Société

Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 21:12

Ces dernières semaines (et ces dernières décennies) ont fait couler beaucoup d’encre (et de pixels) sur la position de l’église catholique à l’égard du préservatif.

Le regard de l’église catholique sur la contraception est assez net. Néanmoins, en lisant la presse, il apparait que les plus virulent assaillant de cette position catholique ne sont pas catholiques (bien souvent ce sont des incroyants), mais des libres penseurs. Alors pourquoi autant d’intolérance sur un groupe religieux qui s’adresse premièrement à ses fidèles (« et pas à moi qui ne suis pas catholique »…).

Certes le message de l’église se veut « à la ville et au monde ». Néanmoins, il s’adresse en tout premier lieu à ceux qui demeurent en son sein.

Aussi, et à bien y considérer, si quelqu’un choisi d’être catholique, n’est-ce pas pour épouser la piété catholique, sa doctrine et son message. Si quelqu’un est en désaccord profond avec cette doctrine catholique, n’est-il pas « libre » de la désapprouver ? Parfois, il ne s’en sent pas le droit. Devrait-on donc penser qu’il subit une pression d’appartenance communautaire ? Devrait-on donc classer l’église catholique au rang de secte au regard de l’influence psychologique qu’elle opère sur ses fidèles ?

Le fait est que si je ne suis pas catholique, je ne vois pas en quoi je devrais critiquer une institution dans laquelle je ne me trouve pas.

 N’est-ce pas ce que dit l’apôtre Paul dans sa lettre aux Corinthiens ?

Corinthiens 5 

9« Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les débauchés-

10Ce n'est pas d'une manière absolue avec les débauchés de ce monde, ou avec les cupides et les accapareurs, ou avec les idolâtres; autrement, vous devriez sortir du monde.

11Maintenant, ce que je vous ai écrit, c'est de ne pas avoir de relations avec quelqu'un qui, tout en se nommant frère, serait débauché, ou cupide, ou idolâtre, ou insulteur, ou ivrogne, ou accapareur, et même de ne pas manger avec un tel homme.

12 Qu'ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N'est-ce pas de ceux du dedans que vous êtes juges? »

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 15:42

mediation.jpg Certains professionnels de l'intervention sociale urbaine vous diront que Médiation et Sécurisation sont deux corps de métier assez proches (d'ailleurs il existe des formations diplômantes ayant comme intilué "médiation et sécurisation... tout dépend de ce que l'on met derrière les mots). Cependant, une distinction se doit d'être faite.

À tous les niveaux de nos décideurs, la voie sécuritaire semble être empruntée pour tenter de remédier à la violence rencontrée au sein de notre société. Mais regardons de plus près : quand bien même un "jeune" (car il semble, selon certains 'et la plupart des médias', que ce soit toujours les jeunes...) soit convaincu de culpabilité pour des faits qu'il a commis... ; que l'appareil légal ait rendu son verdict... que l'affaire soit "clause" ; Pouvons-nous imaginer un seul instant, que le conflit puisse être réglé et que chacune des parties soient apaisées ? La violence sociétale est avant tout une violence du cœur"!

Avons-nous les moyens d'une telle politique ? Avons-nous seulement fait l'estimation du déclenchement de l'appareil judiciaire au regard de ces problématiques sociétales ? En contrepartie, débloquer les finances nécessaires pour embaucher des médiateurs ne couterait-il pas moins que de devoir réparer les dégâts causés : En termes de conscience citoyenne, d'éducation et d'évitement de coûts, le gain est large (estimez simplement le prix d’un pare-brise d’un bus ou car scolaire à remplacer!).

Il est donc certain qu'une société qui ne se donne pas les moyens d'apaiser ses citoyens aura la douloureuse surprise de voir ses enfants souffrir de blessures profondes.

2 ouvrages pourrons nous éclairer sur ce sujet :

 

Michèle GUILLAUME-HOFNUNG "La Médiation" (Que-Sais-Je) et Alain BENTOLILA, "Parle à ceux que tu n'aimes pas", le défi de Babel


Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 01:54

le_diable.jpg Dans la matinée du 23 octobre, à 3h00 du matin, onze personnes se sont défenestrés aux Yvelines, en région parisienne. La société séculière française, opposée à proposer des cours de religions à l'école (qui permettraient de mieux comprendre et appréhender des réalités sociétales complexes), est quelque peu déstabilisée par un évènement hors du commun qui heurte notre conception du rationnel. Onze personnes se sont retrouvés face à un homme et, bien qu'armés, ils n'ont pas été en mesure de contenir un individu familier qui leur inspirait une certaine frayeur. Est-ce suffisant pour fuir en sautant par la fenêtre ?

