Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 18:30

Les esprits familiers : des esprits de divination.
 
Une amie pasteure m'a raconté une expérience qu'elle a vécue avec des croyants qui avaient des réunions de prière chez eux. Ils luidisaient que le Saint-Esprit agissait tellement...il faisait ceci, disait cela, et l’invitèrent donc à leur réunion. En se présentant à leur rassemblement leur saint-esprit lui a dit « Toi Jésus, dehors ! ». Cela ne pouvait pas être le Saint-Esprit ! Voyez-vous, il faut être vigilant. Quand, spirituellement, on est encore jeune, mieux vaut avoir avec nous des gens mûrs spirituellement. Et surtout quelqu’un qui peut avoir le discernement des esprits. Il ne faut pas être que des jeunes spirituels à être dans de telles réunions. Dieu, lui qui est la magnificence même, n’hésite pas à appeler Satan « le Malin ». Dans la Genèse, il nous est dit que le serpent était le plus rusé des animaux ! Ce n’est pas en vain que Dieu emploie les expressions « rusé, malin etc. ... ». Il sait pourquoi ! ! !
 
Ainsi, qu’arrive t-il lorsque nous sortons de notre relation avec Dieu pour obtenir une connaissance surnaturelle ? Saül est sorti de sa relation avec Dieu pour aller consulter la magicienne d’Eyn-Dor (1 Sam. 28). Sortir de sa relation avec Dieu pour obtenir une direction, une puissance, de la force, de l’argent, un travail ou un mariage n’est pas à la gloire de Dieu ! Ces pratiques se font par l’intermédiaire d’esprits familiers. Des gens vont rechercher cette aide auprès d’esprits familiers. Saül avait au préalable consulté l’Eternel mais l’Eternel ne lui avait pas répondu. C’est vrai qu’à certains moments, nous pouvons consulter l’Eternel mais qu’il ne nous réponde pas parce que ce n’est pas le temps de la réponse.
 
Nous devons nous attendre à Dieu et non retourner dans ces choses, vers des esprits familiers ou se dépêcher d’aller vers une sœur parce que soi disant elle a un don, qui n’est peut-être même pas connu dans l’Église. Certains, sous couvert de prophétiser chez eux peuvent donner la place à des manifestations d’esprits familiers. Mais alors, pourquoi est-ce que dans l’Église, ces gens se taisent ? l’Église doit être le lieu privilégié des manifestations divines et cela pour l’édification du corps de Christ. Ces esprits se manifestent de différentes manières. Retournons au passage de Lévitique 20:27. Ce verset nous dit que le sang retombe sur les personnes qui utilisent ces moyens là. Si vous savez que votre vie n’est pas en règle avec Dieu et que vous avez reçu quelque chose venez voir vos responsables. Ils vont prier pour vous afin que... (même si c’est un appel qui est sur votre vie), vous puissiez entrer dans une période de sanctification avant de pouvoir commencer quoi que ce soit. Et Dieu montrera le moment en son temps. Par contre, n’allez pas vers un frère jeune converti pour lui dire «tu sais, Dieu m’a montré que la sœur une telle, c’est ta femme ...».
 
La Bible nous donne la raison pour laquelle Saül est mort :
 
1 Chronique 10:13-14 «Saül mourut par suite de l'infidélité dont il se rendit coupable envers l'Éternel. Il n'avait pas observé la parole de l'Éternel, mais avait interrogé pour les consulter ceux qui évoquent les morts. Il ne consulta pas l'Éternel; (l'Éternel) le fit donc mourir et transféra la royauté à David, fils d'Isaï.».
 
La Parole de Dieu nous dit aussi :
Deutéronome 18:9-12 «Lorsque tu seras entré dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'apprendras pas à imiter les pratiques horribles de ces nations-là. Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l'avenir, personne qui interroge les morts. En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l'Éternel; et c'est à cause de ces horreurs que l'Éternel, ton Dieu, va déposséder ces nations devant toi».
 
Et le verset 13 nous dit que « tu seras entièrement à l’Eternel ». La volonté de Dieu pour nous est que nous soyons entièrement à lui et qu’il n’y ait plus d’ignorance dans ces domaines là, plus de bénédictions ratées et que l’on puisse avoir la certitude que Dieu peut nous bénir. Mais dans ce verset, il y un puissant avertissement de la part de Dieu. Dieu dit, si tu as pratiqué ces choses avant, ne les pratique plus, abandonne-les ! Ainsi tu en seras délivré ! Voyez-vous, lorsque vous venez pour être délivré et que par la suite vous continuez à pratiquer ces choses, vous ne pourrez pas être vraiment délivrés, vous serez toujours esclaves de ces choses. Etre entièrement à l’Eternel, c’est être entièrement libre, libéré de tout lien du passé, de toute domination, qui font que nous ne pouvons pas servir Dieu en esprit et en vérité réellement. Nous devons être débarrassés de cela. Celui qui a un esprit familier, il peut croire qu’il s’agit du Saint-Esprit ; C’est là où nous allons revenir à ce qui a déjà été écrit plus haut : nous devons obéir dans l’Église quand on nous demande d’arrêter de recevoir chez nous, par téléphone etc., des paroles ou des révélations. Au travers ces choses, nous risquons d’être entraînés dans de fausses doctrines. Soyons vigilants et acceptons, pendant un temps, d’être assis et enseignés. Attendez le temps de Dieu pour qu’il puisse vous utiliser.
 
Par exemple un membre de l’Église est venu me voir pour dire que sa défunte mère venait lui parler : - «A chaque fois que je suis sur le point de faire quelque chose de mal, ma mère vient m’avertir».   Cela ne vient pas de Dieu et si cela arrive, nous devons le rejeter en nous rappelant ce que nous dit Deutéronome 18. Soyons entièrement à l’Eternel.  
 
Un autre point, concernant les esprits familiers, c’est tout ce qui est lié à la connaissance de l’avenir. Les «Gadèd’zafè»  utilisent des esprits familiers qui peuvent être soit sur les femmes, soit sur les hommes de la famille ; rarement sur les deux, mais toujours sur une seule branche de la famille. Aussi, le désir de savoir où se trouvent nos bien-aimés défunts. Les choses cachées restent à l’Eternel. Nous ne devons pas nous préoccuper de là où vont les morts mais là où Jésus nous conduit. Que nous nous intéressions ou pas, cela ne change rien. En lisant ces lignes, il est possible que Dieu agisse. Qu’en votre être, vous ressentiez des manifestations. Ne vous laissez pas troubler par ces choses. Dieu est en train d’accomplir une œuvre.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /Sep /2007 16:19

Tout ce que vous avez voulu savoir sur Paul Ricoeur sans jamais avoir osé le demander! Je vous livre un article particulièrment pertinant sur Paul Ricoeur, que vous trouverez sur le Blog de Jean-Laurent TURBET.

La Fondation Eugène Bersier a eu l'excellente idée de mettre à notre disposition sur son site internet le documentaire de Caroline Reussner intitulé "Paul Ricoeur (1913-2005), philosophe de tous les dialogues", diffusé le dimanche 26 août dernier sur France 2, dans le cadre de l'émission Présence Protestante qui s'était jointe pour l'occasion au Jour du Seigneur.

Je vous invite bien sûr à visionner ce très beau reportage sur le site de la fondation.

Ricoeur-Paul.jpgPaul Ricoeur, philosophe, penseur, écrivain est l'une des personnalités les plus importantes de notre temps.

Protestant, il n'a cessé d'écrire sur la Bible d'interroger les textes, dans une partie de son oeuvre qu'il a toujours bien séparée de son oeuvre philosophique "normale", à la manière d'un Emmanuel Lévinas, penseur essentiel du judaïsme.

Mais il s'est toujours intéressé aux rapports parfois ambivalents entre philosophie et religion.

L'éthique a toujours été au centre de la pensée de Ricoeur, mais est-ce vraiment un hasard ?

Loin de moi l'idée de résumer en quelques lignes sur ce bloc-notes une pensée ausi riche et aussi complexe que celle de Paul Ricoeur. Mais plutôt de vous donner envie de vous replonger avec enthousiasme dans son oeuvre si dense.


Pour aller plus loin :

Si vous ne l'avez pas déjà, je vous recommande de vous procurer de toute urgence le N° de Mars-Avril 2006 de la revue Esprit intitulé "La Pensée Ricoeur".

Ricoeur-Esprit.jpg"La Pensée Ricoeur"
Revue ESPRIT

Mars Avril 2006
ISBN : 2909210448 
Prix Public : 20 €
commander-100x30-01.gifPrix FNAC à partir de ce site : 19€ 

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° Biographie de Paul Ricoeur.
° Site du Fonds Ricoeur.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Théologie - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /Sep /2007 01:06

JeanCalvin.png Bonjour à chacun et merci pour vos nombreux encouragements dans l'oeuvre de réformation que nous avons entrepris ! Alors que la "lettre aux éducateurs" de Nicolas Sarkozy a été envoyé à beaucoup d'entre nous, je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec la vision que Jean Calvin a eu pour la France et la francophonie, en matière d'éducation.

