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Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de
sagesse.
Quelqu'un vint, un jour, trouver le grand philosophe et lui dit :
- Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ?
- Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.
- Les trois passoires?
- Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?
- Non.. J'en ai seulement entendu parler...
- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?
- Ah! non. Au contraire.
- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain qu'elles soient vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?
- Non.. Pas vraiment.
- Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?
Si chacun de nous pouvait méditer et mettre en pratique ce petit test... le monde se porterait peut-être mieux...
En octobre 2008, après la crise des « subprimes » aux Etats-Unis, les grands de ce monde se l’étaient
promis : Barack Obama en tête, s’était écrié : « The Game Is Over » ! Critiquant ainsi
l’économie spéculative qui mine notre monde moderne, on aurait pu penser, à l’aube du 3ème anniversaire de cette prise de bonnes résolutions que les choses auraient changées.
Il n’en est rien ! Les économistes et administratifs du business prêchent toujours l’économie spéculative, s’attaquent aux systèmes des retraites en présentant des schémas savants ne prenant pas en compte certaines données de l’équation.
Pendant longtemps, j’ai pensé que l’argent que les banques prêtaient provenait des dépôts des usagers. Si c’était vrai, vous êtes vous poser la question de savoir la raison pour laquelle tout le monde, sur cette planète, est endetté ? Les foyers, les entreprises (petites et grandes), les collectivités territoriales (sauf certaines villes, comme Villemomble, par exemple), les États, les unions et fédérations (Europe, USA, etc.) ?
Donc, je pensais, comme la majorité des usagers, que l’argent que les banques prêtent provient des dépôts des usagers. En fait, il n’en est rien : lorsqu’un usager demande un prêt à une banque, il signe un document qui l’engage à rembourser. Or, cette promesse de remboursement vaut de l’or : la banque, à son tour, fait valoir auprès d’une banque centrale cette capacité qu’elle a pu levée et la Banque Centrale lui accorde un « crédit » 9 fois supérieur à cette capacité. En résumé : lorsque vous demandez un crédit à votre banque pour un véhicule que vous achetez 20 000 €, votre banque se tourne vers une banque centrale et obtient un crédit de 180 000€. Cependant, tout cela, c’est virtuel. Tout repose sur la capacité d’honorer la promesse de remboursement. Or, dans certains cas, ça se passe mal, et certains passent donc à la trappe (surendettement, faillite...). À grande échelle, ce système est voué à s’effondrer ! Laissez-moi vous dire une vérité : la promesse de prêter un marteau ne vaut rien si je ne possède pas de marteau ! Appliquée à notre réalité nous comprenons la raison pourquoi le système s’effondre. Il ne s’agit pas de réformer le système. Il s’agit de le changer.
Apocalypse 18:2 : Il cria d'une voix forte: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur et un repaire de tout oiseau impur et détesté.
Dans la Bible, Babylone représente la domination financière par laquelle nul ne peut ni acheter, ni vendre, sans le signe, symbole de son système. Nous ne pouvons concevoir qu'un simple correctif systémique pourra apporter une solution au problème que nous rencontrons. Aujourd’hui, Dieu appelle chacun de nous à discerner les signes des temps et à entrer dans son Royaume qui est beaucoup plus que l’adhésion à un système de pensée.
ou : La non-reconnaissance de l’héritage de la culture française.
La déclaration d’Éva Joly, concernant le défilé du
14 juillet a créé dans un premier temps, semble t-il, l’unanimité dans la classe politique de la gauche à l’extrême droite. Tous d’accord pour affirmer que ce défilé est un rite sacré
intouchable ! Le fait de le remettre en question démontrerait une méconnaissance de la culture française.
Alors qu’à Paris, certains font appel à cet attachement à la culture française, sous le soleil de l’outre-mer, on assiste à une curieuse tendance opposée. Certains refusent l’héritage français et revendiquent une nationalité autre pour s’opposer à un passé douloureux où on imposait aux colonies l’apprentissage de l’histoire commençant par « nos ancêtres les gaulois ».
Cependant, la découverte d’une identité ne se fait ni dans l’opposition à une pensée ou culture dominante, ni dans l’affirmation de soi, mais dans une reconnaissance curieuse et apaisée de l’autre. Cette vérité, Jésus nous l’enseignait lorsqu’il affirme que la loi se résume en 2 affirmations : aimer Dieu de tout son cœur et aimer son prochain comme soi-même. C’est cet altérocentrisme qui nous permettra de sortir de cette opposition destructrice. Qu’on le reconnaisse ou pas, les cultures antillaises sont fortement ancrées dans une appréhension toute française du rapport à l’autre. Poser comme affirmation initiale et incontestable le fait d’être une « nation autre » n’est possible que dans une démarche d’intercompréhension mutuelle.
Avons-nous la mémoire courte ? Il y a 20 ans de cela, alors que je faisais des études en France, j’ai eu le privilège d’assister, le 14 juillet 1989, au défilé non-militaire. Cette année-là, François Mitterrand avait confié à Jean-Paul Goude, l’organisation de ce défilé citoyen festif qui est resté, dans ma mémoire, comme une espérance pour une nation qui trop souvent n’a su évoluer que par des révolutions explosives et sanguinaires.
