Jeudi 8 janvier 2009

Dans ce clip Raphaël Liogier apporte un regard incisif sur le système judiciaire français qu'il estime "malade", il illustre cela avec une histoire ubuesque et révoltante d'accusation de secte et développe un comparatif intéressant entre les notions de pouvoir totalitaire et pouvoir arbitraire, catégorie dans laquelle il situe la tendance française de ces dernières années. Cette intervention est extraite de la table ronde du Colloque du CICNS, le 30 septembre 2007 à Paris.
Raphaël Liogier est directeur de l'Observatoire du Religieux et professeur des universités à l'Institut d'Etudes Politiques d'Aix-en-Provence. Ses diverses interventions dans les médias sont portées par la passion du chercheur. Elles abordent sans rupture le général et l'anecdotique, bousculant nombre d'idées reçues sur la Laïcité, les institutions françaises et leur rapport au religieux. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et notamment « Le bouddhisme mondialisé : Une perspective sociologique sur la globalisation du religieux » et « Une laïcité légitime : La France et ses religions d'Etat »


sectes: Raphaël Liogier "Le systéme judiciaire est malade"
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Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 29 décembre 2008

En parcourant le net, je suis tombé sur le site d’une église locale. Ce site était vraiment bien fait… professionnel… de belles images, un programme attractif, de l’animation, des liens didactiques, des messages audio. Tout pour plaire… tout pour Séduire !

Le problème résidait dans le fait que je connais cette communauté, et, de toute évidence, le site ne reflétait absolument pas la réalité ! Il me semble qu’à l’ère du numérique, nous pouvons en effet facilement être influencés par l’image, les projecteurs lumineux qui nous entourent, or, l’église est avant tout un rassemblement de la PAROLE. Evidement, cette parole peut être accompagnée et « mise en images » grâce au progrès technologique au bénéfice duquel nous sommes tous. Néanmoins, est-ce réellement là que ce trouve le fond du message de Dieu ? N’avons-nous pas la tendance à regarder certes ce qui est important, mais en oubliant L’ESSENTIEL ?

Voyez vous, l’apôtre Jean a écrit son évangile alors que l’église était en pleine mutation. Avez-vous remarqué qu’il a pris un soin particulier à ne sélectionner que 7 miracles de Jésus qu’il appelle des SIGNES. En cela, nous devons comprendre que l’église, plus que jamais, est invitée par Dieu à être un lieu ou la Parole est prêchée et reçue par chacun. Le proverbe dit que lorsqu’on montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. Ne soyons pas des imbéciles qui s’attachent aux formes extérieures d’une pseudo réussite ! Lorsque j’entends des prédications, j’ai le sentiment que le ton est accentué sur le fait que Jésus est venu nous délivrer de nos problèmes : « venez à Jésus et vous trouverez une solution pour votre famille, la maladie, votre travail, l’oppression qui pèse sur vous ».

Cependant, Dieu affirme qu’il a envoyé Jésus pour nous délivrer de nos péchés. Hélas, ce message devient rare en cette saison dans laquelle nous nous trouvons. Aussi j’invite chacun de nous à la plus grande des vigilances afin que l’évangile de grâce et de miséricorde soit prêché dans toute sa vérité. Aussi, ne vous laissez pas séduire par ce qui brille, qui ressemble à l’évangile, qui « sonne » comme l’évangile, mais qui n’est pas l’évangile. L’évangile est la bonne nouvelle du pardon des péchés qui s’opère non en vertu de ce que nous pensons, disons ou faisons mais seulement en vertu de ce que Jésus a accompli sur la croix !

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 14 décembre 2008

                         Georges Fenech : Des comités de salut public à la Miviludes
(tiré du CALP)
Le rapport « Justice face aux dérives sectaires »,de Georges Fenech nouveau président de la Miviludes, permet de cerner les nouvelles orientations de la Miviludes. M. Fenech tend à faire de la Miviludes un instrument qui mélange l’exécutif, le législatif et la justice. Il demande dans son rapport :



- La formation du personnel judiciaire : Celle-ci étant assurée par des acteurs de la lutte « anti-sectes », c’est l’indépendance de la justice qui est remise en cause. M. Fenech va même plus loin : selon lui, être membre d’un nouveau mouvement religieux ne serait pas le fait du libre arbitre de la personne, aussi préconise-t-il que les juges des tutelles puissent internés les « adeptes consentants ».

