Laïcité : la religion d'état de la France ?
Bonjour à chacun !
Aujourd'hui, nous sommes sur le point d’ouvrir une porte de ré-flexions sur les structures confes-sionnelles d’insertion en Martinique et les rapports avec les institutions et les dispositifs régionaux et nationaux.
L’idée générale qui est véhiculée est que c’est dans le cadre exclusif de la laïcité qu’une réflexion analytique peut être menée. En y regardant d’un peu plus près, qu’observons nous aux Antilles ? Au préalable, il est intéressant de noter le rayonnement musical qui émane des Antilles. Dans notre analyse globale (1), notre étude qui s’est posée sur 190 personnes laisse apparaître que 24 personnes étaient candidat à une formation musicale soit 12.63 % des postulants. Pourtant, il est souvent fait mention, dans les groupes réflexions économiques que la musique n’est pas un véritable métier (2). On remarque une initiative intéressante dans l’île anglophone voisine de la Dominique. Afin de palier aux dérives de la fête d’Halloween, le premier ministre de la Dominique a soutenu le projet d’un grand festival international annuel de musique. Depuis quelques années, des artistes et des chaînes de télévision du monde entier viennent célébrer cet évènement qui est devenu une source financière importante pour l’île. Les radios et télévisions françaises, les artistes français y participent en masse, mais ne possèdent pas, d’événement similaire aux Antilles Françaises. La grande différence se situe en effet dans une volonté politique. En effet, la Dominique s’est doté d’un outils. “The Dominica Festivals Commission” (DFC), est une division ministérielle : “a Division of the National Development Corporation” (NDC). Sa responsabilité est la promotion, le marché et l’organisation du carnaval et du «World Creole Music Festival» d’octobre novembre. Cette division a pour mission de créer une atmosphère propre à l’organisation d’évènements qu’on hésite pas à classer dans la catégorie de l’industrie. Dans sa charte relationnel avec l’état, il est expressément dit que :« The DFC is expected to maintain a very close working relationship with the Cultural Division and the National Cultural Council. That relationship is necessary to provide the continued development support for the performing arts» (3).
« Il est attendu, de la par de la DFC qu’elle maintienne une très proche collaboration avec la Division National Culturelle. Cette relation est nécessaire pour pourvoir à un support en continuité dans le développement des représentations artistiques ».
Quel artiste musicien n’aurait pas rêvé d’un tel support qui lui apporterait une reconnaissance tant sur le plan professionnel qu’existentiel. Mais la législation française est toute autre. Or, c’est ce même dictat de séparation qui intervient dans le cadre des structures confessionnelles d’insertion. En effet, il est communément admis que, selon la loi de 1905, la laïcité signifie la séparation des Églises et de l’Etat. Cependant, à la célébration du centenaire de la commémoration de cet événement, il est observé que les mesures qui visent les structures confessionnelles n’ont de cesse de déroger au principe de séparation, ce, paradoxalement pour mieux appliquer la laïcité. C’est ainsi que, ces dernières années, on a pu voir l’Etat conférer ou refuser le statut d’association cultuelle a certains structures confessionnelles. C’est donc l’Etat qui définit quels sont les « vraies » structures, et les associations qui cultivent des croyances et des pratiques reconnues « normales ». Raphaël Liogier est professeur des Universités à l’Institut d’Études Politique d’Aix en Provence. Il enseigne la sociologie et l’anthropologie et dirige l’Observatoire du religieux. Il est, notamment, l’auteur de l’ouvrage « une laïcité légitime, la France et ses religions d’Etat " (4) Dans sa post-face, il affirme :
« La Laïcité, c’est la schizophrénie au pouvoir, le double langage, les préjugés, les évidences d’une culture dominante qui n’a jamais à s’expliquer parce qu’à priori « universelle ». C’est parce que l’Etat est « neutre » qu’il peut intervenir » (5).
Cette pseudo-neutralité est, en fait, selon l’auteur une idéologie justifiant par avance, et indiscutablement, toute intervention possible. Au chapitre cinq de son livre (6), Raphaël Liogier dénonce un mythe et un système interventionniste qui, paradoxalement, ne serait pas concevable dans des pays qui, eux, ne se prétendent pas « laïques ». Universitaire, il a le soin de recadrer le débat en fondant son études sur la réalité d’enquêtes sociologique.
C’est déjà ce que Jean-Christophe Rufin approchait dans son ouvrage sur les barbares. Nous sommes devant de faux conflits de civilisation mais vrais enjeux sociaux. De plus en plus, il est utilisé un procédé qui consiste a faire de l’énonciation généralisante unedénonciation particulière. Dans le France-Antilles du_____, certaines structures confessionnelles ont été dépréciées, ce qui entraîne une déchristianisation de leur énonciation. C’est ainsi qu’on parlera des « charismatiques », des « pentecôtistes », et non des « protestants-évangéliques » ou des « catholiques-charismatiques ».
