Les jours des Saints

Publié le par Pasteur Christophe Deville

1/ La mémoire aseptisée.

La mémoire nous permet de nous situer dans le temps et l’espace.

Depuis l’aube de la création, nous avons élaboré des codes, des périodes « passages » permettant ainsi à l’humanité de faire société. Il est inscrit dans notre patrimoine spirituel le désir et la faculté de  « se souvenir ». Il est appréciable, d’un point de vu culturel, qu’un temps fort du calendrier soit retenu pour se souvenir des êtres chers disparus. Leur existence, leurs actions, leurs enseignements. UIUaY.jpgUn devoir de mémoire s’impose à nous dans une libre méditation.

Cependant, comment pouvons-nous évaluer une religion qui impose à toute la société une forme et se revendique d’être seule détentrice de la vérité, alors qu’elle même, a emprunté sa piété à des cultes païens ?

 

 

2/ La fête d’Halloween.

Le terme « Halloween » vient du moyen anglais All Hallow Eve  l’événement de tous les saints) et a récupéré la forme de Saween (le nouvel an celtique, au 1er novembre).

C’est au IXème siècle après Jésus-Christ que la Toussaint est instaurée en tant que fête Catholique, adossée à la fête druidique d’Halloween. Si la Toussaint est perçue comme une période d’intercession en faveur des morts, à l’inverse, la fête d’Halloween, quant à elle, était plus une invitation faite aux êtres de « l’autre monde » à entrer dans le nôtre : un libre cours à la nécromancie, à l'invocation des esprits des défunts ! Le catholicisme a repris l’idée en invitant les croyants à solliciter la prière des morts en faveur des vivants. Nous sommes bien placés devant une communication à double sens.Misericordes-Voices-2.jpg

Ce qui est paradoxal, c’est qu’avec le retour aux racines identitaires des peuples minoritaires celtiques, le catholicisme critique et décrie virulemment la résurgence de la fêted’Halloween, alors que la fête de la Toussaint en tire toute son inspiration !

 

3/ Une fête de Prières pour les morts.

Pour le protestant, attaché à la doctrine Biblique du salut par Grâce, la prière en faveur des morts n’a pas sa place. En effet, aucune base biblique ne soutien cette doctrine. Certes, nos amis Catholiques ont tenté de faire intervenir un texte deutérocanonique (intégré au canon en 1565, lors du Concile de Trente, en Italie), présent dans le deuxième livre des Maccabées, [12:45]), dans lequel les juifs sont invités à intercéder en faveurs des soldats tombés au combat. Une exégèse de ce texte, replacé dans le contexte historique, ne permet pas aisément de défendre cette idée soutenue dans le catholicisme. La Bible est claire lorsqu’elle affirme qu’Il est réservé à l'homme de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement" (Hébreux 9:27)

 

Le syncrétisme a permis qu’au fil des siècles, des coutumes païennes soient reprises dans le catholicisme. Mais qu’en est-il vraiment ?

 

4/ Conclusion.

La doctrine catholique s’en défend, mais elle a belle et bien récupéré la tradition celtique d’Halloween pour établir son culte aux morts.

Pour nous, chrétiens attachés à la Parole de Dieu, sans oublier le passé, tournons nous vers l’avenir et communiquons entre vivants. Nous avons tellement de chose à nous dire.

 

Publié dans Théologie

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