Certains se plaisent à penser que la Théonomie n'est qu'une forme élaborée de l'Hétéronomie visant à enfermer la véléité
autonomiste d'un individu ou d'un peuple. Bien au contraire. Depuis le XVIe siècle, Luther, parlant du Serf Arbitre a su présenter que l'articulation entre la liberté et l'esclavage est activée
par la Grâce et la miséricorde de Dieu qui lui donne tout son sens : L'homme est coupable et incapable de déterminer ce qui est bon pour lui. Tout système ou personne tiers voulant le déterminer
est voué à l'échec. La loi divine, qu'en à elle n'a d'autre fonction que de démontrer que tout homme est incapable de s'autodéterminer. Plongé dans le gouffre de l'impossible, l'Homme n'a d'autre
espoir que d'accepter (ou de refuser) cette Grâce Divine. Avec Dieu, ce n'est pas que le chemin soit impossible... C'est l'impossible qui est le chemin !
Afin d'aller un peu plus loin, je vous invite à (re)découvrire ce merveilleux article de Pierre Courthial, de la Faculté Jean Calvin (ancienne FLTR) d'Aix-en-Provence.
La Théonomie Face à l'Autonomie Humaniste
L'Humanisme Défait Par la Loi de Dieu
Par Pierre Courthial (*)
Il est à noter que le mot latin Lex (Loi) a souvent désigné, de façon à la fois plus précise et plus englobante, la religion [1]. C'est ainsi que S. Augustin, dans son De Vera Religione (XXIII,20) parle de la Christiana lex.
Durant l’Âge de la Foi, Jean de Salisbury (1110- 1180), cet Anglais qui mourut évêque de Chartres et a magnifiquement écrit : "Si le vrai Dieu est la vraie Sagesse, alors l'amour de Dieu est la vraie philosophie" (Philosophus amator Del est; est philosophe celui qui aime Dieu) [2], emploie à plusieurs reprises le mot Lex pour désigner le culte religieux ou la profession de la Foi, dans son Polycraticus. Raymond Lulle (1235-1315) [3], qui avait appris l'arabe et était allé, à plusieurs reprises, évangéliser les Sarrasins, compare la Lex Mahumetana (La Loi de Mahomet) et la Christiana Lex quand il veut comparer la Foi de l'Islam et la Foi chrétienne [4]. Roger Bacon (1220-1292) [5]- "La sagesse totale a été donnée par un seul Dieu, à un seul monde et pour une seule fin"; "Il n’y a qu'une seule parfaite sagesse qui est contenue dans les Saintes Écritures" - parle lui aussi de Lex Christianapour désigner la Foi chrétienne et de Lex Antichristi pour désigner les autres religions.
R. J. Rushdoony, l'un des initiateurs de la théonomie réformée contemporaine, s'inscrit donc dans une ancienne et solide tradition lorsqu'il dit à son tour :
"En toute culture, le Droit, la Loi, est d'origine religieuse... La source du Droit est le dieu de toute société. Si la raison humaine est la source du Droit, c'est que la raison humaine est le dieu de cette société-là. Si c'est une oligarchie, ou une Cour suprême, ou un Sénat, ou un chef d’État qui est à la source du Droit, cette source est alors le dieu du système... L'humanisme moderne, en plaçant la source du Droit dans le peuple ou dans l’État, désigne le dieu de son système... Dans la culture occidentale, la source du Droit a été transférée de Dieu au peuple ou à l'État, alors que le pouvoir historique et la vitalité de l'Occident avaient été longtemps situés dans la Foi et le Droit bibliques" [6].
Toute Foi, y compris celle des (prétendus) athées (= sans Dieu !), et, en conséquence, toute Loi, toute Morale, tout Droit non-bibliques, sont en rivalité, sinon en opposition déclarée, avec la Foi, la Loi, la Morale et le Droit révélés en l’Écriture Sainte (la Lex) de Dieu. L'homme a toujours la responsabilité de choisir entre la théonomie et son désir d'autonomie. En réalité, seul le vrai Dieu est autonome (= Loi à soi-même et pour ses créatures). Calvin disait en une phrase lapidaire : Deus legibus solutus est quia ipse sibi et omnibus Lex est (Dieu n'est pas soumis aux lois parce qu'Il est lui-même Loi pour lui-même et pour tout et tous) [7].
La question est encore et toujours : quelle est la Norme ? Où se situe l'Autorité ?
Et la réponse est encore et toujours : la Norme, la Lex, est la Loi alliancielle qu'est la Sainte Écriture du Christ ; elle est au cœur de notre religion (= de notre relation à Dieu) et de notre service cultuel et culturel qu'elle identifie, définit et ordonne. Pour notre salut et notre joie. L'Autorité est celle du Dieu trinitaire qui, une fois pour toutes, nous a donné sa parole d'Alliance.
Voilà la théonomie !
