Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 04:37

La parole de Dieu nous dit que dans les derniers temps, les nations s’uniront pour combattre Israël (Luc 21.24). La politique des États-Unis, ces dernières années ne permettait pas de penser que cette option était réalisable de nos jours.

confrontationAlors, je me suis mis à penser que jusqu’à présent, on pouvait imaginer que si Israël était agressé, cela ne pouvait être qu’à tord, par des peuples sans conscience.

Cependant, les événements récents nous permettent d’imaginer une situation conflictuelle au sein de laquelle Israël aurait une conduite qui, sous l’effet de certains lobbyistes prendrait une dimension conduisant les nations à s’unir et accomplir la prophétie biblique. Ce scénario est très plausible.

En effet, au regard de notre situation actuelle, il est difficile de penser que les nations s’accordent pour attaquer Israël rien que pour le plaisir. Nous devons bien comprendre qu’une configuration est sur le point d’émerger et de convaincre les nations que le pays d’Israël agit mal.

Derrière ces événements se trouve l’issue de notre planète qui, sans doute aucun est sur le point de voir se manifester toutes les puissances qui nous conduiront à accueillir l’avènement de Jésus-Christ.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 01:06

Dieu nous apporte la Paix et pour ce faire, il utilise des moyens qui peuvent nous surprendre. L'un de ces moyens est l'Épreuve. Il est donc bon que nous soyons éprouvés. Aussi, la victoire est acquise dans la mesure où nous lui faisons confiance.

 

calvin_hobbes.jpgSouvenons-nous que l'une des raisons pour lesquelles Jésus est venu est pour révéler le père :

 "Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler".Matthieu 11.27

 

Si c'est le Père que Jésus révèle, vous êtes-vous posés la question de savoir pourquoi trop souvent, nous regardons nos problèmes? En élèvant nos problèmes, c’est le diable que nous risquons d'élever. Si la foi "EN" Dieu consiste à dire à Dieu combien grand est notre problème, la foi "DE" Dieu consiste à dire à notre problème combien grand est notre Dieu. C'est donc vers Jésus que nous devons tourner nos regards.

 

Jonas à du faire face à ce conflit (voir Jonas, chapitre 1, versets 1-11).

 

 

 

Dans ce texte : qQue fait Jonas ?

1 -  Il est au préalable intéressant de noter que Jonas est un prophète. Il connaît la Parole de Dieu ! C’est un bon croyant en quelque sorte.

 

2 - Et puis… Cet homme de Dieu reçoit une révélation de la part du Seigneur. Mais il va agir à l’encontre de cette révélation. Et vous savez : ce texte nous enseigne quelque chose ! Parfois, même lorsque nous sommes de bons croyants, nous pouvons recevoir la Parole de Dieu mais ne pas nous y soumettre… peut-être parce qu’elle est dur.

 

3 -    Notez ! Jonas PAYE pour fuir loin de la face de Dieu pour ne pas entrer dans le plan de Dieu.

 

4 -   Conséquence : grande tempête ! Katrina ! Wilma ! Dean !

 

5 -    Réaction de Jonas : "ce n’est pas mon problème" : il s'endort profondément.

 

6 -   Mais le message de Jonas est un message de Résurrection. Cette histoire nous montre que quand bien même nous avons échoué : Dieu nous appelle encore !

 

Avez-vous remarqués : Jonas était endormi spirituellement : mais Dieu l’a appelé quand même ! Dieu ne nous regarde pas selon notre passé ou notre présent mais selon l’appel qu’il a mis dans notre cœur. Comme avec Gédéon : Dieu lui dit ‘Vaillant Guerrier !’ alors que Gédéon n'est encore qu'un "trouillard".

 

Avez-vous remarqué encore : Jonas (v.9) est en mesure de sortir une confession de foi des plus louable : on pourrait parodier : Je suis Protestant Évangélique et j’obéi à la loi de Dieu Créateur de l’Univers! Voyez vous ; Jonas démontre qu’il connaît Dieu que dans le théorique.

 

On retrouve cette même attitude chez les disciples de Jésus.

 

Jésus avait réuni une foule (5000 personnes) et le soir venu les disciples sont irrités que le message de Jésus soit si long. Jésus s’irrite et s’attriste de l’attitude des disciples. Il les force, nous dit le texte, à monter dans la barque. Et là, ils vont rencontrer leur destin !

 

Ce texte, rapporté aussi dans l'évangile selon Jean est intéressant. Voilà les disciples qui comme Jonas, sont de bons croyants mais qui n’ont pas expérimentés la puissance de Dieu dans leur vie. Comme Jonas, ils vont rencontrer la tempête.

 

Avez-vous remarqué que c’est Jésus qui les pousse à prendre la barque et donc à affronter l’épreuve de la tempête ! Parfois nous accusons tellement facilement le diable mais ces épreuves sont là parce que Dieu nous appelle à une mission, à accomplir des exploits et il veut nous rendre fort !

 

Dieu a une mission pour Jonas : va à Ninive! Et Ninive, la grande ville est la représentation de notre monde de tentation, de séduction et d’esclavage. Ninive représente le système qui nous oppresse et nous empêche de vivre notre liberté et Dieu veut que nous allions manifester sa puissance face à Ninive. Mais pour cela, nous devons être préparés et pour être préparé, nous devons être entraînés et pour nous entraîner, pour nous exercer, pour exercer notre foi, Dieu place devant nous des épreuves INSURMONTABLES pour que nous puissions manifester le surnaturel dans le naturel.

C’est ce qui s’est passé pour Jonas : Dieu voulait l’amené au point de rupture : la mort certaine dans le ventre du poisson : AUCUNE solution.

