Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 21:58
COMMENT ACCROITRE SA FOI EN DIEU


en-plein-r--flexion.JPG Bonjour à Chacun ! Voici une nouvelle étude du pasteur Christophe Deville. Nous tenterons de traiter ce sujet, non de façon exhaustive, mais en donnant des outils pratiques, afin d'entrer dans la dimension de la foi. La Foi En Dieu, et non la Foi dans la foi. Il s'agit, bien évidement de construire une relation avec notre Seigneur qui, par le Saint-Esprit en nous, active ces choses que nous appellons "spirituelles" !


Chacun de nous, nous avons besoin d’un miracle dans l’un des domaines de notre vie. Peut-être s’agit-il d’une guérison, d’un renouveau spirituel, d’une percée dans le domaine financier ou encore d’un miracle pour l’un des membres de notre famille. Qu’au fil de ces lignes, vous soyez encouragés à vous saisir des bénédictions que Dieu a en réserve pour vous.
 
 
Chacun est responsable pour lui-même.
 
Penchons nos regards sur la femme qui avait des pertes de sang (voir Luc chapitre 8). Elle s’appuyait sur les autres pour recevoir sa guérison. Mais après 12 années, elle a sût comment elle pouvait enfin être délivrée. Elle a mis sa foi en celui qui avait autorité et a saisit sa propre délivrance. Savoir comment atteindre Dieu et recevoir de Lui est une démarche d’importance vitale. Surtout dans l’époque à laquelle nous vivons. En effet, nous arrivons en un temps où l’ennemi attaque et maintenant, vous ne pouvez plus dépendre de la prière de personne d’autre sinon vous.
 
Pour un pasteur ou un ancien, il ne suffit pas de prier pour que le peuple de Dieu reçoive un miracle. En temps que serviteur de Dieu (et nous le sommes tous), nous devons préparer le peuple de Dieu et chacun individuellement à combattre son propre combat. Autrement, qu’en est-il ? A vrai dire, je me souviens d’un homme qui était venu un matin lors des permanences pastorales. Il ne se déplaçait qu’avec difficulté à l’aide de béquilles. Il me tint à peu près ces propos : «Voilà pasteur…je suis allé dans telle église, on a prié pour moi, mais je n’ai pas été guéri, alors je suis allé voir tel pasteur mais là non plus je n’ai pas été guéri. J’ai pourtant fait ce qu’on m’a dit de faire, j’ai assisté à toutes les réunions de la semaine mais en vain. Alors je viens vers vous pour voir ce que vous pourriez faire !». Vous comprenez ma surprise. Tout d’abord envers mes collègues. Avaient-ils discerné sa démarche ? Après l’avoir laissé m’expliquer les causes et les raisons de son handicap j’ai du mettre les points sur les «i». J’ai tout d’abord expliqué qu’on ne vient pas vers Dieu comme on viendrait devant un sorcier ou un «kimboizè». Voyez vous, l’une des dérives avec la guérison serait de nous voir comme des commerçants de bonne santé. Chacun doit être acteur pour sa situation et placer sa confiance en Dieu. J’ai simplement encouragé cet homme à mettre sa foi en Dieu de façon active, de s’abandonner à lui, de recevoir de lui et de s’accrocher à ce qu’il lui dira. Il n’a pas fallu plus de 15 jours. Et je crois qu’en parti, Dieu voulait faire une œuvre plus profonde en lui qu’une seule guérison physique. Un matin, vers la fin du service, il trouve l’audace de modifier le programme, demande aux anciens de l’église la prière pour l’accompagner dans une démarche de foi et là, devant tout le monde, il lâcha ses béquilles et fut instantanément guéri ! 

Une autre chose est que lorsque vous recevez une guérison, l’adversaire vient et tourne autour de vous pour vous retourner votre maladie quelques semaines après.

Ce que je dis surprendra certains chrétiens qui pensent  «mais frère, si c’est Jésus qui guérit alors, sa guérison est permanente!».

Cela semble logique, mais ce n’est pas ce que Jésus enseigne. Qu’a-t-il dit au boiteux qui était à la piscine de Bethesda? «Ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire ». (Math. 12:43-45). Jésus a enseigné que la condition d’un homme pouvait devenir pire après une délivrance.

Pendant trop longtemps les chrétiens ont pensé qu’ils n’étaient que de pauvres miséreux. Nous sommes les héritiers du Roi des rois et avons en nous sa sagesse, sa puissance, sa vie en abondance et la guérison.

La Bible dit en Genèse que le Serpent (le diable) était l’animal le plus rusé de tout le jardin d’Eden. Aussi nous devons avoir la certitude qu’il mettra tout en action pour nous déstabiliser, nous démoraliser et nous empêcher d’obtenir les bénédictions que Dieu a en réserve pour tous ses enfants.

