Samedi 29 décembre 2007

undefined hippopotame.jpg Dans le livre de Job, au chapitre 40, il nous est présenté une description de l'Hippopotame et le Crocodile. Notons que selon les versions, il y a un décalage dans les versets.

 
Dans ce passage, nous avons ici la représentation symbolique par un animal de la Toute Puissance du Créateur.
 
 
L’hippopotame :
 
hippoteeth.jpg
Verset 10 (ou 15)
Voici l'hippopotame que j'ai formé comme toi! Il mange de l'herbe comme le bœuf.
Le texte relève 7 caractéristiques qui sont un modèle pour le croyant :
 
1. PAISIBLE v.15 Il mange de l'herbe comme le bœuf. C'est un animal pacifique. La première chose que Dieu nous dit, c'est que même s'il est Tout-Puissant, résistant : Il est notre ami.
 
2. PUISSANT DEVANT ET DERRIERE v16 Il est puissant de partout. Devant lui et derrière lui. Notre ami ne peut être battu ni de front, ni par lâcheté !
 
3. STABLE. IL N'A PAS DE TALON D'ACHILLE. v.17-18 Extérieur comme au plus profond de lui-même : Il est la Puissance incarnée. Composition de base. Pas faible sur pattes. (La queue représente également la Souplesse).
 
4. PRIORITE ET JUGEMENT. Il Délibère. Il est la première Oeuvre de Dieu. Non dans le sens qu'il fut créé en premier mais qu'il vient en premier sur les autres animaux. Dieu lui a donné l'épée de la Justice. Mais cela nous fait penser à Ps 2:9 et Pro 8:22 et nous conduit directement à Jésus-Christ !
 
5. HAUTEUR ET PROFONDEUR… v. 21. C'est l'harmonie et la plénitude. De la même façon que les animaux entourent l'Animal lorsqu'il est sur la montagne ; les anges volent autour du trône de Dieu. Majestueux, paisibles, resplendissant ; ils sont en paix savent qu'ils n'ont rien à craindre. Il ne craint pas non plus ni les animaux de la montagne. Il n'en est pas inquiété.
 
6. FACE AU CALME ET A LA TEMPETE. v22 & 23
Le lotus est assimilé à la sérénité et au mystère. Dans toute situation, l'hippopotame est en paix. Les artisans de paix le couvrent de leur douce présence car il en est digne.
 
7. LA LIBERTE. 24
Tu ne peux l'utiliser. Il n'est pas à ton service. Tu es au sien.
 
 
 
crocodile.gif Voyons à présent ce qu’il nous est dit du Crocodile.
1. vv. 25-26 Il n'est pas esclave.
 
2. v. 27 NI DOUX NI TENDRE Il ne joue pas selon les règles du jeu.
 
3. Il ne passe pas d'alliance. Même lorsqu'il permet a certains d'utiliser sa puissance, ceux qui le font demeure sous sa domination.
 
4. v. 29 SAUVAGE ET CRUEL. On ne l'apprivoise pas. Certains pense qu'on peut lui faire faire ce que l'on veut un jour il se retourne contre toi et te dévore. Ce n'est pas un petit jeu. Il ne faux pas croire que lorsque Satan attaque il fait joujou !
 
5. v.30. Il n'y a pas ne monnaie d'échange. Historiquement, il faut savoir que les Cananéens étaient reconnus pour être des Marchands par excellence. On ne peut rien en faire. C'est symbolique. Personne n'en veut !
 
6. vv. 31-32 N'Y TOUCHE PAS.
 
En conclusion, si nous pouvons être séduits par la puissance du crocodile, nous devons comprendre que s’il est puissant, Dieu, personnalisé par l’hippopotame, est TOUT PUISSANT. En se confiant en lui, nous obtenons la victoire.
 
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 21 décembre 2007

Focus group
 Un focus group est une forme de recherche qualitative qui prend forme au sein d'un groupe spécifique culturel, sociétal ou idéologique afin de déterminer la réponse de ce groupe et l'attitude qu'il adopte au regard d'un produit, d'un service, d'un concept ou de notices.

En Marketing
Dans le monde du Marketing, les focus groups sont perçus comme des outils privilégiés afin de procéder à une analyse concernant les nouveaux produits et services. Les focus groups ont ceci de particulier qu'ils permettent aux entreprises qui le désirent de développer, de tester et de discuter des noms, des matériaux de conditionnements, emballages, avant de les commercialiser. Cette démarche permet de recueillir des informations concernant le potentiel du marché et la réaction du public, afin de permettre au produit, ou au service d'être largement accepté.

En Sciences Sociales
En Sciences Sociales, ainsi que dans le cadre du développement urbain, les focus groups utilisent la méthode de l'entretien de face-à-face, semi-directif pour étudier les problématiques sociétales. En collaboration avec la participation d'un observateur extérieur, sont ainsi utilisés tous les outils d'observation culturelle et sociétale, en choisissant, par exemple, les sites à observer. Ainsi, et de plus en plus, les Focus Groups revêtent un haut niveau de reconnaissance en sociologie. De plus, au niveau politique, le faible coût de l'expérimentation permet à certains ministères de mener des actions d'expérimentation à l'échelle régionale et nationale.

Comment est-ce appliqué ?

On comprend l'importance des Focus Groups et de son application en Politique, en structures associatives, voire en Religion ! Il s'agit donc, dans un premier temps, de tester une idée aussi extravagante soit-elle, et de voir comment le public réagit. Dans un second temps, on analyse la réaction et de façon très scientifique, on note le degré "d'acceptance". Cette acceptation est mesurée afin de rectifier, si nécessaire, des mesures qui pourraient sembler moralement inacceptables, politiquement incorrectes, afin de chercher le moyen par lequel le projet peut aboutir. Il s'agit donc de pouvoir contourner les consciences afin de faire accepter, par exemple, de nouveaux impôts qui porteront un label écologique, de permettre à un leader spirituel d'exercer une domination quelconque (financière ou psychologique), ou de lui permettre une déviance morale sans que personne n'en soit inquiété.

Quelles suites ?
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Plus que jamais, et dans la société qui est la notre, chaque individu est invité à conscientiser ses actes : pulsions d'achat, pulsions sexuelles, désire de dominer. Pendant les fortes périodes commerciales (noël et fin d'année, par exemple), en pratique, il s'agit de marquer un temps d'arrêt. Le lobbying commercial n'aime pas être confronté à une société qui réfléchit, car la plupart des achats d'importance sont des actes spontanés. Certains responsables religieux n'aiment pas les groupes de réflexions sur la Bible, car la plupart des adhésions à ces mouvements se font sur l'émotionnel. On va donc toujours caresser l'individu dans le sens du poile, en faisant appel à son plaisir personnel, son épanouissement, et la frustration à laquelle il doit échapper de ne pas ressembler à ce qu'il voudrait être (plus beau, plus maigre, etc). Lorsqu'une invitation à la conscientisation est faite, les grands groupes commerciaux n'hésitent pas à tirer une sonnette d'alarme en prétendant que cette frénésie d'achat participe à l'équilibre sociétale et monétaire de la nation. Lorsqu'une invitation à la conscientisation est faite, certains responsables spirituels n'hésitent pas à avancer l'idée selon laquelle le croyant n'a pas besoin de s'enrichir intellectuellement, et que tout ce qui est important, c'est l'esprit : Il s'agit donc de se complaire avec un niveau "3ème de collège".