Notre société, rencontrant un malaise vis-à-vis de cette situation, se devait de tenter d'expliquer cette affaire de façon psychologique en dénonçant une probable hallucination collective. Cette proposition découle d'une préconception selon laquelle "le Diable n'existe pas". Le monde nous dit : "puisque le Diable n'existe pas, l'explication est ailleurs".

En allant un peu plus loin, on peut se poser la question de savoir que s'est-il réellement passé à cette heure de la nuit, le "JOUR" DE LA PLEINE LUNE PRÉCÉDANT HALLOWEEN (les rescapés de l'occultisme sauront de quoi je parle !) ?

 

Hallucination collective, séance de délivrance, ou discernement des esprits ? Dans cette histoire, un bébé est décédé, et cette situation ne peut nous laisser insensible. Ce n'est pas en niant ces réalités existentielles (si elle ne l'est pas pour certaines personnes "rationalistes", ce n'est pas pour autant qu'elle ne l'est pas pour d'autre : La société et les choix qui nous sont imposés sont donc en partie responsables de cette situation. Il serait moralement inadmissible de rendre responsables ces personnes, qui, nous devons quand même l'affirmer, sont aussi VICTIMES de l'inaction intellectuelle et spirituelle de notre monde. Un tragique épisode qui conforte notre idée selon laquelle les propositions que les organismes confessionnels (églises, associations spirituelles, etc.) devraient être étudiées avec un peu plus d'attention par nos décideurs politiques.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 15:08

Ceux qui ont le privilège de recevoir Canal Satellite Caraïbe l'auront remarqué : La chaine BET a disparu du bouquet !

 

A la place, un panel varié et une 4ème chaine pornographique ! Je me suis donc informé auprès d'un conseiller téléphonique de Canal pour connaitre les raisons de cette disparition. Le représentant de Canal Satellite m'a répondu que "La chaine BET a refusé de signer un renouvellement de contrat de diffusion et que dans ce sens, Canal Satellite n'a plus l'autorisation d'émettre cette chaine".

 

Aussi curieux que cela va vous paraître, cette réponse ne me satisfait pas totalement et je me propose de pousser mon investigation un peu plus loin... qu'en pensez-vous ? Notre société n'est-elle composée que de téléspectateurs "massifs et passifs" qui n'ont pas la possibilité d'influer sur ce qui leur est proposé ? Est-ce la seule loi des marchés qui doivent être pris en considération pour proposer des programmes en mesure de transformer notre approche et notre compréhension les uns des autres ? N'y avait-il pas, dans ce contrat, des clauses qui excluaient d'office une chaine comme BET ? N'y aurait-il pas la possibilité, en ultime recours de faire circuler une pétition pour que ces programmes puissent être diffusés ?

 

Si vous aussi avez envie de réagir, merci de me communiquer vos réflexions sur ce sujet dans la section réservée aux commentaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 11 septembre 2010 6 11 /09 /Sep /2010 17:28

goodevil.jpgC’est dans ces termes que le site internet de France 2 a présenté, ce 11 septembre 2010, le projet du Pasteur Terry Jones, de brûler 200 exemplaires du Coran. Ce terme, Autodafé (Auto Da Fè = Acte de Foi) est associé à une période sombre de l’histoire : le 7 février 1497, les disciples du moine dominicain Jérôme Savonarole organisaient, à Florence, ce qu’on a appelé « Le Bucher des vanités » (Falò Delle Vanità). Ils s’inspiraient du livre des Actes (19 :19 : «  Un assez grand nombre de ceux qui avaient pratiqué la sorcellerie apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tous. On en calcula la valeur et l'on en trouva pour cinquante mille pièces d'argent. ») Savonarole demandait que les fidèles apportent les signes de richesses, bijoux, ouvrages de sorcellerie, mais aussi certains travaux d’éruditions et œuvres d’art pour qu’on les brûle.

