Bible

Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 14:40

1/ La sexualité est une très bonne chose !

Coeur.jpegLa Bible parle de manière très positive de la sexualité. L'apôtre Paul encourage les couples mariés à ne pas se priver de relations sexuelles (1 Cor. 7:5). Dans le Cantique des cantiques l'un et l'autre est invité à prendre plaisir dans la vue, le toucher, l'odeur du corps de l'autre. Le livre des Proverbes, nous invite à nous réjouir et à jouir de la sexualité !

Cependant, afin qu'elle soit épanouissante, exercée dans le respect de l'autre, la sexualité est appelée à se vivre dans un cadre précis : l'engagement public et pour la durée de la vie, d'un homme et d'une femme qui décideront de se donner exclusivement l'un à l'autre.

 

2/ La sexualité nous impacte plus que nous ne le pensons !

L’apôtre Paul, nous dit : « Si ceux qui ne sont pas mariés manquent de continence, qu'ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler. » (1 cor. 7:8-9). « Fuyez la débauche. Quel qu'autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à la débauche pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu... ?» (1 Cor. 6 :18-19).

 

La Bible nous commande : « Que le mariage soit honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les débauchés et les adultères » (Hébreux 13 :4). Cela signifie qu’il peut donc y avoir « souillure » et « débauche » au niveau sexuel.

 

3/ Qu’est-ce que la Porneïa ?

Ce terme a diversement été traduit par « fornication », « débauche » ou « impureté ». Il désigne toute dérive sexuelle. En résumé, la Bible enseigne que les relations sexuelles sont bonnes et voulues de Dieu, dans un cadre précis : celui du mariage. En dehors de ce cadre, la Bible en parle en termes de péché. Et nous nous invite à nous en abstenir.

 

Mais Pourquoi le sexe serait-il de la « débauche » hors mariage, et comme par magie, deviendrait-il bon une fois mariés ?

 

Il n'y a pas de « magie » ici, ni de décret arbitraire et sans fondement de la part de Dieu. La différence se situe :

  •  dans le lien social,
  • dans l'engagement dans la durée,
  • dans l'apprentissage de la maîtrise de soi et du respect de l'autre.

 

 

4/ La sexualité crée un lien invisible et spirituel !

Le sexe est ce qui est le plus intime en nous. Coucher ensemble crée un lien, qu'on s'en défende ou pas.

  • Ce lien est positif dans le mariage car il est fait dans un climat de sécurité, de confiance, d'engagement et de reconnaissance sociale, qui permet la transparence, la vulnérabilité, l'amour vrai !
  • Ce lien est négatif s'il est établi hors mariage à cause de l'absence de l'un ou de plusieurs de ces éléments. La sexualité exige la sécurité affective, c'est-à-dire la confiance absolue en l'autre, la connaissance de l'autre et l'engagement sur le long terme, parce que coucher avec l'autre, c'est s'abandonner à l'autre, c'est lui donner notre intimité la plus profonde. Ce n'est pas un jeu ou un amusement. 

 

5/ En résumé

Bien souvent, coucher ensemble, est l'expression inconsciente du désir que nous avons de nous rassurer nous-mêmes ou de l'envie égoïste du corps de l'autre. Cela n'émane pas d'un amour véritable pour l'autre. La sexualité est le couronnement qui nous attend après s'être préparés ensemble au mariage, après s'être engagés et avoir montré l'un à l'autre que nous nous aimons vraiment.

 

 

Extrait du site Atoi2voir.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 14:21

Novembre-2011.jpgUne fois de plus, nos regards vont s’illuminer, nos oreilles seront bercées des mélodies d’antan et notre esprit va glisser vers le tendre souvenir de notre enfance, lorsque, à l’aube, nos mains débarrassaient frénétiquement l’emballage du cadeau qui nous attendait !

 

Cependant,

Nous arrive-t-il, à l’écho des paroles que nous entendons ou que nous chantons, de nous souvenir du sens de Noël ? Quand bien-même nous savons que Jésus n’est pas né en décembre,  ce temps de fin d’année représente un moment bien choisi pour retourner au sens de celui qui apporte cette lumière d’espérance.

 

 

Dans le livre du prophète Ésaïe, il nous est rapporté que « Le peuple qui marchait dans les ténèbres, voit une grande lumière ». Il nous est, à la suite donné 5 caractéristiques de l’enfant de la promesse qui, nous l’avons bien compris, désignent Jésus-Christ !

 

1/ Tout d’abord, il nous est dit que Jésus est MERVEILLEUX! Rappelons à notre mémoire la première fois que nous avons utilisé une technologie tellement incroyable que nous nous sommes exprimés en disant que c’était merveilleux. Je pense au téléphone portable, les écrans « tactiles », la première fois que l’être aimé nous a dit « Je t’aime » ;  et toutes ces choses qui ont marquées notre entendement !

 

2/ Ensuite, vient l’extraordinaire révélation que notre Dieu est un CONSEILLER ! Parfois, la difficulté réside non pas dans le choix entre une bonne et une mauvaise chose, mais dans le choix entre deux options qui semblent bonnes mais qui vont nous orienter vers deux destinées opposées. Laquelle choisir ? Restons à l’écoute de Dieu, par la lecture de la Bible et dans la prière, en gardant à l’esprit que son plan pour nous est un bon plan. Il veut le meilleur ! Alors, pourquoi vouloir voler ce que Dieu veut nous donner ?

 

3/ Après, le texte nous enseigne qu’il est PUISSANT ! Oui ! Quel Dieu Puissant nous servons. Il est capable de faire au delà de ce que nous demandons ! Si le diable est puissant, sachons que Dieu est TOUT-PUISSANT. Un puissant guerrier, un héros, un défenseur. Il agira, selon sa promesse de ne jamais nous laisser tomber !