Un peu d'histoire...
Jean Calvin est né en 1509 à Noyon. Il fit ses études de droit au collège Montaigu à Paris ainsi qu’à Bourges où il put connaître les idées sur la réforme. À la mort de son père, Calvin adhéra complètement aux idées relatives à la réforme, cela quand il se mit à étudier les lettres et la théologie. C’est en lisant les ouvrages de Luther qu’il décida d’étudier la théologie. Il fut nommé pasteur en 1539 à Strasbourg et professeur de Théologie. Calvin devint un grand organisateur de la Réforme française. En 1541, alors qu’il est de retour à Genève après son exil imposé par les autorités civiles de l’époque, il adhère à l’idée selon laquelle la Bible est seule source d’autorité. Malgré quelques résistances à Genève, Calvin réussit à imposer sa conception de la réforme : la Sola Scriptura . Il crée une Académie qui forme des pasteurs, des docteurs, des diacres et anciens, utiles pour la vie de l’église protestante. Le personnel de l’Église calviniste n’a pas le même statut que les prêtres romains. Le pasteur par exemple est un laïc parmi des laïcs. Calvin étudia les deux testaments de la Bible, cela, souvent à la lumière des écrits de Saint Augustin. Il meurt en 1564, en laissant une œuvre considérable derrière lui, composé de commentaires sur le nouveau et l’ancien testament, « un grand nombre de traités et opuscules en relation avec les différents aspects de la Réforme, des Sermons sur les Épîtres de saint Paul, etc. ». 

Un modèle éducatif.
Nous devons comprendre un point important ici et c'est François Guizot qui nous éclairera. Né à Nîmes en 1787, il est élu en 1836 à l’Académie Française. Guizot mène une double carrière d’homme politique et d’historien. Il prend une part active à la révolution de 1830 et devient ministre de l’Intérieur [1830] puis Ministre de l’Instruction Publique de 1832 à 1837. C'est à lui qu'on doit la loi du même nom [Loi Guizot de 1833] sur l’enseignement primaire qui accorde la liberté de l’enseignement et fait obligation à chaque commune d’ouvrir une école. Certaines personnes feront le rapprochement entre son discours et le tout récent discours de son successeur en ce qui concerne le « socle de connaissances ». Mais ce qui attire notre attention c'est qu'en tant que Ministre de l'Éducation, tout en gardant sa casquette d'historien, son système de réforme sera celui d'Alcuin. Dans son cours d'histoire de l'éducation, Guizot tient pour établi « que, du Vème au VIIIème siècle, la décadence a été, dans la Gaule Franque, constante, générale ; qu’elle est le caractère essentiel du temps, et ne s’est arrêtée que sous le règne de Charlemagne ». Or, c'est précisément la vocation dont ce sens investi Jean Calvin qui, précisons-le, a opté pour le nom de Calvin, pour l'anagramme qu'il constituait avec le nom d'Alcuin [en Latin Calvinvs est l'anagramme d'Alcvinvs]. La doctrine des réformés radicaux est donc confessante.
Nous terminerons donc en citant la conclusion de la "lettre aux éducateurs" du Président qui constate que "Chacun d’entre vous, je le sais, mesure l’importance du défi que nous avons à relever. Chacun d’entre vous comprend que la révolution du savoir qui s’accomplit sous nos yeux ne nous laisse plus le temps pour repenser le sens même du mot éducation. Chacun d’entre vous est conscient que face à la dureté des rapports sociaux, à l’angoisse devant un avenir de plus en plus vécu comme une menace, le monde a besoin d’une nouvelle Renaissance, qui n’adviendra que grâce à l’éducation. À nous de reprendre le fil qui court depuis l’humanisme de la Renaissance jusqu’à l’école de Jules Ferry, en passant par le projet des Lumières.
Le temps de la refondation est venu. C’est à cette refondation que je vous invite. Nous la conduirons ensemble. Nous avons déjà trop tardé.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 17:04
 
Les esprits familiers reproduisent des émotions et travaillent en réseaux !
  Fromager-de-st-Pierre.JPG
On entend parfois notre entourage dire « Ah ! Il sourit comme un tel ! ». Alors que pendant toute la journée, cette personne est totalement différente ; à cet instant précis, on va dire d’elle qu’elle marche comme untel ; qu’elle parle comme untel, qu’elle ressemble à... . En tant qu’enfant de Dieu nous devons nous préserver de ces choses. Si tu t’appelles Pierre, tu agis comme Pierre et pas comme Louis, Arthur ou Honoré ! Qui vous dit qu’Honoré n’était pas le plus grand sorcier de la contrée ! Voyez-vous, c’est une façon de s’approprier des esprits familiers. Les démons ont des faciès. Aussi, lorsque certains viennent au Seigneur, il n’est pas surprenant que leurs proches les renient. Des enfants diront à leurs parents « tu n’es pas ma mère », une mère dira à son enfant  « tu n’es plus ma fille ». Ne soyez pas étonnés ! En effet, la personne qui n’est pas encore venue à Dieu et qui s’attache encore au monde, n’a plus le même père que vous ! La Parole de Dieu nous dit que « tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n'avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8:14-16). Ainsi vos proches ne vous reconnaissent plus ! C’est une chose spirituelle et il ne faut pas être contrarié lorsque ces choses arrivent. Lorsque quelqu’un vous dit - «Ah !, tu n’es plus ma fille... depuis que tu va dans  ton Église, tu n’es plus mon fils».
 
 Dans un sens, c’est normal. Vous n’avez plus le même esprit, vous n’avez plus le même père spirituel. C’est spirituellement qu’il vous faut comprendre. La Bible nous demande de marcher non selon la chair, mais selon l’Esprit. La personne peut encore compter ses trois autres enfants qui ne sont pas encore chrétien et dire «Moi, c’est trois enfants que j’ai. Toi, tu n’en fait pas partie». C’est dans ces moments qui pourraient paraître difficiles qu’il est possible de bénir notre Dieu et notre Père car spirituellement, nous sommes reconnus. On pourra même vous dire «tu n’es plus ma femme». Peut-être vous êtes chrétien depuis des années, mais c’est seulement maintenant que vous commencez à marcher d’une façon digne de Dieu. Et cela peut aussi vous arriver. Les mauvais esprits vous rappelleront votre passé «Cet homme là ? ! Méchant comme il est ; maintenant il dit qu’il est chrétien ?Après tout ce qu’il m’a fait souffrir, hypocrite ! ». Encore une fois nous devons être élevés à une dimension spirituelle pour comprendre ces choses. 

Les esprits familiers :
communications en «réseaux».
 
Les esprits familiers établissent une communication entre deux personnes voire plus. Nous lisons en 1 Samuel 28:6-7 «Saül consulta l'Éternel; et l'Éternel ne lui répondit pas, ni par des songes, ni par l'ourim, ni par les prophètes. Saül dit à ses serviteurs: Cherchez-moi une femme qui évoque les morts, et j'irai l'interroger. Ses serviteurs lui dirent: A Eyn-Dor il y a une femme qui évoque les morts».
 
La caractéristique principale des esprits familiers c’est la communication. Cette femme d’Eyn-Dor avait cet esprit familier mais établissait des communications non seulement entre elle et l’esprit qui est en elle, mais aussi entre elle et des gens étrangers à elle. C’est pourquoi nous disons que l’esprit familier peut faire communiquer deux personnes voire plusieurs. Si Saül a envoyé consulter cette femme d’Eyn-Dor, c’est que les gens savaient qu’elle avait une renommée. On connaît la femme qui fait telle ou telle chose.
 
Une de mes amies a vécu dans le désert de Kerouan, en Afrique. Dans ce lieu, tout le monde connaissait la femme qui faisait les massages après les accouchements. Les premières villes étaient à 15 km d’un côté et à 7 km de l’autre. Mais au-delà de ces 22 km à la ronde, on savait qui était la femme qui massait le ventre pour soi-disant remettre les organes après un accouchement. L’esprit familier n’est pas inconnu ! Il communique ; et cette communication est sollicitée. L’exemple de Saül nous montre que ce n’est pas d’hier que ces choses se passent. Saül a pratiqué ce qu’on appelle la nécromancie. Le culte à Marie, c’est aussi de la nécromancie.
 
Marie est bien décédée. Nulle part dans la Bible il nous est dit que Marie serait montée au ciel comme Enoch, Elie ou Jésus. Cette femme est bien morte et si je l’évoque, je tombe sous le coup du jugement de Dieu car j’évoque un esprit de mort ! C’est la raison pour laquelle Dieu nous demande de ne plus pratiquer ce genre de choses. Vous savez ce qui est arrivé à Saül par la suite : Ce n’est pas parce que Saül n’est pas allé chez le médecin qu’il est mort, mais la Parole de Dieu nous dit que c’est parce qu’il a pratiqué ce qui était contre la volonté de Dieu.
 