2 Corinthiens 6:4-9 :

«Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de persévérance dans les tribulations, dans les privations, dans les angoisses, sous les coups, dans les prisons, dans les émeutes, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes; par la pureté, par la connaissance, par la patience, par la bonté, par l'Esprit Saint, par un amour sans hypocrisie, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice; au milieu de la gloire et du déshonneur, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation; regardés comme imposteurs, quoique véridiques; comme inconnus, quoique bien connus; comme mourants, et voici que nous vivons; comme châtiés, quoique non mis à mort; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux; comme pauvres, et nous enrichissons plusieurs; comme n'ayant rien, et nous possédons tout ».

à suivre...

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 15:28

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Nous arrivons, avec cet article, au terme de notre étude sur le jeûne. Jésus a promis que le Père récompenserait ceux qui le chercheraient de tout leur cœur avec sincérité. Nous pouvons relever 7 bénédictions qui s'associent au jeûne
.

 
 
Les bénédictions qui s’associent au jeûne.
 
1° La présence de Dieu est manifestée.
Le jeûne, associé à la prière, laisse entrevoir la présence du Seigneur? Ce n’est pas une révélation. Nous savons très bien que pour connaître une personne, il faut passer du temps avec elle. Il faut donner de son temps, il faut sacrifier de son temps. Par le jeûne et la prière, nous nous approchons de lui. Sa présence n’a jamais cessé d’être, mais elle se manifeste d’une façon toute particulière, dans la sérénité et avec densité.
 
2° La relation avec le Seigneur est approfondie.
Lorsque Dieu manifeste sa présence, une intimité s’établit avec lui et il nous permet de jouir de son amitié. En effet, ce n’est pas simplement le fait d’être avec quelqu’un qui nous permet de le connaître. C’est un échange, un partage, une ouverture commune qui nous fait nous comprendre. Dieu nous introduit dans son conseil divin, nous entoure de sa nuée. Nous goûtons alors à la Gloire de Dieu !
 
3° La puissance du Saint-Esprit est expérimentée.
De cette amitié sort une complicité, on se sent collaborateur avec Dieu. Il s’engage à travailler avec nous et nous équipe de la puissance du Saint-Esprit, lorsque dans sa présence, on discerne son œuvre. On découvre alors nos besoins des dons spirituels pour travailler avec efficacité.
 
4° La sensibilité spirituelle est rehaussée.
En contact avec Dieu et l’élément spirituel qui nous entoure, nous prenons du temps pour discerner les événements, les situations, les influences qui interfèrent au bon déroulement de notre vie de résurrection.
 
Nous avons mis un temps à part qui nous permettra, une fois retournés à nos occupations de redécouvrir la valeur de ce qui nous entoure.
 
5° La révélation est communiquée.
Cette révélation découle naturellement de ce qu’en laissant de côté les besoins quotidiens, nous transcendons le temps et voyons au-delà. Nous nous présentons déjà comme les futurs héritiers de Dieu et honorant cette grâce, Il nous donne le privilège de voir plus loin que ce que nous vivons.
 
6° L’opposition satanique est balayée.
Dans cette même présence de Dieu, la puissance nous est conférée pour nous permettre de discerner l’œuvre spirituelle des ténèbres et de reprendre le combat spirituel avec force. En jeûnant pour un temps, nous nous coupons des prises possibles que Satan pourrait avoir sur nous[1].
 
7° La victoire est remportée.
Toute cette œuvre produit la victoire. Ce succès est obtenu tant sur soi-même que sur tout autre ennemi.
 
Votre vie de prière trouvera ainsi une nouvelle dimension, car vous aurez expérimenté une foi agissante et votre confiance en Dieu en sera accrue.
 

CONCLUSION
 
Nous arrivons en un temps où les chrétiens doivent prendre au sérieux le message de l’évangile non seulement pour le vivre, mais aussi pour le propager. Cependant, notre société vit dans l’assistanat. Peut être bien malgré elle, elle empêche les individus de prendre ses responsabilités, d’envisager avec enthousiasme et confiance ce qui doit être amélioré.
 
Dans ce chaos, des hommes et des femmes mal intentionnés ont profité de cette situation pour exploiter les autres, les enfermer dans un sentiment d’incapacité et d’échec. Il ne doit pas en être ainsi pour le croyant régénéré par le Saint-Esprit. La Bible affirme que Jésus-Christ est venu pour nous affranchir et que nous soyons réellement libres.
 
Au temps du réveil spirituel au XVIIIème siècle, des hommes et des femmes brisés par des cadences infernales d’un capitalisme sauvage à l’état de naissance sont appropriés ce message de l’Evangile. Ils ne se sont pas retranchés derrière l’excuse que ce message leur avait été apporté par des romains ou des gaulois mais s’en sont emparés comme venant directement de Dieu.

De même aujourd’hui, ce n’est ni une culture, ni une tradition qui est détenteur de quoi que ce soit. C’est à chacun d’entre nous de revendiquer sa liberté. Servons-nous donc de ce mandat apostolique pour bâtir une Eglise qui tendra à vivre tous les aspects de la vie chrétienne pour la plus grande gloire du Seigneur, le Tout-Puissant Maître de l’univers et de nos vies.
 