- Un cadre législatif pour la Miviludes : ainsi cette institution, placée sous l’autorité du Premier ministre aidé du lobby « anti-sectes », deviendrait permanente, devenant, ainsi, une commission de « salut public » comme la terreur avait instituée les comités de salut public et les tribunaux révolutionnaires. La Miviludes agit comme une entité partisane qui ne tient aucun compte des avis des universitaires et des exemples européens comme Inform en Grande-Bretagne. La France avec la Miviludes s’enferme dans une logique de stigmatisation des mouvements et de mécanisation de la justice.
La rapporteuse de l’ONU Asma Jahangir avait, il y a deux ans, condamné cette politique, écrivant dans son rapport : « La Rapporteuse spéciale forme l’espoir que les futures initiatives de la MIVILUDES seront conformes au droit à la liberté de religion ou de conviction et qu’elles éviteront les erreurs du passé. Elle continuera de suivre de près les différentes actions qui sont entreprises par la Mission interministérielle. » Une fois de plus, la France, avec la nomination de M. Fenech, montre que la notion de droit de l’homme est à « géométrie variable » car avec la réalisation de ce programme nous ne serons plus égaux devant la loi selon que nous appartenons ou non à un mouvement qui « dérange » la Miviludes et les lobby « anti-sectes ». Ainsi le paroissien d’un mouvement reconnu dans un pays voisin devient en France un « adepte consentant » qu’ilfaut mettre sous tutelle.

BREF COMMENTAIRE SUR LE RAPPORT FENECH DU 24/09/2008
Ce rapport, qui a été remis au Premier ministre le 24 septembre 2008, n’a été rendu public que fin octobre. Il est vrai que ce document risquait de faire « tâche » à la veille de la Conférence de Varsovie portant sur l’état des libertés en Europe… Ce rapport est marqué du sceau de la continuité. Il comprend du « bon », du « moins bon » et de l’incompréhensible.
LA CONTINUITE : les forces issues du passé La France est régulièrement ravagée par une vague de fond faite d’intolérance, de discrimination et de violence. Vague qui surgit et devient visible lorsque les événements nationaux ou internationaux s’y prêtent. Ces forces, sans remonter à la nuit des temps, se sont manifestées à plusieurs reprises : la Terreur, la guerre de Vendée, la Commune, l’affaire Dreyfus, la séparation des Églises et de l’Etat, Vichy, la colonisation et la décolonisation… et, aujourd’hui, les minorités spirituelles. Les cibles (ou plus exactement « le gibier ») de ces forces changent parfois au cours des âges, mais l’inspiration idéologique reste constante et trouve régulièrement de nouveaux adeptes (« consentants » ?). Ainsi, en cette fin octobre 2008, la dénonciation d’une équatorienne sans papier par un fonctionnaire municipal a rappelé la triste époque de Vichy où la délation et la dénonciation étaient pratiques courantes chez certains individus. Il ne s’agit malheureusement pas d’un fait isolé. Elle semble lointaine l’époque où Charles Trenet chantait : « Douce France, oui berceau de mon enfance… » et Jean Ferrat évoquait « Ma France »…
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Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité
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Samedi 6 décembre 2008

Le CNEI est le Conseil National des Entreprises d'Insertion. Il réuni les UREI (Unions Régionales des Entreprises d'Insertion - régie sous le statut des associations de loi 1901). Les Unions Régionales ont été créées, pour les plus anciennes, à partir de 1983. Elles sont fédérées au sein du Comité National. En Martinique, l'UREI regroupe 14 Entreprises Adhérentes et génère un Chiffre d'affaires consolidé de 7 379 318 Euros et présente un effectif de 693 salariés.

Le principal objectif du
CNEI est de regrouper les entreprises d'insertion d'une même région pour faciliter l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté.

Eléments constitutifs du Comité National, proches du terrain, elles sont le maillon essentiel du développement du réseau des entreprises d'insertion et le lieu d'expression du militantisme local.

Elles assurent les fonctions de relai politique territorial, de plateau technique au service des entreprises d'insertion, primordial en particulier dans le lancement et la survie des projets, d'espace d'échange, d'informations et de formation dans les régions. Elles relayent les actions nationales décidées par les instances fédérales.

Il est certain que dans le but de voir se lever une économie sociale, le CNEI est appelé à jouer un rôle primordial dans la conception idéologique du travail. A ce titre, nous vous conseillons le livre de Dominique MÉDA 
sur ce sujet.

Par Pasteur Christophe Deville - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 28 novembre 2008

Il est un livre qu'un antillais se doit de lire... Tristes tropiques.