L'humanisme, lui, ayant foi en l'Homme, ou en sa Raison, ou en tout autre dieu qu'il choisira (Évolution, Démocratie, État Providence, etc.) croit pouvoir définir à son gré Droit, Loi et Morale; avec toutes leurs variations possibles, successivement ou pluralistiquement. Et, pour être dans le mouvement, certains chrétiens, contaminés par l'humanisme, croient pouvoir faire appel, eux, à la Révélation naturelle.
- Aux humanistes, il faut rappeler, avec Lecerf, que : "Le péché siège au centre même de la conscience intellectuelle de l'homme. Si la raison était normale ("elle ne l'est plus depuis la chute", P.C.), elle consentirait à demeurer une raison raisonnée (normée par Dieu, P.C.). Nous ne la verrions plus aspirer à devenir raison ratiocinante ("ergoteuse, abusive", P.C.).
La raison pratique, qui se proclame autonome, pèche, car il y a un seul Législateur : Dieu; et ce Législateur, elle le méconnaît pour s'installer à sa place.
La raison théorique pèche aussi, car elle méconnaît son rôle subordonné d'organe, d'instrument conditionné par le Vrai objectif, pour s'ériger en norme suprême et en source fallacieuse du savoir.
Dans l'ordre de la connaissance, comme dans l'ordre de la toi morale, l'homme est partout substitué à Dieu. Il (en) résulte que le péché (provoque) un conflit entre la raison suprême de qui tout dépend et la raison subordonnée qui voudrait s'affranchir de sa dépendance" [8].
- Aux chrétiens contaminés par l'humanisme, il faut rappeler que, s'il est vrai qu'il y a bel et bien une Révélation naturelle de Dieu dont les hommes ont l'évidence sous les yeux,
"ce que l'on peut connaître de Dieu est manifeste pour les hommes : Dieu le leur a manifesté. En effet, depuis la création du monde, ses perfections invisibles : éternelle puissance et divinité, sont visibles dans ses œuvres pour l'intelligence" (Romains 1:19-20),
ces mêmes hommes
"se sont fourvoyés dans leurs raisonnements et leurs cœurs insensés se sont enténébrés ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge... et, comme ils n'ont pas eu souci de garder la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leurs intelligences sans jugement : ainsi font-ils ce qu'ils ne devraient pas et sont-ils remplis de toutes sortes d'injustice, de perversité... ennemis de Dieu" (Romains 1:21,25,28,29).
Pour que la Révélation naturelle reprenne ses formes, ses couleurs et son sens, il faut que les fidèles "chaussent les lunettes de l'Écriture" (Calvin) afin que le regard de leur cœur, enfin corrigé, clarifié, restauré, retrouve l'évidence, là, sous leurs yeux, que leur intelligence "fourvoyée" ne discernait pas. Alors, et alors seulement, la Révélation naturelle, qui a toujours été là, leur apparaît dans sa douce, belle et forte lumière.
Rushdoony a fort bien discerné que : "la raison pour laquelle certains chrétiens choisissent de chercher un fondement ("de la morale et du droit", P.C.) en l'homme, c'est qu'ils aspirent à trouver un terrain commun à tous les hommes et à toute la réalité hors de Dieu. Ils veulent échapper à ce qu'ils appellent un "système sectaire de pensée". Ils affirment la nécessité d'une philosophia perennis, d'une philosophie permanente qui serait commune à tous les hommes en tant qu'hommes, en dehors de toute considération théologique. Ces chrétiens pensent qu'ainsi ils peuvent établir les vérités de la religion chrétienne d'une manière rationnelle satisfaisante pour tous; et qu'en place d'une révélation exclusive et bornée pourra être établi un terrain commun d'entente [9].
A l'inverse, tout chrétien fidèle est appelé à "sanctifier en son cœur le Christ Seigneur, à être toujours prêt à la défense (en grec : apologia), avec douceur et respect, de l'espérance chrétienne devant quiconque lui en demande compte" (1 Pierre 3:15-16); "les armes que nous utilisons dans notre combat ne sont pas d'origine humaine ; leur puissance vient de Dieu, pour la destruction des forteresses ; nous détruisons les faux raisonnements et tout ce qui se dresse orgueilleusement contre la connaissance de Dieu, faisant captive toute pensée pour l'amener à obéir au Christ" (2 Corinthiens 10:4 et 5).
Voilà qui nous oblige, en conscience, à croître dans l'intelligence de la Foi, dans la connaissance de l'Écriture du Christ et du Christ de l'Écriture : nous, c'est-à-dire non seulement les pasteurs et docteurs (au reste trop souvent paresseux et infidèles), mais tous les membres de l'Église. L'évangélisation, en tant que vocation et tâche de tous, c'est d'abord et surtout, et ce n'est pas le plus facile, cette apologie-là, dans les contacts constants et ordinaires de l'existence avec les prochains, quels qu'ils soient. C'est, en tout cas, ce qu'ordonne, en priorité, la Parole de Dieu, et ce qui s'est vérifié, d'abord aux trois premiers siècles de notre ère sous plusieurs terribles persécutions, comme ensuite maintes fois dans l'histoire. D'où l’importance capitale, à côté de la prédication, d'une catéchèse catholique (= fidèle à l'Écriture-Parole de Dieu) continue, dans l'Eglise; ce qu'ont compris aussi bien les Docteurs de l'Eglise ancienne que ceux de la Réformation, avec leurs petits et grands Catéchismes.