En conclusion, si nous adhérons à l'idée selon laquelle "celui qui est en nous est plus grand que celui qui est dans le monde", nous sommes invités à un dépassement de soi, une mise en application de vérités s'incarnant en la personne de Jésus-Christ, et révélées par une foule d'hommes et de femmes qui ont travaillés à faire en sorte que le monde dans lequel nous vivons soit plus équitable.
 
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Société - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 7 décembre 2007

Lien social et intégration

Durkheim.jpg Il nous faut préciser que la solidarité représente un lien d’interdépendance favorisant une cohésion d’un groupe. D’une manière universelle, la solidarité peut être source d’intégration, au niveau de macro groupes, dans la mesure où elle se réfère à l’éthique: « selon quelles valeurs pouvons-nous être au bénéfice de cette solidarité » ? En tant qu’être-humains, nous sommes tous solidaires les uns des autres, pour le bénéfice de l’humanité. Nous pouvons préciser et prendre l’exemple de la solidarité nationale. Deux concitoyens à l’étranger vont naturellement (du moins, c’est ce qu’on espère) être solidaire au nom de l’attachement commun à une nation et aux valeurs traditionnelles qu’elle défend (même si les fondements de cette solidarité ne sont pas consciemment définis). Cependant, dans une logique de compétition, et plus les groupes se subdivisent selon des critères ethniques, politiques, religieux ou idéologiques, on peut s’interroger pour savoir si cette solidarité ne risque pas de devenir une source d’exclusion pour celui qui ne fait pas parti de ces groupes. Pour nous, acteurs sociaux, c’est là que cela devient intéressant. Chaque groupe (et, vous l’aurez remarqué ; nous sommes proche du communautarisme), devra tendre vers une solidarité organisée afin de lutter contre l’exclusion. Dans ce sens, celui qui se retrouve « à la marge », risque de devenir exclus de tous. Il est intéressant de voir que cela représente la problématique du moment dans les universités des Etats-Unis, où il est en vogue de classer les nouveaux venus soit dans le clan des « aliens » (des électrons libres), soit dans celui des « robots » (qui reproduisent les « habitus ») "alien or robot? Which of the two are you?". Nos choix d’appartenance, afin de faire valoir cette solidarité, dépendront donc grandement des valeurs auxquelles nous adhérons. Il est impératif de faire une distinction entre insertion et intégration. Nous convenons qu'en sociologie, l'intégration est définie comme un processus ethnologique durant lequel une personne initialement étrangère devient membre (s'intègre) dans une communauté. Admettons que cela peut s'appliquer également à un facteur confessionnel. L'intégration est opposée au communautarisme. Il est différent de l'assimilation puisqu'il ne s'agit pas de « mouler » l'individu dans un modèle social unique, mais de trouver dans le cadre public un consensus entre les différentes cultures. Mais qu'en est-il en termes d'insertion ? Intégrer, est-ce insérer ? Quel postulat pouvons-nous avoir en regardant, par exemple le modèle britannique qui mise sur le communautarisme pour favoriser l'insertion, tandis qu’en France, c’est l’inverse : on tend à briser le communautarisme afin de permettre l’insertion. Logique de ghettorisation ou logique de réseaux ?
 
 
La division sociale dans les sociétés traditionnelles et modernes
Une des idées fortes de Durkheim était que la division du travail social protège le lien social. Le rôle social des femmes est bien plus construit autour des liens interpersonnels que le rôle social des hommes. Durkheim avait utilisé, à l'époque, les données dont il disposait. Aussi, si on élargit les constats de Durkheim, tous les éléments de rupture du lien social constituent des facteurs aggravants : célibat, divorce ou chômage. La violence à l'égard de soi-même ou à l'égard des autres est donc le signe d'une déficience du lien social. Rappelons qu’à partir des années 70, on voit l'émergence d'une société beaucoup plus individualiste, au sein de laquelle les liens de proximité se relâchent. On accède de moins en moins au travail par des réseaux familiaux et de plus en plus au travers d'un diplôme, où la famille devient un cercle de coexistence moins permanent, où la compétition économique se fait plus aiguë, où l'individu qui rencontre l’échec est de plus en plus livré à lui-même, même s'il est assisté financièrement. La culture se formalise à travers diverses productions du groupe parmi lesquelles, les valeurs et leurs corollaires, les normes ; toutes deux issues d'un socle commun : les croyances collectives ou la représentation du monde. Elle permet en définitive d'orienter l'action, en lui donnant un sens. Comment, chez Durkheim, la « division du travail social » peut-elle préserver le lien social ? Dans son ouvrage[1] Durkheim fait la distinction entre les sociétés premières (traditionnelles) et les sociétés modernes (urbaines et industrielles). Pour lui, la division du travail est plus le ressort d’un phénomène social qu'économique. On aurait pu s’attendre à ce que Durkheim conclut par le manque de solidarité apparente de nos sociétés modernes, face à la forte conscience collective des sociétés premières au sein desquelles les activités sociales sont peu diversifiées. Cependant, il en vient à la conclusion inverse. En effet, cette conscience collective des sociétés traditionnelles produit des normes et détermine une culture commune dans laquelle chaque membre est enfermé. Au contraire, dans une société industrielle, salariale, la multiplication des activités sociales (la division du travail social) engendre la libération des individus qui ne subissent plus la pression du groupe. Cette montée de l’individualisme produit une liberté qui paradoxalement, engendre une interdépendance générant ce qu’il appelle la « solidarité organique ». Ainsi, les sociétés modernes sont à présent en mesure d’édicter de nouvelles lois qui vont régir ces liens.
 

[1] Émile Durkheim, « De la division du travail social », Éd. PUF, Paris, 2007.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 27 novembre 2007

argent-60.gif La liberté est un bien précieux, sacré. Elle est totale dans la présence du Seigneur, et quand nous l'avons en nous, il n'est aucun obstacle qui puisse nous résister.



Le voleur ne vient que pour voler et tuer et détruire
(Jean 10:10)

Moi, je suis la porte; si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé (Jean 10:9)


Passons donc par cette porte, et il nous sera restitué tout ce que le diable nous a volé, toutes les promesses du Seigneur pour nous.