 

C’est ce qui c’est passé pour les disciples : pour sur,  la tempête allait les engloutire ! Pas d’issue... Mais Jésus intervient.

 

La semaine dernière, à la Télé, ils ont passé le film Superman. C’était cool n’est-ce pas ? Avez-vous remarqué que depuis quelques temps, il y a une multitude de films sur les Super Héros ? Et je me souviens d’un jeune, un fan des super Héros qui s’interrogeait pour savoir si Jésus était plus fort que Superman. Et il ne faut pas se tromper!

 

Cette remarque soulève en fait une question. Selon vous : quelle est la raison pour laquelle Jésus marche sur les eaux ? Était-ce pour montrer qu’il est un super Héros ? Pas du tout ! Jésus voulait montrer aux disciples comment, une fois arrivé au ‘point de rupture’, là ou il n’y a plus d’espoir, lorsqu’on se confie en Dieu : TOUT EST POSSIBLE ! En cet endroit : Jésus révèle le Père !

 

C’est ce qui s’est passé pour Jonas, c’est ce qui s’est passé pour les disciples est c’est ce qui se passe aujourd’hui pour chacun de nous.

 

Dieu t’appelle à aller à Ninive. A confronter la puissance des ténèbres. Mais cette puissance n’est pas au bout du monde, elle est dans les habitudes de tous les jours, dans la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de nos pères 1 Pierre 1:18 

 

Dieu appelle à accomplir des exploits. Ne regarde pas cette montagne comme impossible.

 

En conclusion : la différence entre le vieux Jonas et le nouveau Jonas, entre le chrétien propre juste et le chrétien éprouvé c’est qu’avant,

 

Jonas disait : "J’ai fait ça pour Dieu et maintenant"

Jonas dit : "voici ce que Dieu fait dans ma vie"

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 02:26

cote-obscur.jpgMais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience; ils prescrivent de ne pas se marier, et de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés pour qu'ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière (1 Timothée 4.1-5).

 

Je pense que la plupart des chrétiens sont d’accord avec ce texte. Cependant, certains sont d’accord mais en théorie seulement ! Dans la pratique, je n’aurai jamais pu imaginer rencontrer un exemple concret d’opposition à la Parole de Dieu. Récemment, un pasteur me laissait comprendre qu’il avait trop souffert pour ouvrir une église et du mal a conserver les membres de son assemblée... que les fidèles sont « sensibles » et donc, il préférait ne pas aborder des sujets qui pourtant sont la vérité et se contentait de répondre à leur désir. Oui, l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure.

Une église n'est pas seulement un lieu où l'évangile est prêché ! Il faut aussi que cet évangile soit reçu et vécu. Sinon, il s'agit simplement d'une association humaine. 

 

En clair, pour certains responsables d’église, le dilemme est là : ils préfèrent ne pas dire la vérité plutôt que de perdre des membres de leur assemblée.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 03:42

L'Apôtre Jean, dans son évangile, nous présente de façon systématique 7 miracles que Jésus a accomplis. Il prend soin de les appeler des "Signes". Ce choix n'est pas anodin et correspond à une représentation de l'action que Dieu veut accompIir dans la vie de chaque personne. Voici ce qu'ils représentent :

21-bis-mars-2010.jpg

1er miracle : L’eau changée en Vin (Jean 2:1-11).

Jésus utilise des jarres de purification pour transformer l'eau en vin. Par ce miracle, Jésus inaugure une Nouvelle Relation qu'il veut avec son peuple. Cette relation n'est pas construite sur la Religiosité mais la Réjouissance, représentée par le Vin.

 

2ème miracle : La guérison du fils de l’officier Royal  (Jean 4:43-54).

Ce miracle n'est pas sans rappeler la mort du fils de Pharaon relatée dans le livre de l'Exode. Ici, L'Apôtre Jean soulinge La puissance de la Parole.  La parole de Dieu dans ta bouche a autant de puissance que la Parole de Dieu dans la bouche de Dieu.

 

3ème miracle : L’infirme de Bethesda  (Jean 5:1-16).

Un homme de malade depuis 38 ans est guéri le jour du Sabbat, à la Porte des Brebis, à la piscine de BethHesda. Tous ces détails présentent des réalités alternatives. Pour faire court : C'est Jésus qui est Le Chemin de la miséricorde.

 

4ème miracle : Multiplication des pains (Jean 6:1-13)

Jésus est Pain de Vie – Il pourvoit (Il reste 12 PANIERS)...

 

5ème miracle : Jésus marche sur les eaux (Jean 6:16-21)

Il y a ici un miracle du temps et de l'espace. Quand on lit bien, on se rend compte que les disciples sont au milieu du lac, et au moment où Jésus touche la barque, ils sont instantanément transportés de l'autre côté du lac. Jésus a le contrôle sur toutes les circonstances de notre vie.

 

6ème miracle : La guérison de l’aveugle né (Jean 9)                          Jésus refuse le lien entre maladie et fatalité. Il est la vrai lumière qui éclaire notre compréhension. 

 

7ème miracle : La résurrection de Lazare (Jean 11)                        Jésus est la résurrection – Nous aussi sommes invités à agir et à délier ces "lazares" agissons !

 

  

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 00:12

Nous sommes en situation ou beaucoup de jeunes subissent l'illettrisme. Alain Bentolila[1] est professeur de linguistique à l'université de Paris V-René Descartes. Poète à ses heures perdues, depuis 1997, il dirige les recherches sur la mesure et les causes de l'illettrisme en France. Il a su, ces dernières années sensibiliser l’opinion publique. La lutte contre l'analphabétisme a masqué selon lui, le besoin de combattre l'illettrisme. Il est donc primordial de définir l’illettrisme par rapport à l’analphabétisme.