Les esprits familiers sont particulièrement communicants. C’est la raison pour laquelle lorsqu’il y a une cure d’âme nous sommes vigilants pour ne pas laisser ces esprits communiquer n’importe quoi et nous leur disons «tais-toi et sors !». Nous ne pouvons pas établir de communication avec n’importe quoi !
 
Je dis souvent en prêchant que lorsque Dieu a donné une vision pour une œuvre, généralement, il n’y a qu’une seule personne qui reçoit la vision. Tout ce qu’on reçoit par la suite doit être transmis au visionnaire, parce qu’à ce stade là, cela ne peut être que « Révélation » et plus Vision. En fait, il ne peut y avoir qu’une seule vision. Lorsqu’il s’ajoute des choses et que les gens viennent pour dire qu’ils ont reçu une autre « vision » pour l’Église, ou que certains n'ont pas "reçu la vision"... on se trompe, car voyez-vous, s’il y a deux visions, il y a di-vision. Automatiquement, il y aura un groupe qui va partir d’un côté et l’autre de l’autre. Il faut éviter cela. Il faut que l’Église soit épurée à ce niveau ! Cela ne contredit pas le fait que plusieurs reçoivent la confirmation de ce que Dieu est en train de faire. Mais notre façon de parler est souvent inapropriée à la vérité de la Parole de Dieu.
 
Nous lisions dans la Parole de Dieu :
Lévitique 19:31 «Ne vous tournez pas vers ceux qui évoquent les esprits, ni ceux qui prédisent l'avenir; ne les recherchez pas, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l'Éternel, votre Dieu».
Lévitique 20:27 «Si un homme ou une femme ont en eux l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort; on les lapidera, leur sang retombera sur eux
Dans ce dernier verset, il est vrai maintenant que ces gens ne sont pas mis à mort, mais par contre, les conséquences spirituelles de ce que tu as dit par fausse prophétie retombera sur toi. Alors il faut savoir que justement, quand on vous dit d’éviter d’exercer des dons de prophétie ou de révélation, c’est afin que vous ne soyez pas, comme le dit Lévitique 19 premièrement souillés, mais secundo, que les conséquences spirituelles ne retombent pas sur vous ou sur vos enfants ! Les conséquences spirituelles sont là. Nous avons besoin de ce genre d’enseignement pour comprendre pourquoi pour certaines choses on nous met en garde. Nous ne disons pas «Ne priez pas» ! Nous disons «priez !, mais priez pour des choses simples». Quant aux choses délicates, lorsque les gens ont besoin de délivrance, il est important que cela soit porté à la connaissance de l’Église. C’est à l’Église de prendre en charge ces choses. Soyons vigilants quand nous prions et faisons attention aux esprits qui peuvent se manifester. S’il se produit des manifestations, remerciez Dieu et arrêtez tous de suite parce que vous êtes peut-être sur une pente dangereuse pour vous. Les esprits familiers sont une contrefaçon du Saint-Esprit. Nous avons parlé de la contrefaçon de l’imposition des mains. Le Saint-Esprit me permet de communiquer avec Dieu. Par contre l’esprit familier me permets de communiquer avec des morts et avec des esprits «méchants». Ainsi nous réalisons que dans le monde spirituel, tout ce que nous avons avec Christ, nous le retrouvons en parallèle avec les démons et les esprits méchants. Nous devons savoir que si Dieu lui-même a appelé Satan le malin, ce n’est pas en vain.
 
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /Sep /2007 14:47

drapeau-Quebec.gif Bonjour à chacun ! Avant de poursuivre notre étude sur le concept d'intelligence existentielle, j'aimerais vous inviter à prendre connaissance d'un nouveau portail qui vient de voir le jour, il y a quelques semaines, et qui recense certains sites chrétiens très intéressants... http://www.hawatools.com/service-annuaire/annuaire-1655-117.html


Intelligence naturaliste et intelligence existentielle

a. Durkheim, Pape de la Sociologie.
Émile Durkheim… et tout est dit[1]. Ou nous devrions plutôt dire ‘tout est fait’ ! Jean Brun qui fut professeur de Philosophie à l’université de Dijon a tenté de dégager la filiation des idées dans la formation de l’Europe et de ses institutions[2]. En abordant la sociologie, il n’hésite pas à parler de l’idolâtrie du fait. Pour lui, Durkheim base toute l'éthique sur le fait social. Un acte est dit mauvais s'il est en contraste avec l'ensemble de la société (qui est infaillible). Notons au passage les différents mouvements liés par des points de contacts : le positivisme (philosophie analytique), c'est le « calculons » au lieu du « raisonnons »[3]. Très déshumanisant comme le structuraliste et la recherche de la langue absolue. Nous comprenons le fil de sa réflexion lorsqu'après l’établissement philosophique de la mort de Dieu, il est proclamé la mort de l'homme au profit du fait. Cela semble anodin, théorique mais d’une importance fondamentale quant on considère la place cédée aux statistiques, études de terrain, réflexion reprise même en économie ou les indispensables marchés d’études fleurissent parfois au dépit du bon sens. Cette méthode est acceptée comme idée reçue, comme méthode d’approche plus qu’un moyen.
Il est intéressant de noter en cet endroit qu’il est fait abstraction, dans cette théorie de l’objet et du rapport à l’objet[4] à ce que, dans ce rapport, Platon définissait comme source originelle. Par contre nous voyons apparaître ici le concept de data. Si Zenon ne pouvait être contredit dans démonstration, c’est parce que son paradoxe est établit sans poser en premier point un créateur. Nous sommes bien, avec Durkheim, dans une opposition entre créationnisme et évolutionnisme. « Si le lapin rattrape la tortue, c’est parce que c’est Dieu qui les a créé tout les deux et qu’Il l’a décrété ainsi » dira le théologien protestant Henri Blocher. C’est ainsi que le développement de la méthode paraîtra très déshumanisant (logique inductive / logique expérimentale).
 
b. Kierkegaard et le désespoir.
En lisant en toute simplicité Søren Kierkegaard[5] nous pouvons recevoir de lui clairement ce qu’il expose[6]. ce petit exposé est une bonne exhortation édifiante sur laquelle il est possible de construire. Dans une 1ère partie. La maladie à la mort est le désespoir. 1/ Etre désespéré mène jusqu'à la mort. Le désespoir est réel même s'il paraît en disharmonie avec l'« Etre ». Désespérer, c'est désespérer d'être ; donc mourir ! Il y a cependant une ouverture sur d'autres espoirs :
« Le désespéré a beau ne pas s'en apercevoir... : l'éternité fera pourtant éclater que son état est le désespoir...; et l'illusion de sa réussite deviendra manifeste. Et il faut que l'éternité agisse de la sorte, parce qu'avoir un moi, être un moi, c'est la suprême, c'est l'infinie concession faite à l'homme ; mais c'est en même temps l'exigence, la créance de l'éternité sur lui »[7]. 2/ A présent que le désespoir est exposé (notons au passage que c'est une maladie), il reste à démontrer son universalité. Tous connaissent l'angoisse. Pas besoin de grande démonstration pour prouver que le désespoir est partout, sauf peut-être chez le chrétien véritable, dit Kierkegaard et encore ; il est entaché par ce désespoir qui le tient comme une bête sauvage, mais mourante. Le désespoir est là. Il est universel mais pas incurable. Il suffit de porter son regard à l'horizon. 3/ Cependant, regardons d'un peu plus près le désespoir dans ses différentes formes de manifestation.
 
i. La conscience de soi
·                   Le fini - précis – conscient
·                   L'infini - vague - inconscient
 
ii. Positif ou admission ?
Le désespoir est ni positif ni admissible. Il est négatif et inadmissible. Cette situation nécessite une intervention miraculeuse pour rompre cet état. La solution se trouve dans la Toute-Puissance de Dieu. Ou plutôt la solution se trouve en Dieu qui dans sa Toute-Puissance met un terme à cette situation (car sinon on risque d'opposer Dieu au concept de désespoir - ce n'est cependant pas pour diminuer l'importance du désespoir). Kierkegaard a établi jusqu'à présent le désespoir comme maladie qui nous touche tous. Impossibilité de se guérir, nécessité d'une intervention divine. Il a montré plusieurs formes de désespoir, les causes et les effets. Dans cette 2ème partie, il démontre que le désespoir est péché.
« Le péché consiste, étant devant Dieu ou ayant l'idée de Dieu, et se trouvant dans l'état de désespoir, à ne pas vouloir être soi, ou à vouloir l'être. Le péché est ainsi la faiblesse ou le défi intensifié. Il est le désespoir élevé en puissance ; l'accent porte ici sur le fait d'être devant Dieu, ou d'avoir l'idée de Dieu ; ce qui est au point de vu dialectique, éthique, religieux, fait du péché le désespoir «qualifié», suivant le terme des juristes, c'est l'idée de Dieu » (p. 67).
 
Mettons de côté l’aspect confessionnel. Il y a, dans l’approche de Kierkegaard, matière à réflexion dans le procédé de l’utilisation de l’intelligence existentielle qui permet, à celui qui l’utilise, de lutter efficacement contre le concept du désespoir. Il s’agit bien là d’une piste à emprunter.
 