 

4/ Aussi, le texte nous enseigne que Dieu est NOTRE PÈRE ! Nous sommes de la même famille si nous avons le même Père. Ce Dieu en moi, présent par le Saint-Esprit est aussi présent en mon frère. Je dois voir Jésus en lui. Ou plus exactement, derrière cette façade imparfaite qu’il présente. Sachons regarder au delà des apparences. Sachons agir, au delà des préjugés !

 

5/ Enfin, nous apprenons que Dieu est le PRINCE DE LA PAIX. Alors que généralement, un roi est là pour conquérir des nations, le nôtre est en quête du cœur de ceux et celles qui se confient en lui. Il est celui qui apporte la PAIX, au sein de la tempête. Alors, gardons confiance, sachant que nos efforts, dans le Seigneur, ne sont pas vain.  Gardons confiance, plein d’assurance qu’il aura le mot de la fin.

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 16:51


jesus.jpgEn parcourant le nouveau testament, j’ai trouvé 7 passages où Dieu s’adresse à Marie, soit directement, soit au travers de son fils Jésus-Christ ou encore en relation avec une intervention en lien avec elle. Il m’est apparu intéressant de lister ces passages et de voir la nature des relations qui s’établissent entre Jésus et Marie.

 

1/ Bienheureuse ! (Luc 1 :42-48)

Elle s'écria d'une voix forte, Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. 43Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi? 44 Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon sein. 45  Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. 46  Et Marie dit, Mon âme exalte le Seigneur,47 Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, 48 Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,

 

C’est le tout premier terme qui s’impose, tant par le texte que dans notre esprit. Cela ne plaira pas à certains chrétiens évangéliques, mais cette vérité est tout de même biblique.

Ce terme de bienheureuse, (en Grec « Makaria ») n’est pas sans rappeler les « béatitudes » que livrera Jésus, 30 ans plus tard. Cette expression est aussi liée à la déclaration du psaume 1 : « Heureux l’homme »… En hébreux, ce terme « HASHRÉ » est en rapport avec la Marche : la progression. Il ne s’agit pas d’une béatitude passive. On pourrait traduire cette vérité par « En route » ! Un autre point à souligner, ici (verset 47), c’est que Marie déclare que Dieu est son sauveur, soulignant ainsi sa nécessité d’être sauvée et pardonnée de sa nature pécheresse.  


2/ Garde la Parole (Luc 2 :19, 51)

Luc 2:19  Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur.

Luc 2:51  Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait toutes ces choses dans son cœur.

Garder la parole dans son cœur. Littéralement, « dans ses entrailles ». Ce terme désigne plus précisément « l’utérus ». C’est donc comme-ci Marie était enceinte de la parole de Dieu. Ces paroles grandissent en elle. Elles produisent la vie, qui est en gestation. Nous aussi nous devons garder la parole, la laisser grandir afin d’accoucher des promesses de Dieu. En Luc 11:27-28 « Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit: Heureux le sein qui t’a porté! Heureuses les mamelles qui t’ont allaité! Mais il répondit: Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent!

Il y a toujours des gens pour flatter Jésus ou honorer ses proches. Mais Jésus sait discerner les paroles mielleuses. Le sein qui a porté Jésus, c’est Marie. Et Jésus, au lieu d’aller dans ce sens, dit que sont bienheureux ceux qui GARDENT sa parole.

 

3/ Mettre en Pratique (Luc 8:19-21)

La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l’aborder, à cause de la foule. On lui dit: Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. Mais il répondit: Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.

Quand bien même nous sommes proches de Jésus, Jésus ne fait pas de considération ou de favoritisme. Marie est logée à la même enseigne que quiconque. Si nous n’entrons pas dans le service de Dieu en mettant en pratique la Parole de Dieu, Jésus indique clairement que nous ne pouvons pas être considérés dans sa famille. S’il l’a fait pour ses propres frères (rappelons-nous que Jésus a vécu entouré au moins de 6 frères et sœurs (Jacques, José, Simon, Jude et 2 sœurs) ; s’il ne l’a pas fait pour sa propre mère, n’attendons pas qu’il agisse avec légèreté avec nous. Le pardon ; la grâce de Dieu n’est pas synonyme d’excuse.

 

 

4/ Étonnement & Angoisse (Luc 2:49).

Bien avant cet épisode, quand Jésus avait 12 ans, ses parents étaient repartis sans se rendre compte que Jésus était resté sur place. Arrivés sur place, ils trouvent Jésus enseignant dans le temple : Quand ses parents le virent, ils furent saisis d'étonnement; sa mère lui dit: Enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Voici que ton père et moi nous te cherchons avec angoisse. Jésus leur répondit: Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père?

De quoi déstabiliser des parents équilibrés. On passe trop vite sur le fait que Marie était dans l’angoisse et dans l’étonnement. L’amour d’une mère est si grand pour son enfant, qu’on pense que c’est « naturel ». Mais Jésus a déjà acquis une autonomie. Parfois, nous voulons faire les choses… à la place de Dieu. « Dieu saura-t-il comprendre » ? « Ma situation est particulière »… Cet épisode nous enseigne que Dieu fait ce qu’il lui plait et qu’il est en contrôle. Mais notre responsabilité est quand même… d’aller à Jérusalem : c’est-à-dire de faire les choses que notre conscience nous invite à faire.

 

5/ Faites tout ce qu’il vous dira ! (Jean 2 :1-4)

Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, 2 et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.3  Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit, Ils n'ont plus de vin. 4 Jésus lui répondi :  Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue 5 Sa mère dit aux serviteurs: Faites tout ce qu'il vous dira.