Jean 16:33 Je vous ai parlé ainsi, pour que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, moi, j'ai vaincu le monde.

C'est en Jésus seul que nous avons la paix, pas dans les circonstances, si favorables soient-elles. Au ciel, nous n'aurons plus à craindre aucune souffrance, mais pour l'heure nous vivons dans le monde, et à ce titre les tribulations de ce monde ne nous seront pas épargnées. Le Seigneur nous dit de prendre courage car il a vaincu le monde.

Pourtant, beaucoup sont déboussolés, "déraillés" lorsque surviennent les tribulations. Pour ceux-là, la vie spirituelle est semblable aux montagnes russes: une succession de montées vers des sommets, et de descentes vertigineuses dans la vallée de l'ombre de la mort.

Etre bien quand ça va mal est un choix de vie, librement vécu en Jésus-Christ.


Jacques 1:2 Mes frères, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves que vous pouvez rencontrer. En Jésus, nous choisissons de voir la joie là où règne la tristesse.


Vivre de la sorte -en regardant comme un sujet de joie les épreuves- est un choix de notre part.
Parce que sachant que la mise à l'épreuve de votre foi produit la patience (v. 3). C'est lorsque tout va mal, que notre foi prend tout son essor et se manifeste pleinement.


2 Corinthiens 4:16 C'est pourquoi nous ne perdons pas courage.


Dieu n'envoie pas d'épreuves, parce qu'Il n'en a pas à donner. Satan nous envoie ses tribulations, nous permettant par là d'expérimenter notre foi en Dieu. Nous pouvons subir les épreuves, en être les victimes. Dieu cependant nous a appelés à être plus que vainqueurs (Romains 8:37)


1 Rois 19:2-7 Elie est menacé de mort par Jézabel. Les épreuves deviennent pour lui plus grandes que la puissance de Dieu; puissance qu'il a auparavant expérimentée de façon extraordinaire. Mais il choisit de fuir. Nous n'avons pas à fuir les épreuves, nous devons les affronter, les combattre. Car si nous croyons fermement que Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? (Romains 8:31)

Dieu ne nous laisse pas dans les épreuves, à plus forte raison quand elles nous détruisent. Dieu n'abandonne pas Elie dans sa dépression; dans cet état il ne lui est d'aucune utilité.

Nous avons à apprendre à gérer les épreuves qui viennent dans nos vies. Il ne faut pas les fuir, ne pas les laisser affecter nos relations dans le couple, dans les familles, avec nos amis, dans nos églises...


Comment parvenir à gérer les épreuves ?

Daniel 3:13-30 Nebucadnetsar adresse un ultimatum aux trois serviteurs de l'Eternel que sont Schadrac, Méschac et Abed-Négo. Ils n'ont pas cherché à vivre cette épreuve, mais ils ne tentent pas de s'y soustraire non plus. Sommes-nous certains que Dieu va nous soustraire des épreuves ? Les relatives facilités que nous avons à trouver de l'aide auprès d'autres personnes, nous amènent peu à peu à ne plus avoir confiance en l'aide que Dieu nous apporte. Ces trois hommes savent, ou mieux, ils sont certains de ce que Dieu est pour eux. Ils ne renoncent pas à leur foi.

Comme eux, n'abandonnons pas le Seigneur lorsque nous avons des tribulations

Cette foi, nourrie de nos épreuves est communicative, elle s'étend à ceux qui nous observent. "ils virent que le feu n'avait eu aucun pouvoir sur le corps de ces hommes..." Les épreuves, vécues avec le Seigneur, n'auront aucun effet négatif sur nous, aucun souvenir douloureux persistant.
. "...je vois quatre hommes qui marchent au milieu du feu..." (v.24) Si nous n'essayons pas de fuir, d'éviter les tribulations, nous ferons des expériences fabuleuses avec le Seigneur. C'est dans la fournaise que nous vivons la puissance de Jésus.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 8 novembre 2007

Bonjour à tous ! je vous lire ici un article du pasteur Rick Warren que vous trouverez aussi en français sur le Blog du Pasteur Patrice Robin, de Montréal. Souvent, nous nous référons à de nombreux modèles dans le ministère : "le" pasteur de notre assemblée, un leader chrétien que nous respectons, et parfois nos propres parents, par exemple. C'est la raison pour laquelle je désire encourager chacun de nous à avoir des mentors et des modèles dans le ministère. Cependant, il est à considérer un point important : dans une certaine mesure chacun d’eux vous laissera tomber; mais ce ne sera JAMAIS le cas de Jésus. Il ne vous abandonnera Jamais.

 
Jésus est notre modèle ultime pour le ministère. Plus que toute autre chose dans ma vie, je veux pouvoir dire que j'ai crû plus à la ressemblance de Jésus qu'en mon caractère et "mon" ministère.
 
Voici donc 10 principes du ministère de Jésus que nous devons incorporer au nôtre.
 
1.      Identification : Sachez qui vous êtes
Si jamais nous devons être efficaces dans le ministère pour Jésus Christ, nous devons savoir qui nous sommes. Cela implique de savoir quelles sont nos forces et nos faiblesses ; et de savoir nos limites. Identifiez qui vous êtes - votre S.H.A.P.E. (acronyme anglais pour : Spiritual gifts, Heart, Abilities, Personality, and Experiences, que l’on peut traduire par : dons spirituels, coeur, capacités, personnalité, et expériences).
 
Dans Jean 8:18 Jésus dit : « Je rends témoignage de moi-même ». Dans Jean 4:10 il déclare : « Si tu savais … qui est celui qui te demande à boire, c'est toi qui aurais demandé à boire et il t'aurait donné de l'eau vive ». Jésus n’avait aucun doute sur lui-même. Il savait exactement qui il était. Huit fois dans l’Écriture il a dit « Je suis », et il s’est défini. Si vous ne savez pas le genre de serviteur que Dieu a voulu faire de vous, vous allez devenir la proie de deux pièges: la comparaison et la reproduction. Certains d’entre vous tomberont dans l'habitude de comparer votre ministère à celui de quelqu'un d'autre. C'est une mauvaise idée. Vous trouverez toujours quelqu'un qui est meilleur que vous (provoquant l'envie) et vous trouverez toujours quelqu'un qui est pire que vous (entraînant l’orgueil).
 
L'autre piège dans lequel vous tomberez est de reproduire le ministère de quelqu'un d'autre. Il est crucial de saisir ceci. Dieu vous a donné des dons spirituels, un coeur, des capacités, une personnalité et des expériences spécifiques pour une raison. Il veut que vous les utilisiez dans le ministère. Il veut que vous soyez vous.
 