 

En premier, l’analphabétisme est réservé aux personnes qui n’ont pas été scolarisées, qui n’ont pas bénéficié d’un enseignement de la langue écrite. La définition se réfère donc à la fois au critère de l’absence de scolarisation et à celui de l’absence de la connaissance de langue écrite. Ainsi l’analphabétisme se distingue de l’illettrisme, qui désigne des personnes qui ont été scolarisées et alphabétisées. Le concept d’illettrisme quant à lui n’est apparu que dans les années 70. Sont considérées comme relevant des situations d’illettrisme les personnes de plus de seize ans ayant été scolarisées et ne maîtrisant pas suffisamment l’écrit pour faire face aux exigences minimales requises dans leur vie professionnelle. Ces personnes ont peu ou mal acquis les savoirs premiers pour des raisons sociales, familiales ou fonctionnelles et n’ont pu user de ces savoirs et/ou n’ont jamais acquis le goût de cet usage. Il s’agit d’hommes et de femmes pour lesquels le recours à l’écrit n’est ni immédiat, ni spontané, ni facile et qui évitent et/ou appréhendent ce moyen d’expression et de communication.

 

L’illettrisme était cependant déjà connu sous le concept d’Analphabétisme Fonctionnel si bien présenté par l’UNESCO : - « Est fonctionnellement analphabète toute personne incapable de lire et d’écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits en rapport avec sa vie quotidienne. »[2]. Ce terme, d’analphabétisme fonctionnel est beaucoup plus usité dans la francophonie (Belgique, Afrique francophone, Haïti) qu’en France. Il a le mérite de placer le problème non pas dans la personne, mais dans le contexte que rencontre la personne en situation l’analphabétisme fonctionnel ouvrant ainsi le champ des possibles. Alain Bentolila fait le postulat que « la langue orale et écrite constitue une promesse plus qu’une menace ». Cette affirmation ne peut être faite qu’avec un certain recul. En effet la psychologie démontre qu’une personne qui suit un programme d’alphabétisation passe par une étape de remise en question déstabilisante dans le rapport qu’il a non seulement à lui même mais aussi à son environnement et aux autres. On comprendra alors très bien qu’une réelle menace existe.  Après une « idolâtrie statistiquaire », Alain Bentolila  pose l’illettrisme comme étant de fait de l’exclusion. C’est une vision trop simpliste et réductrice. Il est très important de comprendre que ce n’est pas l’illettrisme qui est de l’exclusion mais que cette situation joue à l’encontre de l’insertion et favorise la marginalité. Il étale les chiffres sans entrer dans le questionnement primordial. Nous reconnaissons là le sociologue dans sa phase descriptive. Un regard plus philosophique aurait permis d’autres ouvertures en développant le thème de l’écoute, tel qu’il l’aborde : « l’écoute attentive que la grand-mère et le grand-père accordaient au jeune enfant, la parole qu’ils lui adressaient avec moins de hâte, plus de sérénité… »[3]. Il est donc juste de parler de violence à ne pas maîtriser la langue. La langue est cependant appeler à évoluer au risque d’informer plus que de communiquer. Si nous communiquons, c’est parce que nous ne nous comprenons pas. La communication humaine est édifiée sur la non-compréhension. Nous ne nous comprenons pas donc, nous communiquons. Si on se comprenait, on ne communiquerait pas ! On s’informerait. Les abeilles s’informent l’une, l’autre. Les fourmis font la même chose. Le corollaire à cela est que lorsqu’une abeille amène un signal, toutes les abeilles d’un même type, les ouvrières par exemple, comprennent toutes de la même manière ce signal. La conséquence, et peut être la cause, est que toutes les abeilles, en tout cas toutes les ouvrières, sont IDENTIQUES. Elles sont les mêmes. Elles sont programmées de la même manière. Donc si on veut un monde où on se comprend, et bien cela veut dire qu’on veut une société dans laquelle tout le monde est exactement dans le même cadre. Rien que des clones ! C’est ainsi qu’on se comprendra. Or, et justement, la diversité humaine, c’est sa richesse. Nous ne nous comprenons pas, et donc nous avons besoin de cette communication où nous allons mettre, au regard l’un de l’autre, ce qu’on comprend derrière les choses, derrière les mots, derrière ce que l’on a fait, derrière ce que l’on a dit pour trouver un terrain d’entente. C’est cela la compréhension, c’est d’avoir un minimum de terrain de compréhension, c'est-à-dire de terrain partagé. Ainsi, on peut toujours dire qu’il faille améliorer la communication, que les jeunes rencontrent un problème de socialisation, mais  en pensant bien qu’il ne faudrait jamais arriver à une compréhension totale[4]. Le lien est tout fait pour parler des « innovations linguistiques ». Pour Alain Bentolila ces mots « recyclés »[5] sont souvent presque vides d’information. Cet aspect ne devrait pas être dénigré. Nous ressentons une connotation péjorative lorsqu’il parle de « Mots de communions plutôt que mots de communication »[6]. L’analyse faite plus haut marque la pertinence de notre propos. En abordant  « la nécessité de permettre à chaque citoyen de transmettre à l’autre sa pensée de la façon la plus juste et la plus précise… », Alain Bentolila commet l’erreur, selon nous[7], de n’envisager l’alphabétisation que sous le regard d’une langue conceptuelle. C’est avec regret que nous devons faire le constat que c’est ce type d’approche qui conduit certains jeunes de cultures linguistiques métaphoriques à subir l’échec. Le français fait parti d'une famille de langues mondiales qu'on appelle « les langues conceptuelles ». Alain Bentolila avant de conclure son approche fait un détour politique sans pour autant percer les profondeurs du problème. Il d écrit plus qu’il ne questionne avec cependant une inspiration légère due à son talent poétique. Il achève avec une opposition littéraire qui cependant ne nous laisse pas indifférent. En fait, en le lisant, nous prenons un plaisir à le lire tant la plume est belle et fluide. C’est ainsi que nous laisserons notre homme, reconnaissant en lui un homme de lettres qui a la capacité de nous transporter plus sur les montagnes galvanisantes de la forme que de nous faire arpenter les mythiques cavernes du savoir antique.  

