Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 19:47

Connais-toi toi-même (Socrate)


Depuis quelques temps, on assiste à de nouvelles formes de management au sein des entreprises et structures associatives.

Nous avons relevé deux grandes écoles qui semblent s’opposer dans leur méthode. A l’heure où fleurissent des séminaires de « Coaching », nous pouvons nous interroger sur la dévitalisation des valeurs qu’entrainent certaines théories du Coaching. Vous reconnaitrez facilement ses nouvelles pratiques par le vocabulaire employés : Coaching - Team Building - Rapport ‘Gagnant-gagnant’ – Développement Personnel – Croyances limitantes – Développement Managérial – etc…

Ces écoles ont fondé leurs propres normes de références. Par exemple, Vincent Lenhart définit (en 2002) que « le coaching est à la fois une aide et une co-construction offerte à une personne (ou une équipe) à travers une intervention ponctuelle ou, le plus souvent, un accompagnant vécu dans la durée. Cette aide et cette co-construction s’inscrivent dans une situation professionnelle, et/ou managériale et/ou organisationnelle. Elles visent à créer les conditions pour la personne (ou l’équipe coachée) qui lui permettent de trouver et de construire ses propres solutions» Elles situent la résolution ponctuelle, ou à court terme, recherchée, dans la perspective d’un développement à la fois durable et global. ».


Cette définition est séduisante. Mais l’avez-vous remarqué ? Les termes employés font tous référence à un mouvement (construction, solution, durée, solutions résolution, recherche, perspective), et délaisse l’état d’être de la personne. C’est plaisant pour une société qui se veut en mouvement et dans laquelle, tout arrêt est perçu comme une stagnation. Ce type d’accompagnement regarde vers une direction, et risque de produire, selon-nous, une dévitalisation des valeurs.


De l’autre côté, Maela PAUL, est sans aucune mesure l’une des spécialistes les plus sérieuse et qualifié en matière d’accompagnement. Dans son ouvrage (l’accompagnement : une posture professionnelle spécifique), elle souligne et relève les pratiques qui ne sont pas nouvelles, mais qu’on retrouve déjà chez Socrate dans l’art de la maïeutique, c'est-à-dire cette capacité de faire advenir le moi profond chez une personne.

Il m’apparait que le Coaching, tel que le prône Vincent Lenhart, est un accompagnement de type « VISÉ » qui nécessite un correctif :
un accompagnement de type « MAINTIEN », dont le but est une conscientisation identitaire nécessaire, en notre époque et lieu, particulièrement dans la problématique antillaise.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 03:36

Le livre du cantique des cantiques est certainement un livre qui ne nous laisse pas indifférent. Rien que la littérature rabbinique recense  49 commentaires sur ce livre biblique, dont celui du célèbre rabbin  יצחקי שלמה רבי, plus connu sous surnom de « RACHI » (Rabbi CHlomo, Isaaci : Rabbi Salomon, fils d’Isaac).

 

Au delà de la lecture allégorique, le cantique des cantiques peu troubler les croyants (juifs comme chrétiens), puisqu’il s’agit d’un langage érotique. Certes, des commentateurs ont tenté d’y voir une interprétation symbolique de la relation entre Dieu et son peuple, voire entre Dieu et l’humanité. Certains y ont vu un hymne à la nature, mais néanmoins, la lecture au premier degré ne peut être écartée.

 

Il convient donc de le recevoir aussi dans son sens premier, au risque d’être surpris. Peut-être cela nous permet de changer l'idée que nous nous faisons de Dieu et de la sexualité.

En effet, le cantique des cantiques, hymne à l’amour et à la sexualité parle de la relation passionnelle entre un homme et une femme. En lisant le texte, nous découvrons qu’il ne s’agit pas d’un couple marié, mais de jeunes qui découvrent, sans aucune honte, la ferveur sexuelle. L’auteur du cantique ne donne pas de commentaire positif ou négatif. L’enseignement du Cantique des cantiques ne présente pas non plus la sexualité comme un moyen de procréation, mais célèbre la sexualité pour son plaisir en tant que tel. De quoi changer notre conception !

