Nouvelle année ?

Publié le par Pasteur Christophe Deville

Certains mettent un point d’honneur à célébrer Noël. D’autres s’y refusent catégoriquement en y voyant un culte dans lequel ils ne se reconnaissent pas, ou une invitation commerciale à dépenser et qui est contraire à leurs valeurs éthiques. Mais qu’en est-il du nouvel an, qui s’inscrit dans le même état d’esprit ?

Intéressant : certes, c’est Jules César qui a institué la 1er Janvier comme jour du début de l’année (en l’honneur de Janus). Mais ce calendrier avait été abandonné par les chrétiens. Du 10ème au 17ème siècle, c’est Pessa’h (Pâque) qui débutait la nouvelle année. En fait, ce n'est qu’avec l’édit de Roussillon (1564), appliqué à tous les pays catholique d’Europe en 1622 par le Pape Grégoire XIII, que le nouvel an est à nouveau fixé au 1er janvier. Il le fait pour se démarquer des juifs et des protestants. Mais revenons un peu en arrière. Déjà  en 1572, pape Grégoire « accueille la nouvelle du massacre des protestants à la Saint-Barthélémy avec enthousiasme ». Il fait même célébrer des messes d’action de grâce à ce sujet. Un peu plus tard, le jour du nouvel an 1577, le pape Grégoire XIII décrète que tous les juifs de Rome, sous peine de mort, se doivent de venir célébrer le nouvel-an et écouter le sermon de conversion au catholicisme.
Ainsi, avons-nous conscience de ce que nous célébrons ce jour-là ? Quelques années plus tard, le jour de l’an 1581, le Pape Grégoire monte d’un cran et ordonne à son armée de confisquer tous les livres protestants et juifs (Bibles, Torah, Talmud) pour les brûler. À quoi nous associons-nous donc en nous envoyons des vœux ce jour-là ?

Mais en résumé, qu’est-ce qui importe vraiment au yeux de Dieu à notre époque où les célébrations n’ont pas la même signification ? Ce n’est ni le fait de célébrer, ni le fait de ne pas célébrer, mais ce qui Lui importe, c’est que nos projets soient dans Ses mains et que nos cœurs se tournent vers Lui.

D’un point de vu général, il est important d’avoir un point de repère dans l’année afin de permettre à l’Esprit de sonder notre cœur.  À chacun de déterminer ce temps et d’examiner ses œuvres et de réformer ses voies au besoin.  

 
 « Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction ».

 

Publié dans Société

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