 

L'illettrisme Républicain

La question de l'illettrisme est devenue très banale dans la problématique de l’insertion sociale des jeunes, au début des années 80. Le terme d'analphabétisme avait été développé par l'Unesco. L'analphabétisme renvoyait aux immigrés. Dans les années 70, les anglo-saxons ont largement contribués à soulever cette problématique. Questionnée sur ce sujet, les universitaires français répondent qu’il n'y a pas d'analphabète en France. Cependant, en 1982 le GPLI (Groupe Permanant de Lutte contre l'Illettrisme) voit le jour.  On a reconnu un problème qui existait (ou plutôt on lui a donné un nom). En fait, l'illettrisme revêt une dimension politique. Il y a deux idées fortes qui émergent des rapports. En résumé, l'illettrisme est un problème car il entraine des difficultés dans :

-       la vie quotidienne (le transport, suivre ses enfants à l'école),

-       l'emploi,

-       les administrations,

-       citoyenneté (c'est un peu précurseur).

Le rapport utilise les deux termes de façon confondue. Un deuxième point à relever : le rapport appelle à une prise de conscience. Ce sujet est important, car notre société connaît bel et bien un problème d'illettrisme.

 

L'illettrisme à l'école

Pour répondre à la problématique de l’insertion sociale des jeunes articulée en rapport avec l’illétrisme, Philippe Perrenoud fait le postulat d’une démarche interdisciplinaire[8].                

« Interdisciplinarité », « pluridisciplinarité » sont des concepts qui suscitent la prolifération de laboratoires, suite entre-autre, au questionnement en rapport à l’éducation et plus pertinemment face à la réforme de l’éducation en  université. On s'aperçoit ici encore que la laïcité est devenue en France une religion, donc une croyance au même titre que toutes les autres bien que nombreux sont ceux qui s’en défendent. C’est une dérive contre laquelle il nous faut lutter si nous ne voulons pas sombrer totalement dans la pensée unique. Et nous n'en sommes plus loin ! Philippe Perrenoud distingue donc trois registre dans la fabrication de l’échec scolaire.

Ø Les concepts d’échecs et de réussites doivent être relativisés. Cela présuppose et soulève la question  des valeurs qui nous font défauts,

Ø Les critères d’appréciation font appel à une norme d’excellence. Là encore, en vertu de quels critères pouvons-nous affirmer qu’il s’agisse bien d’excellence ?

Ø Constatation est faite que cet échec est lié au système.

 

Il est ainsi aisé de comprendre la raison pour laquelle Philippe Perrenoud pose l’interdisciplinarité comme fondement à son analyse. En effet sans valeur, sans éthique comme base, aucun système ne peut être élevé et est donc voué à l’échec. Nous ne pouvons que constater que la philosophie de l’éducation n’a que trop longtemps été engloutie sous une pile de disciplines faisant d’elle une matière archaïque, voire inutile. L’évaluation scientifique posant des critères de suffisances et d’insuffisances, est-elle le reflet d’une réalité humaine faisant appel à la vie ? Nous dirons ici la grande différence qui existe entre un steak au congélateur et un steak placé sur le grill et prêt à être déguster. Il peut pourtant s’agir du même steak. La différence est dans le feu de la vie qui lui donne toute sa saveur (que les végétariens en cet endroit m’accordent cette image). Prise de conscience donc[9] mais nécessité de régularité. Constatation est faite trop souvent qu’on passe d’une réforme à l’autre sans avoir fait le bilan de ce qui a été effectué cela avec une logique implacable – qu’il soit question d’une réforme de gauche ou de droit - : celle du non-sens.

Ces critères d’excellences qui nous sont imposés révèlent l’artificialité de la démarche. Une véritable contrefaçon réductrice et simpliste. Ce qui ne serait qu’un constat sociologique sans gravité nous alarme cependant puisqu’il s’agit de vies humaines qui sont en jeu. Cette évaluation aux teintes édulcorées proclame et produit les inégalités, la marginalité et l’exclusion. Où en est-on alors de la sacro-sainte valeur républicaine de Liberté-Egalité-Fraternité ? Cette démocratie peut ainsi facilement conduire à l’auto-exclusion. Si nous sommes les enfants de nos parents, il n’en demeure cependant pas moins vrai que nous sommes les parents de nos enfants et hypothéquer ainsi l’avenir est passible d’un jugement tout autre sur la place de l’humanité que nous occupons. Nous pouvons nous poser la question du poids des normes d’excellence et du curriculum dans la fabrication de l’échec. Le postulat de Philippe Perrenoud est grave, car il pose l’institution comme acteur de l’échec. Les « méta-tests » qu’en retrouve dans les pays anglo-saxons, mais aussi au Canada en Suisse et en Belgique sont des pistes que Philippe Perrenoud n’aborde pas en cet endroit. Ces cinq dernières années ont été très productives et de toute évidence, l’auteur aurait abordé ce sujet si cet article devait être rajeuni au regard de cette évolution historique. En établissant la filiation avec Bourdieu (1960) et Bernstein (1980), sans nul doute Philippe Perrenoud se situe dans le prolongement d’une pensée réflexive et liée au langage symbolique. Pour Philippe Perrenoud « expliquer la fabrication de l’échec scolaire, c’est donc aussi analyser l’influence de tous ce choix institutionnels, politiques et pédagogiques ».[10]