[1] Emile Durkheim, « les règles de la méthode sociologique », Éd. Flammarion, Paris, 1988, 253 p. 
 
[2] Jean Brun, « L’Europe philosophe », Editions Stock, Paris 1988, pp. 268-362.
 
[3] Idem, p. 331.
 
[4] Emile Durkheim, « les règles de la méthode sociologique », Éd. Flammarion, Paris, 1988, p. 16.
 
[5] Kierkegaard Søren, « La maladie à la mort (Le concept de désespoir) », Traduit du danois par P.H. Tisseau, Ed. Tisseau, Bazoges-en-Paredes, s.d., 124 p.
 
[6] Même s’il se donne bien de la peine pour expliquer des choses élémentaires.
 
[7] Kierkegaard Søren, op.cit, p. 17.
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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 16:54
L’esprit familier, quel est t-il ?
 
L’esprit familier est un esprit qui nous donne un certain pouvoir. Nous pensons avoir un certain pouvoir, un certain don, mais c’est en fait au travers l’esprit familier. L’esprit familier est un type spécifique d’esprit méchant. Il est bon d’expliquer pourquoi l’esprit est appelé familier.
sakai.jpg (Peinture de Sachiko ASAI "l'arbre généalogique")


Lorsque nous prenons le livre des actes, au chapitre 16 au verset 16 nous lisons : « Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python et qui, par ses divinations, procurait un grand profit à ses maîtres, vint à notre rencontre. Elle se mit à nous suivre, Paul et nous, et criait: Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très-Haut, et ils vous annoncent la voie du salut. Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul, excédé, se retourna et dit à l'esprit: Je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure même. Les maîtres de la servante, qui voyaient disparaître l'espoir de leur profit, saisirent Paul et Silas et les traînèrent sur la place publique vers les magistrats. Ils les amenèrent aux préteurs... ».
 
Cette servante avait un esprit de python. La Bible lui donne déjà un nom, c’est un esprit familier. Paul dit «je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure même ». Paul a discerné l‘esprit. La raison pour laquelle cet esprit est appelé esprit familier, c’est par ce que :
 
=> C’est un esprit qui communique. L’esprit familier est donc un esprit qui amène une certaine communication,
=> C’est un esprit qui est toujours là, présent, habituel, liant,
=> C’est un esprit qui peut être dans tout un groupe de famille. Par exemple, on peut avoir un couple. Du côté de la femme, on peut retrouver toute une génération de « gadèd’zafè ». C’est là aussi un esprit familier. Un esprit qui peut être dans toute une famille, et parfois sauté une génération ou deux, mais qui a peur ne de pas être constamment là, alors, il revient. C’est ainsi que nous pouvons être en face de personnes qui nous disent « ouii !, Ma mère n’a jamais touché à ce genre de chose, mais ma grand-mère le faisait et on m’a dit que moi aussi, j’ai ce don ».
 
L’esprit familier, tant qu’il n’a pas été chassé, ne quittera pas la famille ! Il est là. Cet esprit est aussi appelé par certains chrétiens « esprit de générations ». C’est la raison pour laquelle, lors de relation d’aide, il est important de laisser parler les gens de leur famille. Au travers de ce qui est dit, ce n’est pas le désir de fouiller les vies, mais c’est pour discerner d’où vient cet esprit qui trouble la personne, et comment le chasser. Nous comprenons pourquoi la Bible nous dit de ne pas faire de généalogie. Vous remarquez que déjà, dans la généalogie de Jésus-Christ, il y a Rahab, la prostituée, il y a des adultères, des personnes en dehors du peuple juif etc. C’est déjà bien assez  d’esprits pour nous ! Pourquoi en rajouter ? ! Mais ce qui est merveilleux, c’est que Jésus, s’en est occupé. Et si je dis que je suis un enfant de Dieu, que je descends de la généalogie de Jésus-Christ ; sachant que Jésus-Christ s’en est occupé ; alors je n’ai pas besoin d’aller ailleurs. C’est particulièrement flagrant de voir comment les anciens, aux Antilles demandent parfois aux plus jeunes de quelle famille ils sont, quelle commune etc., comme pour établir une généalogie et mettre une étiquette (ou un esprit) sur une personne.
 

La Bible nous dit de ne pas nous préoccuper de généalogie. Si je le fais, je risque de découvrir des choses pas très jolies certes, mais dans ma recherche, je risque aussi d’aller quérir des choses qui étaient passées. Certains philosophes et hommes de lettres de notre génération qui écrivent des ouvrages comme « racines » peuvent induire ceux qui lisent ces livres en malédiction. Ils demandent, par exemple à la jeune génération noire de croire dans leurs racines. Sans le vouloir, ils peuvent ouvrir des portes à la malédiction d'un point de vu spirituel (mais ce n'est pas spécifique à notre situation aux Antilles... l'intérêt généalogique se décline maintenant au niveau national). C’est pourquoi, la cure d’âme ou la relation d’aide est faite sous la direction d’un responsable ou par un pasteur. En faisant cela, vous êtes couverts. Le ministère vous couvre. Ces choses sont là pour être démasquées, jetées au dehors ; comme Paul l’a fait pour cette femme qui avait un esprit de Python ! Mais, elles ne sont plus là pour que vous puissiez les engranger comme dans les généalogies. En agriculture, lorsqu’on libère les racines... elles produisent des rejetons. Soyons donc vigilants.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 15:22

 

Aux sources des mouvements Pentecôtistes, Charismatiques 
et Plein Evangile.
 
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I INTRODUCTION.
 
Bonjour à tous ! nous entamons une nouvelle étude (sans délaisser celles qui sont en cours (les liens familiers et les intelligences  multiples). Il nous a parru important, au regard des demandes qui nous ont été adressé de revenir sur un sujet qui a fait l'objet d'un séminaire, l'an passé, à Fort-de-France. Dans Ce premier article, nous reviendrons aux sources historiques des mouvements dit "pentecôtistes". En effet, depuis un siècle à présent, l'Eglise (dans sa généralité) tend a renouer avec les vérités fondamentales de le manifestation du Saint-Esprit dans le croyant. Pour in complément d'information biblique, vous pouvez vous reporter à l'article sur les ministères et les signes paru dans Théologie.

A l'origine du mouvement Charismatique et des autres mouvements néo-pentecôtistes, nous avons les Églises de pentecôtes et particulièrement les Assemblées de Dieu à qui le christianisme protestant doit beaucoup. (ADD créées en 1907 A Los Angeles parmi les Arméniens).
Les premiers tentatives ont été des échecs en France. On note en 1912 près de Paris (Rosny-Sous-Bois dans le 93) une mission dirigé par Michael MAST. En France, il existe quelques cellules sans importance. C'est au Havre que le mouvement prend véritablement sont essor (c'est en 1930 que la 1ère Église est constituée.
 
Des dominations apparaissent :
 
1906 L'action biblique fondée par J.H. ALEXANDER. A présent, ils sont totalement opposés au mouvement de l'Esprit.
 
1908 L'Église Apostolique (fanatiques). D'où sortira en 1916 L'Église Apostolique de Galles. Ce sont eux qui viendront en France pour évangéliser et créer des Églises.
 
Au début du siècle, les divers mouvements en France ou en Suisse ont une pratique très rigide et très sectaire. Les Assemblées de Dieu percent et commencent à être, si ce n'est reconnues, connues. Alors que le modernisme pensait voir la religion disparaître, les pentecôtistes se sont implantés et se sont multipliés en France.
 
En 1948 il existait       80 ADD en France
En 1988 il y en a plus 1600 lieux de réunions dont 450 Eglises. Environ 90 000 Membres. (QUID 1990).
 
 
II ORIGINE DU MOUVEMENT CHARISMATIQUE.
 
Un Homme est à la genèse de ce mouvement : David du Plessis. Né en Afrique du Sud, de parents français descendants d'Huguenots, il se converti tôt, se fait baptisé à 11 ans, fait une expérience spirituelle à 13 ans et commence à prêcher à 15 ans.
 
A l'origine, une prophétie que lui adresse Smith Wigglesworth en 1936. "Il se passera au sein des Églises historique un réveil, le Seigneur se servira de lui. Il doit rester Humble et Fidèle".
 
A l'époque, il y avait de quoi rire d'une telle prophétie ! On pensait que les églises traditionnelles étaient totalement rejetées de Dieu. Qu'elles étaient dirigées par Satan, indignes, infidèles, ennemis des pentecôtistes.
 