[1] Attention, le jeûne ne vous met pas à l’abri des attaques spirituelles. Ce qu’il vous permet, c’est de dominer au milieu de vos ennemis et de les vaincre.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 1 juillet 2007 7 01 /07 /Juil /2007 06:05
Le 07.07.07 à 7h00 du soir...
Une réunion à ne surtout pas manquer !
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Jésus se rendait dans se patrie. Là, il se met à enseigner dans la synagogue. Les gens qui l’écoutent sont sceptiques et le méprisent. Le texte biblique nous dit que Jésus, en cet endroit NE PUT faire aucun miracle (Marc 6:5-6). 
 
Peut-être nous sommes-nous poser la question de savoir, comment se fait il que Jésus, qui est tout-puissant ne peut pas faire de miracle en ce lieu ?
 
Il est primordial de comprendre ceci : pour obtenir un miracle, une délivrance, ou une guérison, il faut que celui ou celle qui est au bénéfice de cette guérison puisse activer sa foi afin de libérer la puissance que Jésus veut déverser en lui. Venons avec cette assurance que Dieu veut agir dans notre vie, qu’il a un plan pour nous. Ce plan est bon. Très bon ! Chris-et-Marie-2007-fondeur.JPG
Par Pasteur Christophe Deville - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 14:30
nouveau.gif AGAPE - SUITE
Au terme d'une année scolaire bien chargée et à la veille des grandes vacances se dessinent trois moments forts destinés tant à renforcer le lien d'amour qui nous unit les uns aux autres mais à nous fortifier dans notre marche spirituelle. Le premier d’entre se déroulera le Dimanche 1er juillet, à l'issue du culte, aura lieu notre première agape dans nos nouveaux locaux.
 
A l’issu de ce moment, nous entrons dans une semaine de jeûne et de prières. Réunion tous les soirs du lundi 2 au dimanche 8 juillet 2007 à 19h. La prière, accompagnée du jeûne est le moteur de l'église.
 
cette semaine de jeûne sera clôturée par deux soirées de prière spéciales pour les personnes qui rencontrent des difficultés :
-         le samedi      7 juillet, à     19h, et le
-         le dimanche 8 juillet, à     18h
Nous nous attendons à voir la gloire de Dieu se manifester dans les corps et dans les vies !
Plus d’infos ? lire notre précédent article
http://christophedeville.over-blog.com/article-11063623.html (vive les Agapes !)

Ainsi que le site de la maison du fondeur : 
http://lamaisondufondeur.org  logo-lmdf3.jpg
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Vie d'église - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /Juin /2007 20:59
Cette étude est attendue déjà depuis quelques jours... Voici donc quelques indications sur l'arrêt d'un jeûne. Soyez bénis par ces informations et bonne étude...

croixtourn.gif Comment arrêter un jeûne ?
 
Si commencer un jeûne comprend des effets secondaires sur notre corps, reprendre l’alimentation après un jeûne prolongé peut être très dangereux si on ne suit pas quelques règles de bon sens.
 
Christian, un ami, avait reçu un ministère particulier envers le peuple musulman. Conscient de la tâche, il avait commencé un jeûne de 30 jours. Il était régulièrement suivi par son médecin. Arrive le temps de reprendre son alimentation. Cependant, son corps éprouve des difficultés à réagir. Trois jours durant, ses selles demeurent liquides et la digestion ne reprend pas normalement. Il décide alors de prendre de la mie de pain en abondance pour maintenir quelque chose dans son corps. Mais l’eau qu’il absorbe fait remonter la mie de pain et il faillit s’étrangler.
 
Un autre témoignage encore plus dramatique. Esther, nièce du pasteur David Yonggi Cho de Corée me partagea ses expériences sur le jeûne. Dans son pays, elle m’expliquait comment les gens se consacrent au jeûne lorsqu’ils sont face à des situations difficiles. Elle me raconta comment un des membres de sa famille avait suivi un jeûne de longue durée et l’avait fini en mangeant une grande quantité de riz. C’était comme si la personne voulait rattraper son retard.
 
Cela aurait pu rester une anecdote bien amusante si les conséquences qui suivirent ne furent pas si dramatique. Cette personne décéda car ses intestins ne purent fonctionner face à une telle quantité de nourriture solide.
 
Mon désir n’est pas de vous empêcher de jeûner mais de vous mettre en garde contre des comportements défiants le bon sens.
 
D’un principe général, pour arrêter un jeûne long, vous pouvez prendre progressivement un verre de jus d’orange frais. Il est bon de finir ses longs jeûnes par une soupe digestible de légumes que l’on prendra en plusieurs fois au long d’une journée. Pas trop chaude, ni trop épicée. A la rigueur, ajoutez-y du poisson. Par la suite, au fil des jours, vous pouvez intégrer de la salade, des légumes bouillis et des crudités etc...