Nous sommes-nous posé la question de savoir pourquoi Marie dit à Jésus qu’il n’y a plus de vin ? Dans son cœur, elle savait que c’était le temps de Jésus. N’oublions pas qu’elle Garde la parole. Elle discerne ces choses. ELLE SAIT que quelque chose va arriver. Jésus ne laisse pas sa mère « prendre le contrôle ». le « Femme », qu’il lui adresse peu nous paraitre quelque peu surprenant, mais c’est une locution respectueuse à laquelle on ne doit pas attribuer une valeur réprobatrice. D’ailleurs, Marie ne s’offusque pas… mais prévoit quand même le coup en allant vers les disciples en leur disant : « faites tout ce qu’il vous dira ». ELLE SAIT que quelque chose est sur le point de se produire, mais la gloire est pour le Seigneur.

 

6/ Humilité (Luc 23 :27-28)

27  Une grande multitude de peuple et de femmes le suivait; celles-ci se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. 28  Jésus se tourna vers elles et dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants.

 

Si Marie n’est pas mentionnée directement, plus loin, Jean nous dit que Marie était là, à la croix. La mort de Jésus sur la Croix est beaucoup plus qu’un simple signe de consécration nous montrant que s’il a souffert, alors nos petits tracas ne sont rien. Si Jésus est allé jusqu’à la croix, c’est qu’afin que par ses meurtrissures, nous soyons guéris. Guéris de TOUTES nos maladies. S’il est mort, c’est afin que le juste jugement de Dieu qui devait s’abattre sur nous tombe sur lui et nous libère de la mort. Tant que nous ne regardons émotionnellement qu’à l’aspect de la souffrance de Jésus, sans nous tourner vers la raison pour laquelle il est allé jusqu’au bout, nous sommes les plus malheureux des hommes, soumis aux tourments d’une nature pécheresse n’ayant pas goûté à la libération divine.

 

7/ L’Assurance (Jean 19 :25-27)

Près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie-Madeleine. 26 Jésus, voyant sa mère, et debout auprès d'elle le disciple qu'il aimait dit à sa mère: Femme, voici ton fils. 27 Puis il dit au disciple, Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

 

Jésus rétablit un lien social : Marie a besoin de quelqu’un pour l’entourer et prendre soin d’elle. N’oublions-pas qu’à ce moment, ses autres enfants, Jacques en particulier, n’est pas encore converti. La présence du Seigneur est importante. En cet endroit, Jésus signifie aussi que les liens humains qui nous unissent, la responsabilité humaines des uns par rapport aux autre doit être soulignée (à cet époque, Marie se retrouvait sans « soutien de famille », et il était important que Jésus « arrange » cette situation.

 

Nous aussi, avons la chance d’avoir Jésus pour grand frère, comme ami, de la même façon que Marie recevait de lui un soutien indéfectible au-delà de ce qu’une mère pouvait attendre. Mettons-donc à profit cette relation afin agir en vertu de l’action du Saint-Esprit qui habite en nous.

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 18:18

Libre-arbitre ou liberté ?

bleu-blanc-rouge.jpgLe premier terme de la devise française est « la liberté » (liberté, égalité, fraternité). Il est évident qu’une telle affirmation ne va pas sans influer sur notre la conception de notre vie personnelle. L’histoire nous montre que cette valeur n’a pas toujours eu la même importance, selon qu’on en soit privée ou non.

Certes, la Bible affirme aussi que le Christ nous a affranchis et que nous sommes réellement libres. Hélas, beaucoup de croyants utilisent de cette liberté pour faire « ce que bon leur semble ». Néanmoins, l’apôtre Paul précise que si tout est permis, tout n’est cependant pas utile (1 cor. 6:12).

Dans un premier temps, il est important d’affirmer que la liberté ne signifie nullement « faire ce que bon nous semble ». La liberté que Dieu nous offre n’est pas une licence à exercer le mal envers autrui. Dans ce sens, la devise selon laquelle « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » est insuffisante, surtout lorsqu’on considère cette augmentation de revendications des droits individuels, au détriment de ceux du plus grand nombre. Il semble qu’à notre époque, tout le monde veut tirer sa part du gâteau.

 

Le message divin est bien différent. Si Dieu nous affranchis, si c’est bien pour la liberté… Si Dieu nous affranchis, c’est dans le but d’accomplir la mission qu’Il nous confie. Ainsi, et comme le démontre Martin Luther dans son livre « Le Serf Arbitre » (qui s’oppose à la notion de libre arbitre), la liberté absolue n’existe pas. En résumé, nous pouvons affirmer que le libre-arbitre n’est pas l’équivalent de la liberté et que la liberté consiste en une liberté de choisir son maître.

 

La liberté de dire « Oui ».

L’apôtre Pierre révèle que «chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui» (2 Pi. 2:19). Nous sommes ainsi en droit de nous poser la question de savoir si c’est bien notre cas ? Jésus a-t-il triomphé de notre volonté ou sommes-nous encore aux commandes de notre navire, seul maître abord... et après vient Dieu ?

Au-delà de notre propre vie, Dieu nous a libérés pour nous confier une mission. Nous avons le choix de lui dire « Oui ».

 

Les quatre étapes de la liberté individuelle.

« Qui triomphe de lui-même possède la force »  nous dit Lao Tseu. Ayant exposé ces précisions, nous pouvons à présent tenter de construire un schéma afin de vivre cette liberté. Il existe quatre étapes nous permettant d’expérimenter cette liberté.

Étape 1 : La dépendance. Certaines personnes ne sont pas à l’aise avec cette notion de liberté. La liberté peut faire peur. Par exemple, on constate que la grande majorité des personnes actives préfèrent avoir un statut de salarié plutôt que de se lancer dans une démarche de travailleur indépendant.