 

Quelques remarques sur le texte :

Il s’agit d’un amour EXCLUSIF :

2:16 « Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui ».

6:3 « Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ».

 

Cependant, la structure du livre présente des groupes de personnes qui montrent bien qu’au-delà de cette passion, les deux jeunes ne sont pas tout seul au monde, mais que leur union s’inscrit dans un vivre ensemble sociologique et un rapport aux autres :

1. Les gardes, qui sont insensibles à la passion des deux jeunes, peuvent représenter l’opinion publique et l’insensibilité virile et mathématique.

2. Il existe d’autres intervenants, comme le chœur des villageois, mais notre attention se porte, à la fin du texte, sur les frères de la Sulamith : le prétendant doit rendre compte aux frères de la jeune fille. Ils protègent et défendent son honneur, ce qui n’est pas sans nous rappeler les histoires contemporaines dans les rapports humains, exprimé par la littérature ou le cinéma (pensez à West Side Story) !

 

Chaque chapitre apporte son lot de sensualité comme nous pouvons le lire :

1:16 « Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable! Notre lit, c'est la verdure ». Ce verset présente une sexualité de jeunes qui cherchent un lieu pour leurs ébats ;

2:3 « son fruit est doux à mon palais ». On peut s’interroger pour savoir de quoi parle la jeune fille !

3:1 « Sur ma couche, pendant les nuits, J'ai cherché celui que mon cœur aime; Je l'ai cherché et je ne l'ai pas trouvé... ». Ce verset présente le fantasme de la jeune fille de se trouver auprès de son bien-aimé.

4:5  « Tes deux seins sont comme deux petits, Jumeaux d'une gazelle ». Le jeune homme n’est pas insensible aux charmes de la jeune fille.

Le chapitre 5 présente le cauchemar du rendez-vous manqué : Le Jeune Homme désire ardemment que la Jeune Fille lui ouvre la « Porte ». Celle-ci refuse, puis au moment ou elle accepte, le Jeune Homme avait déjà tourné le dos.

7:2 « Ton ventre est une coupe arrondie, Où le vin parfumé ne manque pas ». Le mot traduit par « ventre, sein, ou nombril », selon les traductions, savoir « shorer » en hébreux, ne désigne rien d’autre, ici, que le vagin de la femme que le jeune homme désire gouter de sa bouche.   


Enfin concluons par le chapitre 8:7, qui résume le cantique : « Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, On ne ferait que le mépriser ».

Loin de devoir être étouffé, le désir amoureux peut être vu comme une réserve d’énergie qui, cependant, nécessite d’être canalisée et entourée, comme la famille de la jeune fille l’entourait afin que tout ce passe pour le mieux.
Si tu aimes, si tu as aimé et que tu ressents le poids de la société, saches que Dieu désire le meilleur pour toi : Abandonne-toi entre ses mains, et il ouvrira un chemin afin que la passion sensuelle et sentimentale décrite dans le livre du Cantique, soit aussi ton lot.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 19:30

Retour sur l’après crise aux Antilles. La crise que nous avons rencontrée est une crise sociale de grande ampleur qui a revêtu plusieurs caractéristiques 1/ Elle a semblée soudaine, 2/ Elle s’est élargit très rapidement, 3/ Elle a été reconnue comme légitime. Cependant, plusieurs croyants se sont opposés à ce mouvement, puisqu'il sagissait de répondre à la convoitise du diable. Hier, j’entendais qu’en Europe, la Reine d’Angleterre avait décidé de réduire ses dépenses. On peut s’interroger sur les conséquences : si tout le monde décide de moins consommer, les producteurs de bien et de services se retrouvent dans des difficultés et doivent fermer « boutique ». Est-ce bien ? Est-ce mal ? Pour les Antilles, il faut comprendre que depuis 50 ans, nous vivons dans un système économique ou ce n’est pas la sous-production qui peut faire émerger une crise. La capacité de l’homme à produire est conséquente (cela, pose d’autres problèmes comme la durabilité des biens produits). Si le système tombe en panne, ce n’est pas par un manque de production ! ça, c’est un fait nouveau dans notre société postmoderne hyper technologique !