Cela fait plus de 25 ans que j’aide des pasteurs dans leur ministère. Je n'ai jamais eu pour but d’essayer de transformer d'autres pasteurs en moi. Mon ministère a toujours existé pour vous aider à accomplir les buts de Dieu dans votre propre contexte particulier.
Si votre but est de transformer votre église en un autre Saddleback, vous avez manqué l’objectif.
 
2.      Motivation : Clarifiez pourquoi vous êtes dans le ministère
C'est une question réglée pour Jésus. Il a consacré sa vie entière à être agréable à Dieu. Dans Jean 5:30 Jésus affirme : « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. » La motivation unique de Jésus pour le ministère était de servir Dieu. Il n'essayait pas de se faire plaisir à lui-même, ni à d'autres, à devenir populaire, ou à faire beaucoup d'argent. Il a voulu plaire à Dieu. Le ministère est trop précieux pour être motivé par quoi que ce soit d’autre que de satisfaire Dieu. Apprenez à vivre pour un seul. J'apprends de plus en plus sur l'importance de cette affirmation. Peu importe ce que je fais, ce qui importe est ce que Jésus pense de ce que j'essaye de faire.
 
3.      Dévouement : Je dois garder ma vie pure
Jésus a déclaré dans Jean 14 :6 : « Je suis la vérité ». Il n'a pas dit « Je dis la vérité » ou « J'ai la vérité ». Il a dit « Je suis la vérité ». Pourquoi a-t-il dit cela ? L'intégrité sert de base à tout ministère légitime. Vous devez vous demander constamment : « Suis-je exactement ce que je semble être? Ou ma vie à la maison et la vie de ministère sont-elles comme Dr. Jeykll et M. Hyde? »
 
Vous pouvez duper votre église, mais vous ne pouvez pas tromper Dieu. En qualité de ministres de l'Évangile (ce que chaque croyant né de nouveau est), nous devons nous consacrer à Dieu et essayer de vivre une vie d'intégrité sainte et pure. Paul dit dans 2 Timothée 2 : 21 : « Si donc quelqu'un se conserve pur, en s'abstenant de ces choses, il sera un vase d'honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne oeuvre. »  
Paul nous dit dans ce passage que pour être consacré et utile de sorte que Dieu puisse vous utiliser, vous devez vous garder pur. Si je me garde pur, alors Dieu peut m'utiliser. Dieu peut passer sur un manque d'intelligence. Il peut fermer les yeux sur un manque de talents et de capacités. Mais Dieu n'utilisera pas un vase sale. Quand je permets au péché de s’installer dans ma vie, ou quand il y a des relations qui ne sont pas saines et que je laisse pourrir, ou quand il y a des habitudes dans ma vie qui doivent être changées et que je le sais, ces choses empêchent Dieu de pouvoir se servir de moi.
 
4.      Concentration : Je dois me concentrer sur ce qui est important
Quand il avait 12 ans Jésus a dit : « Il faut que je m'occupe des affaires de mon Père.» (Luc 2:49). Pour être en mesure de dire ceci avant même d’être un adolescent, je dirais que Jésus avait très tôt clarifié son but. Puis, certains de ses derniers mots rapportés dans les évangiles étaient : « J'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire. » (Jean 17: 4) Ce sont là des couronnes pour une vie réussie. À 12 ans Jésus connaissait son but dans la vie, et vers la fin de sa vie, il déclara que le but avait été accompli. Il y a beaucoup, beaucoup de bonnes choses dans lesquelles vous pouvez être impliqué dans votre vie et votre ministère qui ne vaudront pas grand chose dans cinq ans. Ce qui compte est ce qui est important. Quand Jésus dit qu'il a accompli toute la tâche que Dieu lui avait confiée, a t-il guéri tout le monde? Naturellement pas. Tous étaient-ils devenus chrétiens? Non. Chaque personne avait-elle même entendu la Bonne Nouvelle? Pas du tout.  
Qu’est-ce que cela signifie? Cela veut dire que Dieu ne s'attend pas à ce que vous fassiez tout. Nous avons juste assez de temps pour faire la volonté de Dieu. Il n'a pas plus de volonté pour votre vie que vous n’avez de temps pour l’accomplir. Apprendre à servir comme Jésus signifie se concentrer sur ce qui est le plus important, ce qui change la vie des gens. Les personnes qui font une différence dans le monde sont celles qui sont le plus concentrées. Elles ont centré leur vie autour de quelques buts, et non 20. Vous devez fixer quelques objectifs. Vous devez établir quelques priorités, plans, et cibles. Si vous ne vivez pas par priorités, vous vivrez par pressions. Soit vous déterminez ce qui est important dans la vie, soit d'autres le détermineront pour vous.
 
5.      Délégation : Faites participer les autres à votre ministère.
Dieu vous a appelé dans le ministère, mais il ne vous a pas appelé à le faire seul. En fait, les ministères de grands solitaires se consument. Ils ne durent pas. Marc 3:14 déclare: « [Jésus] en établit douze, pour les avoir avec lui, et pour les envoyer prêcher. »
Une des raisons pour lesquelles les gens brûlent dans le ministère est qu'ils commencent à croire que tout dépend d'eux. Jésus lui-même, qui était parfait, a pris et formé 12 personnes. Cela en soi montre le besoin de travailler ensemble en partenariat dans le ministère. Il avait besoin d'association. Il avait besoin de communauté. Il en est de même pour vous, ou alors vous ne vous en sortirez pas dans le ministère.
   
La semaine prochaine, je partagerai cinq principes supplémentaires du ministère de Jésus que nous devons incorporer au nôtre. Soyez bénis
 
Article tiré du site : www.pastors.com
D'après Rick Warren, "Following Jesus’ model for ministry"
 
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Vie d'église - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 6 novembre 2007

 

Il est des mécanismes spirituels qui sont indispensables pour qu'une église vive selon la volonté de Dieu. Ces mécanismes spirituels paraissent, à première vue, s’opposer au concept de démocratie. (On dit souvent, et en quelque part, c’est vrai, que l’église n’est pas une démocratie, mais une théocratie. C’est Dieu qui décide, ainsi que ses représentants).
 