1937, il devient secrétaire mondial des ADD. Il espère pouvoir toucher les Églises traditionnelles mais rien ne se passe. Il pense être indigne. Le Seigneur lui révèle qu'il doit patienter. Après la guerre il démissionne de son poste. Il comprend progressivement à travers différentes expériences le fossé qui sépare un pentecôtiste d'un évangélique.
Il parlait avec un évangélique qui n'avait pas osé faire un don alors qu'il ressentait qu'il devait le faire : David répond :
- "Où est le problème : vous n'aviez qu'à dire simplement que c'était le Seigneur qui vous en avait donné l'ordre".
- "Ce n'est pas un langage qui m'est très familier, dit-il en sanglotant".
…Et cette parole fit enfin pénétrer en moi une découverte importante ! C'est que nous autres, qui sommes des chrétiens de longue date, nous avons tendance à nous fabriquer un jargon qui met certaines personnes plus ou moins à l'aise.
 
Par la suite le Seigneur lui parle. Il lui annonce que c'est le moment d'aller vers les Églises historiques. Mais David n'est pas prêt.
- d'un côté les évangéliques condamnent avec fermeté le mouvement de pentecôte, et
- d'autre part les pentecôtistes trouvent que les églises évangéliques sont mortes.
 
Il est donc à l'école du Seigneur. Il doit pardonner, aimer. Il médite pendant une longue période le Ch13 de 1 Corinthiens. C'est la base du mouvement charismatique. Même aujourd'hui, cela reste très fort. C'est pourquoi les historiens décrivent les Églises charismatiques comme émotionnelles.
 
Voici le témoignage de David :
"J'avais en face de moi un long, un difficile chemin à parcourir pour apprendre ce que cela voulait dire. Par le fait même de persister dans un jugement que je porte contre une personne, je peux donc lier cette personne dans l'état dont, précisément, je voudrais qu'elle sorte. En ne pardonnant pas, je me tiens entre elle et l'action du Saint-Esprit qui tend à la convaincre et ensuite à l'aider.
Si je m'écarte pour libérer le passage, cela n'implique pas que je doive dire obligatoirement : C'est l'autre qui a raison et c'est moi qui ai tort. Pardonner, cela signifie : il se peut qu'il ait tort autant qu'il est possible d'avoir tort, mais je ne serai pas celui qui juge. Cela signifie que je cesse de lier quelqu'un sur la terre. Cela signifie que je retire le jugement".
 
Après cette période, c'est un tournant dans sa vie. Nous sommes un peu avant 1948. Les pentecôtistes (ADD, Eglises de réveil, Eglises Apostoliques, Eglises de Dieu, Indépendants) sont divisés sur une question : L'organisation. La structure. Faut-il voir apparaître des Églises bien structurées, établies, hiérarchisées, reconnues ou plutôt un modèle plus souple, plus libre, plus fraternel. Les ADD en France ont opté pour une position d'Organisation et progressivement, elles sont reconnues par l'Etat ? (Cf. Eglise de Joinville le Pont : Soutient des autorités - milieu social élevé).
 
C'est à cette date (1948) que se crée le COE :Conseil Œcuménique des Eglises Dans le milieu pentecôtiste, on y voit l'Apostasie, la religion universelle qui engendrera l'antéchrist. Le COE : c'est la bête de l'apocalypse ! Tous ceux qui y touchent sentent le souffre !
C'est dans ce contexte que David entre en action.
 
1949 Le Congrès mondial du Pentecôtisme a lieu à Paris. David en est le directeur. Il est très approuvé.
Après, il agit : Il décide de rencontrer le Pasteur John Mackay, de la fac de théologie de Princton (très renommée aux USA) car celui-ci a défini le Pentecôtisme comme "la plus grande bénédiction que le Christianisme ait reçu au cours de ce siècle !". (La même réflexion se laisse entendre de nos jours à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes de la Sorbonne par des docteurs tels que Bernard Roussel, Jean Baubérot ou Pierre Chaunu). David s’intéresse donc au professeur MacKay !
C'est lui qu'il l'introduit dans le COE par le biais du Conseil Missionnaire International. Les missions Pentecôtistes du Kenya sont officialisées.
 
Voici son témoignage d'une journée au COE :
 
"J'étais un pentecôtiste, une curiosité. Ils étaient contents d'en voir un en chair et en os. Ils étaient tout sauf des ogres. Eux n'avaient ni corne ni trident et moi, je ne faisais pas du trapèze volant au lustre du salon".
 
C'est en 1952 que la rupture se fait. Au Congrès mondial du Pentecôtisme à Londres, David donne sa démission. Il est à présent seul.
 
1954 il est invité par le secrétaire général du COE à un congrès du CMI en Allemagne. Là, il prend contact avec de nombreux responsables influents. Les premières expériences le rendent perplexe.
 
   - Tu leur donnes l'impression que le Saint-Esprit existe seul, me dit-il, et je tressaillis. Car je savais que le Saint-Esprit ne parle pas de lui. Il parle de Jésus.
Au bout d'un certain temps, cela devint tout à fait clair pour moi. Je commençai à modifier mon message. Au lieu de parler de l'expérience de pentecôte, je parlai du baptême dans le Saint-Esprit PAR JESUS. Quand les curieux vinrent me trouver... Je leur dis :
   - Je ne veux m'entretenir avec vous que de ce que Jésus fait. Car il ne peut rien exister en matière de Pentecôte aussi longtemps que l'on ne va pas à lui en tant que baptiseur. Le thème central de ma prédication devint "Jésus-Christ, le chemin, la vérité, la vie". Après avoir pris cette position, je vis de moins en moins de gens faire une prétendue expérience "spirituelle" à la suite de quelque technique particulière ou de quelque impulsion émanant d'eux-mêmes. A la place, je les vis davantage se tourner vers Christ le baptiseur, et l'expérience qu'ils firent alors se trouva parfaitement conforme à ce que disent les Écritures.
 
1956 Il est invité pour expliquer le pentecôtisme aux Etats-Unis. Il avait rêvé d'une telle chose depuis longtemps. Pouvoir être en face de responsables protestants pour leur dire leurs erreurs mais il se passa autre chose. Le Saint-Esprit le saisi et il parla avec amour en expliquant les Écritures.
 
A la fin, on lui demanda quelle était la différence entre eux. En effet, tout deux prenait la Bible, les mêmes textes, mais pourtant lorsqu'un pentecôtiste les prend, c'est quelque chose de différent. De savoureux. Il donna l'image du congélateur :
 
 
 
Enfin c'est en 1959 que Dieu ouvrira les portes. David donnera des conférences dans les différents milieux évangéliques (Mennonites, Méthodistes, Baptistes, Réformés). C'est la naissance du mouvement Charismatique.
 
 
III LE MOUVEMENT CHARISMATIQUE EN FRANCE.
 
Charismatique se trouve être un mot bâti sur "charis" qui veut dire Grâce. Le mot Dons traduit le terme grec au pluriel ‘Charismata’.
 
Les Dons charismatiques sont des dons que Dieu nous accorde dans sa grâce (1 Cor 12). Des expressions de la grâce agissante en nous.
 
L'histoire. Quelle est la position des Evangéliques face à ce mouvement ? Elle sont prisent ou reprises des anciennes positions anti-pentecôtistes.
Pourquoi les églises évangéliques se sont-elles détournés des charismatiques ou les ont redoutés : 2 raisons:
 
1) La Bible Scofield est bonne mais a une vision dispentationaliste (le monde passe par plusieurs ‘dispensations’). Voici l’exemple du pasteur Maurice RAY. Dans sa propre paroisse d'une Église Réformée il a pratiqué avec sa communauté réformée des charismes (guérisons et délivrances), alors, il a reçu une lettre d'un frère Darbyste (mouvement évangélique strict) disant :
"Nous sommes navrés de penser qu'un homme que nous pensions être spirituel et fidèle à la Parole s'égare et égare son assemblée (là où vous êtes en train de la conduire, monsieur) et nous aimerions fraternellement vous avertir que c'est pas possible que ce qui c'est passé dans votre assemblée (c'est à dire les guérisons, les délivrances etc...) soit du Seigneur, parce que la dispensation des guérisons c'est arrêté au 1er siècle".
 
Cela n'empêcha pas Maurice RAY de continuer sur cette voie !
 
2) Le mouvement de Pentecôte a subit quelques extravagances.
Des comportements qui ont étonné. Des méfiances sont venues et ont été aggravées par le fait que le témoignage personnel et communautaire n'allait pas toujours de pair. On savait parler en langues, prophétiser, mais la langue était utilisée aussi à d'autres fins (médire, affirmer un orgueil spirituel et un esprit de jugement sur les autres) ; l'inconduite de certains serviteurs, chutes charnelles etc... D'où une très grande méfiance. L'accueil du mouvement charismatique est moins méfiant cependant que les pentecôtistes, car des pasteurs ayant un témoignage authentique devenaient charismatiques.
 
D'une manière générale, il y eut donc certaines méfiances, mais on se laisse interroger car des hommes ont un témoignage si authentique qu'on ne peut plus dire qu'ils s'égarent ou qu’ils ne connaissaient pas la parole, qu’ils n’avaient pas fait d’études. Si les Églises au lieu de faire leur grimace d'Église instituée traditionnelle se seraient laissé interpeller en aidant ses Églises s'aurait été autrement et des mouvements ne seraient pas tombés dans le sectarisme. C'est aussi la faute des évangéliques si le mouvement de Pentecôte ne s'est pas équilibré de la façon dont on aurait souhaité.
 