 

Qu’en est-il du Pasteur Terry Jones ? Il est dépeint par la presse télévisée comme un « illuminé », responsable d’une paroisse minuscule. Nicole Bacharan, présentée comme une politologue spécialiste de la société américaine par la chaine i-télé, n’hésite pas à affirmer que brûler un livre est un acte hitlérien.

 

Cependant, le Pasteur Terry Jones et son épouse Silvia ne sont pas si isolés que la presse tente de le démontrer. En effet, son initiative d’installer une pancarte, en juillet 2009 affirmant que « L’islam est démoniaque » (Islam if of the Devil) a été inspiré d’un congrès national visant à s’opposer à la montée de l’Islam et de l’Homosexualité aux États-Unis. La tension a monté d’un cran lorsqu’il a officiellement été ordonné au Pasteur de retirer sa pancarte… Terry Jones, poussé dans ses retranchements a alors affiché un verset… DU CORAN (téléchargeable ici). Sourate 9:5 qui affirme : « tuez les associateurs1 où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent2 accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux ».

1les chrétiens

2se convertissent à l’Islam

 

De nos jours, des pratiques semblables à l’AutoDaFé existent. On peut facilement Jeter le bébé avec l’eau du bain. Localement, des pasteurs évangéliques insistent pour que leurs fidèles se débarrassent de leur DVD porno, de leurs médaillons protecteurs et brisent leurs statuettes de la vierge Marie, etc… Cependant, il existe une différence entre un acte de foi libre et personnel témoignant d’un renoncement à une pratique ou à une religion et un acte de soumission aveugle à une autorité ecclésiale (comme la Règle que Saint Benoît de Nursie imposait). Ce n’est, par ailleurs, pas un hasard si Karl Ratzinger a choisit le nom de Benoît comme investiture pontificale.

 

Ces événements soulignent que notre société d’aujourd’hui, comme celle de la post-renaissance souffre d’un dysfonctionnement lié à une lacune de connaissances générales, à manque de clairvoyance que même certains prétendus spécialistes se livrent à une vulgarisation en empruntant des raccourcis qui génèrent plus de conflits qu’ils ne résolvent des problèmes.

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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 02:05

Les paroles de l'hymne national français laissent des interrogations dans beaucoup d'esprits. Il est interessant de se souvenir que plusieurs couplets ont été ajoutés et d'autres retirés. Au jour d'aujourd'hui, la France n'en retient officiellement que 7. Mais le 8ème couplet et le second couplet des enfants est très intéressant. Jugez par vous-mêmes :

 

 bleu-blanc-rouge.jpg

 

Couplet [1] :
Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
x2

Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos
fils
, vos compagnes !

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

 

Couplet [8] : (Couplet supprimé par Servan, Ministre de la Guerre en 1792)

 

Dieu de clémence et de justice
Vois nos tyrans, juge nos coeurs
Que ta bonté nous soit propice
Défends-nous de ces oppresseurs
Tu règnes au ciel et sur terre
Et devant Toi, tout doit fléchir
De ton bras, viens nous soutenir
Toi, grand Dieu, maître du tonnerre.

 


COUPLET II DES ENFANTS
Enfants, que l'Honneur, la Patrie
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie
Des feux qu'ils inspirent tous deux. (Bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;

Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

 

 

 

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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 01:18
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 00:50
Que la montagne est belle, version antillaise...
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 15:27

Jean Dominique Laporte tu as passé une dizaine de jours en Haïti juste après le tremblement de Terre, pourrais tu nous en dire un peu plus sur toi et sur ta mission ?

SOURIRE_D_ENFANT.jpgJe suis Médecin et j’officie dans un Cabinet de Médecine Générale à Trinité, en Martinique.

Avant de reprendre ce cabinet de médecine, j’ai beaucoup travaillé dans l’aide au développement la santé public et l’aide humanitaire dans la région de Genève. J’ai œuvré plusieurs années en Afrique et je suis membre de l’Aide Humanitaire Suisse.

Dès le tremblement de Terre, je me suis mis à disposition de l’Aide Humanitaire. Le temps d’organiser un départ, cela prend « trop de temps ». Le tremblement de Terre est intervenu le 12 et je suis arrivé le dimanche 17 janvier en Haïti, où je suis resté une dizaine de jours.

L’Aide Humanitaire Suisse s’était fixé comme tâche d’assurer un service de chirurgie infantile. C’est toujours un défi important. En Haïti, comme les infrastructures de la capitale avaient été touchées, c’est l’aide étrangère qui a du organiser de toute pièce les interventions. C’est la raison pour laquelle il fallait faire vite.