C’est le non achat des biens disponibles qui peut produire cette panne. En accord avec le constat que fait la Bible sur notre époque (c’est prophétique), nous comprenons que le développement d’un pays ou d’une région ne se produit qu’à l’excitation du désire d’achat ! Le système dit que si physiquement et physiologique, l’homme est limité, par contre, à travers un mode de vie, nous sommes incités à une consommation excessive. Par exemple : il nous faut 60 chemises, 6 paires de lunettes, etc... Ce qu’il faut comprendre, c’est que la disponibilité du bien n’est pas liée à l’usure du bien mais à l’usure de la « mode ». La consommation est au cœur de notre système social. Pour nous, aux Antilles, un nouvelle ethos politique et social est apparu : celui qui ne participe pas à la consommation se sent exclus (n’est-ce qu’un ressenti ?) C’est cela qui a été au centre des revendications : « on veut être partie prenante, et participant de la société ». La consommation est au cœur du système. Consommer est aussi un mode de « reconnaissance ». La revendication n’était pas seulement un désir d’avoir plus de bien matériel ! Cette revendication avait une représentation social de fait de consommer : A travers la consommation, on expose l’être qu’on veut présenter aux autres. La consommation devient l’axe fondamental de l’existence sociale. La consommation est aussi une action majeure, car l’anéantissement de notre capacité de production fait qu’il n’y a pas d’autre lieu ou se poser face au regard des autres. C’est donc le reflet d’un besoin d’expression de la nécessité d’exister. Or, se droit d’existé a été refusé par la situation économique. Cela dépasse donc le seul aspect économique ; nous sommes bien dans le social ! Les éruptions de violence, pendant la crise ont ciblés les lieux de consommation. L’occasion a été donné à certains (et les jugements a montré qu’il s’agissait de monsieur « toutlemonde ») d’exister à un autre niveau.

Mais il y a un espoir ! La population a exprimé son désarroi, sa révolte et le désir de se reconstruire autour d’autres priorités ! Ce malaise et ce mal-être donnent l’occasion de se repenser différemment ! Comme nous le prêchons, il est temps de redéfinir le concept de travail, d’activité et d’emploi. Nous devons sortir de cette situation de « citoyen spectateur » au sein de laquelle nous avons peut être été enfermés. Ce qui s’est passé va beaucoup plus loin qu’une simple revendication matérielle ! C’est le besoin de s’interroger sur notre existence. Un désire commun de faire autrement.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 02:45

En cette période de fête, j’aimerais revenir aux sources bibliques de ce que culturellement nous appelons Pâque. Evidemment, je parlerai de la Pâque chrétienne, non pas de la tradition européenne avec les cloches les œufs et les petits lapins. L’Ancien Testament nous montre 3 grandes fêtes annuelles
 LA PAQUE,
 LA PENTECÔTE
 LA FÊTE DES TABERNACLES OU DES TENTES.

Chacune de ces fêtes à son reflet et son accomplissement dans la foi chrétienne. Elle est parfois plus ou moins bien représentée selon les milieux religieux ou non religieux. Nous n’avons pas le temps ici de nous arrêter sur les deux autres fêtes et c’est bien dommage, mais cela nous donnera l’occasion de concentrer notre attention sur la fête de la Pâque.

Lors de la pâque chrétienne, nous célébrons la souffrance, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Le signe visible qui nous a été donné est celui de la sainte cène. « L’eucharistie ». On pourrait alors s’interroger sur quand faut-il prendre ce pain et ce vin ? Est-ce chaque jour ? Chaque semaine ? Deux fois par an ? une seule fois par an et à Pâque ? La Bible ne répond pas ouvertement à cette question. C’est un signe communautaire qui témoigne de notre vie communautaire.

Actes 2:42 "Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières".

La Cène. Qu'est ce que c'est? Un Repas, un rituel, un mémorial. En effet c'est un repas aide-mémoire qui nous met au pied du mur. Nous pourrions le voir sous différents angles

I Quels sont les points :
1° Individuelle. Moi devant Dieu ou en suis-je dans ma vie personnelle 2° Communautaire. Est-ce que je vie reclus seul avec ma télé

II Quels sont les éléments en présence
1° Le Pain
2° Le Vin

III Relie :
1° Le Passé
2° Le Présent
3° Le Futur

IV Proclamation
4° Devant Dieu
5° Devant les chrétiens
6° Devant Les puissances maléfiques
7° Devant les non-chrétiens.