Nous en avons bientôt terminé avec notre étude sur le jeûne... la semaine prochaine, nous allons conclure avec les bénédictions qui découlent du jeûne. Jésus a promis que le Père récompenserait ceux qui le chercheraient de tout leur cœur avec sincérité. Rappelons nous ces versets bibliques :

Matt. 6:18 «...pour que personne ne se rende compte que tu es en train de jeûner. Que ce soit un secret entre toi et ton Père. Alors, ton Père, qui voit ce qui se fait en secret te le rendra».

Jacques 4:10 «A baissez-vous devant le Seigneur, il vous élèvera ».
 
Esaïe 40:31 « Mais ceux qui comptent sur le Seigneur renouvellent leur force ».

* nb : l'image d'entête est disponible sur le site http://www.croixsens.net
Par Pasteur Christophe Deville - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /Juin /2007 04:46
Bonjour à chacun ! Alors que dimanche prochain, nous allons célébrer un moment d’  « Agapê », il me vient à l’esprit cet article du Pasteur David Servant, que je vous livre ainsi[1] :
  mcjesus.jpg
- « Dans la dernière église dont je fus le pasteur, j'ai exigé de ceux qui servaient la Sainte Cène, le Repas du Seigneur, que nous prenions une fois par mois, que tous portent une veste et une cravate. Il m'avait semblé que ceux qui se trouvaient être les préposés à la distribution du corps et du sang de Jésus se devaient de ce minimum de respect envers leur devoir sacré.
Au cours de l'un de ces dimanches de Communion, alors que l'un de ces serviteurs conduisait sa famille vers l'église, son fils de cinq ans remarqua sa veste et sa cravate. Innocemment, il lui posa alors cette question :
- "P'pa, est-ce ce dimanche-ci que nous allons manger le saint snack de Dieu?"
Plus tard, alors que son père me racontait cette histoire, ce fut pour moi le moment d'une très grande révélation. Je m'étais trouvé des centaines de fois face à des congrégations, leur disant : "Préparons nos cœurs à recevoir le Repas du Seigneur," leur faisant ensuite distribuer à chacun un minuscule biscuit ainsi qu'une dose infime de jus de raisin.
Et personne n'avait jamais remis cela en question !
Ce que nous avions eu l'habitude de faire était fait dans des millions d'églises depuis des centaines d'années.
Mais un garçon de cinq ans venait de révéler qu'il s'agissait en fait... de siècles de tradition aveugle ...
 
C’est pourquoi, mon désir, est que ce dimanche soit l’occasion de réfléchir au sens de la communion fraternelle au travers de cet événement, un moment réel, qui nous permettra de mieux nous connaître. Jude, dans son épître, se réfère aux repas chrétiens et les appelle des « fêtes de l'amour » [2] (d’où le mot Agape – ‘amour’ en grec). Ces repas étaient en effet une fête de l'amour, un repas où ceux qui le pouvaient apportaient de la nourriture qu'ils partageaient avec les pauvres au milieu d'eux, ce qui est précisément ce que l'apôtre Paul décrit en 1 Corinthiens 11:20-23 ! Ce temps sera donc l’occasion aussi, pour nous de réflechir à la condition humaine et de nous tourner vers ceux et celles qui rencontrent des difficultés, de quelqu’ordre soient-elles.
 

[1] Vous trouverez l’intégralité de l’article sur le site de Michèle d’Astier de la Vigie http://www.michelledastier.org/index.php/2007/05/30/533-le-snack-que-nous-appellons-repas
 
[2] Jude 1 :12
Par Pasteur Christophe Deville - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 01:09
Éducation libérale ou 
communication culturelle…

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Dans la revue « commentaire » du mois de décembre 2006
[1], Marc FUMAROLI nous parle d’éducation et de formation. Nous sommes devant une problématique qui soulève 4 questions :



1/ Le fondement ontologique et anthropologique de l’éducation en modernité (onto-anthropologique).
 
2/ Quels sens les modernes accordent-ils au concept de l’éducation ? (En d’autres termes, quelles acceptions ou préférences).
 
3/ Qu’est-ce que transmettre ?
 
4/ La finalité de la transmission (savoir-faire, savoir-être[2]), s’agit-il de former des citoyens modèles ?
 