Pourtant, la démocratie est une forme d'organisation spirituelle qui existe bien dans la bible, ou chacun peut trouver le mieux que possible sa voie. C'est ce que l'on constate, par exemple, dans le passage du livre des nombres, au chapitre 3. Dieu est sur le point d'investir les lévites, qui vont être à son service. En faisant le dénombrement des lévites, le peuple s'aperçoit qu'ils sont au nombre de 22 000 tandis qu'il y a un surnombre de 22 273 familles en israël. Dieu demande au peuple de payer une compensation aux lévites pour le service qu'ils vont rendre. Cette compensation signifie une chose très importante : Si c'était en fonction uniquement de leur appel que les lévites servaient Dieu, il n'y aurait pas eu de compensation. Mais Dieu désire que le Peuple entier soit à son service et soit REPRÉSENTÉ. Ici, nous ne sommes pas loin d'une assemblée représentative ! Cela a son importance, car cela appuie le fait que ce n'est pas seulement une catégorie de personnes qui est au service de Dieu mais tous. Sinon, nous serions tous des clônes. D'ailleurs, il est notable que dans le livre du prophète Zacharie, les cloches des animaux domestiques portent l'inscription "sainteté à l'Eternel". Jusqu'alors, seuls les ustensiles pour le culte portaient cette inscription et étaient "mis à part" pour le service divin. Dans la nouvelle alliance, la prophétie de Zacharie est accomplie et il n'est plus question d'avoir seulement quelques ustensiles pour le service, mais même les choses les plus insignifiantes à nos yeux sont consacrées. Inversement, nous ne pouvons plus prétendre que certaines choses sont exclusivement au service de Dieu.
A présent, nous pouvons nous poser la question de savoir, de nos jours, la raison pour laquelle un joug particulièrement lourd peut parfois peser sur les épaules du chrétien qui est étiqueté "hors normes" du fait de sa situation sociale. Tous d'abord, nous devons constater qu'en effet, cette distinction est importante. Car, s’il n'y a pas de "hors norme", il n'y a pas de norme. S'il n'y a pas de cadre, il n'y a pas de liberté.
Cela me fait penser à une expérience menée parmis les enfants en angleterre : on avait retiré les grillages qui entouraient des écoles primaires. Tant qu'il y avait les grillages, les enfants occupaient tout l'espace qui leur était imparti, jusqu'au grillage. Une fois le grillage enlevé, les enfants se massaient plus vers un centre intérieur de la cours et se déplaçaient moins librement.
Nous ne pouvons agir qu'en ayant conscience des cadres et des réalités dans lesquelles nous sommes. Maintenant, comment définir une église qui serait une église qui respecte chaque membre du peuple de Dieu dans le fait que chaque individu représente le Christ ici-bas. Dans une telle église, on se doit d’afficher l'égalité des droits pour tous. Mais c'est là où il faut être conscient que au-delà de cet affichage, les mécanismes spirituels (qui sont très complexes) sont là et vont mettre une certaine partie des membres de l’église en situation de déviance, de marginalité et donc de souffrance et en exclusion. On ne peut pas échapper à cela ! D'ailleurs, Jésus disais qu’il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus). En fait, tout au long de son ministère, c’est ce contre quoi Jésus s’est opposé. Il a appuyé le droit pour tous envers, par exemple envers la femme adultère, ou encore envers la femme samaritaine. En effet, dans l'évangile selon Jean, aux chapitres 4 et 8, Jésus ne condamne aucune de ces personnes. Ce n'est pas un laxisme de sa part, mais Jésus apporte une bonne nouvelle, celle du pardon et de la repentance. Il est important de comprendre que la repentance n'est pas LE vecteur du salut, mais l'élément indispensable qui nous permet de nous saisir du pardon.
 
A ce point de notre réflexion, comment pourrait-on définir une église qui respecterait ces valeurs démocratiques qu’on retrouve dans la bible et prêché par Jésus (c’est à dire, l'égalité des droits pour tous).
 
Le premier principe est que ce ne soit jamais les mêmes qui soient pris dans ces mécanismes là !
Si je dis qu'il y a 80% des membres de l’église sont bénis, à un temps donné, et que les 20% exclus sont toujours les mêmes, je ne suis pas dans un système équitable. Parce que, c'est un système, une église qui choisit ses exclus. Un de mes amis pasteurs en région parisienne me disait que lui, ne faisait jamais d'évangélisation dans la rue parce que sinon, il attirait dans son assemblée, les rebus de la société, et "son" église ne pouvait pas alors progresser selon ses plans. Je crois que l'évangile doit être prêché à tous, et on peut facilement rejeter une personne en l'étiquetant de "non conforme". 
 
 
Le deuxième critère se situe au niveau de définition de l’Eglise. Il s'agit pour l’église de mettre en place des procédures qui peuvent permettre à une personne qui a été prise dans ces effets de systèmes de transformer sa situation et de revenir, si elle le souhaite, dans une situation de moindre souffrance, et, peut-être, au niveau de « la norme ». C'est là, selon nous, la place du chrétien et du responsable.Le rôle du responsable, ce n'est pas d'avoir comme fonction de ramener le déviant dans la norme mais d'avoir comme fonction de conscientiser avec la personne qui est mise en exclusion et de travailler avec elle, avec des outils de transformation de sa situation actuelle. C'est exactement ce qu'on fait (ce qui devrait être fait) dans ce schéma spirituel de "métanoïa". Ce n'est pas un changement de comportement premièrement mais de mentalité avec la personne. Ce n'est en aucun cas forcer la personne à revenir dans une norme. Jésus disait à ses disciples « vous aurez toujours les pauvres avec vous ».
 
La personne normale, ce n'est pas celle qui fonctionne qu'avec la normalité mais c'est celle qui est capable de fonctionner avec tout le spectre des possibles tout en sachant où situer la norme et où situer le hors-norme.
 
Certaines personnes ne peuvent se sortir de situation qu'en s’ouvrant sur une autre réalité !
 
Conclusion
La Parole de Dieu n’est pas une règle de devoirs et interdits.  Romains 3:19 nous enseigne que nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit  reconnu coupable devant Dieu. De même, Moïse nous a communiqué en Deutéronome 31:26 Prenez ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l'arche de l'alliance de l'Eternel, votre Dieu, et il sera là comme témoin contre toi.
 
 
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Vie d'église - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 18 octobre 2007
C’est le temps de Dieu !
 
tempsdedieu.gif Nous arrivons donc au terme de notre étude sur les liens familiers. Si la Bible nous met en garde contre les esprits familiers ce n’est pas simplement parce qu’ils sont dans le monde, mais également parce qu’ils peuvent se manifester au sein du corps de Christ. Si la Parole de Dieu nous dit que Jésus-Christ fera paraître une Église sans tâche ni ride, c’est bien que ces tâches et rides sont encore présentes dans l’Église. Dieu ne parle jamais en vain. Les tâches, il faut les ôter. Si Dieu nous a donnés la charge de chasser les démons, ce n’est pas pour les gens qui sont encore à l’extérieur mais bien pour que les brebis de l’intérieur soient sans tâche sans flétrissure afin qu’à l’enlèvement de l’Église, ce soit tout le corps de Christ qui soit enlevé. Le temps de raconter n’importe quoi aux gens est fini ! C’est le temps de se mettre véritablement au travail. De se placer devant la face du Seigneur, de prier Dieu et de connaître sa direction et sa volonté et de nous détourner des commérages extérieurs. Peu importe ce qui est dit de nous. L’important, c’est de savoir si nous sommes dans la volonté de Dieu ou dans la volonté de Mammon.
 