 

La fabrication des inégalités réelles

Lorsque certains disent (Durkheim en premier) qu'il est nécessaire pour un bon équilibre de la société d'avoir une partie des gens qui soient dans la déviance, nous sommes d’accord, mais, en tant que sujet humain, nous ne pouvons pas nous satisfaire de cela. Philippe Perrenoud revient en sa conclusion à un aspect plus pragmatique. Les fonctionnements mis en évidence contribuent à la fabrication de l’échec scolaire. D’une façon assez simpliste : fatalisme ou élitisme, à nous de choisir mais il nous appartient, à nous acteur de l’éducation d’ouvrir une voie alternative la conviction qu’en se levant, chaque matin, nous contribuerons à rendre le monde dans lequel nous vivons meilleur et que nous-mêmes, nous ne nous y coucherons pas, le soir venu de la même manière dont nous nous y sommes levé le matin, laissant ainsi un témoignage à la génération à venir. La scolarisation marche très fort. 50.000 personnes quittent l'école sans diplôme chaque année. Les savoirs acquis se sont ils bien préservés ? Ce qui est intéressant de noter : en 1980 : 200 000 personnes quittaient l'école sans diplôme ! C’est vrai qu'on a créé les baccalauréats professionnels. Le niveau baisse en même temps que de l'autre côté, les diplômes sont de plus en plus nombreux. On observe que les élèves d'hier ne faisaient pas plus d'erreur qu'aujourd'hui.

 

L'illettrisme à l'armée

Il est difficile d'avoir des données comparables sur une longue période. Les tests sont les mêmes depuis les années 50. Une étude a été réalisée par deux sociologues[11]. Cette étude utilise une enquête sur les conscrits. Les tests montrent qu'il y a une amélioration des conscrits tant chez les plus forts que chez les plus faibles. Certains évoquent l'allongement de la scolarité. Une deuxième approche. Est-ce que les personnes qui ont eu le BEP en 1970 ont un meilleur score que ceux de notre période. Le résultat est que les BEP, Brevet des collèges sont les niveaux qui ont baissés. Mais, dans un cadre général, le niveau a monté. On peut s'interroger sur la fiabilité des tests militaires. Il faut prendre en considération le but de ces tests qui sont là pour orienter le conscrit. Depuis 1996, les tests spécifiques ont été conçus pour mesurer l'illettrisme. Nous constatons qu'il ne s'agit que de tests pour les jeunes. Une seconde inconnue à relevé : celui des femmes qui, elles, ne sont pas, pour la plupart d’entre-elles, représentées.

 

L'illettrisme paradoxal

Les jeunes maitrisent de mieux en mieux les lettres et le savoir or le problème de l'illettrisme devient de plus en plus préoccupant. Ce qu'on attendrait comme discours, c'est que jamais dans l'histoire de la France nous n'avons eu un niveau si élevé. Le discours se situe autour de l'école et l'armée historiquement où s'est réalisée l'alphabétisation des français. La première question : combien sont-ils ? Qui sont-ils ? En 1984 on a comme rapport officiel est que les chiffres peuvent changer selon les méthodes. Il est surprenant qu’on ne retrouve que les chiffres de la presse. Il ne parait pas possible, de proposer un chiffre quelque peu précis. Les illettrés doivent plus se compter par millions plutôt que par centaine de mille. Pour eux le dénombrement n'est pas primordial, sinon pour frapper l'opinion public. « L’incertitude sur les nombres ne nous dispense pas d'agir »[12]. Ce rapport semble très curieux. Comment, sur cette base-là, peut-on mettre en place des mesures sur l'illettrisme ? Si le nombre d'illettrés régresse, la prise en compte ne peut pas être la même que si il y  augmentation ! Comment alors évaluer et sur combien de temps ? Le rapport est donc un peu inquiétant. N’y a-t-il pas inversion dans la méthodologie lorsque le GPLI lance des dispositifs afin de lancer des estimations ?

 

Les estimations

Les chercheurs, les statisticiens ont menés des enquêtes sur ce sujet. Ces recherches ne sont pas très nombreuses. 5 études ont étés réalisés depuis 1986. (4 études sont véritablement intéressantes).

- INSEE 1986                     9 %                           (3,3 millions)

- INFOMETRIE    22%                           (7,8 millions)

- INSEE 1994        (non fourni)               (2,1 millions)

- INSEE 2002         12 %                          (sans chiffre)

- INSEE 2005          9 %                            (3,1 millions)

 

La littératie

La littératie, c'est la capacité à comprendre un texte. C'est l'inverse de l'analphabétisme fonctionnel. Les tests utilisent toutes sortes de documents (notices, etc…). La dernière étude de l'INSEE s'appuie sur des tests. Les chiffres scientifiques : 9 %  - 22% -  41 % - 75% ne reflètent pas la réalité. C'est donc la démarche inverse : l'illettrisme vise à mesure ce qu'on ne sait pas tandis que la littératie vise à mesurer ce qui est su. De 1995 à 2000 L'OCDE a mené enquête au sein de 8 grands pays industriels : USA, Canada, France, Allemagne, Italie, Belgique, suisse, Pologne. Les « basic skills » (connaissances de bases) reprennent l'analphabétisme fonctionnel. Or, il a été refusé de publier les chiffres pour la France. Là, le taux en France était de 40 % à l'avant dernier rang avant la Pologne. A présent, posons la question de savoir QUI souffre de cette situation ?

Ø Des personnes âgées,

Ø Issues de famille nombreuses,

Ø Plus des hommes que des femmes,

Ø Plus rural qu'urbain,

Ø Des personnes dont les parents n'ont pas été scolarisés,

Ø De famille d'agriculteurs,

Ø Manque d'affection dans l'enfance,

Ø Sortie de l'école au niveau de la troisième.

