Cependant, à la célébration du centenaire de la commémoration de cet événement, il est observé que les mesures qui visent les structures confessionnelles n’ont de cesse de déroger au principe de séparation, ce, paradoxalement pour mieux appliquer la laïcité. C’est ainsi que, ces dernières années, on a pu voir l’Etat conférer ou refuser le statut d’association cultuelle a certains structures confessionnelles. C’est donc l’Etat qui définit quels sont les « vraies » structures, et les associations qui cultivent des croyances et des pratiques reconnues « normales ». Raphaël Liogier est professeur des Universités à l’Institut d’Études Politique d’Aix en Provence. Il enseigne la sociologie et l’anthropologie et dirige l’Observatoire du religieux. Il est, notamment, l’auteur de l’ouvrage « une laïcité légitime, la France et ses religions d’Etat " (4) Dans sa post-face, il affirme :

 

« La Laïcité, c’est la schizophrénie au pouvoir, le double langage, les préjugés, les évidences d’une culture dominante qui n’a jamais à s’expliquer parce qu’à priori « universelle ». C’est parce que l’Etat est « neutre » qu’il peut intervenir » (5).

 

Cette pseudo-neutralité est, en fait, selon l’auteur une idéologie justifiant par avance, et indiscutablement, toute intervention possible. Au chapitre cinq de son livre (6), Raphaël Liogier dénonce un mythe et un système interventionniste qui, paradoxalement, ne serait pas concevable dans des pays qui, eux, ne se prétendent pas « laïques ». Universitaire, il a le soin de recadrer le débat en fondant son études sur la réalité d’enquêtes sociologique.

 

C’est déjà ce que Jean-Christophe Rufin approchait dans son ouvrage sur les barbares. Nous sommes devant de faux conflits de civilisation mais vrais enjeux sociaux. De plus en plus, il est utilisé un procédé qui consiste a faire de l’énonciation généralisante unedénonciation particulière. Dans le France-Antilles du_____, certaines structures confessionnelles ont été dépréciées, ce qui entraîne une déchristianisation de leur énonciation. C’est ainsi qu’on parlera des « charismatiques », des « pentecôtistes », et non des « protestants-évangéliques » ou des « catholiques-charismatiques ».

 

Notre étude serait donc incomplète sans un volet législatif, et c'est avec plaisir que nous aborderons ce sujet dans un prochain article...

 


[1] Voir notre article.

[2] Voir article « le droit à la formation pour les professionnels permanents » dans la revue  Jusisculture n°82, février 2006. p. 7-16.

[3] Voir http://www.dominica.dm/festivals.html
[4] Raphaël Liogier, « Une laïcité légitime, la France et ses religions d’Etat », Éd. Entre Lacs, Paris, 2006, 200 p.

[5] Idem, post-face.

[6] ibid, pp. 153-172.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 16:22
undefined Au mois d’août 2006, en réponse au dédain rencontré dans certains milieux de réflexion universitaire sur la question sociale, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération Protestante de France s’exprimait sur le site de la fédération en posant de bonnes questions :
« N’est-ce pas à chaque chrétien, personnellement, de participer aux débats de société ? La laïcité n’impose-t-elle pas aux Eglises un devoir de réserve ? En prenant publiquement la parole ne favorisent-elles pas le communautarisme ? Les convictions chrétiennes ne doivent-elles pas rester du domaine privé ?… Que n’entend t’on pas sur ce sujet, jusqu’à l’affirmation péremptoire du « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » interprétée comme un devoir pour les croyants de se taire dès qu’il s’agit de la vie publique ».
 
La prise de parole publique est donc un défi. Trois aspects importants s’imposent au fidèle qui vit dans la société. Nous soulignons qu'il s'agit pour le croyant de :
·         Dire l’évangile ! C’est une parole qui s’impose au croyant et qu’il ne peut garder pour lui seul, quand bien même cette parole serait en rupture avec la société.
·         Participer à la construction d’une société plus juste et plus humaine Il s’agit ici des richesses (humaines, philosophiques et psychologiques) que l’on peu puiser dans la Parole de Dieu.
·         Prier avec intelligence pour ce monde qui est placé sous le regard de Dieu.
 