 

Habituellement, je m’occupe de santé publique pour l’Aide Humanitaire Suisse, mais il a fallu s’adapter à la situation et répondre à l’urgence. Aussi ma mission consistait en 2 jours d’évaluation des dossiers pour  la remise en route des installations et des possibilités de services chirurgicaux dans les villes environnantes à l’Ouest de Port-au-Prince. Après ces deux jours, il m’a été demandé de me joindre à l’équipe des chirurgiens pour assurer le service d’hospitalisation et de suivi postopératoire des enfants.

 

C’est un gros service parce que les enfants doivent parfois être opérés plusieurs fois. Par exemple, les blessés graves doivent être endormis tous les deux jours afin de pouvoir procéder à des nettoyages des plaies et opérations.

 

Quel a été l’événement le plus marquant lors de ton séjour ?

Il y a beaucoup d’émotions quand on intervient dans une situation telle que celle-là. Tout d’abord, ce qui m’a marqué, c’est le très bon esprit d’équipe qui s’est manifesté dans l’épreuve. Sur le plan humain, je retiens une histoire d’un jeune garçon d’une quinzaine d’année prénommé Moïse. Il est arrivé avec des blessures graves et ses deux bras étaient brisés. Il pensait qu’il allait être amputé des deux bras, parce que les brancardiers l’avaient amené en disant « c’est pour l’amputation » ! Alors il était désespéré et a demandé si on allait lui couper les deux bras. Nous avons discutés ensemble et nous avons tout fait pour tenter de le garder. Nous avons donc échangés et je me suis aperçu qu’il arrivait à bouger les doigts et les mains. Nous avons donc procédé à une opération et le lendemain, lorsque je l’ai vu à la visite, il avait les deux bras dans des énormes attelles plâtrées et des bandages. Il ne pouvait pas bouger, mais sa mère était là pour lui donner à manger. Je lui demande donc « Alors Moïse, comment ça va » ? Et Moïse avait un très grand sourire, heureux d’avoir pu garder ses deux bras et il m’a dit « ça va TRÈS BIEN ».

 

Ta foi a-t-elle pu contribuée à tenir bon dans cette épreuve que tu as rencontrée ?

Je ne sais pas comment on peut tenir dans cette situation. C’est ça le miracle de la foi. Ma famille et l’Église, ici, a beaucoup prié pour cette mission et j’étais soutenu de différentes façons. Par exemple, lorsqu’il m’a été demandé d’organiser ce service d’hospitalisation, j’ai passé une très mauvaise nuit parce qu’humainement parlant, je ne voyais pas comment il était possible de le faire. J’essayais d’échafauder des plans dans ma tête, mais rien n’a marché comme je l’avais organisé ! Il faut dire que la journée avait commencé par une nouvelle secousse, et donc plus personne ne voulait entrer dans les bâtiments destinés aux soins médicaux. Donc, on a du faire preuve d’inspiration, et tout réinstaller dehors. Une chose aussi que je n’avais pas prévue est que le personnel de l’hôpital universitaire haïtien est spontanément venu pour nous prêter main forte et cela a permis que tout se déroule parfaitement bien.

 

Ce qui m’a touché, c’est aussi le témoignage des personnes qu’on rencontre et qui confessent qu’il y a quelque chose en nous de différent. Je crois qu’il nous est donné d’apporter une certaine consolation et un espoir aux personnes et aux familles qui rencontrent ces difficultés.

 

Plusieurs haïtiens disent que s’il y a eu le tremblement de Terre, c’est que Dieu voulait punir son peuple. Qu’en penses-tu ?

Lorsqu’on perd la moitié de sa famille dans un tremblement de Terre, la tentation est grande, et cela peut sembler plus confortable de penser que c’était la volonté de Dieu. Cependant, ce n’est pas de cette façon qu’on peut concevoir Dieu. Dieu est un Dieu Sauveur. Ce dont il faut se souvenir, c’est que ce n’est pas la « catastrophe » elle-même qui provoque ces morts. Ce sont les constructions humaines qui s’écroulent. Ce qui tue, c’est les maisons ! Il faut donc plus y voir la main de l’homme que la main de Dieu.

