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Mon fils vient de se révolter contre l’urgence sociale qui s’imposait à lui dans le monde social… sauter dans
un bus, se presser d’aller à un rendez-vous, qu’il va manquer et se dépêcher de rentrer… sans avoir pu manger le repas tant promis, tant désiré…
Le sociologue Gilles FINCHELSTEIN vient de publier, en début d’année, un ouvrage dans lequel il dénonce la dictature de l’urgence. Ce sujet m’a paru trop important pour que je ne le partage pas…
Nous n’avons plus d’histoire, nous n’avons plus de futur, nous sommes dans un présent compacté, compressé, saturé. L’urgence, cette suractivité (choisie ou subie), touche de plus en plus de gens, tant dans le monde professionnel que dans le monde personnel. Certes, il est peut être un remède à l’ennui que certains jeunes rencontrent.
L’urgence, c’est « tout, plus vite » et « tout, tout de suite ». On le constate dans le monde réel, ainsi que dans le monde technologique (débit internet, four à micro-onde. Le journal télévisé : Ce n’est pas qu’une impression, mais alors que dans les années 90 on prenait encore du temps pour rester sur un sujet précis, afin de réaliser une véritable analyse, aujourd’hui, les sujets du journal se multiplient et se raccourcissent au point où on oublie le sujet précédant la seconde ou on est passé au sujet suivant.
L’urgence, c’est la conjonction de deux phénomènes :
1/ le culte de la vitesse et
2/ le culte de l’instant.
N’avez-vous pas remarqué que dans le monde politique, c’est la même chose ? Avant, on prenait du temps pour élaborer une loi et en discerner tous les contours. À présent, dès qu’un fait de société touche nos émotions, nos politiques s’empressent d’édicter une loi sans consulter les partenaires et les spécialistes !
I. Le phénomène s’observe sous 3 angles majeurs :
1/ Un angle technologique.
L’urgence, c’est Internet. La puissance du réseau, la vitesse du récit. Les nouvelles technologies sont de plus en plus rapides et se diffusent à un rythme qu’aucune précédente innovation n’a jamais connu. Régis Debray déclare : « la quincaillerie détermine le programme » (en d’autres termes, le média imprime son rythme à la société).
2/ L’urgence, c’est le libéralisme économique (l’extension du marché a conduit à une rétraction du temps. Dès que des rumeurs boursières sont lancées, les marchés sur-réagissent dans un emballement frénétique.
3/ enfin il y a une lecture morale. L’urgence, c’est le dérèglement de la boussole de nos valeurs qui a provoqué le dérèglement de nos horloges. Dans une société de plus en plus individualiste, l’argent occupe une place plus importante dans la hiérarchie des valeurs (Joseph Stiglit, Le Triomphe de la cupidité).
II. Quels remèdes pouvons-nous apporter à ce monde en déperdition ?
Deux grandes options se présentent à nous :
Certains ont pris conscience de cette accélération et veulent ralentir la machine (le mouvement du slow food veut, par exemple, contrecarrer la dictature du « Fast Food ». Certes, on peut jouer sur le rythme du temps et le freiner. Cependant, ce « mouvement de la lenteur », prôné par les partisans de la décroissance, mis en œuvre récemment par les activistes de Greenpeace, apporte un remède qui pourrait s’avérer être plus grave que le mal, si on n’y prête pas attention.
L’autre voie pour sortir de la dictature de l’urgence est EXISTENTIELLE : elle consiste à redonner de la profondeur au temps, c’est-à-dire : à retrouver un passé et un avenir. Il faut réhabiliter l’histoire et pouvoir se projeter dans l’avenir.
En cette période de fin d’année, prenons un temps pour replacer l’essentiel au cours de l’important. Qu’ai-je vécu cette année ? Que sera demain, l’an prochain pour moi. Comment je m’imagine dans 10 ans, dans 20 ans. Ne laissons pas la dictature du l’urgence nous dicter ce que sera demain. Ne laissons pas les circonstances avoir privilège sur nous mais décidons, aujourd’hui de dominer sur les circonstances de la vie grâce à la Grande Puissance de CELUI qui agit en nous.
En Grec, le mot crise (Krisis) signifie aussi « décision ». Nos sociétés
modernes rencontrent une difficulté à voir en
la situation actuelle la possibilité d'une Réforme. Et pourtant : en chinois le mot qui est traduit par "Crise" est aussi composé de deux idéogrammes signifiant à la fois « danger
» et « opportunité de changement ».