Selon lui, l’écoute et le débat doivent être privilégiés. Ce débat se doit d’être le plus ouvert que possible, d’autant que nous sommes en une période politique intense qui précède des élections.
 
   Analyse
Gilles de Labarre est président du CASP. Il s’interroge, quant à lui, à l’heure où la cohésion sociale du pays est mise à rude épreuve pour savoir comment en est-on rendu là ? La question est de savoir comment trouver l’énergie, la volonté et les innovations indispensables à l’action et comment rendre notre pays plus solidaire, plus fraternel, plus humain ? Le pendant à cette question est de savoir comment les structures confessionnelles peuvent participer au débat public sur le sujet de la crise sociale ? Pour lui, il s’agit tout d’abord de comprendre qu’il n’y a pas qu’une seule réponse à apporter. Cette crise est une crise sociale multiforme. La société est aujourd’hui touchée par trois crises qui s’entretiennent les unes les autres : crise de l’emploi, crise du sens et crise du lien social.
  • La crise de l’emploi est issue de l’échec collectif de l’Etat et des politiques publiques depuis plus de trente ans. Face au chômage, la société s’est installée dans un pessimisme ambiant, dans une fatalité destructrice. Le travail étant devenu une source majeure d’identité, il faut bien que l’identité absente se reconstitue là où elle peut par des signes et des appartenances, voire des communautarismes dangereux.
  • La crise du sens provient de l’incapacité de notre société à se donner des objectifs individuels et collectifs mobilisateurs, autour d’un projet fédérateur. Selon lui, la France, mais c’est aussi le cas pour la Martinique, n’a pas trouvé son modèle pertinent : avec la LOLF, il rêve d’un modèle de type nordique, mais ne s’en donne pas les moyens. D’un autre côté, il refuse le modèle anglo-saxon libéral, mais se laisse acculer au chômage de masse ! Il s’agit d’un projet inter-générationnel qui implique l’ensemble des citoyens, tous étant unis les uns aux autres. Mais il s’agit aussi d’un projet qui dise dans quel type de société l’on souhaite vivre.
  • La crise du lien social provient du délitement progressif du tissu de relations qui existaient autrefois entre les individus à travers des institutions régulatrices comme les syndicats, les partis politiques, les églises… Dès lors qu’un accident de la vie survient (chômage, séparation, maladie…), les mécanismes de solidarité traditionnels ne jouent plus et l’exclusion vient alors dissoudre le sens et les liens sociaux.
 
D’autres phénomènes amplifient cette crise : le manque de logement, la panne de l’ascenseur social, la stagnation des rémunérations…
Face à ces trois crises, les réponses apportées par les différents intervenants, qu’ils soient publics ou privés, ont été d’apporter des prestations ! Nous l’avons écris plus haut, c’est comme si de la même façon qu’un médecin au XVIIIème siècle prescrivait à une personne un peu souffrante : « une saignée ! », il semblerait qu’en notre XXIème siècle, l’acteur social prescrive avec autant d’aisance « un bilan de compétences ! » au demandeur d’emploi. Prestations sans relations n’est que dérision ! Dès lors, la question majeure est celle de la densité du capital social, d’entourage, de lien social qui entoure les personnes en difficultés. Et c’est bien là l’enjeu majeur de nos associations dans leur travail quotidien, au plus près de la détresse humaine.
 