 

Or, dans la presse, on entend encore très souvent que les illettrés sont « les jeunes de banlieue ».

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

BAUDELOT Christian et ESTABEL Roger, « Le niveau monte, réfutation d’une vieille idée », Éd. Le Seuil, Paris, 1999, 224 p.

 

BENTOLILA Alain, in Jean-Philippe RIVIERE, « Illettrisme, la France cachée », Editions Gallimard, Paris 2001, xx pages, (Préface pp. 9-24).

 

BOUDON Raymond, « Renouveler la démocratie », Éditions Odile Jacob, Paris, 2006, 300 p.

 

BOURDIEU Pierre et Passeron Jean-Claude, « Les héritiers. Les étudiants et la culture », Editions de minuit, Paris, 1964, 188 p.

 

DESHAYES Gérard, « Un Illettrisme Républicain », Éd. L’Harmattan, Paris, Novembre 2006, 180 p.

 

DUFOUR Dany-Robert, « La fabrique de l’enfant ‘Post-Moderne’ », Le monde diplomatique, Novembre 2001.

 

DUFOUR Dany-Robert, « Le Divin Marché : la révolution culturelle libérale », Denoël, Paris, 2007.

 

DURKHEIM Émile, « les règles de la méthode sociologique », Éd. Flammarion, Paris, 1988, pp. 95-107.

 

FUMAROLI Marc, «  Education libérale ou communication culturelle » ?  In Commentaire, 2006-12, n° 116, p. 893-901.

 

GORZ André et ROBIN Jacques, « Pour l’emploi autrement », Libération, 24 février 1994

 

MATTEI Bruno,  « L'éducation en panne d'humanité», in Cultures en mouvement N° 40, septembre 2001, pp. 39-41.

 

MICHEA Jean-Claude, « L'Enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes », Éditions Climats, 2006, 96 p.

 

MORIN Édgar,  « Les sept savoir nécessaire à l’éducation du futur », Éd. Du Seuil, Paris, 2000.

 

PERRENOUD Philippe, « La triple fabrication de l’échec scolaire »  In Psychologie française, n° 34/4, 1989, pp. 237-245. Repris in Pierre-humbert, B. (dir.) L’échec à l’école : échec de l’école, Paris, Delachaux et Niestlé, 1992, pp. 85-102.

 

RUFIN Jean-Christophe, « L'empire et les nouveaux barbares », Ed. Lattès, Paris, 2001, 247 p.

 

SCHWARTZ Bertrand, « Rapport sur l'insertion professionnelle et sociale des jeunes », Ed. Apogé, Paris, 20072, 240 p.



[1] Jean-Philippe Rivière, « Illettrisme, la France cachée », Editions Gallimard, Paris 2001, xx pages. Préface d’Alain Bentolila, pp. 9-24.

 

[2] Source Internet : http://www.alfacentre.org /lr_illettrisme/definitions.htm

[3] Alain Bentolila  in Jean-Philippe Rivière…, op.cit., p. 13.

 

[4] Sinon, nous risquons de tomber dans la pensée unique d’un totalitarisme idéologique.

 

[5] Les SMS, texto, etc.

 

[6] Idem, p. 17.

 

[7] Et avec tout le respect et l’admiration que nous pouvons porter à un tel homme.

[8] Philippe Perrenoud, « La triple fabrication de l’échec scolaire »  In Psychologie française, n° 34/4, 1989, pp. 237-245. Repris in Pierre-humbert, B. (dir.) L’échec à l’école : échec de l’école, Paris, Delachaux et Niestlé, 1992, pp. 85-102.

 

[9] Idem, p. 87.

 

[10] Ibid., p. 96.

 

[11] Christian Baudelot et Roger Estabel, « Le niveau monte, réfutation d’une vieille idée », Éd. Le Seuil, Paris, 1999, 224 p.

 

[12] Idem, p. 38.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 00:50
Que la montagne est belle, version antillaise...
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 15:27

Jean Dominique Laporte tu as passé une dizaine de jours en Haïti juste après le tremblement de Terre, pourrais tu nous en dire un peu plus sur toi et sur ta mission ?

SOURIRE_D_ENFANT.jpgJe suis Médecin et j’officie dans un Cabinet de Médecine Générale à Trinité, en Martinique.

Avant de reprendre ce cabinet de médecine, j’ai beaucoup travaillé dans l’aide au développement la santé public et l’aide humanitaire dans la région de Genève. J’ai œuvré plusieurs années en Afrique et je suis membre de l’Aide Humanitaire Suisse.

Dès le tremblement de Terre, je me suis mis à disposition de l’Aide Humanitaire. Le temps d’organiser un départ, cela prend « trop de temps ». Le tremblement de Terre est intervenu le 12 et je suis arrivé le dimanche 17 janvier en Haïti, où je suis resté une dizaine de jours.

L’Aide Humanitaire Suisse s’était fixé comme tâche d’assurer un service de chirurgie infantile. C’est toujours un défi important. En Haïti, comme les infrastructures de la capitale avaient été touchées, c’est l’aide étrangère qui a du organiser de toute pièce les interventions. C’est la raison pour laquelle il fallait faire vite.

 

Habituellement, je m’occupe de santé publique pour l’Aide Humanitaire Suisse, mais il a fallu s’adapter à la situation et répondre à l’urgence. Aussi ma mission consistait en 2 jours d’évaluation des dossiers pour  la remise en route des installations et des possibilités de services chirurgicaux dans les villes environnantes à l’Ouest de Port-au-Prince. Après ces deux jours, il m’a été demandé de me joindre à l’équipe des chirurgiens pour assurer le service d’hospitalisation et de suivi postopératoire des enfants.

