Vive les "Agapes" !

Publié le par Pasteur Christophe Deville

Bonjour à chacun ! Alors que dimanche prochain, nous allons célébrer un moment d’  « Agapê », il me vient à l’esprit cet article du Pasteur David Servant, que je vous livre ainsi[1] :
 mcjesus.jpg
- « Dans la dernière église dont je fus le pasteur, j'ai exigé de ceux qui servaient la Sainte Cène, le Repas du Seigneur, que nous prenions une fois par mois, que tous portent une veste et une cravate. Il m'avait semblé que ceux qui se trouvaient être les préposés à la distribution du corps et du sang de Jésus se devaient de ce minimum de respect envers leur devoir sacré.
Au cours de l'un de ces dimanches de Communion, alors que l'un de ces serviteurs conduisait sa famille vers l'église, son fils de cinq ans remarqua sa veste et sa cravate. Innocemment, il lui posa alors cette question :
- "P'pa, est-ce ce dimanche-ci que nous allons manger le saint snack de Dieu?"
Plus tard, alors que son père me racontait cette histoire, ce fut pour moi le moment d'une très grande révélation. Je m'étais trouvé des centaines de fois face à des congrégations, leur disant : "Préparons nos cœurs à recevoir le Repas du Seigneur," leur faisant ensuite distribuer à chacun un minuscule biscuit ainsi qu'une dose infime de jus de raisin.
Et personne n'avait jamais remis cela en question !
Ce que nous avions eu l'habitude de faire était fait dans des millions d'églises depuis des centaines d'années.
Mais un garçon de cinq ans venait de révéler qu'il s'agissait en fait... de siècles de tradition aveugle ...
 
C’est pourquoi, mon désir, est que ce dimanche soit l’occasion de réfléchir au sens de la communion fraternelle au travers de cet événement, un moment réel, qui nous permettra de mieux nous connaître. Jude, dans son épître, se réfère aux repas chrétiens et les appelle des « fêtes de l'amour » [2] (d’où le mot Agape – ‘amour’ en grec). Ces repas étaient en effet une fête de l'amour, un repas où ceux qui le pouvaient apportaient de la nourriture qu'ils partageaient avec les pauvres au milieu d'eux, ce qui est précisément ce que l'apôtre Paul décrit en 1 Corinthiens 11:20-23 ! Ce temps sera donc l’occasion aussi, pour nous de réflechir à la condition humaine et de nous tourner vers ceux et celles qui rencontrent des difficultés, de quelqu’ordre soient-elles.
 

[1] Vous trouverez l’intégralité de l’article sur le site de Michèle d’Astier de la Vigie http://www.michelledastier.org/index.php/2007/05/30/533-le-snack-que-nous-appellons-repas
 
[2] Jude 1 :12
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article