Il est bien évident aussi qu'une manière chrétienne de vivre, en rupture chaque fois qu'il le faut avec celle du monde ambiant (Romains 12:1-2), doit accompagner et pratiquer l'apologie de chaque jour : aucun des aspects, aucune des parties, pas un pouce de terrain, de notre existence ne devant échapper à la Vérité révélée et à la seigneurie royale du Christ notre Dieu. "Mettez en œuvre (verbe grec katergazomai) votre salut, avec crainte et tremblement, car Dieu produit (verbe grec energeô) en vous le vouloir et le faire, selon son bienveillant dessein" (Philippiens 2:12-13).
La Foi que nous devons "défendre devant quiconque nous en demande compte" doit être défendue conjointement, inséparablement, par notre dire et notre faire; et ce dans tous les domaines de notre vie ici-bas, régis souverainement par le seul Sauveur-Seigneur, qu'il s'agisse de notre vie personnelle, intime, ou de nos vies conjugale, familiale, civique, professionnelle, ecclésiale,…
Référence: L'Humanisme Défait Par la Loi de Dieu, Pierre Courthial - Lausanne, édition L’Age d’Homme, 1996.
Notes:
* Pierre Courthial est doyen honoraire de la Faculté libre de théologie réformée d'Aix-en-Provence.
[1] "Lex (Law) as Another Word for Religion : A lesson from the Middle Ages", par Thomas Schirrmacher, Calvinism Today, vol. II, N°2, avril 1992, p.5.
[2] La philosophie au Moyen Age, par Etienne Gilson (Payot, 1947), pp.274-277, etc.
[4] Par exemple, Lettera a Maonietto II, 115 ; cf. note 12 ci-dessus.
[5] Gilson, op. cit., pp. 476-482, etc.
[6] Institutes of Biblical Law, p.4.
[7] Commentaire du Deutéronome (1563), Corpus Reformatorum 52, 49, 131.
[8] Introduction à la dogmatique reformée ("Je Sers", Paris, 1932) vol. 1, pp. 111 ss.
[9] Op. cit., p.684-685. Là, peut se trouver une explication de la dérive intellectuelle de Jacques Maritain (1882-1973) depuis son Antimoderne, de 1922(animé par le motif-de-base scolastique "nature = grâce") jusqu'au Paysan de laGaronne, de l966, en passant par Humanisme intégral, de 1936. Si j'avais apprécié, dans Antimoderne, lu en 1930, son : "les pentes de l'intelligencemoderne sont contre nous ; mais les pentes sont faites pour qu'on les remonte",j'ai déploré que J. Maritain se soit laissé gagner par l'humanisme... moderne !
Un roi vieillissait et, se rendant
compte qu'en mourant il n'aurait pas d’héritier, décida d’adopter un fils pour lui succéder. Il lança donc une compétition ouverte à tous les jeunes du royaume.
Des épreuves physiques et intellectuelles permirent de sélectionner 10 jeunes qui se retrouvent au sommet de la compétition.
Le roi leur dit : « j'ai une dernière épreuve pour vous départager. Celui qui la réussira deviendra mon fils adoptif et l’héritier de mon royaume. Il s’agit d’une épreuve d'agriculture. Voici une graine de maïs pour chacun de vous. Emportez-la à la maison, plantez-la et élevez-la pendant trois semaines. À l'issue, nous verrons qui a fait le meilleur travail en cultivant la graine ».
Les garçons ont pris leurs graines et sont rentrés chez eux pour la planter.
On pouvait sentir excitation dans le royaume, et la foule attendait avec exaltation la révélation de celui qui allait être leur futur roi.
Dans une maison, un des garçons et ses parents étaient presque navrés quand, après quelques jours de soins intenses, ils s’aperçurent que la graine ne poussait pas. Le jeune avait sélectionné le sol avec soin, il avait appliqué la bonne quantité et type d'engrais, il avait été très obéissant dans l'arrosage avec les bons intervalles, il avait prié sur elle jour et nuit mais rien ne poussait.
Certains amis lui suggérèrent d'aller acheter une graine au marché et de la planter : « Après tout, comment le roi pourrait-il différencier une graine de maïs d'une autre »?
Mais ses parents qui lui avaient toujours appris la valeur de l'intégrité, lui ont rappelé que si le roi avait juste voulu qu'ils plantent du maïs, il aurait demandé qu'ils aillent chercher leur propre graine : « Si tu prends une graine différente de celle du roi, ce serait malhonnête. Peut-être n’es-tu pas destiné pour le trône. S'il en est ainsi donc, laisse, et ne sois pas celui qui va tromper le roi ».
Le jour "J" arrive et les dix garçons reviennent au palais chacun d'eux fière d’exhiber un plant du maïs très fin.