Tous ces éléments qui peuvent être développés séparément se relient les uns aux autres et s'entrecroisent mais faire un schéma serait très complexe. Je vous propose cependant d'en aborder certains. Ainsi l'aspect du temps et d'abord. Le passé : Le souvenir de la Pâque Juive.

PESSAH = Passage d’un état à un autre : Comme une Naissance : la Nouvelle Naissance

Pain et Vin dans l'Ancien Testament :
Jérémie 16 : Lors du Deuil cela représente la consolation. Tristesse et consolation. La coupe, c'est également le combat : près pour le combat (Ps 23).

La Cène : un souvenir : le temps de Jésus : sa vie, sa mort, sa résurrection, son ascension, la promesse de son retour.

- Le Pain : c'est aussi le pain de la multiplication. L'abondance !
- Le Vin. Jean chapitre 2 CANA ! ! !

Du temps de Jésus-Christ, lors de la pâque, je tire mes sources de Joachim Jérémias, 4 coupes étaient distribuées lors du repas pascal. Que représentent telles :
1° La bénédiction du Père sur la coupe. Coupe d'Introduction
2° Souvenir de la délivrance. Coupe de Délivrance
3° La bénédiction que Dieu offre en fonction de l'Alliance. Coupe de Bénédiction. 1 Cor 11.
4° L'Espérance messianique. elle n'était pas bu. C'est la "Coupe du royaume". La signification de cette dernière coupe n'est pas très claire. Une question est de savoir quelle coupe à été prise lors de l'institution de Jésus-Christ. Je dirai bien volontier que la coupe que nous bénissons est la coupe de bénédiction mais je ne désire pas m'engager dans un débat exégétique. On peut dire que les quatre coupe sont regroupées dans la coupe de la cène. D'autre part, imaginez que Jésus ait pris cette quatrième coupe et, alors que depuis des générations cette coupe restait en plan... et là, soudainement, Jésus prend cette coupe messianique signifiant q'à présent, le Messie est là...

Le moment actuel, c'est celui du Présent : Nous ici actuellement. Que faisons nous.
Voici ce pain qui est
  1° Béni,
  2° Brisé,
  3° Donné.
De même nous aussi, il y a une similitude avec nous qui sommes d'abord bénis puis brisés avant de servir.
Rassurez vous : ces trois choses se font en même temps.

Quels gestes.
i) Préparer Manger et Boire : C'est un aliment. Nous avons tous besoin de nous nourrir. Par là, nous montrons notre dépendance. Nous sommes dépendant de cet aliment. nous sommes dépendant vis-à-vis de Dieu. Nous lui disons : nos sources sont en Toi tous ce qui nous vient, vient de Toi. C'est dire : oui. Je ne me suffit pas à moi même j'ai besoin de toi. Viens et entre en moi.
ii) Manducation : Mâcher = Repasser les choses, les ressasser, les répéter : s'en imprégner. C'est aussi dire oui au discernement : Je ne me contente pas d'avaler tout rond, mais ma volonté est aussi en action, mon intelligence n'est pas exclut. Je n'avale pas contre ma volonté comme on le ferrait avec une pilule ou un médicament amer. La bonne nouvelle n'est pas un remède obligé mais est réellement bonne. Et là c'est une confession.
iii) Avaler : Accepter ce qui vient de l'extérieur. Ce n'est pas du poison. C'est avoir confiance et proclamer oui j'adhère. (geste). Dire : oui cette parole est réellement une nourriture. C'est aussi le plaisir de la dégustation. J'ai beaucoup parlé du pain, mais il en va de même pour le vin ! Il y a aussi un plaisir dans cette gorgée de vin que nous prenons (Le plaisir d'un bon cappucino café : Richard) C'est très sensuel cela, émotionnel. Et de la même façon que j'ai apporté l'élément intelligence, maintenant, je ne veux pas rejeter celui des émotions. plaisir et purification car le vin, à base d'alcool purifie.
vi) Nous assimilons. Ce morceau de pain va être digéré, assimilé et devenir une partie de nous-mêmes. Nous sommes en présence d'un Pain : un élément, une entité, une unité. Cette unité est brisée, distribuée anéantie sous sa forme première. Mais elle se reconstitue en devenant une partie de chacun de nous qui ensemble unis formons un seul corps : celui du Christ. Le corps de Christ au commencement et le corps de Christ en Finalité.