Étape 2 : La contre dépendance. C’est un fait avéré chez « le jeune », en quête d’affirmation et de devenir. Il est nécessaire pour lui de s’opposer à l’autorité afin de définir son identité. C’est une étape, mais ce n’est pas la dernière.

Étape 3 : l’indépendance. Cette indépendance est toute relative. C’est le moment où on pense ne plus avoir besoin des autres. Hélas, plusieurs personnes confondent entre l’indépendance et l’autonomie. S’arrêter à ce stade du processus est dommageable.

Étape 4 : l’interdépendance. C’est l’ultime étape du processus, qui nous permet de prendre conscience de l’imperfection de l’indépendance. Nous avons besoin les uns des autres, dans la soumission de Celui qui a un bon plan pour nous : Dieu.

 

Conclusion.

À chacun de nous de discerner ce qui nous rend esclave dans ce monde : quelles sont les activités qui occupent la première place dans notre vie ? Quel équilibre faisons-nous entre légalisme et licence ? Entre permissivité et austérité ? L’apôtre Paul précise que c’est du péché que nous avons été affranchis et que maintenant, nous sommes devenus esclaves de Dieu (Romains 6:22).

Enfin, nous connaissons la vérité, et la vérité nous a affranchis. Cette Vérité est beaucoup plus que de l’encre noir sur du papier blanc, elle est beaucoup plus qu’une information qui s’adresse à notre intellect : La Vérité est une personne : Jésus lui-même proclamant : je suis Le Chemin, La Vérité, La Vie. Soif de Liberté ? Que cette Vérité devienne Réalité dans nos vies !

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 02:36

(Résumé de la prédication du 27 février) 

Introduction

La Bible ne ment pas lorsqu’elle affirme que nous sommes le temple de Dieu. Dans l’Ancien Testament, le temple de Dieu avait pour fonction

·      d’abriter la gloire de Dieu,

·      de manifester la Gloire de Dieu et

·      de permettre à l’homme d’être en communion avec Dieu et de recevoir son pardon.

ark of covenant ag La Bible affirme que nous avons été sauvés pour servir. Cependant, pour beaucoup d’entre nous, le temple de Dieu et le service pour le Seigneur représente plus une surcharge à subir qu’une bénédiction qui nous est accordée. Mon désir, ce matin, est de vous imprégner de la présence de Dieu, afin que votre pensée et vos actions soient éclairées de sa gloire et de sa bénédiction.

Pour ce faire, je vous invite à un petit voyage dans toute la Bible, afin de découvrir comment, au fil de l’histoire, Dieu a manifesté sa gloire et comment aujourd’hui encore dans la vie de chacun d’entre nous, et ici, à l’église de la miséricorde de Fort de France, il veut manifester sa gloire.

 

5 STATIONS / 5 HOMMES DE DIEU

 

I.               Le tabernacle de Moïse  1240 av J.C.

Lire EXODE 40:34-38

 

La première chose à constater, ici, c’est que ce n’est pas toi qui décide du moment où Dieu manifeste sa gloire (c’est Dieu qui décidait du moment où la nuée allait bouger). Cependant, il y a des conditions à remplir qui vont contribuer à ce que cette gloire descende.

 

·      Les Chapitres 25 à 31 décrivent la façon dont le tabernacle doit être construit

·      Les chapitres 35 à 40 décrivent la façon dont le tabernacle a été construit.

Or le texte est identique sauf que l’un est au futur et l’autre au passé (temps inaccompli / temps accompli)

Comparez

Exode 25 :10-12                            |                      Exode 37 :1-2

 

Pourquoi cette répétition ? Pour affirmer que le Peuple a Obéi à la lettre à ce que Dieu avait ordonné.

Imaginez que les ingénieurs automobiles fassent des calculs et définissent que pour qu’une distance de freinage soit respecté, il faille utiliser tel ou tel matériaux pour fabriquer des plaquettes de frein… mais que le constructeur, lui dise Nan !… moi, je vais utiliser du bois pour les freins. C’est plus écologique, c’est Bio, c’est tendance… Quel accident en perspective !!!

Et bien avec Dieu c’est la même chose ! Concernant la nuée : lorsque la nuée (manifestation de la Gloire de Dieu) bougeait : le peuple bougeait. Lorsqu’elle s’arrêtait, le peuple s’arrêtait Aujourd’hui c’est la même chose. Lorsque Dieu dit Bouge : tu bouges ! S’il dit STOP ; tu stop. Certains israélites auraient pu dire : « à moi, j’ai encore de l’énergie hein… on va avancer un petit peu encore ». Ce serait signifier à Dieu : tu ne sais pas ce que tu fais. Je connais mieux que toi !

Règle n°1 : Pour que la Gloire de Dieu se manifeste dans ta vie il te faut obéir à la lettre à ce que Dieu dit.

Confession n°1 : Seigneur, je te demande pardon car trop souvent j’ai contesté ta parole. Je veux voir ta gloire. Aujourd’hui, je m’engage à obéir à ta voix quand bien même elle semble s’opposer à ma logique humaine.

Transition : voyez-vous, notre logique humaine, comptable n’est pas toujours en adéquation avec la logique de Dieu. Veillez à ne pas vous laissez séduire par le Diable au moyen de raisonnements qui semblent à première vue logique.

 

II.              Le Temple de Salomon  940 av Jc

      Lire 2 Chroniques 6:40 – 7:5

Salomon a présenté un sacrifice à Dieu et lui a demandé de se manifester.

1/ Il a rappelé l’alliance que Dieu a fait avec son peuple

2/ en fonction de cette alliance, il a demandé à Dieu de venir et de se lever (Mwq). Notons pour nous qui avons une autre culture, que ce détail peut passer inaperçu, mais dans la culture hébraïque, quand on dit que quelqu’un se lève, s’est pour proclamer un verdict ou un jugement.