 

C’est un gros service parce que les enfants doivent parfois être opérés plusieurs fois. Par exemple, les blessés graves doivent être endormis tous les deux jours afin de pouvoir procéder à des nettoyages des plaies et opérations.

 

Quel a été l’événement le plus marquant lors de ton séjour ?

Il y a beaucoup d’émotions quand on intervient dans une situation telle que celle-là. Tout d’abord, ce qui m’a marqué, c’est le très bon esprit d’équipe qui s’est manifesté dans l’épreuve. Sur le plan humain, je retiens une histoire d’un jeune garçon d’une quinzaine d’année prénommé Moïse. Il est arrivé avec des blessures graves et ses deux bras étaient brisés. Il pensait qu’il allait être amputé des deux bras, parce que les brancardiers l’avaient amené en disant « c’est pour l’amputation » ! Alors il était désespéré et a demandé si on allait lui couper les deux bras. Nous avons discutés ensemble et nous avons tout fait pour tenter de le garder. Nous avons donc échangés et je me suis aperçu qu’il arrivait à bouger les doigts et les mains. Nous avons donc procédé à une opération et le lendemain, lorsque je l’ai vu à la visite, il avait les deux bras dans des énormes attelles plâtrées et des bandages. Il ne pouvait pas bouger, mais sa mère était là pour lui donner à manger. Je lui demande donc « Alors Moïse, comment ça va » ? Et Moïse avait un très grand sourire, heureux d’avoir pu garder ses deux bras et il m’a dit « ça va TRÈS BIEN ».

 

Ta foi a-t-elle pu contribuée à tenir bon dans cette épreuve que tu as rencontrée ?

Je ne sais pas comment on peut tenir dans cette situation. C’est ça le miracle de la foi. Ma famille et l’Église, ici, a beaucoup prié pour cette mission et j’étais soutenu de différentes façons. Par exemple, lorsqu’il m’a été demandé d’organiser ce service d’hospitalisation, j’ai passé une très mauvaise nuit parce qu’humainement parlant, je ne voyais pas comment il était possible de le faire. J’essayais d’échafauder des plans dans ma tête, mais rien n’a marché comme je l’avais organisé ! Il faut dire que la journée avait commencé par une nouvelle secousse, et donc plus personne ne voulait entrer dans les bâtiments destinés aux soins médicaux. Donc, on a du faire preuve d’inspiration, et tout réinstaller dehors. Une chose aussi que je n’avais pas prévue est que le personnel de l’hôpital universitaire haïtien est spontanément venu pour nous prêter main forte et cela a permis que tout se déroule parfaitement bien.

 

Ce qui m’a touché, c’est aussi le témoignage des personnes qu’on rencontre et qui confessent qu’il y a quelque chose en nous de différent. Je crois qu’il nous est donné d’apporter une certaine consolation et un espoir aux personnes et aux familles qui rencontrent ces difficultés.

 

Plusieurs haïtiens disent que s’il y a eu le tremblement de Terre, c’est que Dieu voulait punir son peuple. Qu’en penses-tu ?

Lorsqu’on perd la moitié de sa famille dans un tremblement de Terre, la tentation est grande, et cela peut sembler plus confortable de penser que c’était la volonté de Dieu. Cependant, ce n’est pas de cette façon qu’on peut concevoir Dieu. Dieu est un Dieu Sauveur. Ce dont il faut se souvenir, c’est que ce n’est pas la « catastrophe » elle-même qui provoque ces morts. Ce sont les constructions humaines qui s’écroulent. Ce qui tue, c’est les maisons ! Il faut donc plus y voir la main de l’homme que la main de Dieu.

 

En guise de conclusion, que pourrais-tu nous dire sur le devenir d’Haïti ?

Ce qui peut nous révolter, c’est que c’est encore une population qui est des plus défavorisée qui a eu à souffrir de cette situation, car elle n’avait pas le choix de s’installer autre part. Il est donc important de réparer l’injustice et l’inégalité. Aujourd’hui, plus que jamais, Haïti a besoin de notre fraternité et d’un soutien à long terme et je me réjouis du grand élan de générosité qui permettra un bon démarrage de la reconstruction. Mais, il ne faudra pas laisser tomber Haïti une fois que la pression médiatique sera retombée et il faudra prévoir une reconstruction à long terme. Pour beaucoup d’haïtiens, c’est l’occasion de reconstruire sur des bases solides et de ne pas reproduire les schémas inégalitaires  qui pouvaient être observés.

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 00:55

Mangeons-nous trop ? C'est la question que je me suis posé ces derniers temps. En effet, je me suis rendu compte que dans chaque film, dans chaque série, il y a très souvent des références à la nourriture, à des repas, et je ne parle pas de la publicité entre les programme tv, les pancartes sur les routes, les dépliants dans nos boites aux lettres qui nous donnes tellement d'envies !
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C'est comme si la planète entière était conditionnée. Paradoxalement, on nous bassine la tête avec une multitude de messages sur les régimes et sur ce que doit être notre mode de vie au regard de la nourriture.

C'est comme si on nous disait "mangeons pour maigrir".

Ne trouvez-vous pas qu'il y a quelque chose qui cloche et que ce conditionnement conduit à la création d'une population en surpoids, un épuisement des ressources du monde dans lequel nous vivons et abrutissement de notre mental ?! Le système économique de croissance dans lequel nous sommes plongés n'y est pas pour rien !