LA PAQUE : Quelle émotion !!!
La Cène, c'est un moment de tristesse car en effet nous nous souvenons qu'il y a presque 2 000 ans un homme mourrait, condamné injustement à cause de nous. Courbons nos têtes (argh!!!...) ce moment est sérieux (snif). Nous aurions pu lire dans le journal de paroisse : Dimanche prochain : pâques. N'oubliez pas vos kleenex.
Mais Pâque, c'est aussi un moment de réjouissance, car il y a presque 2 000 ans, un homme, ouvrant ainsi le chemin, ressuscitait d'entre les mort. Sourions donc et levons les mains. On aurait pu lire dans la gazette de l'assemblée : Dimanche prochain : pâques. N'oubliez pas vos baskets pour chanter et danser!

Le Futur. La transition est bien choisit pour vous parler de la pâque : valeur du futur. De façon personnelle, futur proche mais surtout... (Car en effet, ce repas est une répétition pour le banquet final) : Allez, allez, c'est la sainte cène, alors je veux voir tous le monde en scène pour la répétition du banquet final : Et là vous qu'est-ce que vous faites. Votre nom c'est quoi? Bon ben vous êtes inscrit dans le scénario du livre de vie. Alors en place. Tout est préparé. Vous n'avez qu'a mettre les pieds sous la table. Actes 1 : Le Pain

Ainsi, j'aimerai finir, non pas comme pour refermer une porte mais pour ouvrir celle de l'événement présent : Apoc 3:20 « Voici: je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi"

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 15:21

 

La grève semble avoir cessé, c’est l’heure du bilan, et rapidement, les individus et la société se rendent compte que la crise est loin d’être finie.

 

Je ne sais pas en ce qui vous concerne, mais pour moi, je ressens une très vive tension : chacun  veut être payé, on veut "régler ses comptes", l'heure est à l'accusation et on recherche des boucs émissaires en se présentant comme victime. On peut lire ça et là des commentaires sur le comportement humain, et certains se sont laissés aller à critiquer « l’autre » en pensant qu’ils étaient dans leur droit et se convainquant que « l’autre » était forcément mauvais.

 

Il n’est donc pas inutile de resituer et relever quelques éléments qui nous serviront à forger notre propre réflexion. J'ai relevé 3 erreurs d'analyse dans les discours qui nous sont servis ces derniers temps :

 

1/ D’un point de vu général, vous souvenez-vous du slogan du collectif du 5 février : « Sé pou la viktwa nou ka alé » (C’est pour la victoire que nous marchons). En tant que croyant, nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce simple  slogan. En effet, le chrétien confesse que « Sé DAN la viktwa nou ka alé ». Trois petites lettres qui font toute la différence et qui révèle la nature des choses : Le chrétien a obtenu la victoire en Jésus-Christ. Nous sommes plus que vainqueur : cela ne dépend pas de nos actions, mais de son action à lui : de ce qu’il a fait sur la croix.

 

2/ Lorsque nous avons fait remonter l’information signifiant que la violence montait dans le cœur de certains jeunes défavorisés, les autorités ont répondu : qu’il est faux de croire que le carnaval rend les gens violents. Vous avez certainement déjà entendu cet argument : « le carnaval n’est pas violent, c’est la société qui l’est ». Cependant ce n’est pas en encourageant ce type d’expressions culturelles que nous parviendrons à apaiser le ressenti de certain. Les pouvoirs publics cherchent à apporter une réponse globale aux écarts de conduite des citoyens. Cependant, la solution se trouve dans une prise de conscience individuelle, personnelle et citoyenne.