Dans un cas comme dans l’autre, « crise » représente « le moment opportun pour la décision », « le temps de choisir ». Aujourd'hui encore, nous vivons un moment semblable à celui de l’effondrement du système féodal en Europe, qui a ouvert la porte à la Réforme du XVIe siècle puis au Capitalisme. Mais aussi paradoxalement que cela puisse paraître, et n'en déplaise à Max Weber, l’humanisme n’a jamais été en mesure ni d'humaniser, ni de spiritualiser le capitalisme.
En conclusion, cette crise mondiale pourrait bien être l’occasion pour les Hommes de dépasser leur individualisme égocentrique pour accéder à un moi universel capable d’adopter une perspective existentielle plus vaste et plus globale, faisant de la solidarité l’essence même de cette humanité retrouvée.
Michel Rocard nous avait prévenu : la crise présente est profonde, bien plus profonde que ne nous le donnent à voir les soubresauts du système financier. Cependant fixons nos regard vers l'espérance d’une refonte véritable et sincère de la perspective humaine, privilégiant l’être plutôt que l’avoir, l’union plutôt que la division.
J'écris depuis le quartier de Sainte-Thérèse, un quartier de Fort-de-France, il est 22h10, et ça chauffe bien ! Depuis quelques jours déjà, la tension montait. Beaucoup de familles, de mères, de jeunes sont stigmatisés, ici. La désespérance grandit. Début septembre, on m'appelle de toute urgence parce qu'un jeune a été signalé à la police... non parce qu'il vendait de la drogue... mais parce qu'il faisait la manche devant la librairie... pour pouvoir payer ses bouquins de lycéen !
La situation s'est dégradée ces dernières semaines. Au lieu de permettre que des initiatives de survivances soient soutenues, "la chasse aux "hors systèmes" est ouverte ! Au lieu de soutenir la Micro-Économie et le Développement Local (si ça se trouve, nos élus ne savent même pas ce que ça signifie et encore moins comment le mettre en oeuvre !) : On ne fait que passer une couche de peinture sur une économie en ruine !
"A force de trop tirer sur l'élastique, ça a fini par péter à la tête de la société"! m'a dit mon voisin.
Les situations de Hors Contrôle menaçaient, et malgré nos mises en garde et nos appels à mettre en place certains dispositifs en place, c'est la décision du laisser faire qui a été choisi.
20 mois après février 2009... qu'est-ce qu'on fait ?
À TOUS LES JEUNES qui
portent leur PANTALON ou BAGGY qui pend pour Montrer leur Boxer et leurs Fesses..! Saviez-vous que cela vient de d'une pratique des prisons aux États-Unis ? C'était un INDICE pour les autres
prisonniers que tu étais "DISPONIBLE".
Donc, si tu veux continuer à te promener et montrer que tu es... "Disponible", pour qu'un autre mec te prenne les fesses, ben, continue à penser que tu es cool ! En passant, en prison, ils appellent ça le "SCP" (Syndrome de la Chienne de Prison). Donc remontez vos pantalons !!
Le suicide est un fléau de la vie moderne qui touche toutes
les tranches d’âges. Que ce soit l’adolescent pour des agressions répétées à l’école, un jeune abandonné par sa copine, un homme d’affaires qui fait faillite, une femme seule qui souffre de la
solitude, une personne âgée qui n’en peut plus de ses problèmes de santé…. 12000 personnes réussissent dans leurs tentatives de suicide chaque année en France.
Ces statistiques ne reflètent pas le nombre de tentatives de suicides qui échouent et cachent le fait qu’un nombre incalculable de personnes luttent à un moment ou à un autre
avec des « pensées noires » de « faire une bêtise »
LES RAISONS QUI POUSSENT AU SUICIDE
Hélas nous retrouvons souvent les mêmes scénarios qui poussent une personne à mettre fin à ses jours plongeant ainsi ses proches dans l’incompréhension et la douleur la plus totale.
Le désespoir – plus aucune issue, ni perspective d’avenir.
Nous avons deux exemples bibliques :
Saul blessé au combat et sur le point d’être capturé par ses ennemis se donne la mort. Son porteur d’armes suit son exemple – 1 Samuel 31:4,5.
Achitophel, le conseiller d’Absalom, fils rebelle du roi David. Il avait une influence considérable auprès de David et son fils – 2 Samuel 16:23.
