artin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives, s'est rendu en Côte
d'Or avec le président de la République pour vanter le revenu de solidarité active (RSA), mesure qu'il défendait déjà quand il était encore président d'Emmaüs. La Côte d'Or est
l'un des départements qui, comme l'Eure ou l'Oise, s'est porté volontaire pour expérimenter cette nouvelle allocation.
Le principe: verser ce revenu aux bénéficiaires du RMI ou de l'API (allocation de parent isolé) qui reprennent un emploi. Le RSA vient compléter le salaire tiré de cette
activité, notamment les emplois à temps partiel. Ainsi, pour un Rmiste, reprendre un travail n'est plus synonyme de perte de revenus. "Le but est de remplacer le RMI, qui souffre
d'une image négative depuis sa création", avait déclaré Martin Hirsch à la fin juin.
Alors que les estimations du coût de cette mesure oscille entre 8 et 3 milliards d'euros, le Haut Commissionnaire affirme, lui, qu'il en coûtera en moyenne 1200 euros par personne sur
un an, soit près de 4 milliards d'euros par an.
FUSION DES MINIMA SOCIAUX ET BOUCLIER SANITAIRE
Le président de la République a déclaré avoir demandé à Martin Hirsch "de réfléchir à la fusion des minima sociaux et du bouclier sanitaire". La fusion du Revenu minimum
d'insertion (RMI), de l'Allocation spécifique de solidarité (ASS), de l'Allocation de parent isolé (API) et de l'Allocation d'adulte handicapé (AAH) est en fait la conséquence logique
de la mise en oeuvre du Revenu de solidarité active (RSA).
Le "bouclier sanitaire" établirait, lui, la prise en charge à 100 % des soins au-delà d'un certain seuil de dépenses fixé au prorata des ressources des patients ou de leurs
familles. Cette solution alternative aux franchises médicales préconisée par Martin Hirsch revient donc sur le devant de la scène alors qu'un rapport remis vendredi dernier à Roselyne
Bachelot, ministre de la Santé et au Haut Commissaire aux solidarités actives recommander d'attendre 2010 pour le mettre en place.
CONTRAT UNIQUE D'INSERTION
Nicolas Sarkozy s'est aussi prononcé pour la fusion des contrats de travail aidés en un "contrat unique d'insertion".
"J'ai demandé à Martin, en liaison avec (la ministre de l'Economie) Christine Lagarde de travailler à un projet d'unification de tous les contrats aidés, a déclaré le chef de l'Etat .
"La création d'un contrat unique d'insertion répondra au besoin de simplicité grâce à un régime juridique unique pour l'ensemble des contrats aidés, avec un seul prescripteur", a-t-il
expliqué. Ce contrat unique d'insertion pourra être conclu pour des durées variables, selon les besoins et ses titulaires seront suivis par le service public de l'emploi, a précisé le
président de la République.
Lors d'une table ronde au Conseil général sur le thème de la réinsertion par le travail, le Chef de l'Etat a également "mandaté" Martin Hirsch pour réfléchir à un nouveau dossier:
"faire sauter le cadre des 24 mois", durée légale des contrats aidés.
Le président de la République a également confier à Martin Hirsch, lors de cette visite à Dijon l'organisation d'un "Grenelle de l'insertion", sans toutefois fixer un calendrier.