 

3/Une erreur largement répandue et diffusée vise à laisser croire que « toutes les grandes avancées sociales ont été acquises par la mobilisation et le combat social ». L'Europe, les États-Unis et le reste du monde rigolent bien de l'incapacité de la France et des Antilles à régler un problème dans la sérénité. Peut-être bien parce qu'on ne donne pas de place à ceux qui invitent à cette prise de réflexion. Cette « propaganda » de combat social ne tient pas la route. Il suffit de voir comment l’empire britannique a su donner la liberté à ses dépendances tout en gardant une forte attache avec les pays devenus autonomes. Cette « décolonisation » ne s’est pas toujours réalisée dans l’affrontement. Nous connaissons également les revirements des pays de l’est, mais aussi et plus loin l’exemple de la démarche de Lao-Tseu dans le désir d’unifier un pays autour d’un principe de paix.

 

4/ Rappelons-nous que la Bible dit que la Terre appartient au Seigneur, avec tout ce qu’elle contient. Jésus dit : « mon royaume d’est pas de ce monde »  (Jean 18:36). Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Alors j'aimerai vous inviter, alors qu'on fait ce bilan, à devenir participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par cette convoitise. Prenons conscience que tout ce qui est dans le monde : la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, ne vient pas de Dieu mais du monde. Or le monde passe, et sa convoitise aussi ! Cependant, je vous assure que celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

 

Il est absolument certain qu’un jour nous entendrons les anges nous dire « Malheur! La grande ville, qui était vêtue de fin lin, de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles! En une seule heure tant de richesses ont été détruites »! - Apocalypse 18:16

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 16:01

La mediation en Martinique
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A l’heure où la démocratie est remise en cause par le principe de la « Governance », plus que jamais, il nous semble important de redonner sa place au peuple et que le lieu de vie redevienne le lieu central des décisions sociétales. L'Association Médiadom nous livre un exemple intéressant où, au beau milieu de troubles, des hommes et des femmes arrivent à se parler et exprimer leur ressenti dans la dignité.
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 03:00

Attention : ce texte revêt une connotation humoristique. Il ne doit pas être pris au premier degré !

Le Préfet de France parla aux sages-femmes des Guadeloupéens. Il leur dit : « Quand vous accoucherez les femmes des Guadeloupéens, si c'est un garçon, faites-en un ouvrier de misère ». Mais les sages-femmes ne firent point ce que leur avait dit le Préfet de France. Le Préfet de France appela les sages-femmes, et leur dit « Pourquoi avez-vous agi ainsi » ? Les sages-femmes répondirent au Préfet, C'est que les femmes des Guadeloupéens ne sont pas comme les Métropolitaines; elles sont vigoureuses.

 

Un femme de la maison de Basse-Terre devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu'il était beau et lui donna le nom d’Élie Domota. La fille de L’État (ANNE NPE) aperçut l'enfant. Elle l’éduquât dans la connaissance de la France.

 

Élie Domota, devenu grand, se rendit vers ses frères, et fut témoin de leurs pénibles travaux. Il vit un Patron qui exploitait et profitait d’un Guadeloupéen. Élie Domota vint à la cellule de L’UGTG. Gaby Clavier lui apparut et dit, Élie Domota! Élie Domota! Et il répondit, Me voici! « Je suis le secrétaire Général de l’UGTG, J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Guadeloupe,  j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Profiteurs, et pour le faire vivre de ce pays où coulent le Rhum et la Banane ». Tu diras au Préfet : La Guadeloupe Sé ta nou, la Gwadloup Se pa ta yo, Laisse aller mon peuple, pour qu'il vive dignement !

 

Élie Domota et Jean-Marie Nomertin se rendirent donc auprès du Préfet, et lui dirent, Ainsi parle Lyannaj Kont Pwofitasyon : La Guadeloupe Sé ta nou, la Gwadloup Se pa ta yo, laisse aller mon peuple, pour qu'il vive dignement. Le Préfet répondit, Qu’est ce que Lyannaj Kont Pwofitasyon, pour que j'obéisse à sa voix, en augmentant les ouvriers ? La Guadeloupe parti donc dans une Grève obligeant les entreprises et les magasins à baisser leurs rideaux.