Avez-vous remarqué ? Salomon offre un sacrifice avant que la Gloire de Dieu descende, et il offre un sacrifice après que la Gloire ne descende. Un sacrifice, par définition, ça coute quelque chose. Avez-vous remarqué que certains n’offrent que ce dont ils n’ont plus besoin. Beaucoup disent « je n’ai pas grand-chose, donc je ne peux pas donner beaucoup ». En fait c’est l’inverse : c’est parce que tu ne donnes pas que tu n’as pas. Jésus s’est adressé à la foule et a dit de la dame : « En vérité, Je vous le dis, cette pauvre veuve a plus donné que tous ceux qui ont mis dans le tronc » (Marc 12:43). La révélation à comprendre ici, c’est que Dieu ne regardes pas à ce que tu donnes, mais Dieu regarde à ce qu’il te reste après avoir donné.

Règle n°2 : pour que la gloire de Dieu descende,

1/ il faut le vouloir c’est à dire le demander à Dieu et

2/ Offrir un sacrifice à Dieu

Confession n°2 : la Parole de Dieu dans ma bouche à autant de puissance que la Parole de Dieu dans la bouche de Dieu

Transition : à présent, après avoir vu ce qu’il faut faire, examinons un élément qu’il ne faut pas faire…

 

III.            L’Apostasie. 609 av. J-C.

Lire Jérémie 7 :4-11

Nous venons de lire, le Temple de Dieu était le lieu où Dieu avait manifesté sa gloire, sa provision, sa guérison. Petit à petit, le peuple s’est enorgueilli de cette Grâce. Dieu envoya son prophète Jérémie, mais le peuple n’écouta pas, le temple fut détruit et le peuple amené en captivité. Mais la promesse subsiste ! (Lamentation 3 :23) Là, je voudrai m’adresser à ceux qui ont expérimenté la Gloire de Dieu. Vous avez le choix soit de vivre dans le passé, soit de regarder vers l’avenir et la façon dont nous pouvons contribuer à manifester la Gloire de Dieu

Règle n°3

Pour garder la gloire de Dieu, il faut rester humble et ne pas nous enorgueillir des bénédictions de Dieu.

 

Confession n°3 : Seigneur, aujourd’hui je reconnais que tu peux tout. Aujourd’hui, humblement, je me soumets à ta volonté.

 

IV.           La Restauration

 

A - Le Temple de Néhémie vers 536 av. jc

Lire ESDRAS 3 :10-13

Après avoir posé les fondations certains se réjouissent car une nouvelle maison de l’Eternel est sur le point d’être construite, tandis que d’autres se plaignent.Nous pouvons nous poser la question de savoir s’il fallait se réjouir ou s’il fallait pleurer ?

 

B - Les Promesses des prophètes. Vers 574 av. jc

La deuxième partie d’Ezéchiel (40-48) décrit le futur Temple.

La promesse  Ezéchiel 43 :4

Si on considère ce texte, les plus « biblistes » avaient de quoi se morfondre, parce que le temple qui était en train d’être construit n’était pas à la hauteur des prédictions bibliques.

 

 

C – Le Verdict de Dieu 

AGGÉE 2 :7-9 nous donne la promesse que Dieu allait remplir le nouveau temple. Oui mais le problème, c’est qu’à aucun moment il est dit que Dieu est revenu dans le Temple (comme avec Moïse et comme avec Salomon). La question qu’on peut se poser alors c’est OU EST DIEU ?

Lire Zacharie 4 :7-10 EBEN

Règle n°4 – Ne pas négliger les petits commencements.

Confession n°4 Seigneur tu nous as donné un lieu de culte, mais nous voulons considérer que tu veux nous conduire bien plus loin encore.

 

V.             Jésus Le Temple de Dieu

 Lorsque Jésus est venu, cette question était une véritable problématique théologique : en effet, nul part il n’est dit que Dieu est retourné dans son temple… alors la question est de savoir ou est-il ? Ainsi, c’est Jésus lui même qui répond à ce problème théologique :

Matthieu 12 :5 N'avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat, les sacrificateurs violent le sabbat dans le temple sans se rendre coupables? 6  Or, je vous le dis, il y a ici plus grand que le temple.

 Jean 2:19  Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. 20 Les Juifs dirent: Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours, tu le relèveras! 21  Mais il parlait du temple de son corps.

 Jean 1.14   affirme : « Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

 Jean 7.37 Jésus est le temple duquel coule l’esprit qui vivifie

 

Règle n° 5 Pour que la Gloire de Dieu Descende il faut entrer en communion avec Jésus : Dieu est Esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité.

 

 En conclusion

1 Pierre 2 :1-5 Lire

Qu’est ce que fait Moïse            -        Il obéi sans poser de question

Qu’est ce que fait Salomon        -          Il offre un sacrifice qui lui coûte quelque chose

Qu’est ce que fait Jérémie          -          Il reste humble devant la gloire de Dieu

Qu’est ce que fait Esdras            -          Il participe à la reconstruction avec joie. Néhémie 8

Qu’est ce que fait Jésus              -          Il manifeste dans son corps et dans son esprit qu’il est le temple de Dieu Pure et Saint

Qu’allons nous faire ?                  -          Nous sommes des pierres vivantes. Une Edification. Nous sommes appelés, mis à part pour Dieu

 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 15:59

"A tes résolutions répondra le succès".

ship3.jpg Ce demi-verset est tiré du livre de Job (22:28). Il est souvent utilisé en début d'année, pour s'exhorter, entre chrétiens à user de détermination dans nos décisions et dans notre comportement. Certains veulent ne plus pécher, d'autres prennent la résolution de maigrir un peu, d'autres encore de ne plus faire telle ou telle chose. Ce verset est donc intéressant. Cependant, il est important de le replacer dans son contexte.