Il est discrédité et ne trouvera soutien ni auprès de David, ni auprès d’Absalom dans leur conflit. Il se pend – 2Samuel 17:23.
La panique – Un acte sans préméditation face à une calamité
Le geôlier de la prison de Philippe a tenté de se tuer, lorsqu’il pensait que toutes les personnes s’étaient évadées – Actes 16:27
Il doit sa vie et son salut à Paul.
La culpabilité – une forme de désespoir provoquée par des remords ou l’erreur grossière.
Paul nous parle de deux tristesses. L’une selon Dieu qui conduit à la repentance et l’autre selon le monde qui conduit à la mort – 2Corinthiens 7:9-10.
L’exemple suprême est celui de Judas Escariot qui a trahit Jésus. Ses regrets n’ont pas conduit à la repentance mais au suicide – Matthieu 27:3-5 ; Actes 1:16-18.
Les voix dans la tête – la pression intérieure, de mauvais esprits qui poussent la personne à vouloir se donner la mort. Si nous pouvons constater cette réelle manifestation démoniaque chez certains, ce n’est pas pour cela qu’une délivrance est évidente. La personne devra accepter de coopérer avec le Saint-Esprit, plutôt que s’abandonner à ses pensées « noires ».
Un troupeau de pourceaux s’est suicidé sous la puissance de mauvais esprits – Marc 5:13.
La tentative de manipulation sentimentale
Nous n’avons pas d’exemples bibliques pour ce phénomène qui est très courant dans les ruptures sentimentales. « Si tu me quittes je me donnerai la mort et tu devras vivre avec ça toute ta vie ». Cette réaction immature n’est pas qu’une menace sans fondement. Certains sont passés à l’acte pour se venger.
LE SUICIDE « CHRETIEN »
Impensable mais toutefois vrai. Plus d’un chrétien face aux problèmes de la vie ont envisagé, comme la réponse de Dieu, de mettre fin à leurs jours dans l’attente que Dieu les accueillerait dans la paix.
Ceci est une grave erreur. Si Dieu est là pour aider le chrétien dans sa détresse, il n’accepte aucunement l’option du suicide.
L’apôtre Paul est catégorique par rapport aux conséquences pour celui qui « détruit letemple de Dieu » – 1Corinthiens 3:16,17.
Le chrétien ne s’appartient pas à lui-même – 1Corinthiens 6:19,20.
Le diable a poussé Jésus à faire une tentative de suicide, dans une perspective que Dieu interviendrait. Jésus a repoussé le diable dans ses efforts de provoquer Dieu. On n’impose pas à Dieu notre pensée – Matthieu 4 :5-7.
LA REPONSE DE DIEU AU DESESPOIR
Une personne dans la Bible qui s’est trouvée au bord du gouffre était David. Il nous donne l’impression d’être sauvé du suicide in extremis. Psaume 38:1-11 « abattu au dernierpoint » v7.
Ce n’est pas la seule occasion où David s’exprime de cette façon– Psaume 31:10,11.
Cependant, avant de sauter d’une falaise, David réagit toujours spirituellement.
Psaume 38:16 ; Psaume 31:15,16 ; Psaume 42:6-9.
Quand il ne voit pas d’issue il lève les yeux et retrouve sa confiance en Dieu. Il savait que même dans la vallée de la mort le divin berger était toujours avec lui – Psaume 23:4.
LE SECRET DE PAUL – 2 Corinthiens 4:7-11
Il a déclaré avoir été
« pressé mais non réduit à l’extrémité,
dans la détresse mais non dans le désespoir,
persécuté mais non abandonné,
abattu mais non perdu ».
Pourquoi Paul dans toutes ses souffrances et difficultés n’a t-il jamais été réduit à l’extrémité, dans le désespoir, envahi du sentiment d’être abandonné et perdu ?
Parce qu’il savait que dans le vase de terre il y avait un trésor – la vie de Jésus « manifestée dans notre chair mortelle » v11.
C’est ce trésor en nous et la valeur que nous lui accordons qui sera toujours notre ultime protection contre le suicide.
En octobre 2008, après la crise des « subprimes » aux Etats-Unis, les grands de ce monde se l’étaient
promis : Barack Obama en tête, s’était écrié : « The Game Is Over » ! Critiquant ainsi
l’économie spéculative qui mine notre monde moderne, on aurait pu penser, à l’aube du 3ème anniversaire de cette prise de bonnes résolutions que les choses auraient changées.