En tant que Chrétien, je ne pouvais pas me contenter des explications scientifiques qui nous sont livrées telles quelles. J'ai donc fait ma petite étude que j'ai bien poussée et je me suis rendu compte que les idées véhiculées n'étaient pas vérifiées. Par exemple, l'idée selon laquelle "le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée" est largement véhiculée, avec de soi-disantes "preuves" à l'appui. Cependant, nous devons apprendre à connaitre notre corps. D'autres idées comme "manger 3 produits laitier par jour" ou encore "mangeons 5 fruits et légumes par jour" sont autant de messages reçus comme scientifiques, alors qu'ils émanent de groupes agro-alimentaires hyper-puissants qui ne trouvent aucune difficulté à "acheter" les rapports des scientifiques  !

N'y a t-il pas une petite voix en toi qui tente de te dire que ce système te plonge dans une torpeur de laquelle tu essaies de sortir sans savoir comment ? C'est comme si tu étais endormi mais conscient de ton état de coma, que tu essayes de te réveiller sans que ton corps ne parviennent à t'obéir.


Pourquoi dans les pays occidentaux mangeons-nous trois repas par jour ? Nous savons que selon les époques ou les cultures, la fréquence de repas a varié. Pourquoi trois repas par jour plutôt que quatre, deux ou un seul ? La réponse n’est pas aisée surtout si l’on considère d'autres observations scientifiques (Dr Marco Dutro) qui montrent que ce n’est pas forcement la fréquence des repas qui mène à la bonne santé et à l’allongement de l’espérance de vie.  Une équipe de chercheurs américains s’est aussi penchée sur la question et a mené une étude dont les résultats viennent d’être publiés dans l'American Journal of Clinical Nutrition. D’après Stote, aucun effet significatif de la fréquence des repas sur des variables physiologiques n’a été constaté. Les auteurs de l’étude en concluent que les personnes de poids normal sont ainsi capables de suivre un régime alimentaire basé sur un seul repas par jour.

Mark Mattson est l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la biologie du vieillissement. Son équipe a montré récemment que les singes rhésus qui mangent un peu moins chaque jour vieillissent plus lentement que ceux qui s’alimentent normalement. « Les personnes qui ne font qu’un ou deux repas éprouvent une sensation de faim pendant les premières semaines, dit-il. Après, elles se sentent incroyablement bien et pleines d’énergie. »

Tous ces éléments devraient donc nous donner l'occasion d'ouvrir les yeux afin de sortir d'une situation qui nous a trop longtemps oppressée !

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 13:51

Vous l’avez cminority_report.jpgertainement vu, le film « Minority Report » reprend l’idée du Concept d’Intention. L’idée phare et chère à la relativité temporelle est de répondre à la question de savoir si ce que nous pourrions faire s'il nous était donnée l'opportunité de remonter dans le temps, à l’époque où Adolphe Hitler, lorsqu'il n’était qu’un simple caporal dans l’armée allemande lors de la première guerre mondiale… et si nous avions l’occasion de supprimer un tel personnage pour qu’il ne commette pas les atrocités dont il s’est porté coupable… que ferrions-nous ?
L’anthropologue Alessandro Duranti a donc présenté le concept d’intention (à ne pas confondre avec le concept d'intentionnalité). Dans cette problématique, on s'intéresse souvent aussi au lien de causalité entre un agent et les effets des actions réalisées par cet agent.

Dans notre cas ce ne sont pas les actions en elles-mêmes qui attirent notre attention, mais l’articulation entre  l'agent et les effets dont il est la cause. Ce point de vue sur les actions est important quand on veut déterminer les agents qui sont responsables d'un certain état des choses. Afin d’identifier la pertinence de notre réflexions,  on peut se poser la question de savoir qu'est-ce qui détermine les actions réalisées. Si on fait l'hypothèse que les agents ont un comportement rationnel, ils réalisent les actions qui contribuent à satisfaire leurs intentions.

1/ La capacité de réaliser une action, (à ne pas confondre avec la compétence qui représente une connaissance nécessaire, mais qui demeure insuffisante pour la réaliser),

2/ L’opportunité dans laquelle s’inscrit cette capacité,

3/Le temps qui inscrit l’action dans une durée,

4/ Mais aussi la connaissance de soi, la croyance de l’environnement et l'intuition entrent dans cette equation. Il est possible de décliner le concept d’intention en concept d’intention direct et concept d’intention spécifique.

Appliqué aux apprentissages, cela nous conduit naturellement au concept de synchronicité (ne pas confondre avec le synchronisme) établit par le psychologue Karl JUNG  Dans les Cahiers de Psychologie jungienne, n°28, 1er trimestre 1981, nous trouvons à la page 2 cette définition de la "synchronicité". Jung écrit :

"J'emploie donc ici le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal entre eux et possédant un sens identique ou analogue. Le terme s'oppose à "synchronisme" qui désigne la simple simultanéité de deux évène­ments. La synchronicité signifie donc d'abord la simultanéité d'un certain état psychique avec un ou plusieurs événements parallèles signifiants par rapport à l’état subjectif du moment, et - éventuellement - vice-versa."

Une situation didactique est ainsi composée d’une part intersubjective qui fait coexister l’enseignant et les élèves face au savoir en jeu. Pour Duranti, comme pour Jung, cette connexion ne s’établit pas dans l’abstrait de la pensée, mais a partir d’une intersubjectivité co-opérative. Jung fait intervenir le savoir issu de l’inconscient. Il est suivi par Karl Popper (son indéterminisme s’oppose au déterminisme) et Antoine de la Garenderie qui défend l’idée des savoirs non-scientifiques (la gestion du mental) et l’intuition comme donnée de l’équation des actions. On tirera aussi profit de la pensée de Gaston Bachelard sur ce domaine.

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 18:48

Le Bumidom
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DVD en vente en Blue Ray...la première étoile.
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