Les dangers du mouvement charismatique.
- Plus de poids à l'expérience.
- L'accueil des dons n'est pas un certificat de sainteté !
 
Oui mais dans les communautés évangéliques traditionnelles ou on sait si bien soulever les dangers des charismes…
- ont-elles elles-mêmes une odeur de sainteté?
Voici un commentaire du Pasteur M. RAY
.
- "Et ces communautés qui sont très fondées sur la Parole ont-elles la vie du Saint-Esprit" et comment il se fait que fondées qu'elles sont sur la Parole et très attentives à ne jamais s'en séparer (Alléluia pour leur souci de fidélité à l'Écriture). Je les interroge de la même manière qu'ils interrogent le mouvement Charismatique ou les communautés de Pentecôte en soulignant les dangers. J'aimerai leur dire : Et les vôtres de dangers, est-ce que vous les avez vus? Parce que comment ce fait-il que tellement attachées que vous-êtes à la Parole vous la vivez si peu dans tous les dons qui sont les autres. Où sont-ils vos dons? Où sont-ils ceux qui parlent en langues, Où sont-ils ceux qui interprètent, Où sont-ils ceux qui ont le discernement des esprits, Où sont-ils ceux qui ont le don de guérison. Vous êtes très attachés à la Parole (Alléluia) mais moi j'aimerai alors trouver le corollaire. Par ce que si vous signalez les dangers de ce côté, moi j'aimerai vous demander. Mais est-ce que vous n'êtes pas en danger d'avoir toute l'ossature, mais pas de chair autour? Toute la doctrine la plus orthodoxe qui soit mais pas la vie?
 
Alors c'est la raison pour laquelle je dis, nous allons pas faire le procès de qui que ce soit mais j'interroge toujours ceux qui voient les dangers en leur disant, c'est vrai qu'ils existent, mais c'est curieux que vous ne les voyez que chez ceux-là et que vous ne preniez jamais conscience des dangers que vous courrez Vous, en étant privé de ces manifestations qui sont quand même bibliques. Car il est question dans l'Écriture de ces richesses et je ne vois pas pourquoi nous les négligerions.
 
C'est injuste de se dire méfiant à l'égard des dons tout en avouant n'en exercé aucun. Ce sont ceux qui ne parlent pas en langues qui émettent le plus de réserve. Attention : nous risquons d'attrister le Saint-Esprit en réagissant de la sorte, de l'éteindre.
Quelqu'un émettait une crainte par rapport aux dons spirituels. (Viennent t-ils de Dieu etc...) Cependant cette personne avouait ne pratiquer aucun don. Alors pourquoi en avoir peur puisqu'elle n'en a pas. Est-ce que ce n'est pas souvent dans les communautés ou on n'exerce pas les dons qu'on est le plus négatif à l'égare des dons ? C'est gênant parce que l'on parle des choses qu'on ignore. Alors pourquoi est-ce qu'on en parle en s'en méfiant alors qu'on ne les vie pas. Tandis que si un pentecôtiste venait et dirait je me méfie un peu des dons, on pourrait lui poser la question de savoir comment il les exerce puis on pourrait voir s'il y a un danger ou autre.
 
Rectifions que par ailleurs, c'est ce mouvement de Pentecôte qui a évangélisé toute l'Amérique du Sud de L'Europe du Sud. Portugal, Espagne, Italie. En Afrique Noir, c'est le mouvement de Pentecôte qui a gagné à l'Evangile des centaines de milliers d'hommes que les Églises traditionnelles avaient laissé dans l'ignorance !
 

Parmi les communautés les plus vivantes dans le Nord de l'Europe : la Norvège, la Hollande, la Suède, c'est le mouvement de pentecôte qui a les Églises les plus vivantes, les plus conquérantes alors ça devrait tout de même faire réfléchir ! Et si nous avons tellement de méfiance face à ce mouvement, si on a su toujours souligner ses faiblesses mais on n'a pas toujours vu ses richesses... Par ailleurs, si ces faiblesses sont jugées regrettables, elles s'expliquent par le fait que le mouvement de pentecôte a recruté des hommes et des femmes du peuple qui n'avait pas une culture, une connaissance qui les ai gardé des erreurs qu'ils ont commis devant l'ampleur et la puissance de ce mouvement, le diable a contre attaqué.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Théologie - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 14:37
 
Les esprits familiers :
une contrefaçon de l’œuvre de Dieu.

Lorsqu’on vient à Christ, on nous apprend que la Bible dit que « vous imposerez les mains aux malades et ils seront guéris ! »
 
Il existe dans les pratiques japonaises et une technique qu’on retrouve aussi chez les hindous qu’on appelle le Reki. C’est une pratique qui semble très similaire à l’imposition des mains dont parle la Bible. Cela, pour vous faire comprendre que dans certaines médecines parallèles, il existe des pratiques qui peuvent nous induire en confusion. Si quelqu’un vient et appuie sur des points ou pique certains points comme dans l’acupuncture, je dois savoir que c’est une « technique de points », comme le contact qui est établit dans l’imposition des mains. Mais, en tantr que chrétien, comme ce n’est pas fait au nom de Jésus, c’est pour cela que ce n’est pas acceptable. Faisons donc attention à ces techniques. Au niveau théologique, dans le protestantisme en général, le signe n'accomplit pas ce qu'il signifie. Il l'accompagne. Hélàs, parfois, les milieux "évangéliques" risque de retourner à des pratiques magico-religieuses ou ont pourrait penser que les signes ou les ustencils accomplissent quelque chose (voir article sur ce sujet) C'est le cas, par exemple, de l'imposition des mains, de l'onction d'huile, et de quelques soient les signent en aussi grand nombre qu'on pourra les décliner. Jésus ne s'est pas priver d'utiliser plein de signes qui n'avaient rien de "biblique" : il a fait de la boue pour guérir un aveugle, mais il n'y avait rien de magique en cela ! Aussi, le croyant doit être vigilant. UN SIGNE N'EST RIEN D'AUTRE QU'UN SIGNE. Il ne produit rien. Cependant, il accompagne la FOI et a son importance.
 
Par contre, ce qui est important de savoir, c’est que les sorciers, les chamans, les guérisseurs, les féticheurs, toutes ces personnes-là recherchent toujours un point de contact :
Ce point de contact peut être situé dans le regard. On vous dira par exemple « regarde-moi dans les yeux » ,
Ce point de contact peut être au niveau de l’auditif : « répète ce que je te dis ».
Ce point de contact peut être tactile, au moyen de la main ou d’aiguille, voire au moyen de bougie ou de plantes.
Fixer attentivement un dessin jusqu’à ce qu’on ait l’impression de voir autre chose.
Tout ce qui amène un point de contact non pas au nom de Jésus mais au nom de je ne sais pas trop qui est contraire à l’enseignement de la Bible. Ce que la Parole de Dieu proclame, c’est que « vous imposerez les mains aux malades et les malades seront guéris » (Marc 16:18). Ce n’est pas à dire que l’on va tout bousculer. Non ! Nous imposerons les mains au nom de Jésus et ce sera le point de contact entre nous et la personne malade, afin que la personne malade ait une perception physique de ce qui se passe. Par contre, toute technique qui n’est pas faite au nom de Jésus n’est pas une technique divine. Les techniques pratiquées dans l’acupuncture, l’ostéopathie, le chamanisme, ou encore dans le yoga qui nous font connaître certains points du corps pour savoir à quoi cela correspond ; Quel que soit au nom de qui que ce soit ou de quelque philosophie ou personnes (Shiva, Bouddha etc.) en fait nous mettent en contact avec ce que la bible appelle  des démons. Ces « personnes » deviennent des intermédiaires entre nous et ces puissances. Quand on est chrétien, on appelle cela des intercesseurs. Par exemple, lorsque je vais demander au pasteur de prier pour moi, il sera un point de contact entre moi et Dieu. Ca, c’est dans le bon sens du terme. Mais lorsqu’on vient et que l’on me touche de n’importe quelle façon sous prétexte que c’est du « Reki » (et je ne vais donner ici d’autres noms pour ne pas activer une curiosité malsaine, voire dangereuse – cela fait l’objet d’une étude plus approfondie). Ce qui est important à retenir, c’est que lorsqu’il y a une technique qui met en avant un point de contact entre vous et une personne, si ce n’est pas dans le nom de Jésus, pour aller vers l’Eternel, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ; ce point de contact m’amène à une communication démoniaque. 

Dieu ne tient pas compte les temps d’ignorance, dans lesquels nous avons peut-être pratiqué ces choses. Mais maintenant que vous savez, vous disposez d’un « libre arbitre ».
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 15:29

Apports philosophiques et psychologiques 
dans le rapport au divin
 
(Freud ou Jésus ?)