 

Au milieu du désert de la grève, Les enfants de Guadeloupe murmurèrent contre Élie Domota :

«  Que ne sommes-nous morts entre les mains des profiteurs, quand nous étions assis à MacDonald, Quand nous buvions du Coca Cola à profusion? » Élie Domota alla voir les producteurs locaux et arrosa le pays de Dachines quotidiennement. Après un temps, un ramassis de gens rempli de convoitise recommencèrent à pleurer à nouveau : « Qui nous donnera de la viande à manger? Nous nous souvenons des Camemberts, que nous achetions à Carrefour, des Sneakers, des kiwis, des croissants ». Maintenant : plus rien! Nos yeux ne voient que des Dachines et des poyô. Des Poyô, encore des Poyô !

 

La difficulté ne se trouve pas tant dans le chemin parcouru

que dans le chemin qui reste à parcourir

 

Par Pasteur Christophe Deville
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 19:07
Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 16:55

L’Antiquité Grecque avait conscience des différentes circonstances qui influaient sur les humains en général. Ces circonstances étaient élevées en concepts qui revêtaient, pour certains d’entre eux la parure d’un dieu. C’est ainsi que le panthéon helléniste est constitué de nombreuses divinités dont chacune représente un des aspects de la vie, conceptualisé. L’un d’entre eux s’appelle Chronos.

Avant d’aller plus loin, il est important, ici, de rappeler l’origine du mot qui a été traduit en français par « École ». L’École est souvent opposée aux Loisirs. Cependant, le mot grec Σχολή (Scholè) signifie Loisir. Pourquoi ?  Scholè désigne le lieu de libération du labeur ; c’est un lieu où l'on a du loisir pour toute chose, donc pour l’étude, la conscientisation. Nous sommes en une époque ou les membres de la société demande moins de travail et plus de loisirs. C'est une très bonne chose. Cependant, j'aimerai poser la question de ce que nous faisons de notre temps libre : travaillons nous à notre épanouissement personnel, ou laissons-nous les circonstances de la vie dominer sur nous et faire des choix à notre place ?

 

Après cette parenthèse, nous pouvons continuer avec Chronos…

Dans la mythologie grecque, Chronos (Χρόνος) est un dieu personnifiant le temps. Il apparait lors de la création du monde et est représenté sous les traits d'un serpent à trois têtes. Parfois il tient une faux à la main, comme la mort. Son épouse, Anankè, personnifie la Fatalité. L’un de leur fils s’appelle Chaos. Il n’en faut pas plus pour comprendre, ici que les desseins de Chronos, ne sont pas seulement de laisser le temps s’écouler, mais d’amener le genre humain à sa perdition. Au-delà de la mythologie, nous devons comprendre que cette puissance démoniaque déploie toute son énergie afin de ne permettre à personne l'accès à la compréhensionde qui il est, spirituellement. 

 

Chronos n’est pas passif, mais représente une force active. Ce Démon n’à pour unique but que de maintenir le plus grand nombre dans un état de léthargie, d'oppression et de « suivance » passive. Ce Dévoreur du Temps n’a pas de répits et veut se réjouir en contemplant les jeunes, gaspiller tout leur temps devant leur « Playstation », les mères devant leur « télé à écran plat », les pères derrière leur « ordinateur portable ». Sommes-nous conscients des dégâts du chronophage ! Sommes-nous prêts à utiliser notre temps libre à travailler à construire (reconstruire) notre identité et notre être intérieur ? Voulons-nous, à l’image de la Parabole, entendre Jésus nous dire, à l’issue de notre (court) passage sur Terre : « Bon, et Fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maitre » (Matth. 25:21).
voir aussi "article sur les dépendances"

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Spiritualité - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 00:04

La première fois que j’ai entendu l’expression « la Gwadloup se ta nou », c’est en octobre 1999. A l’époque, 61 naufragés chinois avaient été récupérés au large de Saint-Martin, et hébergés à Saint-François. Alors qu’une pétition réunissant 700 signatures avait été recueillie et que la préfecture était prête à  accorder l’asile politique à ces réfugiés, plusieurs chinois ont été victimes de provocations racistes  et d’agressions de la part des Guadeloupéens. La France a donc cédé aux pressions locales des revendications au détriment de la solidarité. Je ne sais pas ce que sont devenus ces ressortissants.