Nous avons besoin d’être restructurés, restauré, rebâtis, reconstitués. Mais tout cela ne peut pas se faire sans l’aide du Seigneur ou l’étude de la Parole de Dieu ! Il est temps de laisser le Seigneur nous nettoyer. Dieu veut donner à l’Église un turban blanc et des vêtements nettoyés ! Si tu n’entres pas dans ce temps où le Seigneur dit «toute arme forgée contre toi sera brisée» comment pourrais-tu tenir devant sa face ? !
Avant que les choses ne deviennent plus graves, nous avons besoin d’être armés ! Et pour être armé, il faut d’abord être nettoyé. On ne prend pas un fusil rouillé pour s’en servir ! On le démonte, on le nettoie et on le remonte pour le rendre opérationnel ! Et maintenant, nous devons être opérationnels pour l’armée du Seigneur ! Si déjà tu te considère sans tâche ni ride et que tu penses ne pas avoir besoin de la Parole de Dieu, comment sauras-tu si tu es placé au front dans la bataille ! Dans une armée, il y a ceux qui sont devant, il y a les fantassins (l’artillerie) et ceux qui sont là juste pour ce qui est technique, stratégique, logistique. Sais-tu, dans l’armée de l’Eternel où tu es placé ? C’est le temps de dire au Seigneur «me voici !», et lorsque tu as dit au Seigneur cela, c’est le moment d’être nettoyé et de devenir opérationnel pour la gloire de ton Dieu. 

Dans notre prochain article, nous allons étudier l'aspect du service de Dieu et comment s'y préparer ! Préparons-nous à servir Dieu avec efficacité et avec succès !
 
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Samedi 13 octobre 2007

Les esprits de rejet, d’infériorité & d’insécurité.
 
danse.gif Ce sont des esprits familiers. Il y a de nombreux domaines dans notre vie. L’esprit familier sait faire remonter des situations vécues. C’est par exemple le cas du viol. Généralement, on pense que le viol se passe avec violence, mais en fait, on peut violer quelqu’un en douceur ! C’est à dire on conduit la personne à se décider à venir elle-même pratiquer ce qu’on veut. C’est le cas, par exemple de ces personnes qui vont vers des voyants et qui disent que pour pouvoir vous aider, il faut coucher avec eux. Donc, ces personnes vous mettent dans une condition et dans un besoin. Ils peuvent dire «Si tu veux que ton ménage fonctionne, il faut que je couche avec toi ». La personne qui a besoin que son ménage fonctionne finit par dire oui. Mais spirituellement, il s’agit d’un viol ! Il existe d’autres cas de viols. Lorsque, par exemple, une gamine de 15 ans vit dans une famille qui dit « voilà, on va la marier de bonne heure pour ne pas attirer la honte au sein de la famille ». Ce n‘est pas que la jeune fille soit d’accord, mais en fait, sous couvert de mariage, elle a été conduite dans un viol ! Les enfants issus de ces foyers là sont eux-mêmes souvent déséquilibrés. On a beau tout faire pour essayer de leur apporter une éducation ou une stabilité mais il demeure néanmoins un déséquilibre. Ce n’est pas que l’enfant ne sache pas ce qui est bien ; ce n’est pas non plus qu’il ne veuille pas...mais il en est empêché parce que l’union au départ n’était pas une union voulue. Mais grâces soient rendues à Dieu parce que lorsqu’on vient à lui, il est le réparateur des brèches. Dieu va restaurer cette femme qui a subit ces choses pendant plusieurs années ; et au travers de sa vie, ses enfants eux aussi vont être rétablis.
 
Voici le témoignage d’une de mes amies ayant été restaurée malgré un viol et ses conséquences : « Au travers de ma vie personnelle, mes enfants sont restaurés, mes petits-enfants ont réclamé le baptême. Au travers de ma petite-fille, ma fille a accepté le Seigneur. Dieu sait comment œuvrer pour restaurer les familles. Mes deux petits enfants ont accepté le Seigneur et sont un témoignage auprès de leurs parents. C’est au point qu’avant même de recevoir le baptême d’eau, ils ont reçu le baptême du Saint-Esprit, et lorsque c’est arrivé, des paillettes d’or sont descendues sur eux et pendant un temps, tous les gens qui venaient dans la maison ressortaient couverts de la gloire de Dieu » !
 
Ce message est un message d’encouragement. En effet, Dieu est celui qui ne nous appelle plus « la délaissée ». Il nous appelle « ses filles ». Alors, laissez l’Esprit de Dieu faire ce qu’il a à faire. Dieu défriche, arrache, laboure, nettoie et fait croître. Et quand l’Esprit de Dieu vous débarrasse de toute violence, à ce moment là, on peut réellement transmettre l’amour. Mais il faut encore laisser Dieu faire son œuvre et le Saint-Esprit viendra s’installer dans l’amour et la douceur d’un cœur totalement libéré pour transmettre l’amour «Aγαπη » (agapê). Nous ne sommes pas là pour juger les pères, les grands-pères mais pour glorifier Dieu de ce qu’il nous délivre de ces souffrances, de ce manque de pardon.
 
L’esprit de rejet peut nous pousser à ne plus rien retenir. Pourquoi ? A un certain moment, on veut tellement oublier qu’inconsciemment, on finit par annihiler tout ce que le cerveau a emmagasiné. On ne veut plus rien savoir du passé, mais on ne peut plus non plus rien retenir de ce qui est présent. Le monde nous conduit de plus en plus vers des illusions de sécurité, dès l’enfance (pensez aux jouets : les «Tamaggoshi»). Parlons aussi des poupées Barbie qui établissent un modèle à reproduire. De plus en plus, nous assistons à un goût prononcé pour l’esthétique. Beaucoup d’esprits familiers se cachent derrière ces nouvelles habitudes. Cette recherche de la perfection du corps. De nombreuses jeunes filles, pour ressembler à la poupée Barbie deviennent complètement anorexiques. C’est encore un autre type d’esprit qui vient agir dans leur vie. Il est important que lorsque vous ayez des jouets à donner à vos enfants, ne donnez pas n’importe quoi mais priez ! Il en dépend de leur avenir. Nous avons une responsabilité. Ce n’est surtout pas par ce qu’un enfant vous a demandé ; ou encore que cela va lui faire plaisir qu’il faut répondre à ces attentes. Il faut lui expliquer. Les enfants comprennent très bien, et ils finiront par ne plus vous demander si vous persévérez à leur dire non et à expliquer pourquoi. Pour les petits garçons, il y a tout ce qui est revolver, épée : en fait tout ce qui est arme et qui l’oriente à être plus violent car c’est là sa prédisposition de garçon.
 
