Le regard fixé sur Dieu

Publié le par Crédit : Pasteur Kévin Bond

Dans le livre de la Genèse, la Bible raconte l'histoire de Jacob. Au chapitre 30, il est dit que le patriarche (un jeune homme à l'époque) était amoureux de Rachel. Il travailla donc 7 années pour obtenir le droit d'épouser sa bien aimée. 

Surprise au lendemain du mariage ! 

Il faut savoir qu'à cette époque (comme dans certaines cultures en notre temps), le prétendant ne voyait pas la future mariée qui était voilée. Or, voilà qu'au réveil, il se rend compte que ce n'est pas Rachel qui est dans son lit, mais sa grande sœur Léa. Jacob va donc voir son beau-père Laban pour une explication. La réponse de Laban est intéressante. Il dit que chez eux, on ne fait pas passer la plus jeune avant l'aînée. Et oui ! Cette réflexion revient à la figure de Jacob comme un boomerang. Il s'était venté, auprès de son beau-père comment il avait pu doubler son grand frère et que par là, il était un débrouillard, un petit filou ! Peut être que Laban avait rit mais il en a profité pour faire valoir son propre intérêt pour marier sa grande fille. 

À filou, filou et-demi !

Laban propose à Jacob de finir la semaine avec Léa, puis d'épouser Rachel et pour ce faire, il allait travailler encore 7 années pour Laban. Jacob accepte (il devait vraiment être amoureux). Beaucoup d'hommes de notre époque se seraient lassés. La notion de mariage monogame devait encore faire son chemin dans le cœur de l'homme. On remarque que Dieu a pris du temps pour éduquer son peuple. On veut du changement, mai qui veut changer ?

La souffrance de Léa. 

Léa souffre car elle n'est pas aimée. Pourtant elle est bénie par Dieu. C'est une déviance chez l'être humain de regarder plus aux problèmes qu'à la bénédiction. Léa va devoir régler TROIS problèmes au regard de cette situation. C'est là que ça devient intéressant, car nous aussi, en tant que chrétiens, nous pouvons être pris dans ces mécanismes et passer à côté de la bénédiction du Seigneur. 

1/ "Regarde".

Léa est bénie par Dieu. Elle tombe enceinte et accouche d'un garçon. À cette époque, comme aujourd'hui dans certaines cultures, il est mieux d'avoir un fils qu'une fille (et oui, Dieu avait encore du travail à faire dans le cœur de l'homme). Cela représente donc aux yeux de Léa une double bénédiction. Elle était parvenue à se marier, elle avait mis au monde un bébé, et de surcroît, un garçon ! Ruben, en effet signifie "regardez : un garçon". Par ce nom, elle signifie à Dieu et à son mari qu'elle n'est pas regardée. Elle ressent qu'elle n'a pas de valeur aux yeux des autres. Cela peutnous arriver, en tant que chrétien : notre mari (ou notre femme) nous délaisse. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela. Peut être que le problème, c'est au travail, peut être c'est dans la famille que nous sommes déconsidérés. Pourtant, Léa avait été bénie, mais elle regardait plus au rejet qu'à la bénédiction. C'est parfois ce qui nous arrive, et c'est ce qui nous empêche de vivre pleinement la bénédiction de Dieu. Mais l'amour du Seigneur à notre égard est patient. Le seigneur va donc conduire Léa dans une seconde expérience.

2/ "Écoute"

Léa est à nouveau bénie par Dieu et elle met au monde un fils qu'elle nomme Siméon, ce qui signifie Écoute. Elle l'appelle ainsi parce qu'elle n'est pas écoutée. Là encore, son propos passe inaperçu aux oreilles de ses proches. Or, s'il en est ainsi dans le monde, cela ne doit pas ce passer comme cela dans l'église. Certains viennent à l'église parce que dans leur quotidien, ils ne sont ni considérés, ni écoutés et ce même rejet, ils en souffrent de la part de leurs frères et sœurs en Christ. Il ne faut pas qu'il en soit ainsi.

 

3/ "conecté"

C'est ce que signifie le nom de Lévi : Attaché, Relié, connecté. Une troisième souffrance que vivait Léa. Elle était déconnectée de ce qui se passait. Vous est-il déjà arrivé de ressentir d'être le dernier au courant des choses de la famille ? C'est frustrant, n'est-ce pas ? D'autant que s'il y en avait bien une qui pouvait créer du lien social, c'était bien elle : une mère de 3 enfants qui, sans doute, devait seule gérer la situation. 

 

Pour finir

Dieu accorda un 4ème fils à Léa, qu'elle appela du nom de Juda, ce qui signifie "Louange", "Célébration". Il n'aura fallut pas moins de 3 épreuves pour conduire Léa à la dimension de véritable adoratrice de Seigneur, ce qui correspond à l'appel de chaque croyant, quelque soit son époque et sa culture. Et nous ? Où en sommes nous dans notre relation avec Dieu ? Sommes-nous déjà parvenus à la stature d'un véritable adorateur qui au lieu de fixer son attention sur les problèmes (aussi réels soient-ils) Donne toute son énergie à louer le créateur du Ciel et de la Terre ?

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