Quel rôle pour les structures confessionnelles ?
Face à cette crise sociale, les structures confessionnelles doivent jouer un double rôle de veille et d’innovation. L’inflation législative ne permet pas de résoudre tous les problèmes liés à la crise sociale et il serait illusoire de reporter sur les élus la charge de tout régler. Ne faut-il pas aller beaucoup plus loin et mettre en place un dispositif d’engagement collectif qui réussissent à mobiliser non seulement les acteurs du social (travailleurs sociaux, associations, partenaires…) mais aussi les grands acteurs de la société française (syndicats, entreprises, services publics, collectivités locales, citoyens, médias…) ?
C’est bien là que les structures d’insertion confessionnelles peuvent trouver une place dans ce projet fédérateur, et cela pour plusieurs raisons :
  • tout d’abord, pour éviter les risques de déstabilisation de notre démocratie et retrouver le sens de la « promesse démocratique ». Il s’agit d’éviter quatre risques majeurs :
o   le protectionnisme dans l’ordre économique (comme le souligne Bernard Maris),
o   l’autoritarisme dans l’espace politique (comme le relève Michel Rocard),
o   la tentation communautariste dans le domaine social (comme le dénonce Jean-Christophe Ruffin),
o   le fondamentalisme et l’intégrisme dans l’ordre du sens (comme l’écrit Nicolas Sarkozy).
  • d’autre part, pour affirmer que le protestantisme a une vocation à « faire bouger les lignes », il est important de résister à la fatalité et à protester devant l’injustice, les pratiques discriminatoires et les atteintes à la liberté.
  • enfin, ces structures devraient avoir le courage de faire part de ses réflexions, même si elles ne sont pas toujours comprises de tous nos contemporains. Il s’agit aussi d’être cohérents entre ce qui est cru, ce qui est dit et ce qui est fait ! La question de la lutte contre l’exclusion n’est pas un thème abstrait de discussion. Elle évoque le visage très concret de tous ces hommes, ces femmes et enfants, ces jeunes que nous côtoyons et qui s’adressent à nous.
 
 
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Vie d'église - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 07:02
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 18:36
ÉRUPTION VOLCANIQUE IMMINENTE !
N
ous avons appris de sources provenant de grands médias de l’étranger qu’une éruption volcanique aux Canaries était imminente.

 

L
e raz de marée provoqué par l’effondrement de tout le flanc ouest du volcan créerait un mur d’eau ou une vague de plus de 100 mètres de hauteur qui viendrait heurter de plein fouet la côte est des États-Unis sur toute sa longueur. Bill McGuire, directeur du centre de recherche sur les risques de l’université London Benfield, a affirmé que "les villes de Boston, New York, Washington D.C et Miami seraient rayées de la carte". Le professeur a également déclaré que cette muraille d’eau se déplacerait à la vitesse de 800 kilomètres à l’heure, soit la vitesse d’un avion de ligne. Le docteur McGuire a également dit : "Cet événement est inéluctable. La question n’est pas de savoir si cela va se produire ou non mais de savoir comment y faire face. Nous parlons ici de dégâts considérables. C’est une fichue situation dans laquelle nous nous trouvons et je ne sais pas comment on va s’en sortir. Le gouvernement des États-Unis doit à coup sûr être conscient de la menace mais je suis sûr qu’il ne la prend pas au sérieux". Le docteur McGuire a également indiqué qu’une éruption majeure de ce volcan connu sous le nom de Cumbra Vieja est attendue depuis longtemps.
 
N
ous avons également obtenu ce témoignage d’un témoin oculaire en undefined provenance de contrées septentrionales de notre planète troublée. Dirk Dunning a publié le rapport suivant : Je suis abasourdi au point d’être presque sans voix. Le passage du nord-est à travers les glaces polaires sibériennes est ouvert. Les glaciers de l’île de Ellesmere et les rivages du nord et du nord-est du Groenland sont en train de s’effondrer en l’espace de quelques jours. Le détroit entre le Groenland et l’île de Ellesmere est ouvert…et d’immenses étendues de glace polaire sont pulvérisées et flottent à la dérive dans l’océan arctique. Une immense cassure s’est formée dans les glaces de l’île Queen Victoria. Une bande de glace encore plus large s’est détachée de la Sibérie et est poussée vers le pôle nord même. Les rivages du nord de l’Alaska sont entièrement libérés des glaces comme le sont les rivages des côtes nord de la Sibérie. En bref, le pôle nord se désagrège complètement… Il s’agit d’un des phénomènes les plus stupéfiants de l’histoire de l’humanité. Mais où nous en parle-t-on dans les journaux ?
 