   Marc Fumaroli défend, dans son article, l’idée selon laquelle les écrits classiques sont marginalisés au profit d’une culture « fast-food », dirons-nous, véhiculée par les média de l’audiovisuel et de la communication (télévision, musique, internet, téléphones cellulaires).
   Nous pouvons nous interroger afin de savoir si la problématique se situe bien au niveau de l’intelligence littéraire. À différentes époques, l’engouement pour tel ou tel vecteur du savoir est plus ou moins nettement souligné. A notre époque, on entend parler de plus en plus fréquemment de l’écriture : l’e-criture. Il s’agit donc de créer une passerelle entre l’intelligence littéraire et l’audio-visuel. L’homme moderne, hyper technologique est-il incapable de faire un lien ? C’est à croire que, la littérature et l’audiovisuel ne se rencontrent que si elles s’écartent des sentiers battus. Leur coexistence ne va pas, ni sans conflits, ni sans passions. L’écriture n’est pas seulement un objet d’étude pour l’audiovisuel, et « Wikipédia » n’a pas la clef des œuvres littéraires, même si elle aide à les comprendre. Le postulat que nous pourrions émettre est qu’Internet, les média de communication en général, et les écrits classiques suscitent des transferts basés sur la supposition d’un savoir à l’autre qui peuvent animer le travail de toute une vie.
   Dans son paragraphe traitant de la révolution culturelle et communicationnelle, Marc Fumaroli traite du rapport entre l’éducation et le conformisme culturel. Il prône l’idée selon laquelle l’éducation permet de sortir de la barbarie. Nous pourrions critiquer cette penser en retournant cet argumentaire en soulignant, comme le fait Jean-Christophe Ruffin que les nouveaux barbares sont maintenus dans cet état par le critère des classes.    
   C’est pourquoi, il est fortement improbable d’adhérer à l’idée d’un renversement de priorité
telle qu’il la définit dans sa conclusion. 

Soyez assurés que nous développerons ce sujet, dans une prochaine étude liée à la catégorie "éducation" !
 

[1] FUMAROLI, Marc, « Éducation libérale ou communication culturelle ? », commentaire, 2006-12, n°116, pp 893-901.
[2] Le savoir-faire – savoir-être, se définissent par le concept de téléologie.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 25 juin 2007 1 25 /06 /Juin /2007 14:31
Bonjour à tous ! Nous avançons donc dans cette étude sur le jeûne... Nous verrons, dans ce nouveau chapitre, le jeûne en pratique : comment jeûner, quels sont les types de jeûnes et à quoi font-ils référence... Notre prochain texte parlera de comment arrêter un jeûne. En effet, si le jeûne ne se commence pas "n'importe comment", arrêter un long jeûne nécessite quelques informations. Bonne lecture !

 

CHAPITRE III
 
LE JEUNE EN PRATIQUE
 
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Comment jeûner
?
 
Zacharias Tanne-Fomum dans son ouvrage «Le ministère du jeûne» nous donne des conseils très pratiques sur comment jeûner. Nous vous le recommandons[1].
 
Il est bon de commencer avec des jeûnes d’une courte durée d’environ 1 à 3 jours. Comme nous le verrons, les longs jeûnes peuvent être dangereux et doivent être approchés avec une grande précaution. Rappelez-vous que le but du jeûne est de rechercher la face du Seigneur et non pas juste se priver de nourriture. Il serait contradictoire qu’un jeûne rigoureux vous détourne de la face du Seigneur et interfère sur votre concentration.
 
Il me revient à la mémoire un jeûne d’une semaine qui m’était très pénible. En fait, je dois avouer qu’il ne m ’a pas procuré grand chose si ce n’est cette anecdote. Je pensais tellement à la nourriture que j’aurai voulu absorber qu’il m’était impossible de prier aussi convenablement que je ne l’aurai fait dans une situation normale.
 
Un autre conseil : ne jeûnez jamais de longs jeûnes sans liquides. Le corps peut survivre plusieurs semaines sans nourriture mais ne résiste que quelques jours sans eau.
 
Les différents genres de jeûne.
 
Certaines situations doivent se traduire par des jeûnes différents. Nous relevons 4 formes de jeûnes que nous définissons ainsi : Le jeûne d’intelligence, de Puissance, de Persévérance et d’Agilité.
 
A/ Le Jeûne de Daniel : l’Intelligence.
Daniel, pour ne pas se souiller se contentera de légumes bouillis et d’eau. C’est un choix. Nous rappelons ici que le jeûne peut être une privation partielle de nourriture. Les situations ne nous permettent pas toujours de faire un jeûne total.
 
B/ Le Jeûne d’Esther : la Puissance.
Esther, devant la tâche qui allait lui incomber ne se présentera devant le roi qu’après avoir passé 3 jours en jeûne total sans nourriture ni boisson. C’est un jeûne puissant mais qui ne peut être prolongé très longtemps car le corps ne le supporterait pas.
 
C/ Le Jeûne d’une journée : La Souplesse.
Pratique pour se mettre à l’écart et faire le point dans la présence du Seigneur. Certains commencent le matin après le petit déjeuner pour aller jusqu’au lendemain matin. D’autres préfèrent commencer après un souper à 17 ou 18H00 pour finir le lendemain à la même heure. Faites selon votre possibilité. C’est agir avec agilité et souplesse que de jeûner de cette façon.
 