C'était évident que les 9 autres garçons avaient eu grand succès avec leurs graines. Le roi descend le long du rang où sont alignés les garçons et demande à chacun d'eux :
« C'est ce qui est sorti de la graine que je vous ai donnée ? » Et chaque garçon répondit, « Oui, votre majesté ». Et le roi fait un signe de la tête et poursuit la revue jusqu’au dernier garçon au bout de la ligne. Le garçon était secoué par la terreur. Il était sûr que le roi allait le jeter en prison pour avoir gaspillé sa graine.
« Qu'est-ce que tu as fait avec la graine que je t'ai donnée ? », lui demanda le roi ? « Je l'ai plantée et me suis occupé d'elle diligemment votre majesté, mais hélas, rien n'a poussé », dit le garçon en larmes alors que la foule le huait.
Le roi leva ses mains, demanda le silence et dit : « mon peuple, voici votre prochain roi » !
Tous les gens étaient confus et se demandaient ce que cela signifiait et pourquoi le roi avait-il fait ce choix ?
Le roi, ayant pris place sur son trône avec le garçon à sa droite proclama : « j'ai donné à ces garçons des graines bouillies qui ne pouvaient pas germer. Cette épreuve n'était pas une épreuve de performance en agriculture, mais une épreuve de caractère et d'intégrité. Si un roi doit avoir une qualité, c’est celle de l’honnêteté. Seul ce garçon a réussi l'épreuve » !
Leçon ?
Nous vivons dans une société postmoderne obsédée par le gain et la performance. Beaucoup cherchent le succès à n'importe quel prix et disent que la fin justifie les moyens. L'échec peut être une invitation à Dieu pour montrer qu'il est Tout-Puissant et n'a pas besoin d'aide pour nous élever ou nous bénir. Dieu cherche des gens qui auront complètement confiance en Lui, peu importe les conséquences de victoire ou d’échec. Parfois, Dieu décrète l'échec. Mais beaucoup cherchent à contourner le décret divin en recourant à des moyens et des stratagèmes douteux.
· C’est le cas dans le domaine public et politique, lorsqu’on n’hésite pas à privilégier ses amis pour qu’ils obtiennent des marchés ; c’est le cas dans la vie personnelle, où coûte que coûte, on veut obtenir un mari, un enfant, alors que ce n’est pas (encore) le plan de Dieu. C’est le cas dans la formation, lorsque par des habiles connections, un étudiant obtient un diplôme sans être avoir le niveau.
Au jour du Seigneur, plusieurs se tiendront comme ces neuf jeunes hommes, fiers de leur diplôme, de leur époux, ou de leur carrière politique ou professionnelle. Et Dieu dira: « C'est étrange, je t’ai appelé à honorer mon Nom, dans la condition qui était la tienne, comment donc as-tu pu obtenir toute cette gloire, cet argent et ce succès, alors que ce n’est pas moi qui te l’ai donné » ?
C'est ici la parole de l'Éternel : « Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon Esprit, dit l'Éternel des armées ». Zacharie 4:6
Être leader n'est
pas une charge aisée. Certes, cela peut représenter, pour beaucoup, une occasion d'être socialement élevé, cependant, cette fonction, au delà du fait d'être honorifique, nécessite une
consécration de chaque instant. Portons nos regard sur 7 caractères différents qu'on peut retrouver chez certains leaders...
1/ Le Leader "Soprano". Lui, ce qui l'interesse, c'est de montrer sa voix. Il fait son "show" musical. Souvent, le ton est très haut et l'assemblée ne peut pas suivre les envolées lyriques de la "castafiore". Elle a des difficultés à changer de registre.
2/ Le "chanteur-juge". Lui, il ponctue ses chants de "amen", "Alleluia" et veut que l'assemblée lui réponde. Pour lui, la louange, c'est du sérieux : "vous DEVEZ louer Dieu". Pour lui, vous ne POUVEZ-PAS rester assis. Souvent, il va se plaindre d'être dans une assemblée froide qui, selon lui, n'aime pas le Seigneur.
3/ "Le professionnel du chant". Souvent, il possède des bases musicales. Il a peut être joué dans un groupe professionnel... Il aime le gospel et surtout les artistes chrétiens noir-américains. Il aime le spectacle, la lumière, et transpire beaucoup sur "scène". La louange est formidable avec lui, et il aime accomplir des performances. Son attention est plus portée sur la musique que sur la personne du Seigneur. Son attention est plus portée sur son chant... que sur l'assemblée.
4/ "Le chanteur mystique". Lui, ce qui l'intéresse, c'est d'entrer doucement dans la présence du Seigneur. Souvent, il a les yeux fermés. Son coeur est tourné vers le Seigneur, mais il oublie complètement l'assemblée et la mission de conduire le peuple de Dieu dans la louange et dans sa présence. Il ne va rien reprocher à personne, parce qu'il prend son pied dans l'adoration. C'est sa raison de vivre ; presque une drogue qui l'apaise.
5/ Ensuite, nous avons le chanteur "traditionnel". ce qui compte pour ce "louangeur", c'est la juste interprétation du chant, tel qu'il était écrit, à l'origine, dans son traditionnel recueil de chant. Il a peut être acheté les "cassettes" de cantiques qu'il passe chez lui pour s'assurer de bien chanter "dans la forme", ce qu'il a entendu. On le trouvera dans certaines églises venant avec sa Bible ET le recueil "sur les ailes de la foi" ; son vieux recueil auquel il donne autant de place qu'à la Bible.