Dans le même registre, les dépêches de l’AFP racontent la chose suivante : "Les habitants de Llulissat, dont la plupart vivent de la pêche à la crevette et au flétan mais aussi de l’industrie capitale du tourisme, se sont presque étranglés en buvant leur café du matin, lorsqu’il ont lu dans le journal Groenlands Posten que le glacier de Sermeq Kulajek, l’un des glaciers les plus actifs au monde qui constitue la plus grosse attraction touristique de la ville, avait reculé de plus de cinq kilomètres en l’espace de deux ans".  pour plus d'info, cliquez sur l'image : plein-feux.jpg

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /Jan /2008 20:15

La Martinique est l’un des départements français les plus denses quant à la concentration des protestants. On y trouve sociologiquement un intérêt premièrement quantitatif. Il s’agit de la 2ème religion du pays. Puis, un intérêt également quant à la représentation nationale. La jeunesse martiniquaise exporte dans la caraïbe, la francophonie et le monde entier, un style musical religieux qui lui est propre et qui est générateur d’une approche innovante du respect mutuel. Cette jeunesse, éduquée et élevée avec ses valeurs que l’on retrouve dans les dispositifs d'insertion confessionnel (l'ACEATE, le groupe Symbiose) est sans aucun doute à l’avant-garde d’un message d’espoir, nous dirons même d’espérance dans cette mondialisation que nous vivons ou plutôt que nous subissons. Ce bref panorama anthropologique du religieux à la Martinique, aborde la notion du magico-religieux tellement traité dans de nombreux mémoires de maîtrise voire de thèses de doctorat. 

Pour le protestantisme en Martinique, nous nous sommes particulièrement ralliés Un survol du concept de l’insertion sous un angle philosophique, tel que nous l'avons abordé dans les propositions faites par Platon nous permet de découvrir que les premiers catéchismes, véritables "manuels d'insertion" ont été protestants. Par cette affirmation, certains pourraient se poser la question pourquoi cela ? 

Pourquoi notre monde a-t-il attendu le 15ème siècle, l’avènement du protestantisme pour voir apparaître ces manuels ? Cela est en rapport avec la doctrine. Loin de nous en cet instant d’être prosélyte, mais quelques précisions s’imposent. À partir du moment où le protestantisme surgit en Europe, jusqu’alors, l’individu, lorsqu’il avait fauté pouvait aller voir le prêtre qui pouvait l’absoudre de ses péchés et cette personne sortait du confessionnal avec la certitude d’avoir la grâce. Voici à présent en quoi consiste la pratique éducative protestante. La Foi protestante repose sur le fait que chaque individu est pécheur et qu’il est donc coupable, mais que le salut est acquis par la Grâce seule. 

Le problème dans ce système est pour celui qui adhère à cette idée, c’est qu’elle génère une interrogation constante. Il se pose la question de savoir "quand suis-je pardonné, s’il n’y a personne pour me le dire" ? C’est là que nous arrivons à ce qui nous intéresse. Le protestant fait une introspection, une auto-évaluation de ce qu’il vit par rapport aux exigences de la Bible, cela, pour vivre mieux en société. Il trouve ainsi dans ces manuels la possibilité de s’interroger sur sa vie. Les pratiques éducatives protestantes ne consistent pas en une communication de devoirs et d’interdits mais en une interrogation sur le bon sens de la vie. Et ceci dit entre parenthèse, c’est à partir de ses courants piétistes que les histoires de vie, les récits de vie, les biographies ont commencé à faire leur apparition. 

Une question s'impose à nous : celle de la pertinence de cette vision du monde qui date de plus de 500 ans. Cet enseignement reste-t-il pertinent et pourquoi pourrait-il l’être ? À cela, on peut y répondre non pas la forme mais en regardant au contenu, à savoir l’enseignement des valeurs universelles et communes au plus grand nombre. Considérons trois grands axes de réflexions : à la vision non pas d’un mouvement, mais d’un homme : Jean Calvin. A l’aube de la renaissance, Jean Calvin se voyait comme un nouvel Alcuin et un nouvel organisateur des sciences de l’éducation. 

Tout comme Alcuin auprès de Charlemagne au 9ème siècle, Jean Calvin souhaitait que tout enfant en France soit formé et éduqué afin d’être une force vive pour le pays. C’est une mission sociale, c’est une mission laïque.  

1er axe : dans l’analyse que nous avons réalisé, nous pensons qu’il serait intéressant de donner la parole aux principaux "bénéficiaires". Non pas faire pour le bénéficiaire, mais faire avec le bénéficiaire. 