 

S'en doutait-il ? En 1955, Claude Lévi-Strauss sortait l'ouvrage qui allait transformer à tout jamais notre conception occidentale de l'autre. Redonnant sa dignité aux sociétés indigènes du Brésil central par la nouvelle perception qu'il propose. Plus que jamais, ce message est d'actualité, au regard des difficultés et différences culturelles qui semblent opposer pas seulement les nations entre-elles, mais des voisins entre eux.

 

Lévi-Strauss présente sa recherche ethnologique selon une théorie à partir de laquelle son terrain d’exploration paraît réduit à un rôle d’objet. Il nous semble que les questions suscitées sont déterminées en vertu d’un intérêt propre à l’homme de son époque (et par extension, l’homme de notre époque). Aussi, le terrain ne peut répondre que dans les termes de la théorie et dans les directions qui ont été prévues par Lévi-Strauss lui-même. Il est donc évident qu’il y a matière à réflexion dans cette opposition entre sens commun et sens théorique. Mais, dans la mesure où nous mettons en rapport l’éthique de l’éducation traditionnelle face à l’éducation moderne, quels sont les motifs qui nous permettront d’apprécier cette éthique, et plus précisément, la dynamique, s’il y en a bien une, de cette éthique. En effet, comme une théorie d’ensemble, certains ethno méthodologues croient qu'il faudrait interpréter le droit des peuples comme un modus vivendi, une manière de vivre s’accommodant du « naturel ». L’homme moderne, hyper technologique serait invité à se tourner vers cette éducation traditionnelle afin d’être en harmonie avec lui-même. N’est-ce pas, en quelque sorte, ce que nous remarquons avec le pragmatisme observé dans certains pays, et le désir des institutions françaises de s’en inspirer afin de l’appliquer, par exemple, dans le domaine de l’éducation. En effet, n’est-il pas vrai qu’il existe un désir de mettre plus en rapport l’université et le monde du travail afin de mieux professionnaliser le monde académique, comme c’est le cas de plusieurs pays anglophones. Cependant, si les principes du « droit des peuples » ne sont que le résultat d'un modus vivendi, cela a pour effet d'en limiter la portée universelle et donne à penser qu'ils doivent être subordonnés à des principes qui s'appliquent à des individus. On parle alors de « droit des gens ».

 

En contrepartie, Coulon introduit ce que nous pourrons appeler un principe correcteur moral qui va au delà d’une théorie de la justice et d’un principe de tolérance. Pour lui, d’avantage qu’une théorie constituée, il s’agira d’adopter une nouvelle posture (éthique) intellectuelle.

C’est dans ce sens que l’on peut établir une théorie mettant en présence le naturel et le culturel. Dans un premier temps, nous replacerons cette question dans le contexte rédactionnel de Lévi-Strauss, en tentant de présenter une situation, ensuite nous définirons la problématique soulevée par ce texte, en rapport avec la sociologie et plus précisément le lien social qui existe dans les sociétés dites premières. Enfin, non pas comme une conclusion, mais comme un dépassement, notre étude pointera du doigt les chemins empruntables pour une définition de l’éducation au sein d’une société postmoderne hyper technologique face à la recherche individuelle toujours croissante de l’épanouissement personnel.  Nous mettrons en gros plans les dérives que de telles positions génèrent, ainsi que les « chances », qu’elles engendrent, particulièrement dans nos sociétés des Antilles Françaises.

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 26 novembre 2008

En août 2008, sortait un appel d’offre qui demandait aux différents centres de conseils en formation de faire des propositions afin d’accompagner des formateurs adultes des CFA. Généralement, les dirigeants des centres de formation aux Antilles qui se posent des questions sur l’apprentissage vont faire le constat que les formateurs occasionnels ou permanents sont souvent des experts, mais qu’ils n’ont pas toujours les compétences pédagogiques nécessaires pour transmettre leur expertise.

 

Nous avons été très surpris que des professionnels du secteur fassent des propositions qui ne prenaient pas en compte certains principes pédagogiques. Ainsi, un centre était devant la problématique suivante : des jeunes sans qualification ayant rencontré des difficultés dans le système scolaire ont abandonné leurs études. Ils ont été placés dans des programmes d’apprentissage et de remise à niveau, mais ont encore abandonné le programme : Que faire avec ces jeunes ? Ce centre a donc proposé de répondre à la situation de la façon suivante : « si ces jeunes n’ont pas le ‘niveau’, nous allons leur dispenser une formation de 28 heures de cours magistraux par semaine en centre de formation afin qu’ils acquièrent ces connaissances de base sur tel et tel sujet ». Un peu surpris de la réponse de ce professionnel, nous avons proposé une approche qui prend en compte les travaux de Houssaye sur ce qu’on appel le triangle pédagogique, mais il apparait clairement, encore aujourd’hui, que dans les pratiques d’apprentissage, les centres de formation considèrent l’apprentissage comme la communication d’une information détenue par un expert à une personne novice qui se doit d’engranger cette connaissance qui lui est dispensée.

