Comment éviter un « Bore-Out »?

Publié le par Crédit : Christine RZ

Vous connaissiez déjà le « burn-out » dû à l'excès de travail, mais connaissez-vous le « Bore-Out », conséquence de l'ennui excessif au travail !

1. Définition. Le terme « Bore-out »  vient de l'anglais « to bore » qui se traduit par « s’ennuyer ».  Comme le Burn-Out, le Bore-Out est identifié comme une maladie en lien avec le travail. 

Le secteur tertiaire et la fonction publique sont les plus touchés, même si toutes les catégories socioprofessionnelles ne sont pas épargnées. 
Dans notre société du rendement, chacun admet que l'on peut souffrir de trop travailler. En revanche, souffrir de se tourner les pouces au boulot, il est difficile de le croire. C'est pourtant une réalité !

2. Origines et signes précurseurs.  Le bore-out  débute par de la fatigue, de l'anxiété, de la tristesse, du découragement, un sommeil perturbé, des tremblements, des pertes de mémoire et une perte d'estime de soi. Comme le burn-out, ce syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui conduit parfois à la dépression, aux envies suicidaires, et peut même aller jusqu'au passage à l'acte. Le bore-out ne doit pas être confondu avec de la paresse. 

3. Comment se manifeste-Il ?

Au regard du salarié, les tâches qui lui incombent sont insuffisantes, ennuyeuses, lassantes, répétitives ou inintéressantes. Des rythmes de travail ralentis ou une diminution de commandes, et sa motivation se réduit comme peau de chagrin. Le temps passé au travail est perçu par le salarié comme interminable. Il se sent inutile et frustré. C'est à ce moment là qu’apparait la souffrance.

4. Un sentiment de honte et de culpabilité.

Le bore-out prend sa source lorsqu’un salarié est insuffisamment stimulé et négligé dans ses aspirations, qui, au fil du temps perdra confiance en lui. Un salarié en souffrance n'osera pas en parler pour de multiples raisons. Peur d'être incompris, d'être catalogué, jugé et qu'on s'imagine qu'il est payé à ne rien faire. 

5. Des stratégies d’évitement.

Pour échapper au Bore-Out, l'employé peut avoir recours à "l'étirement des tâches". Ainsi, un rapport représentant trois jours de travail, s'étirera sur la semaine. Les temps de pause café, de pause cigarette, les allers-retours aux toilettes et les bavardages avec les collègues, s'allongeront et augmenteront. Pour occuper l'espace-temps, l'employé traitera ses courriers personnels durant ses heures de travail. Sur son bureau, s'amoncelleront des papiers inutiles. Il fera semblant d'être stressé et débordé, mais il passera des coups de fil à ses amis, enverra des mails ou naviguera sur internet, etc.

6. Rompre le silence.

Ce genre de souffrance est identifié par ce qu’on appelle "le harcèlement par le vide".  Un salarié dévalorisé et sous-employé doit pouvoir s’exprimer sans honte. Il doit parler de sa souffrance à ses collègues ou à ses supérieurs. S'il n'est pas entendu, il peut en discuter avec le médecin du travail ou l'assistant(e) social de l'entreprise. En dernier recours, il peut se tourner vers l’Inspection du travail. 

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