Le don de l'Autisme.

Publié le par Pasteur Christophe Deville

La semaine dernière, je suis interpellé par une dame dans un supermarché. Une personne d’un âge moyen, d’une classe supérieure, me semble t-il, au regard de son apparence et de son propos. Elle se tourne vers moi et me demande si je savais ce qu’était la Glande Pinéale, placée dans le cerveau. J’ai quelques idées, mais je la laisse venir en répondant « non » (car en vérité, je n’y connais pas trop grand chose, et je suis naturellement attiré par son approche quelque peu non-conventionnelle, et bien orchestrée). Ainsi, le champ est libre pour elle de me raconter toute une histoire sur l’« INTELLIGENCE » (au singulier), les bienfaits d’apporter de l’affection aux enfants pour leur développement cognitif, etc.

Je m’imaginais déjà lui répondre, mais le Saint-Esprit m’a stoppé net. En une fraction de seconde, il me révèle : « J’ai un plan pour cette dame. Son histoire est remplit de souffrances personnelles depuis son enfance. Elle s’est réfugiée dans les écrits du Docteur Dolto, et y trouve une logique émotionnelle, mais j’ai un projet pour elle. Ce que je te demande, c’est de l’écouter. C’est ce dont elle a besoin. Quant à moi, je vais bientôt la croiser pour me révéler à elle »

Josef Schovanec

Josef Schovanec

Voyez-vous, le monde naturel nous pousse à classer les informations d’une certaine manière et à les compartimenter (ça fait plus propre). C’est en tout cas ce qu’on aimerait bien faire, bien croire, mais parfois : « ça déborde » ! Lorsque c’est le cas, la société à tendance à étiqueter les individus en les désignant comme déviants et marginaux. Le professeur autrichien Ludwig Von Bertalanfy est le fondateur de la Théorie des Systèmes (ne me dites pas que vous n’avez pas vu le film Matrix). Il est identifié en tant que biologiste (et puisqu’on aime classer les gens, celui-là, on pourrait aussi le ranger de façon rétroactive parmi les sociobiologistes), mais on le connaît mieux de part sa Théorie des Systèmes. Il a notamment établit un parallèle entre la société et l’organisme humain. Par exemple : « Un être humain mange une pomme, l’assimile ; puis des déchets sont produits et il faut les ‘éliminer’ ». Selon lui, la société fonctionne de la même façon : elle produit des déchets (sous-entendu des individus ‘déviants’), qui eux aussi doivent être éliminés ! Cela nous offusque, mais ce qui devrait le plus nous troubler, c’est que nous n’en sommes pas très loin lorsque nous identifions certaines différences comme des pathologies. C’est ce que l’on fait lorsqu’on classifie certains potentiels émotionnels en les identifiants comme « problèmes », voire comme « maladies ». C’est le cas de l’autisme qui, encore aujourd’hui est plus perçu comme une maladie, plutôt que comme le résultat d’une intelligence différente (lire ici notre article sur les intelligences multiples) dont toute la société pourrait bénéficier, si elle se donnait la peine d’accepter ce don pour ce qu’il est.

Au même même registre, dans son ouvrage « le Don de dyslexie », Ron Davis apprend comment transformer cette ‘infirmité’ en moteur de réussite. Dyslexique d’origine et étiqueté retardé mental, il a découvert le moyen de vaincre cet ‘handicap’. Aujourd'hui considéré comme l’un des meilleurs spécialistes des pathologies liées aux troubles de l’apprentissage, il a élaboré une méthode qui s’avère efficace dans le « traitement » de la dyslexie et relatif aux approches perceptives.

Un livre que je vous invite à lire : « Éloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez », de Josef Schovanec que vous pouvez vous procurer en cliquant ici.

 

Jésus dit :

« Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit »

(Jean 3:8)

Publié dans Éducation

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