Avant-Propos
Freud.jpg Dans notre ouvrage, "le croyant et l'abondance" (disponible en librairie), nous traitons du rapport au divin selon une approche de la révélation christique. Dans un croisement interdisciplinaire, il est important d'approcher les apports philosophiques et psychologique dans la compréhension de notre intelligence intrapersonnelle. Aussi, en conclusion de ce contre-point historique (voir article précedent), quels sont les apports philosophiques et historiques de ce groupe minoritaire du moyen-âge qui utilise, entre autre, ce qu’on peut aujourd’hui définir par l’intelligence existentielle ? Quels sont les tenants et les aboutissants d’une telle démarche intellectuelle et émotionnelle dans la problématique de l’insertion à notre époque ? Ce que nous comprenons ici, c’est que derrière les mots se cachent des réalités différentes. Les observateurs historiques se penchent sur les décolonisations
[1]. On entend dire que le système français fonctionne comme un moteur à explosion : « ce n’est qu'une explosion, une révolution qui peut faire progresser le pays »[2]. Nous pouvons fort aisément penser que le lecteur non averti ne verra ici que la description d’un beau paysage et pourrait s’interroger sur les motivations d’une telle recherche et analyse. L’insertion tire sa conception de celle de la civilisation ; les grecs fondaient, dans les régions vassales, des éphébies pour intégrer les barbares à un système culturel. Ce genre d’insertion pouvait être loué. En fait, il s’agissait plus, pour le pouvoir en place, de préserver ses îlots de pouvoir en contrôlant, de l’intérieur des espaces qui, jusqu’alors, appartenaient aux « barbares ». Cette insertion, base de cohésion sociale, de paix et de sécurité, peut emprunter d’autres sentiers. Au XIII et XIVème siècles une confrontation de systèmes a abouti à une répression sanglante. Cette solution alternative a été rejetée et réprimée dans le sang. Certains spécialistes comptent jusqu’à près d’un million de victime en Europe Centrale dans une période d’un siècle du XIII au XIVème siècle. Saurons-nous, en ce début de XXIème siècle tirer profit de l’histoire ?
 
 
Questions de méthode !
Rappelons-nous que l’intelligence intrapersonnelle désigne la capacité qu'on a à avoir un regard critique sur soi-même, juger de ses limites, comprendre ses réactions. La faculté de se connaître soi-même. Il nous semble que la procédure des psychologues se caractérise surtout par trois traits, plus ou moins marqués selon les écoles. Il s'agit de l'objectivité, de la part de l'interprétation, et du privilège donné au pathologique pour l'accès à la connaissance.
L'objectivité.
Les psychologues sont très soucieux que l'on considère comme scientifique le traitement du comportement humain. Ils ont dû conquérir de haute lutte la considération de leurs collègues des « sciences dures » pour lesquelles on ne discute même pas du caractère scientifique de leur recherche. Il semble que ce soit W. Hut qui ait réussi à obtenir que l'enseignement de la psychologie ait une reconnaissance universitaire. Il avait un laboratoire de psychologie, qu'il a pu transformer en chaire. La psychologie a pu être considérée comme une discipline autonome à l'université. Depuis cette première conquête, les psychologues ont fait grand effort pour se libérer des liens d'autrefois avec la philosophie et pour que l'on reconnaisse que leurs discours étaient tout autant scientifique que celui des physiciens et des chimistes. Ce souci d'objectivité marque simultanément la plupart des autres écoles. Nous pensons qu'il ne serait remis en cause que pour la frange à l'autre extrémité du spectre des psychologues philosophes, de ceux qui sont très marqués par Heidegger en particulier. Ils font une philosophie psychologique qui ne peut guère s'associer avec la démarche objectivante. Même le freudisme a ce souci, bien que cette pratique ne procède pas par statistiques et par expériences de laboratoire, de traiter de façon objective ce qu'il en est du sujet humain et de son vécu. La théorie psychanalytique en tant que théorie de connaissance des objets psychiques (conscient, inconscient, pulsions, désirs etc.) fait partie de ce mouvement nihiliste d'objectivation de l'être de l'homme[3]. Dans un compte-rendu de sa pensée, un commentateur écrit : « Freud avait ressuscité l'Oedipe, Lacan fait revivre le Sphinx ». Lacan crée une interprétation du freudisme qui est contestée par les freudiens orthodoxes, il crée sa propre école française de psychanalyse qui est anathématisée par les freudiens orthodoxes, selon nos recherches. La différence d'avec le freudisme orthodoxe est double :
a/ il y a eu une découverte de Lacan (acceptée même par des non-lacaniens), qui est le stade du miroir, c'est-à-dire quelque chose qui est antérieur à l'Oedipe dans la construction de la personnalité, qui se joue entre six et neuf mois. Lacan a découvert l'importance du moment où le petit enfant vient à se reconnaître, à savoir que c'est lui dans le miroir, avec toutes les conséquences que cela a. Le moi idéal est forgé par ce regard de l'enfant sur ce qui lui est dit de lui-même, qui unifie un corps qu'il n'avait pas reconnu comme le corps propre, qui était pour lui morcelé jusque là, et confondu avec celui de la mère. C'est le moi idéal qui ainsi se forme. Lacan insiste sur le fait que c'est une fonction de méconnaissance. Du coup, à partir de cette image, l'individu humain va se méprendre foncièrement sur lui-même. Il va lutter constamment avec une image qui sera son malheur, une image de lui-même faussée à laquelle il essaiera de s'égaler sans jamais le pouvoir. Lacan dirigeait cela tout spécialement contre certaines des psychologies américaines, qui sont des psychologies du moi.
            b/ Lacan a une grande affinité avec le mouvement structuraliste, d'où son grand succès dans les années 60-70, il utilise les modèles que les linguistes ont fournis (en particulier ceux des structuralistes) et il tend à tout résoudre en terme de signifiants et de signifiés, considérant que ce qui est intéressant est la manière dont le sens circule, mais avec une prédominance du signifiant sur le signifié. Il considère qu'on interprète de manière correcte et fructueuse ce qui se passe dans l'inconscient quand on voit que ce sont des signifiants qui y jouent, s'y mêlent, s'y composent ; ce que Freud n'avait pas nié, mais Freud avait toujours en même temps donné beaucoup d'importance à l'aspect énergétique, dynamique, dont nous avons parlé en note. Cela intéresse peu Lacan : pour lui, c'est la manière dont les signifiants jouent entre eux, en particulier par la métonymie et la métaphore.
 
La part de l'interprétation.
C'est un élément qui est évident pour la psychanalyse, qui est toute entière interprétation. Le titre du livre fondateur, L'interprétation des rêves[4], est très significatif à cet égard. Pour tout ce qui est de la tradition freudienne, tout ce dont on parle comme réalité explicative dans le schéma que l'on construit, on n'y accède que par la voie de l'interprétation à la manière du détective qui, ayant quelques traces, réussit à retrouver quelle a été la réalité des faits. Le travail est un travail d'interprétation de traces plus ou moins déformées, c'est un trait qui n'est absent nulle part dans tout le champ de la psychologie. Même les thèses comportementalistes ne peuvent pas se passer d'un minimum d'interprétation des comportements. Pour imaginer des expériences, il faut déjà supposer quelque sens au comportement.
 
L'importance du pathologique.
Il nous aide à comprendre ce qui se trouve chez tous. On peut se demander s'il existe un être normal. Il est sûr que la vieille psychologie de type académique philosophique partait de l'expérience de gens qui se considéraient comme normaux. Or, ce qui a caractérisé la psychologie nouvelle, et tout spécialement celle de Freud, c'est que c'est l'étude de malades qui a permis de sonder ces profondeurs et de construire des modèles du fonctionnement psychique. Cela a été attaqué, notamment par Pierre Debray-Ritzen. Il était un grand patron de la psychiatrie française, directeur du service de psycho-pédiatrie de l'hôpital des enfants malades. C'était un féru de littérature policière. Il s'est fait connaître comme l'adversaire acharné de la psychanalyse et de ce qui pouvait y ressembler et un adepte fervent de la biologisation. Dans son livre « La scolastique freudienne » qui certes, n'est pas une critique scientifique même si des arguments ont un fondement de réalité, il a un catalogue d'accusations contre la psychanalyse : hyper formulation, hyper réduction, hyper symbolisation, hyper sémantisation, hyper synthèse, erreur fondamentale (expliquer le normal par l'anormal). D'ailleurs, le philosophe Max Scheller, écrivain des grands de la phénoménologie à ses débuts, avait déjà au début de la psychanalyse lancé ce reproche à Freud[5]. L'hyper sémantisation est le reproche correspondant à la nécessité d'interpréter, Freud donne un sens à tout et n'importe quoi[6]. Les moindres lapsus prennent un sens de clé pour les profondeurs du psychisme de l'individu. Où est donc la place de l'humain s'il n'est que mécanisme biochimique ? Un simple aggloméra coordonné psychiquement ?
 