Le 11 février dernier, la presse titrait qu’Yves Jégo, Secrétaire d’Etat chargé de l’outre- mer revenait en Guadeloupe avec 180 millions d’euros.

Au regard d’une population de 360 000 habitants, cela représente 500 euro par habitant, soit 1,36 € par jour… 1,36 € : Youpi ! Yves Jégo nous paye notre baguette quotidienne ! (j’avais bien dit que c’était la Baguette qui était responsable de la crise !)  A présent, répétons tous ensemble : « Notre Jégo qui êtes à l’Elysée, Donne-nous aujourd’hui, notre Baguette de ce jour » !



Dans l’île sœur, les propos raciste d'une personne âgée ne sont pas là pour faire avancer les choses. En fait, quand on y regarde de plus près, il a simplement repris, déformé et amplifié les propos de Nicolas Sarkozy : du « rôle positif de la colonisation », il a glissé au « rôle positif de l’esclavage ». En effet, l’esclavage a été très positif… pour les maitres esclavagistes ! Maintenant, si on veut aller plus loin, au lieu de s’en prendre à lui, il serait peut être important que nos « grands hommes politiques » puissent réfléchir à deux fois et mesurer leur propos qui, de toute évidence, ont des répercutions bien au-delà du souhaitable.


Quant-à-moi, depuis le 5 février, je me suis fait agressé verbalement 4 fois, bousculé 2 fois et pour passer incognito, je mets un jean’s... histoire de passer discret…  Avec tout cela, en ces temps ci, il ne fait pas bon vivre aux Antilles quand on est un peu trop clair…

J’ai habité à Los Angeles. Pendant les émeutes de 1992, et après les émeutes, le climat n’a plus été le même. Certes, les dégâts se sont élevés à 1 milliard de dollars, mais les bâtiments brûlés et les morts ont laissé dans la conscience des habitants un arrière goût amer, quand bien même les policiers blancs ont été rejugés.


En parlant avec les jeunes des quartiers sensibles, ceux-ci émettent le fait qu’ils ne sont pas entendu, et que les manifestations sont des manipulations politiques et syndicales dans lesquelles ils ne veulent pas entrer et dans lesquelles ils ne se sentent pas représentés! Ils attendent une chose : que le carnaval commence et là, pour reprendre leur propos, « on va tout brûler »! N’allons donc pas croire que lorsque le collectif obtiendra gain de cause, que cela va apaiser ces jeunes : il y a une frustration qui ne cesse de monter ; ils ne se sentent absolument pas représentés par les syndicats qui sont dans la rue, et on leur a refusé d’exprimer leur ressenti. Cette situation explosive risque de déboucher sur un carnaval meurtrier, et il n’y a pas besoin d’être prophète pour le dire !


On nous parle de comparer les prix avec la métropole. Mais qu’en est-il des îles voisines et de leur prix. Certes, les produits sont différents. Il serait intéressant de voir ce que les distributeurs comme Carrefour pratiquent dans les autres îles (comme à Santo Domingo, puisque c’est, il me semble, le groupe Hayot qui en a la charge) : et du type de produits, leur provenance etc… par exemple, les chips « Lays » pourraient-elles provenir de Puerto Rico plutôt que de Métropole ? La moutarde pourrait-elle venir du Québec ? Le lait en poudre du Venezuela ou autres, que sais-je ?


Qu’en sera-t-il, une fois que les Antilles auront obtenu gain de cause ? Un fort sentiment d’intouchabilité peut déboucher sur une permissivité sans frein avec laquelle les plus faibles, les femmes, et l’éthique au travail risquent d’être la cible d’individus qui se croiront tout-puissants. Il s’agira donc de reconstruire un bon sens et un lien social, en invitant chacun à la modération, à la discipline et au respect. C’est là qu’une action de médiation trouve particulièrement auprès de la société antillaise et des individus qui la composent. Qui se lèvera donc face à cette situation qui, avant d'être sociétale, est spirituelle ?

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Éducation - Communauté : Pasteurs de France
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