6/ Enfin, nous avons "le chanteur de bonne volonté". Il ne connaît pas trop grand chose à la musique, mais il tente, avec toute sa force de faire chanter le peuple. Pour lui, ce travail est difficile, mais "il faut bien servir Dieu... et après tout, ce n'est pas si déplaisant..."
7/ Le véritable directeur de louange doit faire face à la difficile tâche d'être en communion intime avec le Seigneur, tout en conduisant le peuple de Dieu vers cette réalité. C'est une position "Meta". On va et on vient constamment entre l'ici et maintenant et une prise de recul vis à vis de la situation présente.
On le voit bien, ce n'est pas une tâche facile que d'être leader musical. Etre Leader (tout simplement), ce n'est pas aisé. A ce propos... je vous invite à reprendre ces 7 caractères du Leader musical... et de les transposer au Rôle du Pasteur. Il y a des correspondances qui devrait nous éclairer l'esprit et nous pousser à prier les uns pour les autres.
En parcourant le nouveau testament, j’ai trouvé 7 passages où Dieu s’adresse à Marie, soit directement, soit au travers de son fils
Jésus-Christ ou encore en relation avec une intervention en lien avec elle. Il m’est apparu intéressant de lister ces passages et de voir la nature des relations qui s’établissent entre Jésus et
Marie.
1/ Bienheureuse ! (Luc 1 :42-48)
Elle s'écria d'une voix forte, Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. 43Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi? 44 Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon sein. 45 Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. 46 Et Marie dit, Mon âme exalte le Seigneur,47 Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, 48 Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,
C’est le tout premier terme qui s’impose, tant par le texte que dans notre esprit. Cela ne plaira pas à certains chrétiens évangéliques, mais cette vérité est tout de même biblique.
Ce terme de bienheureuse, (en Grec « Makaria ») n’est pas sans rappeler les « béatitudes » que livrera Jésus, 30 ans plus tard. Cette expression est aussi liée à la déclaration du psaume 1 : « Heureux l’homme »… En hébreux, ce terme « HASHRÉ » est en rapport avec la Marche : la progression. Il ne s’agit pas d’une béatitude passive. On pourrait traduire cette vérité par « En route » ! Un autre point à souligner, ici (verset 47), c’est que Marie déclare que Dieu est son sauveur, soulignant ainsi sa nécessité d’être sauvée et pardonnée de sa nature pécheresse.
2/ Garde la Parole (Luc 2 :19, 51)
Luc 2:19 Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur.
Luc 2:51 Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait toutes ces choses dans son cœur.
Garder la parole dans son cœur. Littéralement, « dans ses entrailles ». Ce terme désigne plus précisément « l’utérus ». C’est donc comme-ci Marie était enceinte de la parole de Dieu. Ces paroles grandissent en elle. Elles produisent la vie, qui est en gestation. Nous aussi nous devons garder la parole, la laisser grandir afin d’accoucher des promesses de Dieu. En Luc 11:27-28 « Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit: Heureux le sein qui t’a porté! Heureuses les mamelles qui t’ont allaité! Mais il répondit: Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent!
Il y a toujours des gens pour flatter Jésus ou honorer ses proches. Mais Jésus sait discerner les paroles mielleuses. Le sein qui a porté Jésus, c’est Marie. Et Jésus, au lieu d’aller dans ce sens, dit que sont bienheureux ceux qui GARDENT sa parole.
3/ Mettre en Pratique (Luc 8:19-21)
La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l’aborder, à cause de la foule. On lui dit: Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. Mais il répondit: Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.
Quand bien même nous sommes proches de Jésus, Jésus ne fait pas de considération ou de favoritisme. Marie est logée à la même enseigne que quiconque. Si nous n’entrons pas dans le service de Dieu en mettant en pratique la Parole de Dieu, Jésus indique clairement que nous ne pouvons pas être considérés dans sa famille. S’il l’a fait pour ses propres frères (rappelons-nous que Jésus a vécu entouré au moins de 6 frères et sœurs (Jacques, José, Simon, Jude et 2 sœurs) ; s’il ne l’a pas fait pour sa propre mère, n’attendons pas qu’il agisse avec légèreté avec nous. Le pardon ; la grâce de Dieu n’est pas synonyme d’excuse.
4/ Étonnement & Angoisse (Luc 2:49).
Bien avant cet épisode, quand Jésus avait 12 ans, ses parents étaient repartis sans se rendre compte que Jésus était resté sur place. Arrivés sur place, ils trouvent Jésus enseignant dans le temple : Quand ses parents le virent, ils furent saisis d'étonnement; sa mère lui dit: Enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Voici que ton père et moi nous te cherchons avec angoisse. Jésus leur répondit: Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père?