D/ Une semaine et plus : la Persévérance.
Nous abordons les jeûnes d’une période importante. Vous pouvez profiter à cette occasion de faire un nettoyage en profondeur en buvant une bonne «tisane de nos grands-mères» pour le transit. Par la suite, durant le jeûne, il est recommandé de boire régulièrement de l’eau minérale. Pour ma part, comme pour certains de mes amis, les deux premiers jours sont les plus difficiles. Le corps doit s’adapter. Recevoir l’information. Il arrive parfois que certaines personnes aient des maux de tête. Cela ne m’est jamais arrivé mais je sais que c’est assez fréquent et nous ouvrons ici une parenthèse sur les effets secondaires possibles. Si vous vous posez des questions et êtes inquiets pour votre corps, mieux vaut consulter un médecin avant de commencer un jeûne prolongé.
 
Cette persévérance dans le jeûne montrera aussi votre détermination face à l’oppression constante.
 
... le prochain article parlera de "Comment arrêter un jeûne ?"
 

[1] Sur le même sujet également : NEWBERRY Yan, « Disponible devant Dieu », Editions Biblos, Pierrelatte, 1996, 201 pp.
Par Pasteur Christophe Deville - Communauté : Pasteurs de France
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Samedi 23 juin 2007 6 23 /06 /Juin /2007 06:26
Bonjour à celles et ceux qui sont arrivés à cette deuxième partie. Après un bref rappel de ce que le jeûne n'est pas, il nous fallait, à présent, étudier son sens, sa signification... C'est donc ce que vous trouverez dans ce chapitre !


LE VERITABLE SENS DU JEUNE
CHAPITRE 2
 
Des raisons naturelles ?
 
Jeûner est certes positif pour des raisons de santé. Particulièrement pour les personnes qui mangent trop! Mais le jeûne a d’autres vertus. Par exemple, si chaque croyant sautait ne serait-ce qu’un repas par semaine, une contribution individuelle d’environ 3 € pourrait être allouée pour des missions d’évangélisation.
 
Cependant, les principales raisons du jeûne sont spirituelles ! Jeûner concerne notre recherche de Dieu. Son action première est de diriger nos regards vers le Seigneur.
 
 
La souffrance à cause du péché.
 
2 sam 1:11 «Alors David saisit ses vêtements et les déchira. Il jeûna jusqu’au soir en signe de deuil, et tous ses hommes firent comme lui».
 
Néh 1:4 «Lorsque j’entendis ces nouvelles, je m’assis et me mis à pleurer. Pendant plusieurs jours, je restai abattu. Je jeûnais et priais constamment devant le Dieu du ciel». Jeûner est une expression de lamentation. Certes, cela peut être une réaction naturelle mais peut aussi devenir l’expression de notre présentation devant Dieu pour lui dire combien nous sommes concernés et abattus pour toutes choses. Néhémie était effondré à cause de l’état de la nation. Les murs de Jérusalem étaient détruits et l’héritage de la nation en ruine. Aussi, il jeûna devant le Seigneur. Nous pouvons réagir de la même façon pour notre pays, notre ville, notre quartier. Nous pouvons nous identifier avec l’état de l’Eglise ou encore devant de nombreuses situations sérieuses. Dans la Bible, ce genre de jeûne est très souvent lié à l’humilité et la recherche de Dieu.
 
 
Etre sérieux avec Dieu.
 
Jeûner est lié à la prière et à l’intercession. Le jeûne seul ne suffit pas. Le but du jeûne n’est pas de se priver de nourriture! A cet égard, nous vous conseillons fortement de vous munir de votre Bible, ainsi que de papier et stylo pour noter les directives du Seigneur.
 
Néh. 1:10 «Il pria et commença à chercher le Seigneur».
 
2 Chr. 7:14 «Si mon peuple...s’humilie, prie et me cherche».
 
Habaquq 2 :2 «Ecris la vision, Grave-la sur les tablettes, afin qu’on la lise couramment».
 
Dans ce contexte, jeûner est un signe du sérieux de la situation. Pour les moments difficiles où il nous faut nous accrocher à Dieu. Lorsque nous jeûnons, c’est comme si nous signifiions à Dieu : «Seigneur, cette situation qui m’amène à genoux devant toi est plus importante que mes besoins normaux et quotidiens de nourriture». Nous unissons notre pensée à celle de Dieu ; du Dieu Tout-Puissant, Eternel et Omniscient pour mettre de côté notre routine. Nous donnons de notre temps, pleinement concentré sur le Seigneur, priant et intercédant pour des besoins d’importance vitale.
 
Quand faut-il Jeûner ?
 
Dans un certain sens, ce n’est pas vous qui décidez de la période pendant laquelle vous devez jeûner. C’est Dieu qui le fait. Le temps de jeûne n’est pas non plus préétablit dans un calendrier. C’est votre relation quotidienne et sincère avec Dieu qui vous révélera ce temps de mise à part. Bien souvent l’appel au jeûne se fera ressentir à vous comme un profond désir venant de Dieu vous dirigeant à le rechercher dans la prière et dans le jeûne. Dans la plupart des cas, ce sentiment viendra dans les situations de quelque besoin particulier. En bref, vous ressentirez au moment opportun que le temps de jeûner est arrivé pour vous.
Ceux qui se sont engagés à jeûner d’une façon régulière certains jours ou à des intervalles réguliers doivent s’assurer qu’ils sont bien dirigés par le Seigneur. Autrement, le jeûne ne serait rien de plus qu’une vague pratique rituelle.
 