En effet, ce texte est issue du discours d'Eliphaz, dans lequel il accuse Job. Non pas qu'il ait tort, mais son argumentation ne s'applique pas à la situation de Job. D'ailleurs, il devra se repentir de sa conception en offrant à Dieu un sacrifice et demander à Job d'être pardonné (Dieu, quant à lui, saura lui-même s'occuper de Job...).

Aussi, utiliser ce demi-verset pour s'encourager dans une prise de résolutions est quelque peu téméraire. Ce qu'il faut comprendre, c'est il ne sert pas à grand chose de prendre des résolutions si Dieu ne les approuve pas !

D'autres passages de la Bible parlent de résolutions :

Proverbes 8:14 nous dit : "Le conseil et le succès m’appartiennent; Je suis l’intelligence, la force est à moi". Nous comprenons donc que c'est la sagesse divine qu'il nous faut rechercher. Plus que nos résolutions, ce sont celles du Seigneur qu'il nous faut saisir. D'ailleurs un peu plus loin dans le texte Job répond à Eliphaz en déclarant (Job 23:13) "Mais SA résolution  est arrêtée; qui s’y opposera" ?

Plus claire encore est la déclaration d'Ésaïe (30:1) : "Malheur, dit l’Eternel, aux enfants rebelles, Qui prennent des résolutions sans moi, Et qui font des alliances sans ma volonté...".

Il est donc intéressant de prendre des résolutions, mais uniquement dans la mesure ou elles sont soumises à la volonté de Dieu et en relation avec SES résolutions. Plus que prendre des Résolutions qui tiendrons 2 semaines... voire 15 jours, mieux vaut s'abandonner entre les mains et à la volonté de Dieu de qui seul dépend notre avenir.

Ainsi donc, je peux à présent vous adresser mes meilleurs voeux pour 2011... dans ce qu'il a prévu de meilleurs pour chacun de nous, et selon SA volonté ! 

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 13:20

Louis Segond Jean-Jacques Louis Segond naît le 3 octobre 1810 à Plainpalais, dans la commune de Genève, dans une famille plutôt modeste. Son père est cordonnier, français et de confession catholique, ayant servi dans l’armée napoléonienne. Sa mère est une protestante genevoise.

Après ses études secondaires, Louis Segond entame à partir de 1830 un brillant cursus en théologie qui le mène de Genève à Strasbourg, en passant par l’Allemagne. Il se passionne pour « les langues orientales, l’exégèse, l’archéologie et la critique sacrée ». Élève de grands biblistes et orientalistes de l’époque, il obtient un doctorat en 1836.

De 1840 à 1864, Louis Segond est pasteur près de Genève. Parallèlement, il publie des ouvrages d’érudition ou de vulgarisation biblique.

En 1864, la Compagnie des Pasteurs de Genève le charge officiellement de préparer une nouvelle traduction de l’Ancien Testament, dans un délai de six ans et demi. Travailleur infatigable et érudit, il remet sa version achevée, dans les temps, le 6 janvier 1871. Louis Segond gardera toujours une grande indépendance vis-à-vis de la commission chargée de superviser son travail. En 1880, il publie également sa traduction du Nouveau Testament. Entre-temps, il est nommé professeur d’hébreu et d’Ancien Testament à l’Académie de Genève. C’est là qu’il meurt en 1885.

De son vivant déjà, la traduction connaît un rapide succès. Elle est adoptée par nombre de pasteurs et d’églises protestantes. Mais Segond reçoit aussi de sévères critiques des milieux conservateurs. On l’accuse d’avoir attenté à l’inspiration des Écritures, de ne pas rendre justice dans sa traduction aux prophéties messianiques de l’Ancien Testament. La traduction de Segond venait bousculer une tradition séculaire : la plupart des Bibles éditées ou diffusées par le protestantisme français alors étaient des révisions de versions antérieures, en particulier celle du pasteur Ostervald parue en 1744.

Louis Segond avait stipulé qu’après sa mort, les éditeurs seraient libres de retoucher sa traduction. C’est ainsi que la Société biblique britannique et étrangère, soucieuse de diffuser la Bible en langue française, préparera la nouvelle édition de 1910, avec des modifications mineures. C’est aussi l’adjonction de références parallèles, en tête des paragraphes et en colonnes, qui contribuera au succès de cette nouvelle Segond. L’écrivain Paul Claudel en était un lecteur assidu !

Bernard Coyault, Secrétaire général de l’Alliance biblique française

Quelques précisions : La version de 1871 a essuyé la critique d'une minorité de pasteurs à sa sortie. En effet, Louis Segond ne croyait pas en la divinité de Jésus-Christ, et son texte laissait largement ressentir sa conviction (ce n'est d'ailleurs pas un hasard si cette version a été très appréciée des adhérent du mouvement des Témoins de Jéhovah, puisqu'elle défendait leur croyance). Il aura fallu attendre 25 ans après sa mort pour qu'on se décide à corriger le texte et le rendre plus conforme au texte original (1910). La Nouvelle Bible Segond (2002) propose un texte très intéressant. Pour ma part, je reste très attaché à la version supervisée par Jules Marcel Nicole, en 1978, sous l'appellation de "Bible à la Colombe".

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 02:16

Pour certains, le temps des vacances est là. Pour d'autres, il ne va pas tarder à venir...

 

dedicacebleu.gifL'être humain, en général, a horreur du vide. Un temps de "vacances" peut donc mettre certaines personnes mal à l'aise. Néanmoins, la Bible affirme qu'il y a un temps pour tout. Jésus lui-même, happé par la foule qui le suivait et la demande, n'avait de cesse de rechercher un temps de tranquillité pendant lequel il avait besoin de se ressourcer. Si Jésus a ressenti le besoin de s'arrêter et de se ressourcer, à bien plus forme raison, nous aussi, nous avons besoin de repos.

