Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Pessa'h 5786

30 Mars 2026 , Rédigé par Pasteur Christophe Deville

« Il espérera changer les temps et la loi… » Daniel 7:25. Voilà un verset qui, depuis des siècles, fait lever quelques sourcils. Et pour cause : il parle d’un double mouvement. D’abord un accomplissement historique inquisitorial très concret, très administratif — presque trop administratif — et peut‑être aussi un accomplissement futur, plus mystérieux, plus eschatologique en relation directe avec les événements de l’actualité que nous vivons   . Mais restons d’abord sur le premier.

Parce que oui, avant d’être une journée de poissons en papier collés dans le dos, le 1er avril est né d’une gigantesque moquerie contre les juifs et les chrétiens protestants.

Au XVIᵉ siècle, l’Édit de Roussillon impose une réforme du calendrier : désormais, l’année commencera le 1er janvier en l’honneur du dieu Janus. Très bien. Sauf que dans le sud de la France, chez les protestants, et dans lescommunautés juives qui suivaient le mois de Nisan, on continuait tranquillement à célébrer le Nouvel An… en avril. Et comme toujours depuis des centaines, voire des milliers d’années.

 Certains suivent le changement et que d’autres gardent leurs traditions bibliques, il y a ceux qui trouvent ça drôle. Très drôle. Trop drôle. Résultat : on s’est mis à offrir de faux cadeaux, de fausses invitations, et même de faux poissons — parce qu’en avril, on est en pleine période catholique de carême, et que le poisson, c’est la thématique. Bref : le poisson d’avril était né.

On pourrait presque entendre Daniel murmurer : « Je vous l’avais dit… on allait changer les temps et la loi. » Et peut‑être que ce verset pointe aussi vers d’autres changements à venir, plus profonds, plus spirituels, plus universels. Mais ça, c’est une autre vidéo.

Aujourd’hui, ce qui reste important, ce n’est pas tant de savoir qui a collé un maquereau dans votre dos, mais de se souvenir que le calendrier biblique, lui, n’a jamais cessé de battre au rythme que Dieu a donné.

Et justement : selon ce calendrier, Pessa’h commence mercredi 1er au soir. Une fête fondatrice, une mémoire vivante, un rendez‑vous qui ne dépend ni d’un édit royal, ni d’une réforme administrative, ni d’un poisson en papier. Pessa’h nous rappelle la sortie, la liberté, la fidélité de Dieu à travers les générations.

Alors oui, amusez‑vous le 1er avril, riez, partagez, surprenez… mais n’oubliez pas l’essentiel : la vraie fête qui commence, c’est Pessa’h. Et celle‑là, aucun édit n’a réussi à la déplacer.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article