Je me souviens cependant d’une période où notre communauté devait faire face à de nombreuses attaques tant intérieures qu’extérieures. Des satanistes situés à 200 mètres de notre lieu de prière empêchaient des chrétiens de se rendre aux services. Les autres Eglises chrétiennes faisaient pression sur le maire pour entraver nos plans de construction d’une Eglise. Il s’est imposé à nous de faire un vœu par lequel nous nous engagions à passer un jour par semaine, le mardi, dans le jeûne, suivit d’une réunion d’intercession pour ces problèmes précis.
 
Au bout de trois mois, notre communion avec le Seigneur s’en trouva enrichie. En particulier en ce qui concerne le discernement spirituel et la révélation. Nous trouvions enfin un lieu idéal dans lequel allaient s’opérer la guérison et la délivrance de plusieurs membres de l’église.
Par Pasteur Christophe Deville - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /Juin /2007 14:09

Bonjour à chacun ! Au cours de ces prochains jours, je vous propose une étude sur le jeûne. Qu'est ce que le jeûne ? Pourquoi le jeûne ? Quelles sont les enseignements éronnés et les idées préconcues sur le jeûne, les bénédictions liées au jeûne... Jésus ne disait pas "si vous jeûnez" mais "LORSQUE vous jeunez". Aussi, au regard de certaines pratiques étranges observées autour de nous, il nous a parru fondamental de revenir aux sources bibliques du jeûne, en manifestant un certain "bon sens"... C'est la raison pour laquelle, dans cette première partie, nous traiterons des fausses conceptions du jeûne. 
Bonne étude à tous !

Pasteur Christophe Deville

CHAPITRE I
LES FAUSSES CONCEPTIONS DU JEUNE
 
Nous allons débattre dans ce premier chapitre des fausses conceptions du jeûne.
 
Le jeûne n’est pas de l’ascétisme !
 
L’ascétisme, la mortification ou le rigorisme sont des pratiques contre nature et non biblique. Se meurtrir le corps, c’est déshonorer le Seigneur qui l’a créé pour être le temple du Saint-Esprit.
 
Ces conceptions se sont infiltrées dans l’Eglise par le biais de la pensée grecque qui considérait la matière et le corps comme des éléments mauvais, et même un handicap à la vie spirituelle. Cette position conduit à un jeûne excessif, des veilles intensives et autres formes d’abus de son physique. Au mieux, cette tendance peut devenir un mauvais zèle ; au pire une œuvre démoniaque !
 
Lév. 19:28 ; Deut. 14:1 «Vous ne vous ferez pas d’incisions sur le corps...»
 
1 Rois 18:28 «Les prophètes crièrent à tue-tête et se firent des incisions selon leur coutume».
 
Col. 2:18 «...ces gens qui prennent plaisir à s’humilier par des pratiques extérieures...».
 
Col. 2:23 «Certes les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d’une grande sagesse, car elles demandent une grande dévotion rigoureuse, des gestes d’humiliation et l’assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n’ont aucune valeur pour maîtriser les passions de la nature humaine».
 
1 Tim. 4:1-3 «Cependant, l’Esprit déclare clairement que dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi par ce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons... ils exigeront que l’on s’abstienne de certains aliments alors que Dieu a créé toutes choses pour que les croyants... en jouissent avec reconnaissance».
 
1 Tim. 4:8 «L’exercice physique à son utilité certes, mais il est limité.»[1]
 
Jeûner n’est pas de l’auto-mortification !
 
Jeûner n'a aucune valeur s'il est pris dans le sens de combattre par lui-même le péché qui est en nous. Ce n’est pas le jeûne qui nous rend saint. La chair ne peut-être combattue que par la puissance du Saint-Esprit lorsque par Lui, nous faisons mourir les désirs de la chair associée à notre ancienne façon de vivre non chrétienne.
 
Ce genre de jeûne pourrait même servir à excuser la chair et dénier la victoire que Jésus a obtenue en triomphant de la puissance du péché[2]. Il ne sert qu’à excuser la chair qui prend plaisir à une forme externe et un semblant de super spiritualité.
 