Notre étude serait donc incomplète sans un volet législatif, et c'est avec plaisir que nous aborderons ce sujet dans un prochain article...
[2] Voir article « le droit à la formation pour les professionnels permanents » dans la revue Jusisculture n°82, février 2006. p. 7-16.
[3] Voir http://www.dominica.dm/festivals.html
[4] Raphaël Liogier, « Une laïcité légitime, la France et ses religions d’Etat », Éd. Entre Lacs, Paris, 2006, 200 p.[5] Idem, post-face.
[6] ibid, pp. 153-172.
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Bonjour à chacun !
Les expressions
« stress », harcèlement moral, souffrance au travail représentent des réalités dont les contours ne sont pas toujours bien définis. Ces termes, utilisés dans le langage
courrant nécessitent une approche interdisciplinaire et pluridisciplinaire. Selon l’Institut Français sur le stress (
Il
nous faut préciser que la solidarité représente un lien d’interdépendance favorisant une cohésion d’un groupe. D’une manière universelle, la solidarité peut être source d’intégration, au niveau
de macro groupes, dans la mesure où elle se réfère à l’éthique: « selon quelles valeurs pouvons-nous être au bénéfice de cette solidarité » ? En tant
qu’être-humains, nous sommes tous solidaires les uns des autres, pour le bénéfice de l’humanité. Nous pouvons préciser et prendre l’exemple de la solidarité nationale. Deux concitoyens à
l’étranger vont naturellement (du moins, c’est ce qu’on espère) être solidaire au nom de l’attachement commun à une nation et aux valeurs traditionnelles qu’elle défend (même si les fondements de
cette solidarité ne sont pas consciemment définis). Cependant, dans une logique de compétition, et plus les groupes se subdivisent selon des critères ethniques, politiques, religieux ou
idéologiques, on peut s’interroger pour savoir si cette solidarité ne risque pas de devenir une source d’exclusion pour celui qui ne fait pas parti de ces groupes. Pour nous, acteurs sociaux,
c’est là que cela devient intéressant. Chaque groupe (et, vous l’aurez remarqué ; nous sommes proche du communautarisme), devra tendre vers une solidarité organisée afin de lutter contre
l’exclusion. Dans ce sens, celui qui se retrouve « à la marge », risque de devenir exclus de tous. Il est intéressant de voir que cela représente la problématique du moment dans les
universités des Etats-Unis, où il est en vogue de classer les nouveaux venus soit dans le clan des « aliens » (des électrons libres), soit dans celui des « robots » (qui
reproduisent les « habitus ») "alien or robot? Which of the two are you?". Nos choix d’appartenance, afin de faire valoir cette solidarité, dépendront donc grandement des
valeurs auxquelles nous adhérons. Il est impératif de faire une distinction entre insertion et intégration. Nous convenons qu'en sociologie, l'intégration est définie comme un processus
ethnologique durant lequel une personne initialement étrangère devient membre (s'intègre) dans une communauté. Admettons que cela peut s'appliquer également à un facteur confessionnel.
L'intégration est opposée au communautarisme. Il est différent de l'assimilation puisqu'il ne s'agit pas de « mouler » l'individu dans un modèle social unique, mais de trouver dans le cadre
public un consensus entre les différentes cultures. Mais qu'en est-il en termes d'insertion ? Intégrer, est-ce insérer ? Quel postulat pouvons-nous avoir en regardant, par exemple le modèle
britannique qui mise sur le communautarisme pour favoriser l'insertion, tandis qu’en France, c’est l’inverse : on tend à briser le communautarisme afin de permettre l’insertion. Logique de
ghettorisation ou logique de réseaux ?
Dans
artin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives, s'est rendu en Côte
d'Or avec le président de la République pour vanter le revenu de solidarité active (RSA), mesure qu'il défendait déjà quand il était encore président d'Emmaüs. La Côte d'Or est
l'un des départements qui, comme l'Eure ou l'Oise, s'est porté volontaire pour expérimenter cette nouvelle allocation.
Un
petit rappel s'impose. Dans la religion catholique, au X
Bonjour à chacun ! Avant de poursuivre notre étude sur le concept d'intelligence existentielle, j'aimerais vous inviter à prendre connaissance
d'un nouveau portail qui vient de voir le jour, il y a quelques semaines, et qui recense certains sites chrétiens très intéressants...
Dans notre ouvrage, "