Réaction existentielle.
Paul Ricœur, dans son ouvrage « soi même comme un autre » [7] n’exprime pas d’objections fondamentales. Cependant, il déploie une réflexion sur l’identité au regard   de l’intelligence. Le livre de l’Ecclésiaste au chapitre 5 souligne que l'abondance des préoccupations produit les rêves. Ils sont considérés comme des effets de processus de causalité, comme on en a dans le monde physique. Dans le livre des Proverbes, on voit que les comportements humains, avec leur régularité, leur aspect de causes suivies d'effets, sont pris en compte comme tels. Quand Jésus dit que c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle, il énonce une proposition théorique sur un fonctionnement quasiment mécanique du psychisme humain. D’un point de vu existentiel, nous pensons pouvoir dire que c'est la finitude, le caractère de créature qui appartient à l'être humain jusqu'en son âme-esprit qui est en cause ici. Refuser que les mouvements de notre subjectivité relèvent de lois analogues aux lois que l'on a dans le domaine physique, c'est faire comme si l'âme-esprit était une étincelle de divinité étrangère au monde. Pensons aux conséquences ! L'homme n'aurait dans ce cas pas besoin de l'homme. Unique, seul, il pourrait vivre sans l'autre. Allons même un peu plus loin en nuançons : l'homme « normal » n'aurait donc pas besoin de l'homme « anormal ». On tendrait alors vers une société indéfinissable de clones. Une société invivable.
La part du pathologique est plus délicate à traiter. Il y a dans la maladie psychique un révélateur de l'humain. Cela va dans le sens d'une possibilité de lire dans le pathologique ce qui est voilé chez ceux qu'on dit normaux ... et qu'on dit normaux parce qu'ils ont réussi à établir des mécanismes de défense et de dissimulation suffisants de ce qui grouille là dans les profondeurs de l'être, de telle sorte qu'on ne le voit pas. On pourrait peut-être définir la maladie comme l'impuissance à dissimuler ce qui se passe dans cette zone que l'homme ne contrôle pas. Il est clair alors que la maladie va servir de manifestation pour tout de ce qui est dans l'inconscient.
 
Mais, s'il y a possibilité de cet accueil quant à la méthode, il nous semble qu'il faut aussi rester très vigilant. Il faut dénoncer une très forte tentation réductionniste. Le réductionnisme est la pensée dans le style du « n'est que ». « L'homme n'est qu'objet ». « L'homme n'est qu'un appareil psychique régi par des causalités diverses »[8]. Très souvent, quand on lit Freud, on a l'impression d'une volonté de réduction à ce jeu de forces et de pulsions dans l'inconscient et rien d'autre[9]. Or, l’intelligence existentielle qui est la capacité à penser nos origines et notre destinée nous donne ici une pleine assurance pour dire : il n'y a pas que cela. L'homme est « bios », il est force vitale, il est fait pour un « commerce »[10] avec l'absolu, qui est autre chose radicalement, « un non-être » d'une autre sphère.
 

[1] Modèle français, modèle anglais.
 
[2] Dans ce sens, le chercheur comprendra que dialogue social, en France aura quelques difficultés à s'établir.
 
[3] Freud fonde la psychanalyse par un livre qui parait en 1900. L'interprétation des rêves. Lacan naît en 1904, il commence à faire parler de lui dans les années trente.
[4] Sigmund Freud, « Sur le rêve », Éd. Gallimard, Paris, 1990, __ p.
[5] Peut-être serait-il intéressant de faire une comparaison entre l’utilisation de l’intelligence interpersonnelle chez Max Scheller et l’utilisation de l’intelligence intra-personnelle chez Freud ? 
 
[6] Par exemple, lorsqu'il prétend que s'il essaie d'ouvrir chez lui avec les clefs de son bureau c'est qu'en son inconscient, il désire aller travailler.
 
[7] Paul Ricœur, « Soi même comme un autre », points essai n° 330, Paris, 1998, 424 p.
 
[8] Nous ferons simplement référence à Skinner.
 
[9] Nous sommes conscient que notre sentiment pourrait être jugé de "subjectif", et espérons qu'il trouvera bon accueil.
 
[10] Au sens ancien de  « rapport ».
 
 
 
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 20 août 2007 1 20 /08 /Août /2007 14:56

Les esprits de dépendances.

avatar.jpg Dans son étude sur les esprits familiers, notre soeur Pierrette souligne les différentes façons par lesquelles les esprits familiers peuvent influer sur notre existance quotidienne. Nous pouvons établir une liste et tenter de repérer les principales dépendances que nous pouvons rencontrer : 


Ø      L’esprit de tabagisme,
Ø      d’alcoolisme,
Ø      d’addiction aux drogues. Cela, quelque soit la drogue. Même si on parle de drogue douce, c’est tout de même une drogue. Des études récentes ont montré l'aspect dévastateur de certaines drogues qu'on plaçait au second plan. le Docteur Emmanuel Florent contribue a démistifier certaines idées reçues sur ce sujet dans le rapport TREND de 2004
Ø      Il y a tout ce qui concerne la sexualité ;
Ø      l’addiction à la télévision. C’est un esprit qui contrôle et nous entraîne à tellement de choses qu’il existe des gens qui se réveillent et commence à «zapper» et lorsqu’ils se couchent, c’est aussi en zappant ! C’est un puissant moyen dont Satan dispose pour entrer dans nos vies. Car imaginez-vous bien que lorsqu’un téléviseur reste allumé toute la nuit, on ne sait pas trop ce qui se passe ! ! ! On peut être réveiller et se rendre compte que malencontreusement, en tant qu’enfant de Dieu, il y avait un film pornographique en pleine nuit.
Ø      Les jeux de hasard. (le loto, le tiercé). Il est parfois dommage de voir certains chrétiens avec des tickets de tiercé dans leur voiture. Ces choses ont besoin d’être dites afin que nous soyons aidés, qu’on sorte édifié, grandi, mais aussi libéré ! Ce sont des choses qui sont primordiales dans la vie du chrétien. On pense trop souvent que ce sont des petites choses insignifiantes qui n’ont pas d’incidence dans notre vie. 
Les jeux virtuels en ligne. Avec le développement d'Internet, et depuis la démocratisation du "Haut Débit", on assiste à un nouveau phénomène de jeux virtuels sans fin. S'occuper d'un animal virtuel, entrer dans la peau d'un "avatar", vivre une vie "parallèle" nous sont proposer grtuitement sur le net. Là encore, certaines personnes rencontre des difficultés à abandonner leur seconde existance, cette "seconde vie" ou vie alternative, qui grignotte progressivement sur le réel. Il existe d'étonnantes simulitudes entre ce monde virtuel et le monde spirituel qui nous entoure. En effet, dans ces jeux, nous sommes en contact avec de réelles personnes, nous pouvons vivre un transfert d'identité et donc, être lié à une entité quel qu'elle soit. Nous sommes bien en face d'un esprit familier qui se manifèste d'une façon inatendue !
Certains regardent la télé, et trouvent que... «tiens ! C’est quand même intéressant, regarde, on peut toucher un gros lot, une voiture !... ». Cependant, vous ne savez pas ce qu’il y a derrière cela. Derrière tous ces jeux, se cachent des sponsors et ces derniers ont une politique, une philosophie un objectif de contrôle. Leur politique, c’est vous amener à acheter et à consommer. Evidemment, si tous les jours pendant trois semaines on offre un objet de valeur à la télé, à la fin des trois semaines, vous serez dans un état de CONVOITISE (Voir Marc 4:18-19). A force de vous l’avoir montré vous en serez imprégné. Ce genre d’esprit imprègne votre inconscient et vous pousse à désirer (vous aurez noté qu’il y a dans l’hypnose ce même procédé qui produit cette mise en condition). Alors l’esprit de convoitise va s’installer. Vous allez être convaincu que vous ne pourrez pas vivre sans ce nouveau téléphone protable aux "toutes nouvelles fonctions". Certains vont ce demander "comment ils ont bien pu faire pour vivre sans cela avant". Concernant la télévision, c’est la raison pour laquelle nous disons qu’il faut choisir votre programme de télé. Nous ne disons pas de ne pas regarder la télé. Ce que nous disons c’est qu’en tant que chrétien, il faut choisir notre programme. Il est vrai que pour le tiercé nous risquons d’être tenté. En effet, lorsque vous entendrez «le prix du président de la République » ou que sais-je... un prix très alléchant l’accompagne. Ainsi, c’est l’esprit de convoitise de cette somme qui fera jouer beaucoup, en pensant, «peut-être qu’avec tout cela et un peu de chance je vais quand même le gagner ce gros lot !».
 
Nous devons comprendre que l’argent qu’on donne dans le tiercé ou dans ces choses là, c’est de l’argent perdu. Le jour où vous gagnez, comptez donc le montant que vous avez joué depuis tant d’années et vous verrez que vous ne serez même pas rentrés dans vos fonds. Si vous rencontrez des difficultés dans un de ces domaines, nous restons à votre écoute pour travailler AVEC VOUS sur ces choses. Rappellez-vous ! on ne se débarasse pas d'une mauvaise habitude en la jettant par la fenêtre, mais on la fait sortir en lui faisant déscendre les escaliers un à un. Si tu es tombé... RELEVES-TOI !
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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