2ème axe : une interrogation par rapport à notre société laïque.
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Quelle est la place à donner aux institutions confessionnelles ? c’est-à-dire quelles sont les collaborations possible et / ou impossible avec les institutions laïques ? Et pour ce faire, nous aimerions simplement illustrer notre propos par le dessin parru dans le journal La Croix du 21 septembre 2005 où l’on voit un père désireux de mettre son enfant dans une institution religieuse. La raison pour laquelle le père place son enfant dans une école confessionnelle est que cette école est plus à même d'enseigner à son enfant les valeurs… républicaines. On doit comprendre ici que ce n’est pas parce qu’il est écrit sur le fronton de nos mairies « liberté, égalité, fraternité » que la personne qui franchit le seuil de cet édifice va obligatoirement et automatiquement être saisi voire envahie par ces valeurs. Il y a un travail de fond à entreprendre.

3ème axe : il serait intéressant de développer un projet d'insertion ayant l’amour pour la condition humaine comme moteur d’une structure qui lui est adressée. Ce programme est un concept qui permet à chacun de développer ses intelligences. Jan Amos Coménius (1592-1670) de la communauté protestante des frères moraves avait en son temps une vision qu'on pensait totalement utopique. Cependant, sa théorie sur les Multiples Intelligences ont été reprises ces toutes dernières décennies par le professeur Howard Gardner. Dans ses toutes dernières recherches, il nous livre une réflexion sur ce qu'il appelle « l'intelligence existentielle » Nous pensons qu'un programme non compétitif qui mettrait l’accent sur la créativité et l’expérience positive permettant au bénéficiaire de développer progressivement ses capacités (esprit, âme et corps). Tourné vers les enfants, en y alliant la présence et la participation active du ou des parents, nous pouvons concevoir un programme alliant le jeu au développement. Des instructeurs qualifiés et spécialisés entraînent ainsi les enfants dans toutes les dimensions de son être, dans des programmes incluant le mouvement, la musique et le chant, la gymnastique, le sport, les jeux, le théâtre, le conte, l’écoute la lecture, les découvertes de son environnement et de nombreuses activités artistiques. Ainsi, le programme offre aux enfants des enrichissements multiples leur donnant l’opportunité d’accroître leur flexibilité, la confiance en soi, leur rapport avec les autres et une bonne adaptation aux exigences du siècle présent.

 

 
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 15:36

 

Les risques Psychosociaux
 
Cheftaine.gif Les expressions « stress », harcèlement moral, souffrance au travail représentent des réalités dont les contours ne sont pas toujours bien définis. Ces termes, utilisés dans le langage courrant nécessitent une approche interdisciplinaire et pluridisciplinaire. Selon l’Institut Français sur le stress (IFAS), 47 % des salariés en France déclarent éprouver souvent du « stress » au travail. Or, en Marketing, il est démontré qu’il vaut mieux prendre soin de ses employés et de ses clients que de développer une nouvelle stratégie afin d’embaucher une nouvelle personne ou démarcher une nouvelle clientèle. En effet, dans son rapport de 2005, la fondation de Dublin a estimé que la problématique de la santé liée au stress au travail engendre un coût direct de 20 milliards d’euro par an, sans prendre en compte les coûts indirects d’absentéisme et de manque de productivité.
 
C’est pourquoi, il est primordial d’inscrire les risques psychosociaux dans un cadre d’évaluation pertinent au niveau local, professionnel et personnel.
 
Aussi, certains indicateurs peuvent nous guider dans cette approche. Il est important de pouvoir caractériser les phénomènes qui peuvent exprimer des manifestations dont l’origine et la nature peuvent être variées. Un des grands soucis dans notre société occidentale est que la médecine classique considère trop souvent l’être humain comme le ferait un mécanicien. Il ne s’agit pas d’appliquer le même remède aux mêmes symptômes. Une personne peut souffrir de maux de tête car elle travaille dans un secteur industriel qui l’affecte physiologiquement. Une autre personne peut présenter les mêmes symptômes mais la raison peut être différente : soucis conjugaux, problèmes financiers, etc… Si les deux personnes présentent les mêmes symptômes, on ne peut cependant pas toujours appliquer le même remède aux deux situations.
 
L’être humain doit être pris en considération dans l’ensemble de ses composantes au regard de la situation qu’il rencontre au niveau Spirituel, Moral et Physique. Le constat de désespérance observé ses dernières années en France est réellement le reflet d’une approche laïque dont l’idéologie s’est laissé asséchée par la déconvenue du socialisme puis du capitaliste.
 