Il est donc impératif de bien préciser ce qu’est l’accompagnement, et ce qu’il n’est pas. Il ne s’agit pas simplement de rechercher des méthodes et des techniques permettant au pédagogue de faciliter l’apprentissage et la mémorisation. Un simple apport méthodologique sur la pédagogie des adultes, l’animation de sessions de formation, de découvertes de nouveaux outils est certes intéressant mais insuffisant pour répondre à des questions d’identité sociale et de construction de soi, particulièrement dans notre société multiculturelle.

Dans ce qu’on appelle le triangle pédagogique, c’est l’élément du savoir qui est l’intermédiaire entre l’Apprenant et le Formateur. Ce schéma permet de transcender la problématique qui consisterait à opposer de façon bipartisane le formateur « omniscient » et l’apprenant « ignare ». Dans un bipartisme, vient se greffer, en plus de cette problématique, celui de la représentation symbolique culturelle dominant-dominé [1].

 

Complexité de la formation aux Antilles

L’espace « microsocial » de la formation est donc beaucoup plus complexe qu’il n’apparait. En effet, il met en action deux forces, deux vecteurs : celui de l’apprenant et celui du formateur qui renferment en eux autant de complexité due à l’identité et l’expérience de chacun. Fixer son attention sur l’objet du savoir, plutôt que sur l’une ou l’autre des parties permet donc une action modératrice, régulatrice. Ce choix neutralise le désir qu’aurait chacun de se situer dans une relation de domination ou de défiance à l’égard d’autrui. Cependant, nous nous devons de préciser ici que ce schème, cette posture comprendrait un risque : celui de diviniser la connaissance et de la rendre impersonnelle si elle n’est pas elle-même modulée par un correcteur éthique en retour. Un regard qui permet à chacune des parties d’assimiler tout nouvel élément dans le rapport qu’il a au savoir, mais aussi au regard de l’analyse de l’autre. Chacun est donc ici valorisé, tant l’apprenant que le formateur. Ce mouvement constant de réinterprétation permet donc d’établir de nouvelles représentations et une meilleure compréhension de l’autre dans son espace et contexte propre. C’est à cet égard que Jacques Coursil parle de « Travail en cours ». Le souci de soi permet à l’acteur social et à tout apprenant de s’interroger sur les vertus de l’autonomie du savoir. Selon nous, il est important qu’une formation puisse s’appuyer sur une pédagogie active basée sur le principe que l’on retient mieux ce que l’on apprend en joignant le geste à la parole et surtout en construisant soi-même son propre savoir. Ainsi, les activités peuvent être perçues comme un moyen de résoudre un problème. Les solutions construites par l’apprenant lui permettent donc d’améliorer sa propre compréhension et d’augmenter ses possibilités d’action dans son environnement.

 

Complexité du rapport apprenant/formateur.

Comme l’indique J. Dubois dans son dictionnaire, si le bilinguisme concerne l’utilisation de langues ayant le même statut, la diglossie, quant à elle, s’applique à présenter une situation dans laquelle une des deux langues ont un statut différent. La question s’est posée dans un contexte religieux avec la transmission du texte biblique hébraïque en Grec par la traduction des Septante. Sur un autre registre, très récemment l’écrivain franco-mauricien Jean-Marie Gustave Le Clézio ne cache pas avoir été influencé par ses origines familiales mêlées, mais aussi par ses voyages et son goût marqué pour les cultures amérindiennes. Lors de la remise du Prix Nobel de Littérature, en 2008, il va appuyer son discours sur la difficulté qu’un antillais va rencontrer à transmettre et traduire sa pensée créole en langue française. Si pour le juif du IIIème  siècle, l’hébreu appartient à un groupe de langue qui utilise un système métaphorique, il pouvait s’inquiéter à voir traduire de façon littérale un texte fort en images, en une langue qui utilise un système conceptuel dans lequel un mot représente un concept, alors que dans le premier système, à un mot, s’attache une idée ou une image. Ce conflit linguistique est aussi un conflit socioculturel et sociopolitique, comme le souligne Jean Bernabé.

