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Lien social et intégration
Il
nous faut préciser que la solidarité représente un lien d’interdépendance favorisant une cohésion d’un groupe. D’une manière universelle, la solidarité peut être source d’intégration, au niveau
de macro groupes, dans la mesure où elle se réfère à l’éthique: « selon quelles valeurs pouvons-nous être au bénéfice de cette solidarité » ? En tant
qu’être-humains, nous sommes tous solidaires les uns des autres, pour le bénéfice de l’humanité. Nous pouvons préciser et prendre l’exemple de la solidarité nationale. Deux concitoyens à
l’étranger vont naturellement (du moins, c’est ce qu’on espère) être solidaire au nom de l’attachement commun à une nation et aux valeurs traditionnelles qu’elle défend (même si les fondements de
cette solidarité ne sont pas consciemment définis). Cependant, dans une logique de compétition, et plus les groupes se subdivisent selon des critères ethniques, politiques, religieux ou
idéologiques, on peut s’interroger pour savoir si cette solidarité ne risque pas de devenir une source d’exclusion pour celui qui ne fait pas parti de ces groupes. Pour nous, acteurs sociaux,
c’est là que cela devient intéressant. Chaque groupe (et, vous l’aurez remarqué ; nous sommes proche du communautarisme), devra tendre vers une solidarité organisée afin de lutter contre
l’exclusion. Dans ce sens, celui qui se retrouve « à la marge », risque de devenir exclus de tous. Il est intéressant de voir que cela représente la problématique du moment dans les
universités des Etats-Unis, où il est en vogue de classer les nouveaux venus soit dans le clan des « aliens » (des électrons libres), soit dans celui des « robots » (qui
reproduisent les « habitus ») "alien or robot? Which of the two are you?". Nos choix d’appartenance, afin de faire valoir cette solidarité, dépendront donc grandement des
valeurs auxquelles nous adhérons. Il est impératif de faire une distinction entre insertion et intégration. Nous convenons qu'en sociologie, l'intégration est définie comme un processus
ethnologique durant lequel une personne initialement étrangère devient membre (s'intègre) dans une communauté. Admettons que cela peut s'appliquer également à un facteur confessionnel.
L'intégration est opposée au communautarisme. Il est différent de l'assimilation puisqu'il ne s'agit pas de « mouler » l'individu dans un modèle social unique, mais de trouver dans le cadre
public un consensus entre les différentes cultures. Mais qu'en est-il en termes d'insertion ? Intégrer, est-ce insérer ? Quel postulat pouvons-nous avoir en regardant, par exemple le modèle
britannique qui mise sur le communautarisme pour favoriser l'insertion, tandis qu’en France, c’est l’inverse : on tend à briser le communautarisme afin de permettre l’insertion. Logique de
ghettorisation ou logique de réseaux ?
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