De quoi déstabiliser des parents équilibrés. On passe trop vite sur le fait que Marie était dans l’angoisse et dans l’étonnement. L’amour d’une mère est si grand pour son enfant, qu’on pense que c’est « naturel ». Mais Jésus a déjà acquis une autonomie. Parfois, nous voulons faire les choses… à la place de Dieu. « Dieu saura-t-il comprendre » ? « Ma situation est particulière »… Cet épisode nous enseigne que Dieu fait ce qu’il lui plait et qu’il est en contrôle. Mais notre responsabilité est quand même… d’aller à Jérusalem : c’est-à-dire de faire les choses que notre conscience nous invite à faire.
5/ Faites tout ce qu’il vous dira ! (Jean 2 :1-4)
Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, 2 et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.3 Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit, Ils n'ont plus de vin. 4 Jésus lui répondi : Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue 5 Sa mère dit aux serviteurs: Faites tout ce qu'il vous dira.
Nous sommes-nous posé la question de savoir pourquoi Marie dit à Jésus qu’il n’y a plus de vin ? Dans son cœur, elle savait que c’était le temps de Jésus. N’oublions pas qu’elle Garde la parole. Elle discerne ces choses. ELLE SAIT que quelque chose va arriver. Jésus ne laisse pas sa mère « prendre le contrôle ». le « Femme », qu’il lui adresse peu nous paraitre quelque peu surprenant, mais c’est une locution respectueuse à laquelle on ne doit pas attribuer une valeur réprobatrice. D’ailleurs, Marie ne s’offusque pas… mais prévoit quand même le coup en allant vers les disciples en leur disant : « faites tout ce qu’il vous dira ». ELLE SAIT que quelque chose est sur le point de se produire, mais la gloire est pour le Seigneur.
6/ Humilité (Luc 23 :27-28)
27 Une grande multitude de peuple et de femmes le suivait; celles-ci se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. 28 Jésus se tourna vers elles et dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants.
Si Marie n’est pas mentionnée directement, plus loin, Jean nous dit que Marie était là, à la croix. La mort de Jésus sur la Croix est beaucoup plus qu’un simple signe de consécration nous montrant que s’il a souffert, alors nos petits tracas ne sont rien. Si Jésus est allé jusqu’à la croix, c’est qu’afin que par ses meurtrissures, nous soyons guéris. Guéris de TOUTES nos maladies. S’il est mort, c’est afin que le juste jugement de Dieu qui devait s’abattre sur nous tombe sur lui et nous libère de la mort. Tant que nous ne regardons émotionnellement qu’à l’aspect de la souffrance de Jésus, sans nous tourner vers la raison pour laquelle il est allé jusqu’au bout, nous sommes les plus malheureux des hommes, soumis aux tourments d’une nature pécheresse n’ayant pas goûté à la libération divine.
7/ L’Assurance (Jean 19 :25-27)
Près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie-Madeleine. 26 Jésus, voyant sa mère, et debout auprès d'elle le disciple qu'il aimait dit à sa mère: Femme, voici ton fils. 27 Puis il dit au disciple, Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.
Jésus rétablit un lien social : Marie a besoin de quelqu’un pour l’entourer et prendre soin d’elle. N’oublions-pas qu’à ce moment, ses autres enfants, Jacques en particulier, n’est pas encore converti. La présence du Seigneur est importante. En cet endroit, Jésus signifie aussi que les liens humains qui nous unissent, la responsabilité humaines des uns par rapport aux autre doit être soulignée (à cet époque, Marie se retrouvait sans « soutien de famille », et il était important que Jésus « arrange » cette situation.
Nous aussi, avons la chance d’avoir Jésus pour grand frère, comme ami, de la même façon que Marie recevait de lui un soutien indéfectible au-delà de ce qu’une mère pouvait attendre. Mettons-donc à profit cette relation afin agir en vertu de l’action du Saint-Esprit qui habite en nous.
Libre-arbitre ou liberté ?
Le
premier terme de la devise française est « la liberté » (liberté, égalité, fraternité). Il est évident qu’une telle affirmation ne va pas sans influer sur notre la conception de notre
vie personnelle. L’histoire nous montre que cette valeur n’a pas toujours eu la même importance, selon qu’on en soit privée ou non.
Certes, la Bible affirme aussi que le Christ nous a affranchis et que nous sommes réellement libres. Hélas, beaucoup de croyants utilisent de cette liberté pour faire « ce que bon leur semble ». Néanmoins, l’apôtre Paul précise que si tout est permis, tout n’est cependant pas utile (1 cor. 6:12).
Dans un premier temps, il est important d’affirmer que la liberté ne signifie nullement « faire ce que bon nous semble ». La liberté que Dieu nous offre n’est pas une licence à exercer le mal envers autrui. Dans ce sens, la devise selon laquelle « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » est insuffisante, surtout lorsqu’on considère cette augmentation de revendications des droits individuels, au détriment de ceux du plus grand nombre. Il semble qu’à notre époque, tout le monde veut tirer sa part du gâteau.
