Le roi et le jeune garçon

Publié le par Pasteur Christophe Deville

maisUn roi vieillissait et, se rendant compte qu'en mourant il n'aurait pas d’héritier, décida d’adopter un fils pour lui succéder. Il lança donc une compétition ouverte à tous les jeunes du royaume.

Des épreuves physiques et intellectuelles permirent de sélectionner 10 jeunes qui se retrouvent au sommet de la compétition.

 

Le  roi  leur dit : « j'ai une dernière épreuve pour vous départager. Celui qui la réussira deviendra mon fils adoptif et l’héritier de mon royaume. Il s’agit d’une épreuve d'agriculture. Voici une graine de maïs pour chacun de vous. Emportez-la à la maison, plantez-la et élevez-la pendant trois semaines. À l'issue, nous verrons qui a fait le meilleur travail en cultivant la graine ».

 

Les garçons ont pris leurs graines et sont rentrés chez eux pour la planter.

On pouvait sentir excitation dans le royaume, et la foule attendait avec exaltation la révélation de celui qui allait être leur futur roi.

 

Dans une maison, un des garçons et ses parents étaient presque navrés quand, après quelques jours de soins intenses, ils s’aperçurent que la graine ne poussait pas. Le jeune avait sélectionné le sol avec soin, il avait appliqué la bonne quantité et type d'engrais, il avait été très obéissant dans l'arrosage avec les bons intervalles, il avait prié sur elle jour et nuit mais rien ne poussait.

 

Certains amis lui suggérèrent d'aller acheter une graine au marché et de la planter : « Après  tout, comment le roi pourrait-il différencier une graine de maïs d'une autre »?

 

Mais ses parents qui lui avaient toujours appris la valeur de l'intégrité, lui ont rappelé que si le roi avait juste voulu qu'ils plantent du maïs, il aurait demandé qu'ils aillent chercher leur propre graine : « Si tu prends une graine différente de celle du roi, ce serait malhonnête. Peut-être n’es-tu pas destiné pour le trône. S'il en est ainsi donc, laisse, et ne sois pas celui qui va tromper le roi ».

 

Le  jour "J"  arrive et les dix garçons reviennent au palais chacun d'eux fière d’exhiber un plant du maïs très fin.

 

C'était évident que les 9 autres garçons avaient eu grand succès avec leurs graines. Le roi descend le long du rang où sont alignés les garçons et demande à chacun d'eux :

« C'est ce qui est sorti de la graine que je vous ai donnée ? » Et chaque garçon répondit, « Oui, votre majesté ». Et le roi fait un signe de la tête et poursuit la revue jusqu’au dernier garçon au bout de la ligne. Le garçon était secoué par la terreur. Il était sûr que le roi allait le jeter en prison pour avoir gaspillé sa graine.

 

« Qu'est-ce que tu as fait avec la graine que je t'ai donnée ? », lui demanda le roi ? « Je l'ai plantée et me suis occupé d'elle diligemment votre majesté, mais hélas, rien n'a poussé », dit le garçon en larmes alors que la foule le huait.

 

Le  roi leva ses mains, demanda le silence et dit : « mon  peuple,  voici votre prochain roi » ! 

Tous les gens étaient confus et se demandaient ce que cela signifiait et pourquoi le roi avait-il fait ce choix ?

 

Le roi, ayant pris place sur son trône  avec le garçon à sa droite proclama : « j'ai donné à ces garçons des graines bouillies qui ne pouvaient pas germer. Cette épreuve n'était pas une épreuve de performance en agriculture, mais une épreuve de caractère et d'intégrité. Si un roi doit avoir une qualité, c’est celle de l’honnêteté. Seul ce  garçon a réussi l'épreuve » !

 

Leçon ?

Nous vivons dans une société postmoderne obsédée par le gain et la performance. Beaucoup cherchent le  succès à  n'importe  quel  prix et disent que la fin justifie les moyens. L'échec peut être une invitation à Dieu pour montrer qu'il est Tout-Puissant et n'a pas besoin d'aide pour nous élever ou nous bénir. Dieu cherche des gens qui auront complètement confiance en Lui, peu importe les conséquences de victoire ou d’échec. Parfois, Dieu décrète l'échec. Mais beaucoup cherchent à contourner le décret divin en recourant à des moyens et des stratagèmes douteux.

·    C’est le cas dans le domaine public et politique, lorsqu’on n’hésite pas à privilégier ses amis pour qu’ils obtiennent des marchés ; c’est le cas dans la vie personnelle, où coûte que coûte, on veut obtenir un mari, un enfant, alors que ce n’est pas (encore) le plan de Dieu. C’est le cas dans la formation, lorsque par des habiles connections, un étudiant obtient un diplôme sans être avoir le niveau.

 

Au jour du Seigneur, plusieurs se tiendront comme ces neuf jeunes hommes, fiers de leur diplôme, de leur époux, ou de leur carrière politique ou professionnelle. Et Dieu dira: « C'est étrange, je t’ai appelé à honorer mon Nom, dans la condition qui était la tienne, comment donc as-tu pu obtenir toute cette gloire, cet argent et ce succès, alors que ce n’est pas moi qui te l’ai donné » ?


C'est ici la parole de l'Éternel : « Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon Esprit, dit l'Éternel des armées ». Zacharie 4:6  

Publié dans Société

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