 

 « Manger du mil ne fait pas de toi un africain ».

En Amérique du nord on parle depuis les années 70 de « black on the outside, white on the inside ».  Les acteurs de la formation s’accordent pour dire qu’apprendre un métier revient à acquérir une base de connaissances. Une différence est parfois faite entre ce qu’on appelle la professionnalité et le professionnalisme qui prendra en compte la présence d’une identité professionnelle. Cette identité ne peut s’acquérir que dans la représentation issue soit de l’expérience de terrain, soit d’une modification et adaptation de connaissances initiales (acculturation – inculturation). Nous proposons de considérer le lieu, l’espace d’apprentissage comme un « a-topos » idéal, qui se heurte, dans la réalité, à bien des difficultés :

 

Conclusion : Vers une pédagogie Freinet de l’adulte ?

Il serait intéressant de reprendre les « invariants » de Célestin Freinet afin de l’adapter à l’adulte, avec les modifications que cela Des questions peuvent subsister lors de l’analyse des choix de l’apprenant. Son projet et son orientation sont-ils choisis ou subis ? Quelle est donc sa motivation? Comment vit-il sa construction identitaire ? Son identité est-elle positivée ou non ? En marge de ces questions, il semble important d’utiliser un espace pédagogique tripolaire, afin de favoriser l’échange des parties. Cette conception tripolaire est aussi utilisable dans les prestations d’accompagnement. Ainsi, comme c’est au travers de la prestation que l’échange se fait, il permet de désamorcer des situations au sein desquelles l’accompagnant se doit de prendre en compte la situation sociolinguistique de l’apprenant, sans pour autant s’excuser de ce qu’il est, et pour l’apprenant, d’être accompagné dans une démarche authentique dans laquelle il n’a pas a s’excuser des circonstances qui l’on poussé dans ce programme d’accompagnement, ou d’apprentissage. Dans ce sens, cet espace d’apprentissage peu devenir un véritablement lieu d’enrichissement réciproque pour chacune des parties.



 [1] Brigitte ALBERO, l'autoformation en contexte institutionnel, du paradigme de l'instruction au paradigme de l'autonomie, Ed. L’Harmattan, Paris, 2000, 306 p.

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Mardi 11 novembre 2008

Jeudi 13 Novembre à 18h30. Conférence du pasteur Hickel sur "Etre Protestant Aujourd'hui". Il s'agira de répondre à la question de savoir comment vivre sa vie, être chrétien, et les obstacles que nous pouvons rencontrer tant personnellement que communautairement. Rendez-vous plateau Fabre, 1ère rue à droite après le restaurant "La Muraille", à Fort-de-France !

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Mardi 4 novembre 2008

Exposition sur l'Edit de Nantes à la Bibliothèque Universitaire de Schoelcher ! Conférence du Professeur Gérard Lafleur Vendredi 7 novembre à 18h30

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Mercredi 22 octobre 2008


Lors de notre emission radiophonique hebdomadaire, sur les ondes de Fm Espoir, nous avons reçu un élu de la Martinique afin d'aborder, en pratique, des solutions au regard de la crise financière qui touche notre économie. Ce dernier a fait appel aux valeurs et au bon sens de chacun. Etre responsable et vigilant.

La Métropole fait les mêmes constats, et c'est maintenant, et plus que jamais, qu'il est important que la famille retrouve sa place dans l'éducation. Nous devons favoriser la qualité de vie qui se trouve dans la relation avec l'autre en faisant preuve de solidarité.

La raison doit l'emporter sur la passion. Villemomble, belle commune de la Seine-Saint-Denis fait office d'exemple et de modèle dans ce domaine. Le Député Maire Patrice calmejane a éssuyé toutes les critiques récurrentes de l’opposition sur ce point, et la commune n'a pas emprunté depuis 1999 !

C'est ainsi qu'un article sur la nécessité d'une gestion responsable des fonds départementaux a été rédigé en Mars 2007 (lire l'article). Ce choix s’avère aujourd’hui plus que jamais judicieux car cette prudence dans la gestion permet à Villemomble de ne pas souffrir de la crise financière.



Nous ne pouvons donc qu'approuver ce choix qui fait ses preuves aujourd'hui ! Alors que le parisien titrait hier ques les municipalités du 93 étaient "prises à la gorge" la ville de Villemomble et son équipe dirigeante ont su démontrer que les principes qui ont motivés leurs choix étaient honorables.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 15 octobre 2008

L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

52 minutes pour tout comprendre : NE ZAPPEZ PAS !!!
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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