 

En guise de conclusion, que pourrais-tu nous dire sur le devenir d’Haïti ?

Ce qui peut nous révolter, c’est que c’est encore une population qui est des plus défavorisée qui a eu à souffrir de cette situation, car elle n’avait pas le choix de s’installer autre part. Il est donc important de réparer l’injustice et l’inégalité. Aujourd’hui, plus que jamais, Haïti a besoin de notre fraternité et d’un soutien à long terme et je me réjouis du grand élan de générosité qui permettra un bon démarrage de la reconstruction. Mais, il ne faudra pas laisser tomber Haïti une fois que la pression médiatique sera retombée et il faudra prévoir une reconstruction à long terme. Pour beaucoup d’haïtiens, c’est l’occasion de reconstruire sur des bases solides et de ne pas reproduire les schémas inégalitaires  qui pouvaient être observés.

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 00:55

Mangeons-nous trop ? C'est la question que je me suis posé ces derniers temps. En effet, je me suis rendu compte que dans chaque film, dans chaque série, il y a très souvent des références à la nourriture, à des repas, et je ne parle pas de la publicité entre les programme tv, les pancartes sur les routes, les dépliants dans nos boites aux lettres qui nous donnes tellement d'envies !
focus-group.jpg
C'est comme si la planète entière était conditionnée. Paradoxalement, on nous bassine la tête avec une multitude de messages sur les régimes et sur ce que doit être notre mode de vie au regard de la nourriture.

C'est comme si on nous disait "mangeons pour maigrir".

Ne trouvez-vous pas qu'il y a quelque chose qui cloche et que ce conditionnement conduit à la création d'une population en surpoids, un épuisement des ressources du monde dans lequel nous vivons et abrutissement de notre mental ?! Le système économique de croissance dans lequel nous sommes plongés n'y est pas pour rien !

En tant que Chrétien, je ne pouvais pas me contenter des explications scientifiques qui nous sont livrées telles quelles. J'ai donc fait ma petite étude que j'ai bien poussée et je me suis rendu compte que les idées véhiculées n'étaient pas vérifiées. Par exemple, l'idée selon laquelle "le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée" est largement véhiculée, avec de soi-disantes "preuves" à l'appui. Cependant, nous devons apprendre à connaitre notre corps. D'autres idées comme "manger 3 produits laitier par jour" ou encore "mangeons 5 fruits et légumes par jour" sont autant de messages reçus comme scientifiques, alors qu'ils émanent de groupes agro-alimentaires hyper-puissants qui ne trouvent aucune difficulté à "acheter" les rapports des scientifiques  !

N'y a t-il pas une petite voix en toi qui tente de te dire que ce système te plonge dans une torpeur de laquelle tu essaies de sortir sans savoir comment ? C'est comme si tu étais endormi mais conscient de ton état de coma, que tu essayes de te réveiller sans que ton corps ne parviennent à t'obéir.


Pourquoi dans les pays occidentaux mangeons-nous trois repas par jour ? Nous savons que selon les époques ou les cultures, la fréquence de repas a varié. Pourquoi trois repas par jour plutôt que quatre, deux ou un seul ? La réponse n’est pas aisée surtout si l’on considère d'autres observations scientifiques (Dr Marco Dutro) qui montrent que ce n’est pas forcement la fréquence des repas qui mène à la bonne santé et à l’allongement de l’espérance de vie.  Une équipe de chercheurs américains s’est aussi penchée sur la question et a mené une étude dont les résultats viennent d’être publiés dans l'American Journal of Clinical Nutrition. D’après Stote, aucun effet significatif de la fréquence des repas sur des variables physiologiques n’a été constaté. Les auteurs de l’étude en concluent que les personnes de poids normal sont ainsi capables de suivre un régime alimentaire basé sur un seul repas par jour.

Mark Mattson est l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la biologie du vieillissement. Son équipe a montré récemment que les singes rhésus qui mangent un peu moins chaque jour vieillissent plus lentement que ceux qui s’alimentent normalement. « Les personnes qui ne font qu’un ou deux repas éprouvent une sensation de faim pendant les premières semaines, dit-il. Après, elles se sentent incroyablement bien et pleines d’énergie. »

Tous ces éléments devraient donc nous donner l'occasion d'ouvrir les yeux afin de sortir d'une situation qui nous a trop longtemps oppressée !

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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