C’est dans ce contexte que Paul rédigea le sixième chapitre de son épître aux Ephésiens. Trop souvent nous sortons ce texte de son contexte. Lorsque Paul écrit « Nous n’avons pas à lutter contre la chair... », le lecteur y voit le combat spirituel. Sa pensée pourrait être traduite ainsi : « Je n’ai pas à lutter contre la chair et le sang. Dans mes prières et dans mes actes je ne dois pas attaquer les païens mais lier les puissances ténébreuses et les principautés démoniaques qui font que ces païens agissent ainsi ». Certes, ce n’est pas anti-biblique d’agir ainsi, bien au contraire ! Mais le propos de Paul est tout autre à cet endroit. Lorsqu’il écrit ces mots en Eph. 6:12, il traite de notre ennemi qui n’est autre que nous-mêmes, influencés que nous sommes par ces puissances, autorités et pouvoirs. Les religions païennes à Ephèse considéraient qu’il fallait «lutter contre la chair et le sang», c’est à dire la meurtrir, la dompter, pour atteindre un stade élevé de spiritualité. Ce n’est pas notre propre chair qu’il faille meurtrir lorsque nous avons des excès de colère mais discerner l’adversaire et le terrasser !
 
Nous pourrions imaginer la situation suivante où un enfant croyant se mettrait à battre son frère avec violence et sa mère, l’obligeant à jeûner pour purger sa colère. Elle aura beau répéter sa punition et même sévir, une telle situation se reproduirait sans fin si la source de la violence n’est pas discernée. En fin de compte, sa punition pourrait produire deux choses : la rébellion, car l’enfant serait incapable de lutter contre la puissance du péché. Ou, s’il a le désir de s’en sortir une profonde culpabilité qui freinerait son épanouissement.
 
Je suis bien triste parfois de voir combien certains chrétiens, n’ayant pas été enseignés dans ces vérités souffrent sans comprendre et se font du mal à eux-mêmes sans trouver ni le bonheur ni la liberté qui leur sont pourtant acquis par Jésus. Certes, Ils savent que Jésus a triomphé du péché mais ignorent ou ne vivent pas qu’il en a triomphé jusque dans ce qui lui donnait du pouvoir sur nous.
 
Rom. 8:13 «Si par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez».
 
Marc 8:34 «Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même».
 
Col. 2:21-23 «pourquoi vous laissez-vous imposer des règles du genre ‘ne prends pas ceci, ne mange pas de cela, ne touche pas à cela’?».
 
Le Jeûne n’est en aucun cas un sujet de mérite !
 
Cette pensée suggère que Dieu regarde le Jeûne comme méritoire. C’est une idée fallacieuse que de penser pouvoir s’obtenir la faveur de Dieu (sa Grâce, sa bénédiction) ou qu’il réponde à nos prières à cause du jeûne[3]. Lorsque nous prions en jeûnant, certes nous nous attendons à ce que Dieu réponde. Mais c’est aller trop loin de penser « qu’avec ça au moins, si Dieu ne répond pas... ». C’est la nuance entre «s’attendre à», attitude et expression de la foi et «attendre ça», attitude qui vise à prendre Dieu pour un distributeur automatique de bonbons. (Nous avons développé cette partie sur la grâce de Dieu dans la brochure «le Saint-Esprit et le Croyant»).
 
Matt. 15:9 «Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes».
 
Luc 18:12 «Moi, je jeûne deux jours par semaine et je donne dix pour-cent de tous mes revenus».
 
Jeûner n’est pas un signe de notre élévation !
 
Les pharisiens en faisaient une «gloriole». Cette approche ostentatoire du jeûne comme on la retrouve dans beaucoup de pratiques religieuses conduit à porter l’attention sur le jeûne et de le prendre comme une puissance en soit. Ils faisaient valoir leur spiritualité. En fait, Jésus les condamna et parla de la récompense du jeûne donnée seulement à ceux dont les motivations sont pures. (Cf. Matt. 6:16).
 
De mauvais courants de pensées à bannir...
 
«Quand le jour fut venu, les Juifs fomentèrent un complot et s'engagèrent sous peine d'anathème à ne pas manger ni boire avant d'avoir tué Paul» (Actes 23:12).
 
En lisant ce verset, nous pouvons noter l’attitude des adversaires de la Foi qui eux aussi pensent jeûner... mais l’origine et l’objectif de leur décision sont démoniaques. S’abstenir de boire et de manger pour des raisons contraires à la volonté de Dieu est équivalent à une grève de la faim sans dimension spirituelle. Certains pensent qu’en jeûnant, ils sont élevés à la mesure de Dieu. Le jeûne est fait pour nous placer devant la face du Seigneur, sous son autorité, certainement pas pour nous passer de lui par un rite religieux qui Le remplacerait. Ca, c’est de l’occultisme ! ! ! Il est donc mauvais, voire très dangereux de jeûner pour sa propre justice ou satisfaire son égocentrisme.
 
 
 
 


[1]Ce serait une erreur de comprendre l’exercice physique comme s’il s’agissait de gymnastique. Il est question ici de s’exercer à maîtriser son corps et le tenir en bride.
 
[2] en effet, si la plupart d’entre nous savons que Jésus-Christ a triomphé du péché, nous devons saisir cette autre réalité à savoir qu’il a aussi triomphé de la puissance du péché. Approprions-nous cette bénédiction afin d’être inébranlable.
[3] ou encore par quelque acte que ce soit.
Par Pasteur Christophe Deville
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