Maintenant, il serait bon d’ouvrir une large parenthèse en ce qui concerne les poupées et tout ce qui vient du sud-est asiatique, comme les petits objets de décoration que l’on met dans les maisons. Il faut savoir que l’Asiatique ne viendra jamais mettre quelque chose sur le marché sans avoir remis tous cela entre les mains de ses dieux. Lorsqu’il balancera quelque chose sur le marché ; c’est pour que ce soit vendu. Nous pouvons cependant bénir Dieu que par exemple pour Hyundai, dont l’équipe dirigeante est chrétienne. Le pasteur (Yonggi Cho, de Séoul) s’est levé avec toute son équipe pour prier pour cette marque de voiture et servir de rempart pour la vérité !
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 7 octobre 2007

martinhirsch.jpg Dans l'express du mardi 2 octobre 2007, nous pouvions lire un article de Delphine Halgand dans la catégorie "Solidarité" dans lequel Nicolas Sarkozy se présente pour un "Grenelle de l'insertion". En effet, le président a demandé  à Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives de « réfléchir à la fusion des minima sociaux et à la question du bouclier sanitaire" et d'organiser un "Grenelle de l'insertion" :

 

artin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives, s'est rendu en Côte d'Or avec le président de la République pour vanter le revenu de solidarité active (RSA), mesure qu'il défendait déjà quand il était encore président d'Emmaüs. La Côte d'Or est l'un des départements qui, comme l'Eure ou l'Oise, s'est porté volontaire pour expérimenter cette nouvelle allocation.

Le principe: verser ce revenu aux bénéficiaires du RMI ou de l'API (allocation de parent isolé) qui reprennent un emploi. Le RSA vient compléter le salaire tiré de cette activité, notamment les emplois à temps partiel. Ainsi, pour un Rmiste, reprendre un travail n'est plus synonyme de perte de revenus. "Le but est de remplacer le RMI, qui souffre d'une image négative depuis sa création", avait déclaré Martin Hirsch à la fin juin.

Alors que les estimations du coût de cette mesure oscille entre 8 et 3 milliards d'euros, le Haut Commissionnaire affirme, lui, qu'il en coûtera en moyenne 1200 euros par personne sur un an, soit près de 4 milliards d'euros par an.

FUSION DES MINIMA SOCIAUX ET BOUCLIER SANITAIRE
Le président de la République a déclaré avoir demandé à Martin Hirsch "de réfléchir à la fusion des minima sociaux et du bouclier sanitaire". La fusion du Revenu minimum d'insertion (RMI), de l'Allocation spécifique de solidarité (ASS), de l'Allocation de parent isolé (API) et de l'Allocation d'adulte handicapé (AAH) est en fait la conséquence logique de la mise en oeuvre du Revenu de solidarité active (RSA).

Le "bouclier sanitaire" établirait, lui, la prise en charge à 100 % des soins au-delà d'un certain seuil de dépenses fixé au prorata des ressources des patients ou de leurs familles. Cette solution alternative aux franchises médicales préconisée par Martin Hirsch revient donc sur le devant de la scène alors qu'un rapport remis vendredi dernier à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et au Haut Commissaire aux solidarités actives recommander d'attendre 2010 pour le mettre en place.

CONTRAT UNIQUE D'INSERTION
Nicolas Sarkozy s'est aussi prononcé pour la fusion des contrats de travail aidés en un "contrat unique d'insertion".
"J'ai demandé à Martin, en liaison avec (la ministre de l'Economie) Christine Lagarde de travailler à un projet d'unification de tous les contrats aidés, a déclaré le chef de l'Etat . "La création d'un contrat unique d'insertion répondra au besoin de simplicité grâce à un régime juridique unique pour l'ensemble des contrats aidés, avec un seul prescripteur", a-t-il expliqué. Ce contrat unique d'insertion pourra être conclu pour des durées variables, selon les besoins et ses titulaires seront suivis par le service public de l'emploi, a précisé le président de la République.

Lors d'une table ronde au Conseil général sur le thème de la réinsertion par le travail, le Chef de l'Etat a également "mandaté" Martin Hirsch pour réfléchir à un nouveau dossier: "faire sauter le cadre des 24 mois", durée légale des contrats aidés.

Le président de la République a également confier à Martin Hirsch, lors de cette visite à Dijon l'organisation d'un "Grenelle de l'insertion", sans toutefois fixer un calendrier.



Deux modèles s'opposent quant à la résolution des problèmes liés à l'exclusion. Le premier système, néolibéral, repose sur les théories d'Adam Smith qui met l'accent l’importance de la division du travail (un siècle avant Durkheim). Smith s’appuie sur la logique des stratégies individuelles. Il part des motivations de l'individu. C'est un individualisme méthodologique. Chacun est respecté dans son individualisme politique, ethnique et religieux. Les limites sont liées à la fatalité si bien exprimée par Raymond Boudon1
.
Le second système est celui que nous apparenterons à la logique d'inspiration française. C'est une approche holiste. Dans notre cas, Bourdieu et Passeron font primer le collectif sur l'individu2. L'individu doit s'insérer dans un système. Dans ce système, les individus sont étiquetés selon une norme collective. Les critères logico-mathématiques et linguistiques sont primordiaux pour évaluer les potentiels d'insertion.Cela nous renvoie à Dubar3 dans sa définition de l’identité et nous permet de comprendre que nous sommes bien dans une identité multiple. Lorsqu’on est en travail avec une personne qui est étiquetée comme ne pouvant rien faire, il est possible de se dire qu’en effet, elle n’a peut être pas pu faire grand-chose dans les conditions dans lesquelles elle se trouvait. Cependant, si nous arrivons à créer d’autres conditions, alors nous pouvons découvrir des potentiels qui n’ont peut-être jamais été exploités jusqu’à présent. Aussi, il nous appartient d’ouvrir cette personne à d’autres « champs des possibles ». En conclusion de cette recherche, un modèle alternatif pourrait-il être proposé ? Dans le cadre du travail on parle de la segmentation du marché de l'emploi. C'est le discours sur l'employabilité qui éveille notre attention sur le concept de normalité et d'anormalité.
 