 

Le livre de l'Ecclésiaste (appelé aussi "Qohélet") nous révèle donc, dans le chapitre 3, qu'il y a un temps pour tout. En scrutant ce passage, nous avons pris plaisir à découvrir certaines réalités qui peuvent parfois échapper à une première lecture. 5 remarques s'imposent à nous.

 

1. La première réalité, c'est qu'on ne peut pas vivre 2 choses en même temps. Il y a un temps pour rire, et un temps pour pleurer. Cela signifie que lorsque c'est le temps du deuil, par exemple, il faut laisser le temps au temps. Lorsqu'on passe par des moments difficiles, plutôt que de fuir la réalité, il nous faut l'affronter.

 

2. La première proposition pourrait donner lieu à une lecture pessimiste du texte, lorsque l'ecclésiaste affirme qu'il y a un temps pour naître, et un temps pour mourir. C'est une mi-temps ! Nonobstant cette réalité, nous sommes invités à prendre du recul, en considérant que si la coupe est à moitié vide... elle est également à moitié pleine. Aussi, apprenons à ne pas vivre à contre temps !

 

3. Le texte recense 29 fois le mot "temps". Cela n'est pas anodin. Comment mesurons-nous le temps ? La montre... le cadran... le sablier... le jour et la nuit... Il est également intéressant de se souvenir du calendrier israélite qui était soli-lunaire. Cela signifie que le calendrier israélite était premièrement construit sur les période de la lune qui suit un cycle de 29 jours ! 29 temps : c'est du temps... beaucoup de temps ! refusons donc de dire "je n'ai pas (ou plus) le temps" dites plutôt : "je ne prends pas le temps" !

 

4. A présent, nous pouvons nous poser la question de savoir si, malgré tout ce temps, nous ne courrons pas un danger à toujours vouloir nous projeter dans l'avenir et par là, manquer des rendez-vous important avec nos proches ou notre famille. Regarder ceci : je peux physiquement être présent à une réunion, mais recevoir un coup de fil et mes pensées se projettent sur une problématique à régler avant la fin de la journée. Je me projette quelques heures en avant, en oubliant l'importance du temps présent. Ce texte nous invite à vivre dans l'ICI ET MAINTENANT !

 

5. Enfin, ce texte nous invite à nous libérer de l'esclavage du temps. L'apôtre Paul nous invite à "racheter le temps car les jours sont mauvais" (Eph. 5:16). Soyons donc affranchis de l'oppression d'autrui en fixant notre attention sur ce qui est essentiel et, comme dit Jésus, "ne nous soucions pas de lendemain, car le lendemain prendra soin de lui". Soyons donc présent dans chaque instant que nous vivons et nous accomplirons la volonté de Dieu.

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 01:06

Dieu nous apporte la Paix et pour ce faire, il utilise des moyens qui peuvent nous surprendre. L'un de ces moyens est l'Épreuve. Il est donc bon que nous soyons éprouvés. Aussi, la victoire est acquise dans la mesure où nous lui faisons confiance.

 

calvin_hobbes.jpgSouvenons-nous que l'une des raisons pour lesquelles Jésus est venu est pour révéler le père :

 "Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler".Matthieu 11.27

 

Si c'est le Père que Jésus révèle, vous êtes-vous posés la question de savoir pourquoi trop souvent, nous regardons nos problèmes? En élèvant nos problèmes, c’est le diable que nous risquons d'élever. Si la foi "EN" Dieu consiste à dire à Dieu combien grand est notre problème, la foi "DE" Dieu consiste à dire à notre problème combien grand est notre Dieu. C'est donc vers Jésus que nous devons tourner nos regards.

 

Jonas à du faire face à ce conflit (voir Jonas, chapitre 1, versets 1-11).

 

 

 

Dans ce texte : qQue fait Jonas ?

1 -  Il est au préalable intéressant de noter que Jonas est un prophète. Il connaît la Parole de Dieu ! C’est un bon croyant en quelque sorte.

 

2 - Et puis… Cet homme de Dieu reçoit une révélation de la part du Seigneur. Mais il va agir à l’encontre de cette révélation. Et vous savez : ce texte nous enseigne quelque chose ! Parfois, même lorsque nous sommes de bons croyants, nous pouvons recevoir la Parole de Dieu mais ne pas nous y soumettre… peut-être parce qu’elle est dur.

 

3 -    Notez ! Jonas PAYE pour fuir loin de la face de Dieu pour ne pas entrer dans le plan de Dieu.

 

4 -   Conséquence : grande tempête ! Katrina ! Wilma ! Dean !

 

5 -    Réaction de Jonas : "ce n’est pas mon problème" : il s'endort profondément.

 

6 -   Mais le message de Jonas est un message de Résurrection. Cette histoire nous montre que quand bien même nous avons échoué : Dieu nous appelle encore !

 

Avez-vous remarqués : Jonas était endormi spirituellement : mais Dieu l’a appelé quand même ! Dieu ne nous regarde pas selon notre passé ou notre présent mais selon l’appel qu’il a mis dans notre cœur. Comme avec Gédéon : Dieu lui dit ‘Vaillant Guerrier !’ alors que Gédéon n'est encore qu'un "trouillard".

 

Avez-vous remarqué encore : Jonas (v.9) est en mesure de sortir une confession de foi des plus louable : on pourrait parodier : Je suis Protestant Évangélique et j’obéi à la loi de Dieu Créateur de l’Univers! Voyez vous ; Jonas démontre qu’il connaît Dieu que dans le théorique.

 

On retrouve cette même attitude chez les disciples de Jésus.