4 étapes pour établir un diagnostic
Des outils pratiques sont cependant à la disposition de chaque responsable, à son niveau afin que la société dans laquelle nous vivons expérimente une nouvelle renaissance. 4 étapes sont désormais à notre disposition. A partir des diagnostics des constats communs à l’entreprise, il s’agira pour les différents acteurs :
 
1 – de Construire ensemble une approche collective,
2 – de Repérer les indicateurs d’alerte (télécharger), 
3 – de Comprendre les déséquilibres,
4 – d’Agir à plusieurs niveaux et de développer une veille locale ou régionale (voir des cabinets tels que Scriptura).
 
En effet, s’il est important de différencier l’approche individuelle de l’approche collective, il est important de repérer les multiples acteurs qui contribuent à apporter une réponse à la problématique des risques psychosociaux. Vous trouverez auprès de l’ARACT de la région Aquitaine un guide pour une démarche pluridisciplinaire qui, sans aucun doute contribuera à répondre aux questions qui peuvent se poser en cet endroit.

L’homme spirituel dans tout cela ?
Nous devons nous rappeler que nous ne sommes pas premièrement une personne vivant une expérience spirituelle, mais nous sommes un esprit qui possédons une âme qui fait une expérience dans un corps. C’est la raison pour laquelle la Bible défini l’être humain non pas selon la priorité « Corps – Ame – Esprit » mais « Esprit – Ame et Corps ». Hélas, les membres des communautés confessionnelles (Eglises et Associations) peuvent eux aussi rencontrer des risques psychosociaux. En effet, à partir du moment où on considère que ces organismes ont une « mission » à remplir, on est de suite confronté au souci de l’efficacité et de l’exclusion. Dans un article précédent « Le rejet dans l’Eglise », nous avons abordé la problématique de l’exclusion. Trop longtemps, des responsables de structures religieuses ont été à l’origine d’une souffrance qui a conduit des croyants au rejet et à l’exclusion. N’oublions pas que Jésus disait qu’il n’hésitait pas à focaliser son attention sur la brebis perdue, qui a besoin d’attention particulière, plutôt qu’auprès des 99 autres brebis qui ne nécessitent pas de vigilance particulière. Or, c’est avec regret que nous constatons que, dans la plupart des cas, c’est l’inverse qui est pratiqué dans l’Eglise : Il est prêché une doctrine, sans tenir compte du processus par lequel le membre de l’Eglise passe ; il lui est demandé de « régler sa situation », et dans l’hypothèse ou celui-ci n’est pas en mesure de le faire, il est exclu, rejeté et abandonné. L’Eglise aura vite fait de l’oublier car, investie d’une « mission divine » de conquérir le pays, elle va délaisser la brebis perdue et se targuer d’aller et de sauver de nouvelles âmes qui, hélas, pour beaucoup d’entre elles, vont subir ce même processus.
 
En conclusion
Quelle démarche puis-je adopter afin de survivre ?
Face à la souffrance, il n’y a pas de réponse unique. Cependant, plusieurs pistes tant idéologiques qu’organisationnelles peuvent être apportées en cet endroit. La première est celle de la consécration et de l’espérance. Après avoir dressé un sombre tableau de la situation, nous devons cependant saluer ici l’initiative d’hommes et de femmes qui se dévouent totalement et en sacrifiant du temps et de l’argent afin que les valeurs auxquelles nous adhérons puissent être au bénéfice du plus grand nombre. Je pense ici à des femmes et des hommes d’exception, pasteurs, prêtres, mais aussi au dévouement tel qu’on pouvait le définir chez les « hussards noirs de la république » qui n’hésitaient pas à répandre l’instruction et la morale laïc avec un dévouement total. C’est de tels hommes et femmes dont notre pays, notre région a besoin, et mon désir est que ces « soldats de l’espérance » puisse bénéficier de tous les moyens pour accomplir ce travail… Que l’espérance, enfin, devienne source d’inspiration pour chaque décideur local, quel qu’il soit, avec la conviction que ce qui aura de l’importance n’est pas tant le chemin parcouru que le chemin qui reste à parcourir.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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