[1] Raymond Boudon, « Renouveler la démocratie », Éditions Odile Jacob, Paris, 2006, 300 p.
[2] Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, « Les héritiers. Les étudiants et la culture », Editions de minuit, Paris, 1964, 188 p.
[3] Claude Dubar, « La crise des identités », Editions PUF, Paris, 2001, 248 p.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 1 octobre 2007
Le protestantisme originel en Martinique dans un contexte d'exclusion.
maintenon.jpg Un petit rappel s'impose. Dans la religion catholique, au Xvème siècle, le prêtre à pour première vocation de bien savoir distribuer les sept sacrements car il est "Alter Christi". En revanche, dans le protestantisme, une attention toute particulière est portée à l'étude individuelle de la Bible et la transmission des principes moraux qu'elle renferme. Dans la même foulée que la publication du code noir en mars 1685, octobre 1685, [et toujours sous les auspices de Madame de Maintenon, épouse de Louis XIV : une illustre ressortissante de l'île de la Martinique], est célébrée "La révocation de l'Édit de Nantes"[1]. Les protestants doivent donc s'exiler. Les historiens s'unissent pour dire que ce sera une grande perte pour la France. Cependant, dès le mois de mars, le ton est donné dès les premiers articles du Code Noir de 1685 :
Article 1er.
– "Voulons et entendons que l'édit du feu roi de glorieuse mémoire, notre honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles ; ce faisant enjoignons à tous nos officiers de chasser de nosdites îles tous les juifs qui y ont établit leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom de chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et biens".
 
Article second.
– "Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine. Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés d'en avertir dans la huitaine au plus tard les gouverneur et intendant desdites îles, à peine d'amende arbitraire, lesquels donneront les ordres nécessaires pour les faire instruire et baptiser dans le temps convenable."
Article cinquième.
"Défendons à nos sujets de la religion protestante d'apporter aucun trouble ni empêchement à nos autres sujets, même à leurs esclaves, dans le libre exercice de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de punition exemplaire."[2]
 
Ainsi, le protestantisme aux Antilles Françaises, s'est souvent développé dans un esprit contestataire qui s'opposait à l'exclusion. Soulignonscependant que ce n'est pas une spécificité antillaise ! Ce fait a aussi été observé aux Etats-Unis. Les récentes recherches d'une spécialiste en la matière, Leanne Payne, professeur à l'Université de Yales ont largement contribuées à démontrer d'un aspect sociologique l'œuvre des institutions confessionnelles d'insertion parmi les minorités ethniques dans le cadre de l'insertion professionnel. Dans ce sens, elle étudie certaines réalités redondantes des sociétés noir-américaines. Pères absents, hommes frustrés dans leur travail, maris désemparés. Balayant les stéréotypes et les caricatures, Leanne Payne définit sa problématique et étudie une polarité des sexes utilisable dans toute société[3].
 
c. Le protestantisme évangélique en Martinique.
En Martinique, en unecinquantaine d’années, le néo-protestantisme s’est développé avec l’activité d’évangélisation par des missionnaires qui ont fondé les premières Églises Évangéliques. Depuis, elles se sont développées au point que l’on distingue non seulement des Églises autochtones mais aussi des Églises ethniques à forte composante de ressortissants de la caraïbe : Églises haïtiennes par exemple. La communauté protestante sur laquelle portera plus précisément notre étude est celle des évangéliques.En Martinique, le panorama des Églises évangéliques est très vaste. Historiquement, l’Église évangélique dite de la Mission Chrétienne est la plus ancienne implantée sur le territoire martiniquais. Elle commença son existence de manière informelle depuis 1902. A cette époque, les croyants se réunissaient dans des "églises de maisons". Celles-ci sont des rassemblements de chrétiens dans des maisons pour l’exercice d’un culte. Les assemblées évangéliques se démarquent de l’Église catholique romaine par des principes essentiels :
  • Le salut est donné par Dieu (par grâce : selon une des grandes affirmations de la Réforme : Sola Gratia) et non par les œuvres faites ;
  • La Bible a toute autorité et exclut la tradition en tant quesource d'inspiration ;
  • Il n'y a pas de sacrements mais des ordonnances au nombre non pas de 7 mais de 2, voire 3 symboles qui sont des "signes visibles d'une grâce invisible" : Baptême des adultes par immersion, sainte-cène sous les deux espèces : pain et vin, et imposition des mains avec onction d'huile ;
  • Les prières s’adressent à Dieu seul [Père, Fils et Esprit-Saint] ;Le fonctionnement de ces églises repose sur l’Église locale et non sur une organisation
 
CONCLUSION.
 
La Martinique est l’un des départements français les plus denses quant à la concentration des protestants. On y trouve sociologiquement un intérêt premièrement quantitatif. Il s’agit de la 2ème religion du pays. Puis, un intérêt également quant à la représentation nationale. La jeunesse martiniquaise exporte dans la caraïbe, la francophonie et le monde entier, un style musical religieux qui lui est propre et qui est générateur d’une approche innovante du respect mutuel. Cette jeunesse, éduquée et élevée avec ses valeurs que l’on retrouve dans les dispositifs d'insertion confessionnel (l'ACEATE, le groupe Symbiose) est sans aucun doute à l’avant-garde d’un message d’espoir, nous dirons même d’espérance dans cette mondialisation que nous vivons ou plutôt que nous subissons. Ce bref panorama anthropologique du religieux à la Martinique, aborde la notion du magico-religieux tellement traité dans de nombreux mémoires de maîtrise voire de thèses de doctorat.
 
Pour le protestantisme en Martinique, nous nous sommes particulièrement ralliés à la vision non pas d’un mouvement, mais d’un homme : Jean Calvin. A l’aube de la renaissance, Jean Calvin se voyait comme un nouvel Alcuin et un nouvel organisateur des sciences de l’éducation. Tout comme Alcuin auprès de Charlemagne au 9ème siècle, Jean Calvin souhaitait que tout enfant en France soit formé et éduqué afin d’être une force vive pour le pays. C’est une mission sociale, c’est une mission laïque.
 
Un survol du concept de l’insertion sous un angle philosophique, tel que nous l'avons abordé dans les propositions faites par Platon nous permet de découvrir que les premiers catéchismes, véritables "manuels d'insertion" ont été protestants. Par cette affirmation, certains pourraient se poser la question pourquoi cela ? pourquoi notre monde a-t-il attendu le 15ème siècle, l’avènement du protestantisme pour voir apparaître ces manuels ? Cela est en rapport avec la doctrine. Loin de nous en cet instant d’être prosélyte, mais quelques précisions s’imposent. À partir du moment où le protestantisme surgit en Europe, jusqu’alors, l’individu, lorsqu’il avait fauté pouvait aller voir le prêtre qui pouvait l’absoudre de ses péchés et cette personne sortait du confessionnal avec la certitude d’avoir la grâce. Voici à présent en quoi consiste la pratique éducative protestante. La Foi protestante repose sur le fait que chaque individu est pécheur et qu’il est donc coupable, mais que le salut est acquis par la Grâce seule.
 

[1]L'Édit de Fontainebleau révoque l'Édit de Nantes rédigé en 1598.
[2] Le Code Noir de mars 1985, in « Codes Noirs, de l'esclavage aux abolitions », éditions Dalloz, Paris, 2006, pp 38-39.
 
[3] Leanne Payne, “Crisis in Masculinity”, Ed. Crossay Books, Wheaton, 1985, pp. 77-84.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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