Le message divin est bien différent. Si Dieu nous affranchis, si c’est bien pour la liberté… Si Dieu nous affranchis, c’est dans le but d’accomplir la mission qu’Il nous confie. Ainsi, et comme le démontre Martin Luther dans son livre « Le Serf Arbitre » (qui s’oppose à la notion de libre arbitre), la liberté absolue n’existe pas. En résumé, nous pouvons affirmer que le libre-arbitre n’est pas l’équivalent de la liberté et que la liberté consiste en une liberté de choisir son maître.
La liberté de dire « Oui ».
L’apôtre Pierre révèle que «chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui» (2 Pi. 2:19). Nous sommes ainsi en droit de nous poser la question de savoir si c’est bien notre cas ? Jésus a-t-il triomphé de notre volonté ou sommes-nous encore aux commandes de notre navire, seul maître abord... et après vient Dieu ?
Au-delà de notre propre vie, Dieu nous a libérés pour nous confier une mission. Nous avons le choix de lui dire « Oui ».
Les quatre étapes de la liberté individuelle.
« Qui triomphe de lui-même possède la force » nous dit Lao Tseu. Ayant exposé ces précisions, nous pouvons à présent tenter de construire un schéma afin de vivre cette liberté. Il existe quatre étapes nous permettant d’expérimenter cette liberté.
Étape 1 : La dépendance. Certaines personnes ne sont pas à l’aise avec cette notion de liberté. La liberté peut faire peur. Par exemple, on constate que la grande majorité des personnes actives préfèrent avoir un statut de salarié plutôt que de se lancer dans une démarche de travailleur indépendant.
Étape 2 : La contre dépendance. C’est un fait avéré chez « le jeune », en quête d’affirmation et de devenir. Il est nécessaire pour lui de s’opposer à l’autorité afin de définir son identité. C’est une étape, mais ce n’est pas la dernière.
Étape 3 : l’indépendance. Cette indépendance est toute relative. C’est le moment où on pense ne plus avoir besoin des autres. Hélas, plusieurs personnes confondent entre l’indépendance et l’autonomie. S’arrêter à ce stade du processus est dommageable.
Étape 4 : l’interdépendance. C’est l’ultime étape du processus, qui nous permet de prendre conscience de l’imperfection de l’indépendance. Nous avons besoin les uns des autres, dans la soumission de Celui qui a un bon plan pour nous : Dieu.
Conclusion.
À chacun de nous de discerner ce qui nous rend esclave dans ce monde : quelles sont les activités qui occupent la première place dans notre vie ? Quel équilibre faisons-nous entre légalisme et licence ? Entre permissivité et austérité ? L’apôtre Paul précise que c’est du péché que nous avons été affranchis et que maintenant, nous sommes devenus esclaves de Dieu (Romains 6:22).
Enfin, nous connaissons la vérité, et la vérité nous a affranchis. Cette Vérité est beaucoup plus que de l’encre noir sur du papier blanc, elle est beaucoup plus qu’une information qui s’adresse à notre intellect : La Vérité est une personne : Jésus lui-même proclamant : je suis Le Chemin, La Vérité, La Vie. Soif de Liberté ? Que cette Vérité devienne Réalité dans nos vies !
Quelles sont origines de la fête païenne de Pâques?
En anglais,
cette fête révèle mieux ses véritables origines qu’en français. En effet, en anglais, pâques se dit « Easter » et est la transcription de la fête d’
« Ishtar ». Hélas, cette fête est confondue avec la fête judéo-chrétienne de la Pâque. Ishtar est la déesse de la fertilité chez les Babyloniens (d’où la symbolique de
l’œuf). Sa fête est célébrée depuis plus de 3 500 ans. Dans le Moyen-Orient ancien et dans la Bible, Ishtar est appelée « Astarté ». Les Juifs ont été sérieusement
repris par la Seigneur du fait de l’adoration qu’ils vouaient à cette déesse. Plus proche de nous, dans le monde gréco-romain, on l’appelle « Aphrodite ». Les
Egyptiens, quant à eux, la nome « Hathor ». La pâque païenne célèbre la résurrection des beaux jours (équinoxe de printemps) et la terre qui pourvoit à nos besoins. On
comprend pourquoi l’église catholique n’a pas hésité à faire correspondre ce culte païen avec la résurrection du Seigneur.
Le mythe populaire raconte que l’absence d’Ishtar, suite à sa descente aux enfers, stoppe toute reproduction, ce qui panique les dieux et les pousse à la libérer. Son amoureux, Tammouz, va donc se sacrifier afin de lui permettre d’en ressortir. La fête d’Ishtar salue cette “résurrection” du printemps. Ceci n’est qu’un rappel de la symbolique des œufs et des lapins de pâques, qui représentent la déesse Ishtar : la reine du ciel. On peut s’interroger sur les mises en garde particulièrement virulentes du Seigneur qui s’adressait à son peuple. Le peuple de Dieu ne voyait aucune contradiction à célébrer les deux fêtes, voire, à n’en faire qu’une. Réaffirmons notre foi dans le Seigneur Jésus. L’apôtre Paul était très conscient de cette confusion et nous invite, selon 1 Corinthiens 5:7, à faire disparaître le vieux levain, « afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, CAR CHRIST, NOTRE PAQUE, A ÉTÉ IMMOLÉ ».
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