Il n’en est rien ! Les économistes et administratifs du business prêchent toujours l’économie spéculative, s’attaquent aux systèmes des retraites en présentant des schémas savants ne prenant pas en compte certaines données de l’équation.
Pendant longtemps, j’ai pensé que l’argent que les banques prêtaient provenait des dépôts des usagers. Si c’était vrai, vous êtes vous poser la question de savoir la raison pour laquelle tout le monde, sur cette planète, est endetté ? Les foyers, les entreprises (petites et grandes), les collectivités territoriales (sauf certaines villes, comme Villemomble, par exemple), les États, les unions et fédérations (Europe, USA, etc.) ?
Donc, je pensais, comme la majorité des usagers, que l’argent que les banques prêtent provient des dépôts des usagers. En fait, il n’en est rien : lorsqu’un usager demande un prêt à une banque, il signe un document qui l’engage à rembourser. Or, cette promesse de remboursement vaut de l’or : la banque, à son tour, fait valoir auprès d’une banque centrale cette capacité qu’elle a pu levée et la Banque Centrale lui accorde un « crédit » 9 fois supérieur à cette capacité. En résumé : lorsque vous demandez un crédit à votre banque pour un véhicule que vous achetez 20 000 €, votre banque se tourne vers une banque centrale et obtient un crédit de 180 000€. Cependant, tout cela, c’est virtuel. Tout repose sur la capacité d’honorer la promesse de remboursement. Or, dans certains cas, ça se passe mal, et certains passent donc à la trappe (surendettement, faillite...). À grande échelle, ce système est voué à s’effondrer ! Laissez-moi vous dire une vérité : la promesse de prêter un marteau ne vaut rien si je ne possède pas de marteau ! Appliquée à notre réalité nous comprenons la raison pourquoi le système s’effondre. Il ne s’agit pas de réformer le système. Il s’agit de le changer.
Apocalypse 18:2 : Il cria d'une voix forte: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur et un repaire de tout oiseau impur et détesté.
Dans la Bible, Babylone représente la domination financière par laquelle nul ne peut ni acheter, ni vendre, sans le signe, symbole de son système. Nous ne pouvons concevoir qu'un simple correctif systémique pourra apporter une solution au problème que nous rencontrons. Aujourd’hui, Dieu appelle chacun de nous à discerner les signes des temps et à entrer dans son Royaume qui est beaucoup plus que l’adhésion à un système de pensée.
ou : La non-reconnaissance de l’héritage de la culture française.
La déclaration d’Éva Joly, concernant le défilé du
14 juillet a créé dans un premier temps, semble t-il, l’unanimité dans la classe politique de la gauche à l’extrême droite. Tous d’accord pour affirmer que ce défilé est un rite sacré
intouchable ! Le fait de le remettre en question démontrerait une méconnaissance de la culture française.
Alors qu’à Paris, certains font appel à cet attachement à la culture française, sous le soleil de l’outre-mer, on assiste à une curieuse tendance opposée. Certains refusent l’héritage français et revendiquent une nationalité autre pour s’opposer à un passé douloureux où on imposait aux colonies l’apprentissage de l’histoire commençant par « nos ancêtres les gaulois ».
Cependant, la découverte d’une identité ne se fait ni dans l’opposition à une pensée ou culture dominante, ni dans l’affirmation de soi, mais dans une reconnaissance curieuse et apaisée de l’autre. Cette vérité, Jésus nous l’enseignait lorsqu’il affirme que la loi se résume en 2 affirmations : aimer Dieu de tout son cœur et aimer son prochain comme soi-même. C’est cet altérocentrisme qui nous permettra de sortir de cette opposition destructrice. Qu’on le reconnaisse ou pas, les cultures antillaises sont fortement ancrées dans une appréhension toute française du rapport à l’autre. Poser comme affirmation initiale et incontestable le fait d’être une « nation autre » n’est possible que dans une démarche d’intercompréhension mutuelle.
Avons-nous la mémoire courte ? Il y a 20 ans de cela, alors que je faisais des études en France, j’ai eu le privilège d’assister, le 14 juillet 1989, au défilé non-militaire. Cette année-là, François Mitterrand avait confié à Jean-Paul Goude, l’organisation de ce défilé citoyen festif qui est resté, dans ma mémoire, comme une espérance pour une nation qui trop souvent n’a su évoluer que par des révolutions explosives et sanguinaires.