 

Jésus avait réuni une foule (5000 personnes) et le soir venu les disciples sont irrités que le message de Jésus soit si long. Jésus s’irrite et s’attriste de l’attitude des disciples. Il les force, nous dit le texte, à monter dans la barque. Et là, ils vont rencontrer leur destin !

 

Ce texte, rapporté aussi dans l'évangile selon Jean est intéressant. Voilà les disciples qui comme Jonas, sont de bons croyants mais qui n’ont pas expérimentés la puissance de Dieu dans leur vie. Comme Jonas, ils vont rencontrer la tempête.

 

Avez-vous remarqué que c’est Jésus qui les pousse à prendre la barque et donc à affronter l’épreuve de la tempête ! Parfois nous accusons tellement facilement le diable mais ces épreuves sont là parce que Dieu nous appelle à une mission, à accomplir des exploits et il veut nous rendre fort !

 

Dieu a une mission pour Jonas : va à Ninive! Et Ninive, la grande ville est la représentation de notre monde de tentation, de séduction et d’esclavage. Ninive représente le système qui nous oppresse et nous empêche de vivre notre liberté et Dieu veut que nous allions manifester sa puissance face à Ninive. Mais pour cela, nous devons être préparés et pour être préparé, nous devons être entraînés et pour nous entraîner, pour nous exercer, pour exercer notre foi, Dieu place devant nous des épreuves INSURMONTABLES pour que nous puissions manifester le surnaturel dans le naturel.

C’est ce qui s’est passé pour Jonas : Dieu voulait l’amené au point de rupture : la mort certaine dans le ventre du poisson : AUCUNE solution.

 

C’est ce qui c’est passé pour les disciples : pour sur,  la tempête allait les engloutire ! Pas d’issue... Mais Jésus intervient.

 

La semaine dernière, à la Télé, ils ont passé le film Superman. C’était cool n’est-ce pas ? Avez-vous remarqué que depuis quelques temps, il y a une multitude de films sur les Super Héros ? Et je me souviens d’un jeune, un fan des super Héros qui s’interrogeait pour savoir si Jésus était plus fort que Superman. Et il ne faut pas se tromper!

 

Cette remarque soulève en fait une question. Selon vous : quelle est la raison pour laquelle Jésus marche sur les eaux ? Était-ce pour montrer qu’il est un super Héros ? Pas du tout ! Jésus voulait montrer aux disciples comment, une fois arrivé au ‘point de rupture’, là ou il n’y a plus d’espoir, lorsqu’on se confie en Dieu : TOUT EST POSSIBLE ! En cet endroit : Jésus révèle le Père !

 

C’est ce qui s’est passé pour Jonas, c’est ce qui s’est passé pour les disciples est c’est ce qui se passe aujourd’hui pour chacun de nous.

 

Dieu t’appelle à aller à Ninive. A confronter la puissance des ténèbres. Mais cette puissance n’est pas au bout du monde, elle est dans les habitudes de tous les jours, dans la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de nos pères 1 Pierre 1:18 

 

Dieu appelle à accomplir des exploits. Ne regarde pas cette montagne comme impossible.

 

En conclusion : la différence entre le vieux Jonas et le nouveau Jonas, entre le chrétien propre juste et le chrétien éprouvé c’est qu’avant,

 

Jonas disait : "J’ai fait ça pour Dieu et maintenant"

Jonas dit : "voici ce que Dieu fait dans ma vie"

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 03:42

L'Apôtre Jean, dans son évangile, nous présente de façon systématique 7 miracles que Jésus a accomplis. Il prend soin de les appeler des "Signes". Ce choix n'est pas anodin et correspond à une représentation de l'action que Dieu veut accompIir dans la vie de chaque personne. Voici ce qu'ils représentent :

21-bis-mars-2010.jpg

1er miracle : L’eau changée en Vin (Jean 2:1-11).

Jésus utilise des jarres de purification pour transformer l'eau en vin. Par ce miracle, Jésus inaugure une Nouvelle Relation qu'il veut avec son peuple. Cette relation n'est pas construite sur la Religiosité mais la Réjouissance, représentée par le Vin.

 

2ème miracle : La guérison du fils de l’officier Royal  (Jean 4:43-54).

Ce miracle n'est pas sans rappeler la mort du fils de Pharaon relatée dans le livre de l'Exode. Ici, L'Apôtre Jean soulinge La puissance de la Parole.  La parole de Dieu dans ta bouche a autant de puissance que la Parole de Dieu dans la bouche de Dieu.

 

3ème miracle : L’infirme de Bethesda  (Jean 5:1-16).

Un homme de malade depuis 38 ans est guéri le jour du Sabbat, à la Porte des Brebis, à la piscine de BethHesda. Tous ces détails présentent des réalités alternatives. Pour faire court : C'est Jésus qui est Le Chemin de la miséricorde.

 

4ème miracle : Multiplication des pains (Jean 6:1-13)

Jésus est Pain de Vie – Il pourvoit (Il reste 12 PANIERS)...

 

5ème miracle : Jésus marche sur les eaux (Jean 6:16-21)

Il y a ici un miracle du temps et de l'espace. Quand on lit bien, on se rend compte que les disciples sont au milieu du lac, et au moment où Jésus touche la barque, ils sont instantanément transportés de l'autre côté du lac. Jésus a le contrôle sur toutes les circonstances de notre vie.

 

6ème miracle : La guérison de l’aveugle né (Jean 9)                          Jésus refuse le lien entre maladie et fatalité. Il est la vrai lumière qui éclaire notre compréhension. 

 

7ème miracle : La résurrection de Lazare (Jean 11)                        Jésus est la résurrection – Nous aussi sommes invités à agir et à délier ces "lazares" agissons !

 

  

Par Pasteur Christophe Deville - Publié dans : Bible - Communauté : Pasteurs de France
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